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 Jeu de dupes ... mais qui est dupé ? [Monsieur && Philippe

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Philippe d'Orléans

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Il a été brisé, piétiné et maintenant celui qui était à mes côtés est devenu mon ennemi. Quelle cruelle destinée !
Côté Lit: Le lit de mon palais est si confortable et accueillant !
Discours royal:



ADMIN TRAVESTIE
Monsieur fait très Madame

Âge : 27 ans
Titre : Prince de France, Monsieur le frère du Roi, Duc d'Orléans, de Chartres, d'Anjou, seigneur de Montargis
Missives : 10014
Date d'inscription : 03/01/2007


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MessageSujet: Jeu de dupes ... mais qui est dupé ? [Monsieur && Philippe   Jeu de dupes ... mais qui est dupé ? [Monsieur && Philippe Icon_minitime25.05.10 0:00

      Monsieur : Pressons, pressons. Je veux que tout soit impeccable et je ne veux pas qu'on me reconnaisse. Il est déjà bien assez frustrant de ne pas savoir qui se cachera sous chaque masque alors si l'on me reconnaissait moi ! Et puis le bal va commencer, je ne veux point rater l'entrée de mon frère et … des autres.

    Le sourire en coin du jeune prince voulait tout dire. Peu importe les Longueville, les du Perche et autres mousquetaires sous les masques, un seul comptait. Philippe, son chevalier bien sûr. Il savait qu'il faisait partie des quinze dieux puisqu'il avait assisté aux cours de maintien, d'histoires et de danse. Monsieur avait pris à cœur cette mission qu'il partageait avec son épouse mais aussi avec la maîtresse royale, Amy of Leeds. Tous trois connaissaient assez bien le Roi et la Cour pour donner des des leçons. Sans oublier Lully pour le maintien bien évidemment. Tout était organisé avec minutie, ou presque. Le prince avait trouvé un déguisement imparable pour s'amuser avec son Chevalier sans que celui-ci sache qui il est. Un bémol : il ne connaissait pas le costume de son amant. Il avait bien une liste et n'avait pu lire que la moitié. Son épouse avait voulu la lire aussi, ce qui donna lieu à des enfantillages et une énième dispute. Et dans un excès de rage, Madame avait jeté au feu la liste. Le jeune homme avait tempêté de colère et déversé son venin sur son épouse qui ne se laissa pas faire. Une soirée comme tant d'autres chez les Orléans en somme. Il y avait donc cinq hommes potentiels. C'était d'un cruel pour un homme qui n'aimait ni attendre ni chercher …

    Enfin, il aurait une technique d'approche imparable. Ce soir, il serait une femme. Mieux une Reine. Quelle drôle d'idée quand on est Prince de France mais pas si saugrenu si l'on connait Monsieur. Plus jeune et en compagnie de ses amis de toujours, comme Choisy, il adorait se déguiser en femme et la perruque blonde lui allait à ravir. Grâce à ses manières et à son visage fin, il réussissait sans peine à ne pas être démasquer. Si aujourd'hui, il était un peu plus âgé, le prince gardait une silhouette fine et un beau visage. Avec une perruque adéquate et un masque, les gens n'y verraient que du feu. Et puisqu'il ne fallait pas prendre un personnage de leur époque, Monsieur chercha loin pour trouver une personnalité agréable et significative à ses yeux. Aliénor d'Aquitaine fut parfaite. Très belle, d’esprit libre et enjoué, elle était une femme raffinée pour son époque, une incroyable mécène. Sans compter qu'elle fut reine de France puis d'Angleterre, petit clin d'oeil à sa situation : lui français, mari d'une anglaise. Il ne restait donc qu'à faire confectionner son costume dans le plus grand secret pour que personne n'en sache rien et garder sa petite surprise pour le bal. Une belle robe médiévale en velours blanc avec empiècement en satin rouge bordeaux. Les manches pointues doublées de satin bordeaux sont magnifiques, sans parler des lacets blancs devant et derrière pour un parfait ajustement. L'habit était assez large pour cacher son côté masculin mais suffisamment cintré pour qu'on voit en lui une femme. Monsieur faisait un peu comme son frère ce soir, il irait au bal incognito.

