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 Henriette d'Angleterre, dit Madame ... [terminé]

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MessageSujet: Henriette d'Angleterre, dit Madame ... [terminé]   09.08.10 15:30

Henriette - D'ANGLETERRE
_______ ft. (Michelle Trachtenberg)


    ► 22 années
    ► Madame, Princesse de France et Duchesse d'Orléans après avoir épousé Monsieur, le frère du Roi.
    ► Voyons, la demoiselle est Anglaise!
    ► Mariée depuis 5 ans à Philippe d'Orléans et mère de deux enfants...


    « Que diable, vous êtes à Versailles ! »

    Un paradis ou un enfer versaillais ?

    Première Partie: Un Paradis...
    Comment ne pas être séduite par la demeure du Roi Soleil? C'est ce qu'Henriette s'est dit lorsqu'elle posa le pied à la Cour pour la première fois. Tout est démesuré, tout est luxueux, tout est clinquant, tout est attirant. Bien entendu, elle resta bouche bée devant les salles qui se suivaient en enfilade, mais aussi devant la grandeur des jardins! Le Roi de France n'avait rien fait au hasard. C'était bien différent de ce qu'elle avait connu au Louvres... Elle qui certaines fois avait à peine de quoi ce chauffer!
    Bien entendu à Versailles, Henriette n'échappa pas au plaisir que procuraient les bals, qui sont nombreux. Elle aime tourbillonner jusqu'à en avoir le souffle coupé, elle en rit aux éclats.
    Quel joie d'aller se reposer un peu dans les jardins aux nombreuses fleurs, aux fontaines plus imposantes les unes que les autres et d'ainsi pouvoir échapper quelques instants à l'étiquette que veut la Cour. A Versailles, elle peut enfin avoir le rang qu'elle mérite et il lui plait de se "pavaner" dans des robes extravagantes. Elle a l'impression que si elle venait à quitter Versailles, elle ne pourrait plus sourire. Elle trouve que la Galerie des Glaces et l'un des pièces qui fait la beauté du château. Elle y passe des heures, en compagnie de quelques Dames, à y dire de nombreux potins. Elle aime voir les glaces reflétant la lumière du jour qui passe par les hautes fenêtres... Cette même lumière qui fait scintiller les lustres de cristal ou encore les bijoux des nobles femmes.

    Deuxième Partie: l'Enfer...
    Mais Henriette n'est pas idiote, loin de là... Car si elle apparaît comme étant une vraie précieuse, vivant de jeux et de bals, il n'en est rien. Elle sait très bien ce qu'est réellement Versailles. Et elle sait pourquoi le Roi le construit... Du moins, elle a sa petite idée sur la question. Il veut tenir les nobles à sa portée... Tout contrôler et ainsi éviter une nouvelle révolte...
    Henriette viendra même à dire de Versailles:
    "En fait, ce n'est rien qu'une prison dorée... Et il est très difficile de s'en échapper"
    Elle sait très bien que dans les couloirs traîne le bruit d'un complot contre le Roi. Versailles est aussi l'endroit où les potins vont bon train. Il lui arrive d'ailleurs d'être la "créatrice" de certains. Elle se rendit compte que l'enfer pouvait rapidement pointer le bout de son nez... Et oui, il vous suffit d'un seul faux pas pour être en disgrâce... Tous vos mouvements doivent être calculé dans les moindres détails. Heureusement que c'est un jeu qui plait beaucoup à notre Princesse! De plus, ce n'est pas du lieu en lui même dont il faut se méfier, mais des personnes que l'on peut rencontrer. Car les ragots vont bon train! Et il arrive que certains soient de purs mensonges. On ne peut rien y faire, c'est ainsi que se passe la vie à la Cour... Il faut aussi surveiller ses paroles, sinon le pire peut être à envisager!
    Enfer également à cause des complots qui peuvent vite se multiplier... Il est évident que grand nombre de gens voudraient prendre la place du Roi, Henriette est loin de l'ignorer! Ce qui est également difficile à Versailles, c'est de distinguer le faux du vrai... Et souvent on ne sait plus qui croire!

    En général:
    La Princesse est comme un poisson dans l'eau à Versailles... Car il faut préciser que les potins, elle sait très bien les lancer! On peut dire qu'elle est experte en la matière. Les côtés sombre du palais? Elle les connait bien entendu, et même si elle sait très bien que Versailles peut vite avoir un allure d'enfer, elle préfère prendre le côté paradisiaque du lieu. Ainsi, elle se complait dans les nombreuses fêtes, le luxes et y évolue à merveille! En public elle essaiera toujours d'avoir un sourire aux lèvres, mais c'est en coulisse qu'elle pleurera quelques fois, remarquant la mauvaise foie de tous... Et même la sienne...


    Vérité ou fantasme du complot ?

    "Quoi un complot? Mais je n'en ai point entendu parler voyons!" C'est ce que répondra toujours Henriette si on vient à la questionner sur le sujet... Elle est fausse bien entendu; cependant, elle a si bien appris à jouer la comédie que tout le monde la croit sur parole. Il suffit qu'elle rajoute un petit sourire enjôleur et c'est dans la poche! Sinon elle répond par un grand éclat de rire, faisant alors comprendre à son interlocuteur qu'elle n'a que faire de toute ces "guerres dans l'ombre"!
    Et pourtant... Henriette est très bien informé de tout ce qui se trame, croyez le! La première fois qu'elle en entendit parler ce fut dans un couloir, parmi tous les autres murmures. Elle ne fut pas bien surprise d'entendre que l'on en voulait à sa Majesté. Cela la fit même sourire un instant!

