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 Auprès de ma soeur....[pv: Amy]

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MessageSujet: Auprès de ma soeur....[pv: Amy]   13.07.10 1:15

- Non enfin, comment voulez-vous que mademoiselle puisse circuler dans la chambre, ne mettez pas ces affaires comme ça voyons. La table contre la fenêtre avec les fauteuils de part et d’autres mais surtout pas dans le passage. Faites donc attention au tapis. La bibliothèque plus loin, plus près du mur voyons ! Mais il faut tout vous apprendre ma parole !

Chère Anne, en servante fidèle, elle avait suivit Mary jusqu’en France et puis encore jusqu’à Versailles. Elle avait caché son mal du pays mais la jeune fille n’était pas dupe : le ton de sa lectrice s’était fait plus triste, ses gestes plus systématiques et elle évitait constamment de parler de l’Angleterre. Autrefois si douce, Anne Smith était devenue dure, limite teigneuse, avec les domestiques comme si elle avait trop de fiel en elle et qu’il fallait qu’il sorte coûte que coûte. Mary avait bien tenté de lui remonter le moral en lui faisant découvrir les joies de leur nouvelle vie. Après tout si elle pouvait supporter sa cécité tous les jours, Anne pourrait bien supporter le changement de décor. Et puis, le simple fait que sa maîtresse soit heureuse de retrouver sa sœur devrait suffire à son bonheur. Pourquoi cela ne suffisait-il pas ? Mary lui en voulait un peu de sa morosité. Durant le voyage qui devait amener les deux jeunes femmes de Maridor à Versailles, Mary avait passé son temps à tenter de lancer la conversation : elle parlait tantôt des nouvelles toilettes qu’elle avait acheté en prévision de ses premiers bals- leurs étoffes n’étaient-elles point douces au touché ?- tantôt de leur dernière lecture – ce monsieur de la Fontaine n’avait-il point été scandaleux dans ces derniers écrits qui venaient de paraître et ô grand Dieu, s’inspirer ainsi de Boccace était-ce une réelle preuve de génie créatif ?- et elle tenta également de forcer Anne à décrire le paysage- allons ma bonne amie, que j’en profite aussi- mais rien n’y fit, sa lectrice et confidente répondit poliment aux questions sans jamais chercher à entamer quelque discussion intéressante. Mary avait donc boudé pendant le reste du trajet mais elle n’était pas sûre qu’Anne s’en aperçu.

Heureusement ce voyage interminable avait fini par aboutir et aujourd’hui Mary l’écoutait disposer ses affaires dans sa nouvelle chambre. Elle en avait déjà fait le tour afin d’évaluer le trajet depuis la porte jusqu’au lit et elle s’était efforcée de localiser la fenêtre pour savoir où elle pourrait sentir la chaleur des rayons du soleil puis elle avait laissé Anne donner les ordres aux nouveaux domestiques. Mary attendait patiemment. Elle était épuisée du voyage bien sûr mais elle savait qu’aussitôt installée, elle pourrait aller retrouver sa sœur tant aimée. Il n’y avait pas à dire, Amy lui avait manqué. Mary se sentait seule quand sa sœur n’était pas dans les parages. Et puis l’idée de vivre à Versailles n’était pas désagréable, il était difficile d’obtenir un appartement au palais et Mary avait droit à sa propre chambre. Elle espérait rencontrer le roi, déjà parce que c’était l’homme que sa sœur aimait et puis, ben c’était le roi de France. Le roi d’Angleterre lui-même lui enviait sa cour. Ce n’était pas rien !


- C’est bon, milady, vous voilà installée !

Mary sortit de sa rêverie, elle s’était assise sur un fauteuil en velours épais en attendant que les choses se fassent.

- Merci Anne !

Elle se releva et fit quelques pas en tendant les bras devant elle. Elle n’était pas satisfaite : les meubles étaient beaucoup trop espacés les uns des autres, elle devrait traverser la pièce sans se tenir. Ce n’était décidément pas possible.

- Ça ira pour ce soir Anne, je n’attendrais pas plus longtemps avant de voir ma chère sœur mais avant, prépare-moi, il faut que je fasse un brin de toilette.

Elle huma l’air. Elle sentait le voyage : la sueur de quelqu’un qui n’a put accéder à un bain pendant deux jours et le velours des sièges de la voiture. Elle se tâta : ses cheveux ayant voler au vent n’étaient plus soignés, ses vêtements froissés. Non, elle ne pouvait pas se présenter comme ça à sa sœur.

- Prends ma robe en soie fraîche, avec les rubans derrière et les fleurs au volant. Et il faudra me coiffer, me poudrer et me parfumer ! Que va penser ma sœur en me voyant ainsi débraillée ?