    D'ailleurs, cela allait commencer, les invités arrivaient, le jeune homme pouvait les apercevoir de la fenêtre de sa chambre. Certains poussaient le vice, de prendre des carrosses de base afin de ne pas montrer le moindre signe extérieur de qui ils étaient. Et pendant ce temps là, à quelques mètres de ses propres appartements, les ombres finissaient de se préparer. Oh qu'il aurait aimé être une petite souris pour s'y glisser et ainsi compléter sa liste et trouver qui était Philippe. La patience ? Monsieur ne connaissait pas, tout comme la modestie entre autre. Enfin, il mènerait son enquête et il n'y aurait rien de mal à danser avec de belles ombres vu ceux qui s'y cachaient. Mais il ne danserait pas avec son frère, cela se serait plus que malsain … Cinq hommes, autant de chance que ce soit son amant. Bref, il ne restait qu'à poudrer son visage bien maquillé et mettre sa perruque. Le blond lui allait à merveille bien que la coiffure ne soit pas conventionnelle avec son costume : ses cheveux, enfin sa perruque, étaient repoussés en arrière, gonflés et maintenus par un ruban au niveau des oreilles tandis que quelques mèches retombaient sur les joues en boucles souples et noués dans le dos par un
      Monsieur : Méconnaissable ! Je suis ravi !

    Il toussa légèrement et pinça des lèvres avant de parler à nouveau, mais avec une féminine et douce. Rien à voir avec une vilaine imitation moqueuse.
      Monsieur : Enfin … ravie.

    Il se mit à rire tout seul, content de lui. Si quelqu'un venait à le reconnaître, il avait du l'espionner ou un de ses mignons avait vendu la mèche mais ils ne doutaient pas de leur loyauté. Il était fin prêt pour le bal et plutôt que prendre le risque d'être vu dans les couloirs ou reconnu ! Alors quelques couloirs dérobés, quelques passages plus tard, le voici presque arrivé à la réception du bal. Il y avait déjà du monde, tout le monde masqué, ils pouvaient être n'importe qui. La folie de l'anonymat, c'est si beau. Après un soupir de satisfaction face à la beauté de la place et les convives déjà présents, Monsieur se mêla à la foule, toujours un petit sourire aux lèvres.

    Enfin, les ombres arrivèrent. De mémoire, le Prince récita dans sa tête le nom de chacun qu'il savait pour se repérer et savoir qui il devait percer le mystère et retrouver ainsi Philippe. Et le bal put officiellement commencer. Un homme, une ombre même, l'invita à danser en l'appelant « Mademoiselle », quel blague ! Il dansa avec plaisir, sa plaisanterie devait aller jusqu'au bout. Déguisé en ancienne reine de France puis d'Angleterre, Monsieur menait la conversation pour tenter de déceler une erreur, un tic de langage ou un moyen de savoir qui se cachait sous le masque, ou qui si n'y cachait pas plutôt. Peu importe qui il s'agissait, si ce n'était pas Philippe, l'homme perdait de son intérêt. Ce fut le cas de celui-ci, rapidement Monsieur ne trouva pas en lui l'homme qu'il recherchait. Certains recherchaient le Roi, lui son Chevalier. Alors à la fin de la seconde danse, il partit vers d'autres ombres, jouant le jeu de poser des questions et s'amuser à brouiller les pistes sur sa propre personne même s'il tombait sur quelqu'un dont il connaissait l'identité avant de se retrouver avec la proie suivante. Cela l'occupa bien et grâce à sa perspicacité, il ne lui en restait que deux : un au costume de couleur pourpre et l'autre bleu nuit. Ce dernier était plus proche mais le prince décida de prendre un petit congés de la piste de danse pour se désaltérer avant de reprendre son enquête. C'est à ce moment là qu'un homme masqué, plutôt âgé à en croire ses cheveux grisonnants et ses traits marqués.
      Homme : Que fait une demoiselle seule ici ?
      Monsieur : Elle contemple et repose ses pieds avant de se remettre à danser.

    Et sans attendre, le Prince s'éloigna de l'homme pour s'avancer l'air de rien vers le prochain sur sa liste, ignorant l'homme qui ne l'intéressait pas. Sauf que celui-ci ne laissa pas ce qu'il prenait pour une femme le laisser ainsi et l'attrapa par le bras d'un geste ferme.
      Homme : Allez viens qu'on aille faire connaissance au calme.
      Monsieur : Mais lâchez moi !