    Et elle eut la confirmation de ce complot auprès de... Cédric de Portau. C'est en prenant l'homme comme amant qu'elle se retrouve plus ou moins impliquée dans ce complot. Car voyez vous, la jeune femme lui procure quelques informations ainsi que des filtres concoctés par la Duchesse de Chevreuse, qu'elle admire beaucoup! Elle a réussit à de son amant la promesse qu'elle garderait une bonne place en cas d'un chute éventuelle du Roi, ce que le Comte de Gan accepta...
    Alors toujours convaincu que la Princesse de France est une jeune femme à l'air innocent? Pas vraiment non, tout cela n'est que parade pour cacher ses véritables actions! Quelle horreur si on venait à découvrir qu'elle renseigne certaines fois les traîtres!


    Plutôt colombe ou vipère ?

    Non mais enfin! Sans hésiter, Henriette est une colombe! Il vous suffit de la regarder! Tant de beauté, tant de grâce! Comment une jeune femme de sa qualité pourrait faire du mal à quelqu'un? Jamais de la vie!
    C'est qu'elle sait bien dissimuler sa personnalité derrière son éventail! Car elle a peut être une allure adorable, un joli visage et tout ce que vous voulez... Il n'en est pas moins qu'elle agit comme une peste! Et de nombreuses personnes pourront le dire! Elle prend un malin plaisir à humilier celle ou celui qui est devenu sa cible par un concours de circonstances des plus grossier! Autant prévenir qu'elle s'en donne a coeur joie! Henriette n'hésite pas à dévaloriser ces gens en public ou sinon, elle répand des ragots grotesques (mais que tout le monde écoutes et affirmes) dans tout Versailles!
    Alors attention, rester toujours à votre place en sa présence et ne vous permettez surtout pas de lui faire une quelconque réflexion, surtout si vous n'êtes pas de ses intimes... Car là, vous êtes perdu... Elle n'aura aucun scrupule à vous écrasez... D'autant plus qu'elle en à la pouvoir!

    Vous l'aurez donc compris, sous son visage d'ange, Henriette sait être une véritable petite peste! Comme on le dit, les apparences sont trompeuses! Retenez le bien lorsque vous la croiserez. Oui, méfiez vous de ses belles paroles car elle sait très bien endormir la méfiance des gens par de beaux discours et des promesses qui ne peuvent pas du tout être respectés!

    Cependant, la Princesse n'est pas non plus la méchanceté et la mauvaise foie incarnée! Non non, il lui arrive d'avoir des principes! Un exemple? Elle n'ira pas répandre de ragots sur les personnes qu'elle apprécient et ne leur causera pas de troubles! Si elle vous considère comme son ami, soyez certain qu'elle ne vous poignardera pas dans le dos...
    Par contre, si vous faites une chose qui peut lui déplaire... Elle peut très bien considérer que votre amitié est brisée... Et dans ce cas... Les potins au sujet de "l'ancien ou ancienne" ami(e) peuvent très vite circuler!


    « Plus bas la révérence, plus bas. »

    ► Marion
    ► 16 ans (bientôt 17 ^^)
    ► Normalement tous les jours ^^ Mais en période scolaire tout dépend du travail donné au lycée!
    ► Code bon by Lisa
    ► Aucune pour le moment ^^


Dernière édition par Henriette d'Angleterre le 13.08.10 14:04, édité 20 fois
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MessageSujet: Re: Henriette d'Angleterre, dit Madame ... [terminé]   09.08.10 15:33

    « Il était une fois ... »


    Exeter, le 16 juin 1644...

    Ce jour là, le ciel était chargé de nuages. A croire que le temps reflétait la situation de l'Angleterre. Car depuis un bon moment, les jours ne s'écoulaient pas aussi paisiblement qu'on aurait pu le souhaiter... A défaut d'avoir du soleil, la reine Henriette de France, épouse de Charles Ier, se consolait en dépensant... Il lui fallait toujours plus de luxe, plus de bijoux, plus de robes, toujours plus. Elle se disait à plaindre, maintenant qu'elle était de nouveau enceinte! Jamais elle ne serait tranquille alors! En plus de cela, il fallait qu'elle accouche lors de la guerre civile... Au sommet même, disait on... L'enfant n'allait que retarder sa fuite vers la France.
    Ainsi, elle était venu accoucher dans une noble demeure que le couple royal possédait à Exeter (parmi les nombreuses autres qu'ils avaient en leur possession d'ailleurs) . Ce jour là, un crie retentit, c'était celui d'un nouveau né. Alors voilà, il était enfin sortit de son ventre celui la. Car la reine de voyait cet enfant que comme une gène, une regrettable erreur oui! Le comble fut lorsqu'on annonça:

    -C'est une fille!

    Mince alors... Henriette tourna sa tête vers le bébé qu'on lui présentait, déjà bien enveloppé dans de beaux tissus. Elle resta de glace, ne faisant apparaître aucune expression sur son visage. La reine d'Angleterre ne s'attachait pas vraiment aux enfants; pour dire toute la vérité, elle les considérait plus comme un fardeau. Si elle avait avoué cela, on l'aurait traitée de mère indigne. C'est à ce moment qu'on lui demanda si elle voulait la prendre dans ses bras. Elle secoua la tête, négativement, fatiguée. Elle appela la comtesse de Morton qui était sa gouvernant. Et d'un ton très naturel, elle lui dit que ce sera elle à présent qui serait en charge de la petite. Il lui fallait bien un nom à ce petit bout! Il en fut convenu qu'elle s'appellerait Henriette-Anne. La comtesse disparut avec la nouvelle princesse dans ses bras, qui ne bougeait même pas. Elle sourit: peut être serait-elle une enfant sage! Quel espoir, l'éduquer correctement pour qu'elle évite la débauche! La reine d'Angleterre reprit son idée principale: elle devait organiser sa fuite vers la France et vite! Sauf qu'elle n'avait pas prévue de partir seule... Elle devrait être accompagnée de son amant. Il lui était absolument indispensable!

