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 P O R T A U - pour le meilleur et surtout le pire

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MessageSujet: P O R T A U - pour le meilleur et surtout le pire   21.08.10 0:26

Cédric de Portau
_______ ft. Paul Walker


    ► 28 années
    ► Comte de Gan - Bras droit du futur roi de France
    ► Françaises



    « Que diable, vous êtes à Versailles ! »

    Un paradis ou un enfer versaillais ?


    Vérité ou fantasme du complot ?


    Plutôt colombe ou vipère ?


    « Plus bas la révérence, plus bas. »

    ► Prénom/pseudo
    ► Âge
    ► Présence sur le forum
    ► Code du règlement
    ► Suggestion
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MessageSujet: Re: P O R T A U - pour le meilleur et surtout le pire   21.08.10 0:27


    « Il était une fois ... »


«
Pardonnez moi mon père parce que j'ai pêché.
Dieu et moi même vous écoutons mon enfant.
Sachez, mon père, que ce que je vais vous racontez risque de compromettre les projets de grands de ce royaume. Et d'autres. Je veux être sûr que cela reste entre nous.
Parlez sans crainte mon enfant, tout ceci restera sous le sceau de la confession.
C'est ma première confession et j'ai matière à dire ...

Je suis issu d'une famille modeste mais connue. Comme quoi, il ne suffit pas d'être connu pour être riche. Je suis le fils de Porthos, grand mousquetaire légendaire, aujourd'hui disparu. Ma mère, quant à elle, est une bourgeoise de Paris, elle aussi au royaume du Seigneur. Je me demanderais toujours comment ma mère a-t'elle pu tomber amoureuse d'un tel homme. Massif, bourru, l'esprit pas bien fin ... Loin des idéaux d'une famille voulant marier leur fille à quelqu'un de, disons d'un autre horizon que les mousquetaires. Je suis né peu après leur mariage. Je suis certain d'avoir été conçu avant. Ouh, les mauvais parents découvrant les pêchés de la chair avant de passer devant l'autel. Je le sais même, le journal de ma mère est une preuve indéniable.
J'ai grandi à Paris, choyé et aimé. Régulièrement, mes parents se rendaient en campagne. Mon père parlait avec ses compagnons mousquetaires et ma mère avec la femme de d'Artagnan. Si elle savait qu'elle parlait à une traîtresse ... Mais j'y reviendrais. Pendant ce temps, je me retrouvais avec mes amis : Raoul, fils d'Athos, et Alexandre, fils de d'Artagnan. Il y avait aussi Philippe, l'autre fils de d'Artagnan mais toujours dans les jupes de sa mère, trop petit pour jouer avec nous. Que font trois fils de mousquetaires ? Ils imitent leurs aînés et se voient déjà sauver une reine, espionner un ennemi, se battre. Des épées de bois nous suffisaient, nous étions plutôt bon. Je n'étais pas très grand du haut de mes huit ans mais très agile, je me déplaçais rapidement et je désarmais souvent Raoul. Alexandre était plus fort physiquement, plus têtu et n'abandonnait pas. Disons que nous étions d'égal à égal. C'était une bonne époque.

»

Porthos, ton fils sera un des nôtres !
N'y compte même pas Athos ! Vous ferez de vos fils ce que vous voulez mais le mien n'ira pas dans ce camp et ne portera pas cet uniforme.
Tu n'as qu'à faire comme Marie-Béatrice pour Philippe et demander à Catherine de lui donner une occasion religieuse.
Non plus Aramis. Cédric est amené à faire de grandes choses. Mes terres sont maigres mais il peut devenir quelqu'un de grand. Il est intelligent et je sais qu'il sera mieux dans un château dans les Pyrénées, ou au Louvre que s'entraîner sous la pluie. Il n'a pas le physique pour ça.