    Mais l'homme était plus fort que lui et l'entraîna. Pourtant ce n'était pas faute à Monsieur de se débattre et même de lui écraser le pied avec un talon. Il n'osa pas hurler, juste pour ne pas gâcher son propre bal. Si tout le monde se retournait, qu'on vienne l'aider, cela porterait préjudice à la fête. Et il pouvait bien se débrouiller seul, du moins il le pensait mais l'homme arrivait à l'entraîner à l'écart du monde. Pas faute de se débattre comme un beau diable, Monsieur était du genre caractériel et réprima un cri de rage. Plaqué contre un arbre, l'homme lui serrait les bras pour l'empêcher de se débattre tandis que l'homme commença à l'embrasser dans le cou. D'un air dégoûté, il poussa un cri puisqu'il ne pouvait finalement rien faire d'autre. Mais qui l'entendrait puisque le bal bat son plein au rythme de la musique de Lully ? A ce moment là, Monsieur regretta amant chevalresque ne soit pas là …

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MessageSujet: Re: Jeu de dupes ... mais qui est dupé ? [Monsieur && Philippe   Jeu de dupes ... mais qui est dupé ? [Monsieur && Philippe Icon_minitime28.05.10 21:04

" Monseigneur ! Je vous en prie, laissez-moi réparer cet accroc. "

" Nous n’avons plus le temps monsieur, voyez le cadran, je dois me présenter dans le grand salon dans moins d’une heure ! "

" Je vous accompagnerai Monseigneur. "

" Impossible, mon costume doit rester secret et on sait que vous êtes mon couturier attitré ! Si on vous y voit, Monsieur, le premier comprendra qui je suis. Je n’ai pas réussi à conserver mon incognito alors qu’il nous servait d’instructeur, pour me laisser démasquer aussi stupidement enfin ! "

Le chevalier enrageait et il n’enrageait pas qu’un peu ! Parvenu à Saint Cloud en fin d’après midi, on l’avait coiffé d’une perruque brune pour couvrir ses cheveux d’un blond doré, on l’avait également poudré, et on l’avait affublé enfin de ces chaussures à talons hauts ! Toutes ses futilités que son amant aimait, lui, les subissait. Il subissait cependant en silence, car incarner le roi durant toute une soirée, jouer la comédie à la façon de Molière, lui plaisait et ça lui plaisait d’autant plus que depuis sa participation à la pièce de l’avare, il s’était découvert une passion pour le théâtre. Aussi, lorsque Monsieur lui avait parlé de ce bal des Dieux et puisqu’il recrutait parmi la noblesse des jeunes gens à la silhouette semblable à celle de Louis XIV, il s’était tout de suite porté volontaire.

Des mois, des semaines, des heures entières, il avait répété toutes les chorégraphies de Lully, sa voix avait changé d’intonation, sa démarche s’était faite plus royale, il connaissait aussi toute la vie du roi de France sur le bout des doigts, lui un prince étranger, et voilà que son couturier par sa maladresse mettait à mal tous ses efforts ! Comment ne pas se mettre en colère après ça ? Ses yeux bleus traduisaient cet énervement par des éclairs, l’autre faisait mine de ne pas voir ce regard posé sur lui, mais comprenait très bien qu’un seul mot du chevalier, ruinerait à jamais sa carrière.

" Vous êtes prêt Monseigneur, cet accroc à la manche de votre veste sera réparé dans une demi-heure, vous pouvez me faire confiance. "

" Une demi-heure pas une minute de plus, je vous en préviens ! " répondit Philippe d’un ton sans équivoque, tout en ôtant sa veste.

Tandis que le costumier reprisait son pourpoint bleu nuit, Philippe s’approcha de la fenêtre et contempla le soleil couchant. Les interrogations assaillirent son esprit une nouvelle fois, quel déguisement avait choisi son amant ? Quel était celui choisi par Alfie ? Il espérait que ce soir Monsieur goûterait pleinement à la soirée, et laisserait de côté la jalousie morbide, qui parfois le conduisait à être odieux envers ce pauvre anglais mais aussi envers lui. Il espérait également découvrir sous quel masque, se cachait ce magnifique visage qui le rendait toujours aussi fou d’amour, depuis le tout premier instant où ses yeux éblouis, s’étaient posés sur lui. Un gage, pensait-il avec un sourire taquin, le gage ultime, il voulait l’épouser ce soir puisque les convenances étaient abolies, cela serait si amusant et si romantique à la fois. D’ailleurs si Son Altesse avait organisé ce bal aux mille et une surprises, il avait de son côté prévu quelque chose également.