    Aussitôt dit, aussitôt fait. Deux semaines seulement après la naissance de la petite Henriette-Anne, elle la laissait à Lady Dalkeith... Elle, elle était déjà en route pour son pays natal. La gouvernante regarda le bébé qui dormais paisiblement et murmura:

    -Ma pauvre enfant... Qu'allez-vous devenir...?

    La princesse se contenta de se retourner dans son sommeil et baillant. Elle sourit et vint se placer devant la fenêtre. Lady Morton soupira, le ciel était encore gris. Ainsi, même en été le temps ne voulait pas être au beau fixe? Quel dommage, elle aurait espérait un rayon de soleil pour Henriette-Anne...
    Charles Ier, son père craignant pour sa fille, vu l'état actuel du pays, ordonna que la petite soit baptisée selon le rite anglican. La gouvernante ne s'y opposa pas. Elle n'avait pas à discuter les décisions du Roi de toutes les façons. Et puis, elle se dit que s'était mieux ainsi...

    Quelques mois plus tard:

    Après sa mère, ce fut au tour de son frère, le prince de Galles de partir pour la France. Mais vu son âge, l'enfant ne se rendait pas compte de la situation. Lady Morton faisait de son mieux pour la divertir et l'éveiller. C'est ainsi qu'un jour, Charles Ier surprit la gouvernante en train de montrer des étoffes à la petite en lui disant:

    -Voyez vous mademoiselle, cette couleur, c'est du Vert émeraude. Et... Là bas, (elle attrapa un autre tissus), il s'agit du rouge.

    Henriette-Anne s'empara de l'étoffe avec ses petites mains et la secoua dans tous les sens, ce à quoi la comtesse répliqua avec douceur:

    -Attention Mademoiselle, il faut faire doucement avec ce type de tissus, car cela vaut cher et c'est du grand art!

    Elle mit les tissus de côté et serra affectueusement la princesse dans ses bras. Elle ne voulait surtout pas que cette petite soit en manque d'affection. Et c'est pour cela qu'elle lui accordait tant d'importance! Puis c'était à elle que la reine, à présent en France, avait confié son enfant. Lady Morton se devait de faire honneur à la confiance qu'on lui accordait. Du moins, elle essayait de se persuader qu'il s'agissait bien de confiance, et non d'une solution de facilité pour mieux être débarrassée et pouvoir ainsi en profiter pour se mettre à l'abri! Oui... Elle espérait... Mais elle n'était pas idiote... Loin de là...

    Bientôt, les jours "tranquilles" vinrent être perturbés... Car après une cruelle défaite à Naseby, ce qui chagrina fort Lady Dalkeith car elle espérait fort une victoire du Roi pour pouvoir respirer et ne pas être en permanence inquiète de la situation du pays, elle fut ramener de force vers Londres. Mais elle se défendit bec et ongles! Elle refusa de donner Henriette-Anne au Parlement; ah! Non de non! Elle n'allait pas la laisser entre leurs mains! Pas question!

    Année 1646:

    C'est cette année là qu'une idée commença à germer dans la tête de la gouvernante: pourquoi ne pas rejoindre la Reine en France? C'était la meilleure façon de faire pour protéger la vie de la petite Henriette-Anne. Elle savait qu'elle n'échapperait certainement pas au courroux de la Reine d'Angleterre, mais allons bon! On lui avait confié une tache, elle l'accomplissait du mieux qu'elle pouvait. Et c'était ce qu'elle venait de trouver!
    Elle fuit une semaine après avoir imaginé son plan. Elle se revêtit de haillon et fit passer l'enfant, qui était à présent âgé de deux ans, pour son fils:

    -Regardez ce que nous sommes obligées de faire! Dans quel état sommes nous!

    Lorsqu'on les regardait simplement effectivement, on aurait pu rire de leur déguisement. Mais quand on connaissait la raison de cet accoutrement, le rire restait coincé dans la gorge. Elle posa le pied sur la terre française, la princesse dans ses bras, et soupira de soulagement. Restait à ce rendre jusqu'à Paris pour rejoindre la Reine qui séjournait au Louvres... La tache n'allait pas être facile, mais la comtesse de Morton ne se décourageait pas si simplement, car elle était une femme qui avait du caractère!

    Le voyage dura encore dix jours, dix pénibles jours où elles furent malmenées, où Henriette-Anne pleurait parce qu'elle ne mangeait pas à sa faim, parce qu'elle avait froid et d'autres raisons qui fait qu'une toute petite fille puisse pleurer. Quand la gouvernante arriva dans la Capitale, elle allait droit au Louvres, elle tenait toujours contre elle la petite princesse d'Angleterre. La Reine Henriette de France, épouse de Charles Ier, ne fut pas surprise de voir lady Dalkeith arriver, elle s'attendait à cela... Ce qui la surpris c'est qu'elle ne soit pas arrivée plus tôt, non pas qu'elle ai une envie particulière de revoir sa fille. Elle consentit cependant à prendre l'enfant dans ses bras. Elle l'inspecta comme elle pouvait inspecter une somptueuse robe qu'elle allait acheter. Elle se décida enfin à lacher:

    -Je vois que vous avez pris soin de ma fille, je vous remercie...