Pendant que les pères parlaient, les enfants jouaient gaiement. Porthos ne savait pas que son fils rêvait déjà d'être un grand mousquetaire. Sa mère lui avait souvent raconté les aventures de son père et ses amis. L'enfant était émerveillé et avait dit qu'il voulait faire pareil.C'était son plus grand rêve et il n'en démorderait pas. Et même si pour l'instant, il ne s'agissait que de jeux innocents entre enfants, il y avait dans leurs caboches, des rêves d'aventures et de gloire. Mais mettre des garçons ensemble signifiaient aussi bagarres. Combien de fois Raoul s'était-il moqué de Philippe, le frère cadet d'Alexandre ? Toujours Raoul, mais cette fois avec Cédric, de lui dire qu'il ne ressemblait pas à son père, qu'il devrait être un gros patapouf sur pattes ? Les bagarres sont monnaie courante chez les garçons mais il fallait les séparer. Lorsque les mères intervenaient en premier, il n'y avait qu'une réprimande, rien de bien méchant. Mais quand les pères se déplacaient, il y en avait toujours un qui se prenaient une baffe monumentale et ils finissaient tous au piquet comme punition. Egaux même au coin, il ne fallait pas faire de préférence entre les trois petites terreurs.

« 
La demeure des d'Artagnan était un petit havre de paix et de souvenirs. J'y ai passé une enfance merveilleuse, bien que j'ai commencé à nourrir une jalousie envers le fils d'Athos. Il était l'aîné d'entre nous et le plus sûr de réussir. Lorsque nous grandîmes, nous nourrissions davantage l'envie d'être mousquetaires, mais aussi celle d'être gradé. Être Lieutenant-Capitaine et Sous-Lieutenant était un rêve à portée de main : un grand nom et une motivation sans faille. Mais deux places pour trois, ce n'était pas assez. Raoul voulait toujours me reléguer en sous-officier mais je voulais lui prouver que j'étais meilleur que lui. Et quand bien même j'aurais fini Sous-Lieutenant avec Alexandre comme chef, je n'aurais pas bronché. Mais l'autre … Notre amitié n'était basé que sur des souvenirs et parce que nous étions reliés au fils d'Artagnan. Nous n'allions pas lui demander de choisir entre ses deux amis d'enfance. Alors nous nous tenions bien, jusqu'à la prochaine bagarre. Mais il avait soulevé un point important, je ne ressemblais pas à mon père. Un homme ventru, ressemblant plus à un ogre qu'autre chose aux cheveux filasses et brun ; ma mère avait les cheveux plus clairs et tout aussi fins, avec des yeux verts. Alors pourquoi moi, étais-je blond aux yeux bleus ? Ma mère m'expliquait que je ressemblais à mon grand-père … Mais l'autre idiot aimait s'aventurer à me taquiner sur ce terrain. On m'a souvent pris pour le frère d'Alexandre, ce qui nous amusa fort longtemps. Je n'avais pas que ces deux là comme amis. Ma mère connaissait du monde et avec la noblesse, bien maigre certes, de mon père, nous pouvions entrer dans le grand monde. Je connus Hector à cette époque là. Un garçon déjà brillant et fort intelligent, pouvant mettre le monde à ses pieds. Il le peut davantage aujourd'hui mais pourtant à peine plus âgé que moi, il régnait déjà en roi sur son entourage. Je n'ai appris que plus tard cet agissement. Pour l'heure, nous étions des enfants et très bien ainsi.

Vous savez, mon père. Je pense que mon enfance, pourtant teintée de jalousie, a été la meilleure époque de ma vie. Sans souciance et sans poids sur la conscience. Alors pourquoi vous en parler pensez vous sûrement ? Car vous allez découvrir comment j'ai changé. Passer d'un petit garçon pleins de rêves à un être vengeur et amer peut aller très vite.
Quand cela s'est-il passé ?
Il y a une dizaine d'années.

J'étais accepté chez les mousquetaires. Dans le dos de mon père, cela va sans dire.

 »

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