Pourtant pour obtenir ce gage, il ne devait pas être lui-même reconnu. Il se retourna et observa encore son costume, cette teinte n’était pas particulièrement sa préférée. Le dieu qu’il avait choisi ? Hynos, dieu du sommeil et des songes. Bien d’autres dieux présents pouvaient après tout être lui, comme Apollon ou Eros dieu de l’amour. Philippe était satisfait, il avait brouillé les pistes. Il s’apprêtait à jouer au chat et à la souris avec son amant et ça le ravissait d’avance, car il savait son adversaire aussi intelligent que lui. Une véritable chasse au trésor, puisque le trésor était Monsieur, se préparait. Et la demi-heure passa ainsi entre questions et excitation. Le couturier avait tenu sa promesse, pas une minute de plus ne lui fut nécessaire pour arranger l’accroc à sa veste, flamboyante de mille feux. Il l’enfila, prit sa canne, se ganta, et se masqua enfin de ce loup blanc particulier et commun à tous les dieux. Le reflet que lui renvoya son miroir le combla, il était Louis XIV et non plus le chevalier de Lorraine.

" Votre Majesté ! " fit en saluant bien bas son costumier.

Philippe éclata d’un rire franc à cette réflexion, et félicita son interlocuteur contre qui il ne ressentait plus la moindre colère.

" Vous avez fait un travail remarquable, monsieur, bravo ! Je vous recommanderai à mes plus chers amis. "

Après les marques de reconnaissance de son employé, le chevalier sortit et regagna en toute discrétion le grand salon, où tous les Dieux étaient vêtus de pieds en cap. Qui était le roi parmi eux, il n’en savait rien, il salua donc ses coéquipiers à la même enseigne. Philippe n’était ni en retard, ni en avance et heureusement il était arrivé juste à temps pour entendre les dernières recommandations de cette dame vêtue de bleu pâle. Henriette d’Angleterre ou Amy of Leeds ? Les mystères commençaient, cela redoubla la dose d’adrénaline éprouvée par le chevalier.

Ils sortirent tous simultanément et rejoignirent la salle de bal sous les applaudissements des courtisans masqués. Philippe, avant d’entreprendre la moindre enquête avait une mission à accomplir : éloigner mademoiselle de Canilhac, sa fiancée, car Monsieur ne devait surtout pas se douter de quelque chose. Pour ça il avait un plan simple et infaillible, il s’empressa aussitôt de le mettre à exécution et revint sur ses pas. Plusieurs fois des dames sollicitèrent l’honneur d’être sa cavalière et en toute galanterie, il ne put refuser. Cependant, à tant danser, il eut bientôt un immense besoin de se désaltérer et courut plus qu’il ne marcha vers le buffet. Non loin de lui se trouvait un homme aux cheveux grisonnants et une blonde dame dont il admira la robe médiévale. Tout ce qui se trouvait être en rapport avec cette époque où la chevalerie et l’honneur régnaient sur les âmes des gentilshommes, trouvait grâce à ses yeux. Son héros par excellence était Bayard, le chevalier sans peur et sans reproches, une véritable idole !

On lui servit une coupe de vin blanc, dans laquelle il trempa à peine les lèvres malgré sa soif, car au cours de son inattention passagère, la dame dont il appréciait le costume avait disparu. Il en fut surpris, malgré les vas et vient normaux de ce genre de soirées, il leva donc la tête et aperçut plus loin, le vieil homme qui tourmentait la jeune femme en la traînant au dehors. Son sang ne fit qu’un tour et sans pour autant créer d’esclandres, il se rapprocha de ce malotru. Il fut hélas gêné par la foule et ne put arriver à temps pour empêcher que l’homme embrasse la jeune fille dans le cou. Sorti de la piste de danse, il arriva à se frayer plus rapidement un chemin vers l’endroit où ce coquin l’avait conduite. La pauvre demoiselle se trouvait littéralement adossée à un arbre, sans défense aucune. Par chance, il avait eu l’œil. Il prit sa canne par son extrémité, et ainsi il put la glisser entre l’individu et l’inconnue.

" Monsieur, cette jeune femme vous a demandé de la lâcher ! Alors lâchez-la ! "

" De quoi vous mêlez vous ? Cette dame fait sa mijaurée c’est tout, si on ne peut plus s’amuser, nous sommes ici pour ça non ? "

" Lorsqu’une dame repousse les avances qui lui sont faites, elle le pense monsieur ! "

" Allez vous en l’ami, vos cours sur la galanterie m’ennuient, je ne demande pas, je prends moi monsieur ! "

L’homme visiblement déjà bien ivre ricana et voulut embrasser de nouveau la demoiselle.