    Puis elle lui redonna sa fille et partit. Lady Morton alla s'installer avec sa protégée. Mais quelques semaines plus tard, elle fut congédiée... Elle devait repartir pour Londres. Elle fut très affectée par cette décision car elle allait devoir laisser Henriette Anne, qui évidemment ne rentrait pas avec elle. Un soir, alors qu'elle terminait de rassembler ses affaires, la petite fille s'assit sur son lit et dit d'une voix douce et mal assurée:

    -Alors... V...Vous devez partir...M...Madame?

    La gouvernante se retourna et tenta de lui sourire pour la rassurer:

    -Hé oui, voyez vous! Mais ne vous en faites pas, vous serez très bien ici! Et qui plus est avec votre mère!

    Des larmes vinrent dans les yeux de la princesse qui commencèrent à couler sur ses joues. On lui avait appris à pleurer en silence malgré son jeune âge. La Comtesse s'en aperçut:

    -Oh non, Mademoiselle ne pleurer pas! Sinon vous allez aussi me faire pleurer!

    Qu'allait-elle devenir sans elle? Ce petit ange qu'elle avait tant veillé... A quels vices sera-t-elle exposée avec sa mère? Comment sera-t-elle éduquée? Des questions dont malheureusement elle n'avait pas les réponses tout de suite. Elle baissa la tête. Son regard se reporta vers la fenêtre: dehors il faisait nuit. Elle alla vers la petite Henriette et la pria de s'allonger pour vite dormir. A son âge tout les enfants dormaient déjà:

    -C'est que... Que... Que... Ze...Ne voudrais pas que... Vous ne soyez pl...Plus là... Quand moi sera réveillée...

    La femme sourit. Sa protégée faisait encore quelques fautes de langue mais sinon, elle parlait déjà très bien pour ses deux ans et demi! Oui, elle pensait vraiment qu'elle s'en était bien occupée. Elle la rassura encore une fois, lui promettant qu'elle ne s'en irait pas sans lui avoir dit au revoir. Henriette fut contente de la réponse et s'endormit comme une masse.

    Année 1650, Paris, Le Louvre:

    La jeune Henriette Anne était accoudée à une fenêtre. Elle avait à présent six ans. Elle venait tout juste de rentrer du couvent Chaillot où les soeurs s'étaient occupées de son éducation. Laissant ainsi le libre plaisir à sa mère d'agir comme elle voulait... Ou presque... Les conditions de vie au Louvres n'étaient pas des plus exaltantes, loin de là! Henriette en vint à penser que sa mère l'avait peut être envoyée là bas pour son bien... Mais quand s'avait-elle vraiment du haut de ses six années?? Rien, certainement rien...

    La reine déchue d'Angleterre avait été obligée de vendre des bijoux et de somptueuses robes pour subvenir à leurs besoins. Mais le pire n'était certainement pas cela. A force de vivre avec elle, Henriette avait fini par s'attacher quelques peu à sa mère. Et elle eut pour la première fois de sa vie une réaction "violente", si on peut dire, en voyant Lord Jermyn battre sa mère. La petite fille était alors en haut d'un escalier; elle le dévala toute vitesse et, venant se placer devant l'ancienne reine, dit le plus fort qu'elle pouvait:

    -Si vous êtes un gentilhomme vous ne devez pas frapper les femmes!!

    Une gifle la ramena à la réalité; elle n'avait pas assez de force, elle était bien trop jeune... Et même plus âgée, elle n'aurait jamais assez de force pour se mesurer à un homme. Alors, pour la première fois depuis sa naissance, Henriette de France eut un geste et les paroles pour protéger sa fille (montrant qu'elle n'était pas aussi insensible qu'on le disait). Elle sera le petit corps tremblant dans ses bras et adressa ses paroles à Lord Jermyn:

    -Sortez Monsieur! Je ne veux pas voir ne serait-ce que votre ombre de toute la journée, je déciderais si j'ai encore besoin de vous... Mais il me semble que la réponse ne sera pas difficile à trouver...

    Et il sortit. La petite fille resta un instant tremblante. Puis elle porta la main à sa joue et enfin, éclata en sanglots. Sa mère soupira, énervée. Elle la ramena jusqu'à sa chambre où elle la coucha. La fillette s'arrêta de pleurer disant entre deux hoquets:

    -M...Mère... Il fait ff...Froid...

    -Et alors? J'ai froid moi aussi! Et je ne demande rien à personne! Vous savez que nous n'avons rien de plus pour nous chauffer! Nous ne pouvons pas nous le permettre!

    Bien trop énervée, la reine déchue sortit en claquant la porte, ce qui acheva les pleures d'Henriette Anne. Elle se leva du lit, massant toujours sa joue. Parfois, elle avait vraiment du mal à comprendre sa mère. A l'extérieur, il pleuvait toujours. Voilà maintenant quatre jours que la pluie ne cessait. C'était très agaçant pour Henriette, elle ne pouvait même pas sortir un peu pour laissait les rayons du soleil caresser sa peau de pêche. Elle repartit dans son lit, croisant les bras et boudant. Elle allait fixer la fenêtre tant qu'il pleuvrait! Mais elle fut bientôt rattrapée par le sommeil et sa tête tomba lourdement sur les coussins.





Dernière édition par Henriette d'Angleterre le 14.08.10 8:21, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Henriette d'Angleterre, dit Madame ... [terminé]   12.08.10 14:02

    28 mars 1661, Versailles:

    Henriette était venue à Versailles pour une grande occasion qui la concernait directement... Et qu'elle ne pouvait pas discuter. Effectivement, on lui avait annoncé, comme si de rien n'était, qu'elle allait épouse le frère du Roi, Philippe d'Orléans. La jeune femme alors âgé de dix-sept ans faillit s'étrangler. Elle savait bien qu'elle aurait droit à un mariage arrangé, mais aussi tôt, elle ne le pensait pas. Il est vrai qu'elle était parfaitement en âge de se marier... Et elle avait bien renoncé à l'idée d'un mariage d'amour!
    Quand même épouser son cousin... En voilà une idée! Pourtant à l'époque, la chose ne gênait pas le moins du monde.