Amy, chère Amy ! Quel accueil lui réserverait sa sœur après tout ce temps ? Les choses étaient différentes lorsqu’Amy revenait au manoir familial après un long moment d’absence. Aujourd’hui, c’était Mary qui débarquait dans le monde de sa sœur. Et elle n’y connaissait rien, elle devait bien l’avouer. Si ça se trouve, Amy ne voudrait pas montrer l’affection qu’elle avait pour sa sœur infirme. Peut-être que cela n’était pas d’usage à la Cour. Peut-être qu’ici lorsque l’on a un parent souffrant : on le cache. Peut-être que Mary devrait rester cachée dans sa chambre et ne pourrait-elle sortir que la nuit ? Le roi connaissait-il seulement son existence ?

"Oh Mary, shame on you ! "

Oui, comment pouvait-elle douter ainsi de sa sœur ? Mary se sentit honteuse. Amy lui avait toujours témoigner un amour sans limite, si jamais elle risquait de se faire traîter comme un animal, jamais Amy ne l’aurait fait venir. Il fallait qu’elle garde foi en sa sœur chérie. Qu’est-ce qui lui prenait de douter à peine arrivée ? Versailles l’aurait-elle déjà contaminée ?

- Anne please, je ne peux pas être chauve en retrouvant ma sœur !
- Pardon madame !

La pauvrette a la voix pleine de larmes. Mary se sentit prise d’un élan de tendresse pour sa lectrice. D’accord ce n’était qu’une dame de compagnie employée pour lui faire la lecture mais elle éprouvait néanmoins beaucoup de tendresse pour elle et cela la rendait triste qu’elle puisse avoir de la peine.

- Allons Anne, ne pleure pas. Ici, nous ne manquerons jamais de rien, nous allons vivre une vie formidable. Et je te promets que nous retournerons un jour en Angleterre mais pour le moment, souris, tout ira bien ! Cesse donc de pleurer !

Anne renifla et articula un bref remerciement. Mary ne pouvait rien lui dire de plus pour le moment, son amie finirait par se rendre compte par elle-même que c’était une bonne chose d’être venue vivre à Versailles.
Quand Mary fut pomponnée comme elle le voulait –robe en soie à la fois chic et confortable, souliers neufs, coiffure soignée, parfum de violette et poudre règlementaire- elle demanda à ce qu’on la guide à travers sa nouvelle chambre jusqu’à la porte qui menait à celle d’Amy. Une telle promiscuité avec sa sœur n’était pas pour lui déplaire ! Elle soupira longuement : elle espérait être à la hauteur des espérances d’Amy. Elle frappa à la porte- bois recouvert de tissu, agréable au touché- et la poussa. Elle entrait dans la chambre qui abritait tous les secrets de la nouvelle vie d’Amy. Enfin elles se retrouveraient pour de bon !

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MessageSujet: Re: Auprès de ma soeur....[pv: Amy]   15.07.10 17:06

Amy aurait dû être de fort bonne humeur, Mary, sa tendre Mary, sa sœur chérie arrivait à Versailles, cependant Amy était d’une humeur exécrable ! La comtesse arpentait ses appartements, comme le fait un lion prêt à bondir de sa cage, la favorite royale elle, encore en vêtements de nuit qui lui serraient moins la taille que ces maudits corsets, s’apprêtait à bondir hors de cette porte obstinément close. Que faisait sa suivante ? Aller à la rencontre d’une feuille de papier et d’un encrier prenait-il autant de temps, et pourquoi tout ce matériel ne se tenait-il pas sur son secrétaire comme tous les jours ? Mais il fallait bien le reconnaître l’absence de ces deux choses n’était pas la raison de sa colère, pire de sa rage. La raison se trouvait bien sur une feuille oui, mais qu’elle venait tout juste de recevoir et à laquelle elle s’apprêtait à répondre.

Sur cette page où apparaissaient quelques lignes, se trouvait la signature du duc de Noailles. Rien que ce nom faisait bouillonner le sang d’Amy. Elle ne supportait décidément pas cet homme, de quelle ruse avait-il usé pour séduire sa sainte mère ? Plus elle y pensait, plus l’idée que sa mère ait pu … puisse … elle n’osait même pas songer à ce mot … Madame of Leeds, née Maridor ne pouvait descendre dans son estime malgré une déception certaine, alors toute sa rancœur se déversait sur l’homme qui l’avait détourné de son mariage, ou plutôt sur les hommes, son père se trouvait dans le lot car il n’était pas étranger à l’affaire. Son père adoré par elle lorsqu’elle était petite, sa préférée, comment pouvait-il avoir levé la main sur sa femme, alors qu’il ne l’avait jamais levé sur sa fille ? Comment avait-il pu la juger ayant commis pareille faute, sur sa relation avec le Roi ? Il aurait dû en rougir !