    La décision avait été prise par le Roi Louis XIV lui même et Anne d'Autriche (qui a partir de ce moment là, commença réellement à s'occuper de sa nièce!)... Décision indiscutable en effet... L'objectif était également de consolider les liens entre la France et l'Angleterre. Pfff... Tu parles! Henriette ne l'entendait pas du tout de cette oreille. Elle avait pensé à faire une scène, une crise, pour que tout soit annulé. Mais elle savait que la guerre était perdue d'avance. En plus, on lui avait rapporté que le Roi venait de dire à son frère: « Mon frère, vous allez épouser les os des Saint-Innocents ! ». Alors là, il allait être surpris, le bon Roi de France... Un sourire naquit sur ses lèvres. Non mais oh! Elle n'était plus la petite fille maigre et peu attirante qu'elle était! Ah ça non!

    D'ailleurs, c'est ce jour là qu'elle fit la connaissance d'Athénaïs de Montespan. La noble Dame vint se présenter tout naturellement à elle, prétextant le fait qu'il lui fallait bien un guide! Henriette se méfia dans un premier temps. Mais soudain, elle vit un point positif à cette "rencontre". Car on lui avait dit que cette femme était une amie d'enfance de son futur mari. Ainsi, peut être pourrait-elle la questionner à sa guise, histoire d'avoir de plus amples informations sur Monsieur, le frère du Roi:

    -Mais ce sera avec joie que je répondrais à vos questions! Vous avez bien raison, je suis très à même de vous renseigner le plus précisément possible sur monsieur d'Orléans!

    La voix de la marquise était très agréable aux oreilles d'Henriette, une voix chantante et claire qui montrait qu'il s'agissait d'une femme dynamique:

    -Que voulez vous savoir??

    La jeune femme réfléchit un instant. Elle savait qu'elle avait droit à plusieurs questions; cependant elle se doutait aussi que Athénaïs de Montespan ne répondrait pas à toutes ses questions... Aussi fallait-il choisir avec soin ce qu'elle voulait le plus savoir. Elle fronça ses sourcils, releva la tête et fut enfin en mesure de parler:

    -Pouvez-vous me le décrire? Car voyez vous, je n'ai dû le voir qu'une ou deux fois et cela fait bien longtemps! J'imagine qu'il a bien changé depuis la dernière fois que nos chemins se sont croisés!

    La marquise éclata de rire. Elle s'attendait à cette question, bien entendu. La réponse qu'elle donna rassura Henriette. Elle lui dressa un portrait fort positif. La jeune femme l'écoutait attentivement en hochant la tête à toute nouvelle phrase qu'elle faisait. La scène était assez amusante à voir! La future Princesse de France vint même à penser qu'elle avait finalement des points communs avec cet homme! C'est vrai, il aimait dépenser dans de somptueux vêtements, ce qu'elle même appréciait (elle en avait pris le goût en grandissant... Et comme la fortune était peu à peu revenue...), il aimait les bals et lançait à tout vas les potins les plus inimaginables! Quelle chance...!

    -Et...

    -Oui??

    -Est-il vrai qu'il préfère les hommes aux femmes?

    -Oh... Cela... Et bien je suppose que vous avez déjà entendu les bruits qui circulent...

    Henriette confirma en hochant la tête une fois de plus. Athénaïs se mordit la lèvre inférieure:

    -Mm...Je ne peux vous dissimuler la vérité alors... Il est vrai que certaines fois, Monsieur se prend à aller voir des hommes. Mais attention! Je sui sûre qu'il remplira son devoir conjugal à merveille! Ne vous en fait pas pour cela!

    Henriette ne répondit rien, elle resta sans voix. Cette Marquise était-elle sincère ou tout simplement, est-ce qu'elle se moquait d'elle. Mais en croisant son regard, elle savait qu'elle n'avait pas affaire à une quelconque raillerie, pas du tout. Henriette reprit sa marche dans la Galerie des Glaces, la Montespan toujours à ses côtés. La jeune femme lui dit à voix basse:

    -Je vous remercie pour la franchise dont vous faites preuve Madame, vous n'y êtes point obligée...

    -Point obligée? Mais voyons, il s'agit de votre futur époux! Ecoutez moi, à l'avenir, soyons bonnes amies vous et moi! Vous voulez bien?

    Même si la phrase se terminait par une question, Henriette sentait bien qu'elle était sans appel et qu'elle n'avait là non plus pas vraiment le choix. Elle serait donc amie avec Athénaïs de Montespan, qui se révèlera plus tard être une personne très agréable à fréquenter (du moins pour la Princesse de France) et une amie importante!

    Année 1663, Versailles:

    21h00, un mercredi soir... Cela signifiait soirées d'appartement pour Henriette! Elle était très friande des jeux que l'on pouvait trouver. Celui qu'elle aimait dernièrement était le Lansquenet, jeu de cartes et de hasard. Elle l'appréciait particulièrement car elle considérait qu'elle avait de la chance et était presque imbattable! D'ailleurs c'était souvent elle qui gagnait!
    Elle était accompagnée de son époux, Monsieur. En entrant, elle salua deux ou trois personnes et alla directement à la table du jeu en question. Ainsi, ils seraient huit coupeurs! On tira une carte au hasard pour définir qui serait le premier coupeur, c'est à dire, celui qui distribuera les cartes en premier mais qui jouera aussi contre les autres en étant, le banquier! Les huit joueurs tirèrent donc une carte: celui ou celle qui aurait la plus haute pourra commencer.
    Et se fut la Princesse de France qui l'eut!

    -C'est toujours vous qui tirait la plus grosse carte! Autant directement dire que c'est vous qui commencez! A chaque fois, tous nos espoirs tombent en ruine!!

    Henriette éclata de rire. Celle qui venait de parler était Marie-Louise de Chevreuse, une dame de la Cour de la jeune femme appréciait grandement. Elle lui trouvait un esprit vif et un grand humour. Mais elle ne la cotoyait pas seulement pour cela. Henriette avait appris qu'elle pouvait fabriquer des filtres... Et il lui arrivait de lui en acheter pour la beauté... Bien entendu, cela, personne ne le savait!

    Le jeu se déroulait dans la bonne humeur, autour des rires et des potins qui allaient bon train. La Duchesse d'Orléans aimait particulièrement y prendre part, elle en trouvait toujours un plus incroyable que les autres! Cependant, comme les jours précédents, ce n'était pas elle qui raflait la mise. Marie-Louise en fut surprise et lui dit:

    -Et bien Madame? Auriez vous mis votre chance de côté ce soir?

    Phrase qui engendra de nouveaux rires. Henriette fut piquée au vif. Elle répliqua bien vivement:

    -En tout, cas c'est toujours mieux que votre jeu déplorable Madame de Chevreuse!

    Son amie bouda un moment, n'ouvrant pas la bouche pendant un quart d'heure. Mais aujourd'hui la personne la plus chanceuse qui raflait tout était un homme que la Princesse de France ne se rappelait pas avoir croisé. Elle l'observa un instant et fut bien obligée d'admettre qu'il avait un certain charme! Son mari vint la tirer de ses réflexion en lui disant:

    -Madame, je me retire. Ne dépensez pas trop d'argent tout de même!

    Il pouvait parler celui là! C'était bien lui qui dépensait des sommes astronomiques en vêtements, fêtes et autres! Et puis ce "Je me retire" ne lui correspondait pas du tout. C'est juste qu'il ne voulait pas avouer en public qu'il allait retrouver un amant...:

    -Ne vous en faites, pas Monsieur votre argent est entre de bonnes mains!

    Que d'ironie! Monsieur d'Orléans savait bien que sa femme aimait dépenser autant que lui. Mais aujourd'hui il choisit de ne pas relever ce "trait d'humour". Il se contenta de lui répondre:

    -Bien alors il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne nuit.

    En guise de réponse elle agita son éventail dans sa direction, lui indiquant à la fois qu'il la dérangeait et étant également une manière de lui dire "mais faites donc!".
    22h00 sonnèrent, l'heure de la fin de la soirée de jeu. Henriette n'avait pas tout perdu mais ses gains n'étaient pas les mêmes que d'habitude et cela à cause d'une personne: l'inconnu au charme fou! Avant de quitter la table, alors que l'on ranger les cartes, elle en profita pour lui dire quelques mots:

    -Je dois dire Monsieur que la chance était avec vous ce soir!

    Il inclina la tête respectueusement et répliqua:

    -Sachez, Madame, que la chance est avec moi tous les soirs...

    -Voyez vous ça? Vous me semblez bien sûr de vous! Et... Pouvons nous au moins savoir à quoi nous avons affaire? Il serait dommage de ne pas connaitre votre identité, surtout si nous nous amenons à vous revoir à une de ces soirées!

    L'inconnu sourit. Il se présenta comme étant Cédric de Portau et qu'il était out disponible à la servir. Henriette pouffa sous la remarque:

    -Et bien Monsieur, si vous n'êtes point fatigué, je vous propose de venir faire quelques pas en ma compagnie.

    -Cela est si bien demandé, je ne peux me permettre de refuser!

    Et ils sortirent effectivement. Lorsqu'ils choisirent de se séparer, il était tout juste 23h30. Cédric de Portau s'inclina en déposant ses lèvres sur la main gauche de la Duchesse d'Orléans. Elle retourna jusqu'à ses appartements. Après avoir refermé la porter derrière elle, elle s'y appuya. Finalement, cet homme était vraiment à son goût. Elle prévoyait déjà d'en faire son futur amant...

    C'est ce qui arriva. Un mois plus tard, ils se retrouvaient dans les bras l'un de l'autre. Et bientôt elle finit par connaitre sa véritable identité, ce qu'elle adora immédiatement! Il était un traitre, prêt à faire tomber le Roi, tout comme sa chère amie Madame de Chevreuse! Henriette allait donc jouer un rôle, et elle s'en réjouissait d'avance! Cela ne pouvait que pimenter un peu plus sa vie!
    Ainsi elle se mit à lui donner diverses informations ainsi que des filtres concoctés par sa précieuse confidente citée plus haut...

    Elle goûtait enfin au risque... Et au plaisir que lui procurait le comte de Gan...

    Juillet 1664, Versailles:

    Ah! Quoi de mieux que le soleil pour accompagner l'été? Henriette aimait particulièrement cette saison. Car cela signifiait de longues promenades dans les jardins, ce dont elle était friande! Cette après midi là, elle était en compagnie de Marie-Louise de Chevreuse. Les deux femmes étaient de plus en plus inséparable à dire vrai.
    Elles marchaient toutes les deux, d'un pas assurées, riant et observant tous les courtisans qu'elles croisaient. Elles aimaient lancer de nouveaux ragots, tous plus fous à chaque fois, des ragots justement parfois basés sur une simple observation. Mais à Versailles, personne ne pouvait y échapper.