Depuis la visite de Victoire, la comtesse dormait peu, rongée par les questions, rongée par un passé qu’elle découvrait peu à peu. Une mère exilée par Richelieu pour un complot dont elle ne savait rien … un père violent, une sœur qu’on voulait lui arracher, une autre sœur qui lui était révélée en la personne de Sophie Atlan. Sa tête en tournait bien des fois, et fort heureusement dans ces moments là elle se trouvait couchée, car dans son état une chute aurait pu être lourde de conséquences.

Enfin la porte s’ouvrit et une de ses suivantes entra, avec ce qu’elle avait demandé. Amy tempêta à son encontre et lui fit signe de se retirer. La domestique surprise par un tel comportement, obéit, elle n’était réellement pas habituée à de telles brimades de la part de sa maîtresse. La favorite trempa sa plume dans l’encre et habitée par une frénésie alarmante, commença sa lettre :


Monsieur,

Vous me réclamez depuis plusieurs semaines déjà, l’honneur de rencontrer ma sœur. Je vous ai aimablement répondu afin de vous annoncer sa venue dès aujourd’hui, sollicitant de votre part quelque peu de patience pour cette première confrontation, car je pense sincèrement qu’il va en s’agir d’une. Or, voilà que vous insistez et désirez cette rencontre dès aujourd’hui.
Je suis donc au regret de refuser tout net cette demande. Ma tendre sœur, est certes au courant de sa naissance illégitime, mais tout gentilhomme devrait agir avec honneur quelque soient les circonstances.

Durant des années, vous ne vous êtes guère soucié d’elle, en outre contre toutes les lois de la chevalerie, vous m’envoyez votre autre fille pour me faire part de cette terrible nouvelle. Pourquoi donc tant d’empressement ? Vingt un ans vous avez attendu, vous attendrez bien donc quelques jours de plus Monsieur. Laissez-moi préparer ma sœur, bien trop marquée par le malheur au cours de sa vie, à l’idée que vous faites d’elle une bâtarde à légitimer, en lui ravissant son père, et bon nombre de ses repères.

Je vous prie d’excuser ma brutale franchise, que ne peut excuser que la situation dans laquelle vous nous avez mises.

Cordialement,

Amy of Leeds
Duchesse de Guyenne


Elle avait écrit cela d’un trait, tout ce qu’elle avait sur le cœur se trouvait sous ses yeux, et cela l’apaisait. Oserait-elle lui faire parvenir cette lettre discourtoise entre toutes, où elle venait d’épancher toute sa colère. Amy généralement si réfléchie, se décida en une fraction de secondes. Elle sonna un de ses coursiers et lui tendit la lettre ! Oui il la recevrait ! Que lui importait après tout, la réaction des Noailles, ils n’étaient rien pour elle et certainement pas cette petite Norfolk, qui avec un aplomb terrible lui avait annoncé son malheur. Elle la haïssait elle aussi ! Ne gagnait-elle pas une sœur, en lui enlevant Mary ? Les Noailles avaient tout à gagner, tandis qu’Amy perdait tout en perdant Mary ! Terriblement possessive, la jalousie enflamma le cœur de la jeune comtesse. Et si Mary se prenait d’une réelle affection pour Victoire ? Si jamais elle la délaissait bientôt pour elle ? Si en aimant Victoire, elle ne l’aimait bientôt plus ? Amy regarda intensément une statuette posée sur son secrétaire et d’un geste brusque la fit chuter … celle-ci se brisa en mille morceaux à ses pieds. Non personne ne lui prendrait Mary, jamais son père n’aurait le droit de la voir, elle l’en empêcherait bien, jamais Victoire n’aurait le droit de l’approcher. Elle ferait appel à l’appui du Roi si nécessaire ! Ainsi tout danger serait écarté !

Hélas, elle savait en son for intérieur, que tout ça n’était que chimère, elle ne pouvait priver Mary de sa nouvelle famille pour la seule raison, qu’elle était touchée en plein cœur ! Pour Mary, tout avait été sacrifié, pour Mary tout serait une nouvelle fois sacrifié ! Sa peur - idiote quand elle réfléchissait à deux fois - de la perdre, sa jalousie, elle devait tout ravaler, surtout que l’heure approchait, bientôt elle serait là. Elle n’allait tout de même pas lui offrir comme spectacle, des yeux rougis, des joues humides et une statuette brisée. Mary devinerait tout, ses autres sens développés lui donnaient la vue et surtout la vue du cœur. Elle aimait Amy, elle saurait donc tout, sauf si la favorite décidait de faire enfin bonne figure.

Elle commença par s’habiller en silence, tandis que sa colère s’apaisait au fil des minutes. Une robe de la plus fine étoffe fut choisie, pour des retrouvailles exceptionnelles. Face à son miroir, le doux visage de son angélique sœur sembla se refléter un instant, Amy sourit, son premier sourire depuis des jours. La joie de la revoir réellement regagna alors son cœur, cette joie dissipée par la réception de ce maudit courrier. Aujourd’hui elle voulait l’oublier et ne penser qu’à Mary. Elle venait tout juste d’achever sa toilette grâce à l’aide de ses suivantes, lorsque la porte s’ouvrit. A la vue de sa sœur, son cœur s’emballa et ses yeux s’embuèrent. La joie qu’elle éprouvait était si grande, qu’elle resta là, complètement pétrifiée la laissant s’approcher comme si elle savait déjà où elle se trouvait, rien que par sa respiration, car elle ne disait rien, elle ne le pouvait pas pour l’heure.

Peut-être le sourire de Mary fut-il pour quelque chose, car ses jambes se déracinèrent tout à coup du sol et se mirent à courir vers elle. Arrivée à sa hauteur et sans perdre une seconde de plus, elle la prit dans ses bras et la serra à l’en étouffer. Pourquoi avait-elle pris le soin de se maquiller, ses yeux déversaient des flots de larmes tandis qu’elle riait sans pouvoir s’arrêter.


- Mary, comme tu es belle, comme tu as grandi encore ! Voudrais-tu me faire de l’ombre ma chère sœur et me voler le Roi ? Le ferais tu que je te le pardonnerai quand même ! Tu es la seule digne de me supplanter dans son cœur !

Qu’est ce qu’elle lui racontait là ? Voilà que tout à coup elle l’abreuvait de paroles ! Elle desserra son étreinte tout en conservant les mains de sa sœur dans les siennes.

- Mais pardon voilà que tu arrives et déjà un torrent trempe ta magnifique robe ! Tu as décidément une sœur bien trop sensible …

La favorite sourit tout en séchant ses joues.

- Viens t’asseoir ma chérie, nous avons tant à nous dire, dis moi tout d’abord comment trouves tu Versailles ? Penses-tu te plaire ici ?

Elles étaient à présent assises sur le sofa de velours où Amy avait bon nombre de fois rêvé prendre le thé en sa compagnie. La duchesse à présent toute ouïe, s’intéressait bien plus à cet entretien là, qu’aux entretiens qu’elle avait parfois avec tant d’autres courtisans, quelque fut-ce leur plus haute naissance !

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MessageSujet: Re: Auprès de ma soeur....[pv: Amy]   18.07.10 14:20

Une fois la porte ouverte, Mary crut attendre une éternité avant que sa sœur ne se manifeste. Elle était pourtant là, elle le savait grâce au bruit de sa respiration. Sa respiration ! A la simple idée que sa grande sœur puisse être si proche d’elle en cet instant remplissait Mary de joie. Elle aurait voulu avancer, courir, se jeter dans ses bras et enfouir sa tête sous son épaule mais on aurait dit quelque chose la bloquait au sol. Oui, Mary était paralysée alors que son vœu le plus cher était sur le point de se réaliser. Elle allait retrouver Amy. A cette pensée, elle sentit les commissures de ses lèvres s’étirer pour former un large sourire. Il fallait qu’elle fasse quelque chose au lieu de rester planter là comme une idiote. Heureusement une fois de plus, ce fut Amy qui prit les devants. Mary entendit des talons qu’on claquait sur le sol comme lorsqu’on courait ainsi qu’un souffle qui se rapprochait. Son sourire s’élargit encore et elle ouvrit tout grand les bras afin d’y accueillir sa sœur.

Lorsqu’Amy l’atteignit, elle l’étreignit sans retenue. Sa sœur fit de même. Mary entendit des sanglots sentit l’étoffe de sa robe se mouiller. Sa sœur pleurait. Elle était donc si heureuse de la retrouver ? Mary se sentit soulagée et se laissa encore plus aller à son bonheur. Comment avait-elle pu croire que quelque chose pourrait ternir leur relation ? Elle se sentit idiote.


*Pardon d’avoir penser une chose d’aussi effroyable ma chère sœur ! *

- Mary, comme tu es belle, comme tu as grandi encore ! Voudrais-tu me faire de l’ombre ma chère sœur et me voler le Roi ? Le ferais tu que je te le pardonnerai quand même ! Tu es la seule digne de me supplanter dans son cœur !