    Ce jour là, Henriette aperçut une jeune femme accroupit en train de humer le doux parfum des fleurs. Elle se pencha vers Madame de Chevreuse et lui murmura:

    -Mon amie, vous pourriez peut être m'éclairer sur l'identité de cette jeune personne?

    Et de son éventail elle désigna l'inconnue parmi les fleurs:

    -Elle? Oh mais bien évidemment! Il s'agit de Marine d'Artagnan, elle s'occupe des cuisines.

    -Vous ais-je bien entendu? Marine d'Artagnan? Cela voudrait dire que...

    -Tout juste ma chère! Elle est la femme d'Alexandre d'Artagnan!!

    Henriette éclata de rire et répliqua:

    -Voyez-vous ça! Une jeune cuisinière femme d'un grand mousquetaire! C'est le bouquet! Certaines personnes se croient vraiment tout permis!

    -Je dois avouer que je suis d'accord avec vous!

    Et elles passèrent à côté en riant de plus belle. Ah la la... Henriette allait certainement faire passer quelques potins à son sujet, si cela n'était pas déjà fait par d'autres! Car elle aimait repérer ses victimes, surtout lorsqu'elles étaient plus "faible" qu'elle. Lorsqu'elles furent isolées des regards, Henriette s'arrêta et se pencha vers son amie:

    -Madame, êtes-vous toujours d'accord pour que je viennes vous rendre une petite visite ce soir dans vos appartements?

    -Bien entendu! Venez donc prendre une petite collation...

    Ces deux phrases étaient une sorte de code entre elles. C'était une façon d'évoquer leur petit trafique de filtres (désignés donc par la "collation"...), si jamais une personne venait à passer non loin. Il fallait être prudent en cette période à Versailles! Car avec cette idée de complot, tout le monde était en "alerte":

    -A la bonne heure Madame de Chevreuse! Disons donc vers 21h00!

    Cette dernière confirma en hochant la tête vivement. Henriette sourit; l'idée de prendre quelques risques lui était très agréable! Lorsqu'elle se rendait discrètement aux appartements de son amie, elle devait toujours avoir un air très naturel! C'est qu'elle savait jouer la comédie!





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MessageSujet: Re: Henriette d'Angleterre, dit Madame ... [terminé]   13.08.10 12:46

    Année 1666, Palais-Royal:

    Encore une nouvelle Dame de Compagnie. Et la petite venait d'Irlande... Elle l'aurait bien refusée à son service, si ce n'était pas le Roi d'Angleterre lui même qui lui avait recommandé la jeune femme. Elle s'appelait Mary, Mary of Monaghan plus exactement. Voyez vous ça... Elle devait arriver aujourd'hui. Bien Henriette verrait bien de toutes les façons. Cependant elle s'était décidée à l'accueillir le plus froidement possible. Ainsi peut être repartirait-elle d'où elle venait!
    C'était une après-midi d'été, les fenêtres du petit salon de Madame étaient grandes ouvertes. Pour une fois, à Versailles, il faisait chaud. Comme il n'y avait que des femmes dans la pièce puisque la Princesse de France était entourée de ses Dames de compagnie actuelles, toutes avait retroussé leur robe, de façon à pour respirer un peu plus facilement. Les corsages étaient dessérés, légèrement, mais au moins, elles n'étouffaient pas trop. D'autres avaient choisi de porter des robes blanches légères (avec l'accord d'Henriette, pour ne pas lui déplaire).

    Toutes ces Dames riaient fort, blaguaient entre elles et parfois se faisait la lecture de quelques poèmes ou histoires que Madame trouvaient fort belles! Rien ne manquait; il y avait même de la nourriture en abondance. Elles baignaient dans un climat de pure intimité qui était parfait. C'est lorsqu'Athénaïs de Montespan venait de lancer un potin des plus intéressant qu'Henriette choisit de dire:

    -Mesdames, vous savez qu'aujourd'hui nous serons désormais une de plus. La jeune demoiselle m'a été recommandée par mon frère et, d'après lui, possède de grandes qualités qui devraient toutes me charmer! J'attends avec impatience de voir cela...

    En concluant par cette petite phrase, elle avait ajouté un sourire narquois. Ce sourire qu'elle effaça bien vite pour prendre une mine sérieuse lorsque la porte du salon venait d'être ouverte par un valet. Ainsi donc, l'heure de la "confrontation" avec la nouvelle avait sonnée. Henriette allait bien s'amuser... Elle le sentait! La Princesse de France venait de se rassoire dans son grand fauteuil, entourée du reste de sa petite troupe e déjà la duchesse d'Irlande venait exécuter devant elle une gracieuse révérence anglaise. Henriette-Anne fronça les sourcils, non sans reproche, mais pour mieux pouvoir l'observer. Oui car elle était déjà en pleine inspection! Il lui semblait que la jeune fille était jeune, si elle se souvenait bien, son frère lui avait dit qu'elle avait 19 ans... Pour ne pas l'embarrasser trop longtemps, la Duchesse d'Orléans prit enfin la parole et choisit de s'adresser à elle en français, pour montrer qu'elle savait très bien parler cette langue après des années passées dans ce pays!

    -Voici donc l’habile violoniste que mon frère m’envoie et dont il se prive de la présence. Mary of Monaghan, est-ce bien ainsi qu’on vous nommât en Angleterre ?

    -Oui Madame, Mary est mon prénom et je viens bien de Monaghan, en Irlande.