Mary rit de bon cœur à cette pensée. Lui voler le roi ? Allons, elle ne pourrait jamais lui faire de mal et Amy le savait bien pourtant. Et puis une pauvre petite infirme comme elle ne pourrait jamais lui faire de l’ombre. Avec les autres femmes, cela remplissait Mary d’amertume mais jamais quand il s’agissait d’Amy : sa sœur était tout simplement merveilleuse et il était parfaitement normal que tout le monde l’admire et la jalouse. Et puis Mary voulait qu’elle soit heureuse à tout prix. Rester dans son ombre n’était pas un problème pour elle.

-Tu sais bien que jamais je ne pourrais te faire de l’ombre et c’est parfait ainsi !

Les mains de sa sœur étaient soignées, elles étaient toujours aussi douces, Mary crut même qu’elle avait rajouter quelque chose pour qu’elles soient encore plus agréables au touché, ou alors peut-être était-ce tout simplement la joie de la retrouver qui lui faisait tout trouver plus doux, plus magnifique qu’auparavant. Elle n’avait jamais pu la voir mais elle était sûre d’une chose : sa sœur avait toujours été belle mais là quelque chose la rendait encore plus belle qu’avant.

- Mais pardon voilà que tu arrives et déjà un torrent trempe ta magnifique robe ! Tu as décidément une sœur bien trop sensible …

Mary sourit encore plus. Elle ne croyait pas que ce fut possible et pourtant si. Mon dieu, cela faisait si longtemps qu’elle n’avait éprouvée une telle joie.

-Ma chère sœur, c’est moi qui te demande pardon de t’arracher de telles larmes ! Je suis si heureuse de te retrouver enfin ! Moi-même je sens mes yeux piquer mais je ne veux pas pleurer : aujourd’hui c’est un jour de bonheur.

Elle aurait aimé le lui dire sans avoir la voix qui tremble. Les deux sœurs avaient toujours été émotives quand il s’agissait de leurs retrouvailles. Elle nota néanmoins que sa sœur avait remarqué qu’elle avait fait un effort de toilette. Cela ravit Mary au plus haut point. Amy aussi mais elle n’en attendait pas moins d’elle.

Amy l’entraîna sur des fauteuils. Ils étaient confortables, bien plus confortables que ce que les deux sœurs avaient pu connaître à Leeds ou à Maridor. L’aînée voulait que Mary lui décrive ses premières impressions à Versailles.

Versailles. Que pensait Mary de Versailles ?


-Je ne suis arrivée que ce matin et après plusieurs jours de voyage cela m’a semblé le meilleur endroit du monde bien sûr.

Elle passa sous silence l’épouvantable humeur d’Anne qui lui avait gâché son plaisir. Connaissant sa sœur, elle serait bien capable de punir sa malheureuse lectrice. Mary s’occuperait de son cas elle-même.

-Mais tout me semble tellement différent de ce que j’ai connu. Il y a du bruit partout : les domestiques qui s’agitent en tout sens, les courtisans qui courent dans les couloirs, …

Elle ne dit rien sur le fait qu’elle avait entendu également quelques courtisans sortir de la chambre de leurs belles en essayant de ne pas se faire surprendre par les maris. Cette situation lui semblait encore trop gênante pour pouvoir déjà en parler avec sa sœur. Mais cela l’amusait profondément.

-Déjà au réveil, il semble que le château soit en effervescence. Ça m’a l’air d’être un endroit plein de vie, cela me ravit d’y habiter.

Elle tendit sa main délicate en avant et chercha celle de sa sœur. Elle avait encore quelque chose à lui dire et elle tenait à avoir un contact pour cela.

-Chère Amy, si Versailles me semble tellement splendide c’est parce que tu y es. Vivre à nouveau à tes côtés est ce qui pouvait me donner le plus grand plaisir. Leeds et Maridor étaient trop tristes sans toi, je ne veux plus jamais que nous soyons séparées.

Cette fois, elle ne put empêcher quelques larmes de couler. Elle les essuya rapidement de sa main libre.

-Quelle idiote je fais, je t’avais pourtant certifié que je ne pleurerai pas !

Il faudrait bientôt aborder un sujet douloureux : celui qui avait ramené Mary auprès d’Amy. Bien que l’idée de se découvrir une nouvelle famille qui tiendrait plus à elle qu’Harry of Leeds était séduisante. Mais permettraient-ils qu’elle soit toujours aussi proche de sa sœur bien-aimée ? Et s’ils exigeaient qu’elles ne se revoient jamais plus ? Le cœur de Mary se glaça à cette pensée. Non, elle ne voulait pas en parler maintenant. Elle voulait profiter de sa sœur et connaître tous les secrets de sa vie loin d’elle.