    Mm... La jeune femme hocha la tête, pensive. C'est alors qu'elle déclara à la nouvelle venue qu'elle préférait choisir les dames qui l'entourait elle même. Cependant elle avait une grande confiance en son frère et assurait à Mary qu'il l'avait décrite comme une jeune fille charmante avec grands nombres de qualités:

    -J’ignorais que sa majesté vous avait écrit de tels compliments à mon sujet et je ne puis qu’en rougir car il me semble que je suis bien loin de posséder toutes ces vertus.

    Cette réponse conforta Henriette dans l'idée qu'elle venait de se faire... A première vue, la nouvelle Dame de Compagnie n'avait pas l'expérience requise pour répondre à ce qu'elle allait lui lancer une fois que son interrogatoire serait terminé...
    Ainsi donc son frère se serait trompé et aurait mal jugé la duchesse Irlandaise? Cette dernière lui répondit simplement qu'elle pensait que le frère d'Henriette lui avait attaché une trop grande valeur...
    Madame plissa les yeux. Voilà qui prenait tout à fait la tournure qu'elle espérait! Elle continua de poser ses questions comme si de rien n'était et à chaque fois...

    Elle décida de porter le coup de grâce en se levant et posa ses doigts fins et délicats sur le collier que portait Mary autour de son cou, en prenant bien garde à ne pas toucher la peau de la jeune demoiselle. Le pendentif représentait une rose... Et la sentence tomba:

    -Quel dommage que Charles ne soit point des nôtres ce jour d’hui, j’aurais tant aimé qu’il me voit accueillir sa maîtresse...

    Autour d'elle ses Dames rirent légèrement, se cachant derrière leur éventail. Et Henriette retourna s'asseoir dans son fauteuil, fixant toujours Mary avec un sourire à la limite de la perfidie. Elle aussi avait bien envie de rire! Mais elle devait faire bonne figure, un minimum! Comme on lui avait si bien appris étant plus jeune. C'est pourquoi elle se contenta de garder ce sourire aux lèvres. Regardant la "nouvelle recrue" s'éloigner...

    [ HRP: je tiens à préciser que les dialogues entre les deux femmes ont été repris dans la fiche de Mary Of Monaghan... Jai voulu respecter ce qu'elle avait écrit et pour ne pas reprendre tout son travail, je n'ai pris qu'une partie des dialogues et non la totalité... J'espère que vous ne m'en voudrais pas trop ^^"]


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MessageSujet: Re: Henriette d'Angleterre, dit Madame ... [terminé]   13.08.10 14:05

    Voilà, je vous indique que j'ai fini de rédiger ma fiche!! (euh... Il me reste juste à corriger les fautes ^^")
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MessageSujet: Re: Henriette d'Angleterre, dit Madame ... [terminé]   13.08.10 17:10

Coucou et bienvenue à Versailles Marion. Very Happy Quelle joie de te retrouver ici ! Razz

Pour ma part je ne vois rien à redire à ta fiche, tes liens sont présents et ton histoire bien racontée. Wink

Je te valide donc mais laisse le dernier mot à Mister, puisque c'est ton époux ! Razz Je vous laisse briser vos vases tranquillement hein : Laughing

Bon jeu parmi nous !

Juste une petite chose par contre, remplis ton côté coeur et ton côté lit s'il te plait. Wink

Je t'attends à la case logements et rangs. Wink


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MessageSujet: Re: Henriette d'Angleterre, dit Madame ... [terminé]   13.08.10 17:37

    Il faut dire que tu as su bien faire ta pub Cool

    Merci beaucoup en tout cas! Bah en attendant, je vais en profiter pour finir de corriger les petites fautes hein ^^" ...

    *oh oui brisons des vases! Je sens que ça va être folklo tiens!*
    Pour la partie Côté coeur et côté lit jte fait ça une fois revenue de la piscine!
    (Stop racontage de vie! XD)
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MessageSujet: Re: Henriette d'Angleterre, dit Madame ... [terminé]   14.08.10 0:36

cheers
Enfin une Henriette ! Depuis le temps Laughing
Moi j'aime bien ta fiche, juste quelques petites fautes (le Louvre s'écrit sans S Clin d'Oeil ) mais rien de bien choquant juste faire un peu attention mais tu ne seras pas lapidée en place publique pour ça ... quoique Siffle

Bref, validation totale pour ma part Very Happy Very Happy
Tu peux passer à la gestion pour rangs, logement, topics, liens ... et jouer !
J'ai d'ailleurs hâte d'un lancer de vases topic Very Happy

Bon jeu parmi nous Clin d'Oeil

______________________

Joyeux Anniversaire mon Prince <3


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MessageSujet: Re: Henriette d'Angleterre, dit Madame ... [terminé]   14.08.10 8:37

    Ciel un S à Louvre !!! Non mais quelle honte!!!!!!! (c'est la première fois que je la sort celle la! J'inaugure... Ahem Embarassed Embarassed ) *part au fin fond de la campagne et s'enferme à doubles tours dans une veille maison...*

    Moui... j'irais sur d'autres sites pour corriger tout ça... La preuve que Word ça suffit plus ^^" (le pauvre est dépassé! XD)

    Merci beaucoup pour la validation !!!! Very Happy

    *oh oui, un lancer de vases!!! Le mieux, en parler par MP???*
    Merci encore!! bounce
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MessageSujet: Re: Henriette d'Angleterre, dit Madame ... [terminé]   14.08.10 13:34

Word ne corrige pas tout malheureusement mais c'est pas grave Very Happy
Allez hop, je vais te frapper à coup de lampe t'envoyer un MP pour discuter de notre topic ô combien folklorique What a Face

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Joyeux Anniversaire mon Prince <3


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