-Et toi ma chère sœur ? A quoi ressemble ta vie dans le plus beau palais du monde comme disent les français ? Que fais-tu de tes journées. Raconte-moi tout. Je veux tout savoir !
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MessageSujet: Re: Auprès de ma soeur....[pv: Amy]   06.09.10 22:28

Comment imaginer un seul instant, être séparée de cet être si pur, si adulé, si chéri qu’elle venait de serrer presque convulsivement, dans ses bras ? A vrai dire, le cœur d’Amy, saignait à flots rien qu’à cette terrible pensée. Certes elle s’était promis de s’efforcer à profiter du retour de Mary et de n’en perdre aucune miette … mais comment occulter le fait qu’à présent un de Noailles désirait la reconnaître pour de bon ? Reconnaissance tardive et infâme et qui les priveraient toutes deux d’un lien aussi important que le sang, celui du nom ! Leeds elle était, Leeds elle devait rester ! A moins que Mary veuille ne plus l’être … Leur père avait toujours manifesté une préférence pour elle, Amy. Ceci ne lui plaisait en aucun cas mais malgré tous ses efforts, Harry n’avait jamais vu en Mary que la fille d’un autre sans doute, et le fruit d’une infidélité … Amy comprendrait si Mary voulait renier leur nom … oui elle comprendrait … Mais en souffrirait le martyre ! Elle devait le lui demander, quitte à connaître l’enfer donc ! L’incertitude est parfois le plus cruel des maux et un certain malaise était palpable malgré la joie des retrouvailles, car Mary n’était pas s’en connaître la situation et ses dessous !

Néanmoins avant d’en venir à ce funeste sujet, elle voulait également lui faire part de la nouvelle qui allait bientôt changer sa vie. Pour être tout à fait exacte dans les six prochains mois d’ailleurs … car sa grossesse en était à 3 mois et Amy n’avait rien avoué encore à Mary. Elle voulait le lui annoncer lors d’une visite à Maridor. Le destin avait voulu que ce soit sa sœur qui finalement vienne à elle. Un sourire éclaira alors le visage tendu de la favorite, tandis qu’elle tenait encore tendrement la main de son ange qui venait légèrement de se dénigrer.


- Tu ne pourrais jamais me faire de l’ombre il est vrai ma chérie, mais parce que tu es toute lumière, d’esprit mais aussi d’âme ! Constate par toi-même, tu es bien plus instruite et intelligente que les plus hautes dames de cette cour, et ton cœur ne connaît aucune rancœur envers la vie ! Pour ma part, tu sais bien que j’ai eu ce sentiment autrefois, qui a fait de moi une personne que je ne désire plus être …

Amy parlait avec sincérité, et ça serait toujours le cas pour Mary ! Entre elles c’était de cœur ouvert à cœur ouvert et ce depuis l’enfance ! Mary connaissait tout d’elle, et même donc ces mauvais moments à se venger de son enfance, de leurs grands parents, qui l’avait déshéritée, Mary n’était pas encore née … mais était parfaitement au courant. C’est d’ailleurs en songeant à la réaction de sa sœur chérie, qu’elle s’était repentie, devant le Roi, ce soir là d’il y a cinq ans, au bord de sa fenêtre, prête à sauter dans le vide. Elle avait promis de ne plus être vénale, de ne plus faire preuve de méchanceté, mais à présent qu’on la menaçait de toute part, pouvait-elle solliciter de Mary de pouvoir tout au moins riposter et rendre œil pour œil, dent pour dent ? Sa sœur d’ailleurs lui tendit une perche lorsqu’elle lui parla de Versailles.

- Je suis ravie que le château te plaise à ce point. Il est en effet fort beau et j’espère que tu ne penseras jamais à le quitter, comme parfois j’en ai l’envie …

L’amertume et la tristesse posèrent un voile, sur la voix de la comtesse of Leeds. La haine, de bon nombre de courtisans la blessait malgré une habitude certaine à cet égard, car après cinq ans, elle en avait compté des coups bas.

- Oh ne te méprends pas sur mes paroles, le Roi est un homme fabuleux, le meilleur qui soit au monde ! Attentionné, fidèle, romantique, chaque femme de ce pays adoreraient être aimée de lui. C’est d’ailleurs bien là le problème ! On veut me le voler et m’abattre ! On aura pitié de moi je crois que lorsqu’on m’aura mise à terre.

La favorite serra d’autant plus la main de Mary et la posa sur son cœur.

- Ma chérie, j’ai une demande assez spéciale à te formuler. Je sais que j’ai juré, de ne jamais désirer le Mal et de le pratiquer à tort. Cependant …

Amy rougit fortement, allait-elle demander la permission à sa sœur si angélique de pouvoir rendre coup pour coup ?

- Cependant, dois-je être masochiste et me voir traînée dans la boue comme beaucoup de courtisans le font, sans rien rétorquer, sans rien faire pour préserver l’amour que me porte le Roi ? Tous les moyens seront bons, pour me l’enlever, pour le dresser contre moi ! Je ne veux pas faire de mal gratuit, mais seulement me défendre. Défendre l’amour qui me lie à Louis. Peux-tu comprendre cela ?

Était ce le bon moment pour lui annoncer ce qu’elle avait à l’esprit depuis tout à l’heure ? Elle ne savait mais désira poursuivre sur sa lancée.

- Et défendre aussi …

Avec un adorable sourire taquin et ému, Amy fit descendre la main de Mary sur son ventre et la posa sur cette rondeur attendrissante que causait le petit être qui y logeait.

- Celui ou celle qui fera bientôt de toi la plus merveilleuse des tantes !

Sans pouvoir se contrôler, d’autres larmes coulèrent sur les joues d’Amy et un petit rire convulsif sortit de sa gorge. C’est alors qu’elle prit un ton solennel.

- D’ailleurs à ce propos, mademoiselle of Leeds me ferez vous l’honneur de m’accompagner en Guyenne afin de couver votre sœur durant les prochains mois ? Nous verrons pour l'occupation de la pouponnière plus tard, car je crains que nous nous la disputions !

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MessageSujet: Re: Auprès de ma soeur....[pv: Amy]   17.01.11 16:41

Tandis qu’elle écoutait sa sœur, Mary se surprit à se demander si Amy était réellement heureuse dans ce palais. Le fait qu’il puisse manquer quelque chose à son bonheur lui fit saigner le cœur. Elle s’approcha un peu plus de sa sœur pour bien lui faire comprendre que désormais, elle ne serait plus seule. La jeune aveugle ne se faisait pas la moindre illusion sur sa vie : elle n’était sur terre que pour éclairer celle de sa sœur, la soutenir lorsqu’elle en avait besoin, l’écouter lorsqu’elle avait besoin de se confier, lui porter assistance aussitôt qu’elle le demanderait. Si elle pouvait faire quelque chose pour que son bonheur soit complet, elle n’hésiterait pas une seconde.

-Je suis ravie que le château te plaise à ce point. Il est en effet fort beau et j’espère que tu ne penseras jamais à le quitter, comme parfois j’en ai l’envie …

C’était cette phrase qui avait alerté Mary. Folle d’inquiétude, elle se jura de faire parler sa sœur, de découvrir ce qui pouvait à ce point assombrir le ton de sa douce voix.

- Tu voudrais parfois t’en aller ma chère sœur ? Quelqu’un te veut-il du mal ? Mais le Roi ne peut-il pas te défendre dans ce cas ? Amy, t’aime-t-il comme tu le mérites ?

Mary se rendit compte qu’elle était peut-être allée trop loin, après tout, elle venait de parler du monarque de France d’une façon bien peu cérémonieuse. Pour certains, c’était considéré comme un blasphème. Surtout que Louis XIV clamait haut et fort jusque dans sa belle Angleterre qu’il était le représentant de Dieu sur terre, fils du soleil. Mary avait toujours réussit à tenir sa langue sur ce qu’elle pensait de ce genre de prétention bien qu’elle n’en pensait pas moins. Et puis surtout, il était l’homme de cœur de sa sœur chérie, qu’elle-même considérait comme un ange. Pouvait-elle réellement se permettre une telle effronterie ?

- Amy, pardonne-moi pour ces paroles malheureuses…

Elle n’eut pas le temps de continuer qu’Amy l’interrompit.

- Oh ne te méprends pas sur mes paroles, le Roi est un homme fabuleux, le meilleur qui soit au monde ! Attentionné, fidèle, romantique, chaque femme de ce pays adoreraient être aimée de lui. C’est d’ailleurs bien là le problème ! On veut me le voler et m’abattre ! On aura pitié de moi je crois que lorsqu’on m’aura mise à terre.

Mary commença par se tranquilliser : le Roi de France était l’homme qu’il fallait pour son Amy et il l’appréciait à sa juste valeur. Après tout, s’il aimait sa sœur adorée, pour le moment elle ne lui en demandait pas plus. Mais apprendre que des femmes seraient prêtes à la voir morte pour le lui voler affola de nouveau son cœur. Mary dut prendre un instant pour se raccrocher à la réalité : ce n’est pas parce qu’elle considérait le fait que sa sœur soit aimée de l’homme de plus puissant du monde comme une chose juste qu’il en était de même pour le reste des courtisanes. Certaines devaient penser qu’elles seraient de bien meilleures compagnes pour le Roi qu’Amy !


*Quelles idiotes ! Personne plus qu’Amy n’est faite pour l’amour d’un roi !*

- Ma chère sœur, tu pourras toujours compter sur mon soutien, quoi qu’il advienne ! Je n’ai pas énormément de moyens bien sûr, mais l’on m’oublie vite dans une pièce et j’ai une excellente ouïe : tu sais bien que si mes yeux ne sont que des ornements inutiles pour mon visage, j’ai toujours pu compter sur mes autres sens. Je serai là pour t’informer de la moindre petite chose. Moi vivante, elles ne pourront t’abattre !

Une autre aurait trouvé son discours d’un ridicule affligeant mais Amy devait savoir que sa Mary serait capable de se battre pour la défendre, telle la lionne se battant pour défendre ses petits.

- Ma chérie, j’ai une demande assez spéciale à te formuler. Je sais que j’ai juré, de ne jamais désirer le Mal et de le pratiquer à tort. Cependant, dois-je être masochiste et me voir traînée dans la boue comme beaucoup de courtisans le font, sans rien rétorquer, sans rien faire pour préserver l’amour que me porte le Roi ? Tous les moyens seront bons, pour me l’enlever, pour le dresser contre moi ! Je ne veux pas faire de mal gratuit, mais seulement me défendre. Défendre l’amour qui me lie à Louis. Peux-tu comprendre cela ?

Chère Amy, elle pensait sa sœur plus capable en paroles qu’en actes. Mary ne le prit pas mal, après tout elle avait toujours été la petite sœur infirme qui avait eu besoin d’assistance et de protection. Aujourd’hui, elle était prête à inverser les rôles. Elle resterait douce bien sûr, mais si elle n’était pas prête à attaquer, elle était prête à se défendre et surtout à défendre sa sœur, quoi qu’il en coûte. Ayant été privée d’amour parentale, Mary savait que la vie n’était ni juste ni tendre et qu’il fallait parfois se faire loup pour protéger les agneaux.

- Oui ma chère sœur, je comprends cela et mieux : je t’approuve. Tu sais que je ne supporte pas la violence et n’en userait jamais pour mon plaisir. Seulement il n’existe personne en ce monde qui mérite plus d’être heureuse que toi aussi je suis prête aujourd’hui à me montrer plus forte que par le passé. Je connais plus les livres que les leçons de vie bien sûr mais s’il y en a une à laquelle je n’ai pu échapper malgré tes bons soins…

Elle hésita un instant, craignant de se montrer trop plaintive.

- … c’est que nous ne naissons pas toujours à la place que nous méritons. Si tu m’assures que le Roi t’aime d’une amour sans seconde et que d’autres femmes plus viles et moins méritantes que toi veulent te voler cet amour, alors je suis prête à me battre aujourd’hui, pour toi ma chère sœur.

Mary espérait avoir convaincue Amy par son discours. C’est alors qu’elle lui prit la main et la posa sur son ventre lui annonçant l’heureux évènement à venir. Mary retint son souffle un instant. Elle avait sentit quelque chose de différent dans l’aura de sa sœur, quelque chose de plus…femme. C’était cela : elle attendait un petit être. Un enfant royal. En posant la main sur son ventre, son sens du touché plus aigu que celui du commun des mortels, elle put y sentir la Vie. C’était à peine perceptible mais en s’appliquant un peu, Mary savait qu’il y avait quelque chose qui palpitait à l’intérieur du ventre de sa sœur.

- Un enfant ? Mais Amy, c’est merveilleux !

Perdant toute contenance, elle sauta au cou de sa sœur, ne pouvant retenir ses larmes.

- Oh pardonne-moi, je devrais désormais faire attention à être moins brusque.

Elle se réinstalla de façon plus digne sur son siège. Elle sentit à son souffle que sa sœur n’en avait pas finit avec les révélations.

- D’ailleurs à ce propos, mademoiselle of Leeds me ferez vous l’honneur de m’accompagner en Guyenne afin de couver votre sœur durant les prochains mois ? Nous verrons pour l'occupation de la pouponnière plus tard, car je crains que nous nous la disputions !

Partir dans un château afin d’être aux petits soins de sa sœur, rien ne pouvait plus ravir Mary que ce projet.

- Bien sûr ma chère sœur, tu sais bien que je te suivrais jusqu’au bout du monde. Et puis cela me donnera l’occasion de découvrir le pays de ma mère…

Elle faillit rajouter « et celui de mon père dont je viens d’apprendre l’existence » mais elle savait que cela aurait été un coup de poignard pour Amy. Elle se sentit brusquement mal à l’aise. Il faudrait bien l’aborder, ce douloureux sujet mais comment en parler après tant de joies. Elle se serra plus étroitement contre sa sœur, voulant lui faire comprendre qu’elle voudrait en parler mais qu’elle serait toujours sa sœur, quoi qu’il arrive.
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