" Je ne vous le dirai pas trois fois, ECARTEZ VOUS DE CETTE JEUNE FILLE ! "

Philippe repoussa grâce à sa canne le maroufle, qui se recula que pour mieux attaquer le chevalier. Philippe avait présagé cette réaction et rapide comme l’éclair il esquiva le coup porté, retourna l’individu et lui plaça son bras sous la gorge. Ce genre de prises lui avait été enseigné pour son adoubement et il ne pensa pas un seul instant que cela pouvait le trahir. A cet instant, il ne pensait qu’à sauver la belle inconnue de son agresseur qu’il fit rouler à terre d’un mouvement sec.

" Vous osez lever la main sur votre roi, monsieur ? "

Le gredin pâlit à vue d’œil tandis qu’il se relevait lâchement.

" Savez vous que ce crime de lèse majesté peut vous conduire à la Bastille ?! "

" Vous n’êtes peut-être pas lui ! " rétorqua l’autre d’une voix faible, cet argument étant sa seule défense.

" Dans ce cas monsieur, priez pour que ce soit en effet le cas ! "

Sans demander son reste et terrorisé, l’homme s’enfuit. Philippe le regarda avec dégoût un instant, mais chevaleresque comme toujours il se précipita vers la pauvre agressée, sans perdre une seconde de plus.

" Comment allez-vous mademoiselle ? Avez-vous mal ? Appuyez vous donc sur mon bras. "

C’est alors qu’il aperçut que la jeune fille sans doute ayant voulu se défendre à coup de talons, avait perdu une de ses chaussures. Il scruta aux alentours mais ne vit rien. Il ne lui restait plus qu’une seule chose à faire.

" Pardonnez la liberté que je prends mais vous ne pouvez rester ainsi déchaussée et débout, vous risquez à tout moment de vous blesser. "

Sans attendre de réponses, il plaça sa main gauche sous ses jambes, sa main droite autour de sa taille et la souleva. Ainsi, elle lui paraissait être aussi légère qu’une plume, il lui sourit avec gentillesse afin de la rassurer et s’avança vers l’un des bancs de Saint Cloud, où il pourrait la déposer.

" J’espère que vous mesurez l’honneur que le roi vous fait, en vous portant dans ses bras, mademoiselle ? " dit-il d’un ton mutin.
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Philippe d'Orléans

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MessageSujet: Re: Jeu de dupes ... mais qui est dupé ? [Monsieur && Philippe   Jeu de dupes ... mais qui est dupé ? [Monsieur && Philippe Icon_minitime02.06.10 16:25

      Homme : J'aime les femmes de caractère.
      Monsieur : Vous allez être déçu … Lâchez moi !

    Non, il ne s'était pas trompé dans sa phrase. Car si Monsieur avait bien du caractère, il n'était pa s une femme ! L'homme s'en rendrait compte tôt ou tard s'il promenait ses mains sous la robe du prince déguisé en reine. Et puis, il n'avait pas envie de se faire toucher un homme saoul et sans aucune morale ! Dommage qu'il soit masqué, Monsieur aurait fait tout ce qui est en son petit pouvoir pour se venger. Mais là, il pouvait être n'importe qui … Cette situation était enrageante et Monsieur avait beau tenté de se débattre, il ne pouvait pas faire plus.

    Il ne vit pas arriver l'homme masqué avec sa canne venu pour le sauver. Ou la sauver puisqu'il était après tout une femme en apparence. Monsieur ne prononca pas un mot durant l'altercation entre les deux hommes, ne bougea pas non plus. Il observa la scène et en particulier l'homme. Il était un des dieux, cela se voyait par son masque et son costume. Mais il était l'homme qu'il devait approcher avant que le saoulard l'entraîne à l'écart ! Cela l'intéressa davantage puisqu'il pouvait être Philippe. Même si ce n'était pas lui, le prince en serait fortement reconnaissant. Il ne fit donc que regarder, n'osant pas bouger de contre son arbre pour ne rien perturber. Le potentiel sauveur savait se battre et avait de bons réflexes. Lorsqu'il fit une prise, Monsieur en aurait laissé tomber sa mâchoire. Il n'y avait pas trente six chevaliers dans la liste des Dieux. Seuls les chevaliers avaient appris cette prise, ou alors de grands combattant mais à son souvenir, la plupart étaient jeunes et n'avaient pas connu de guerre ou si peu. Sachant qu'il n'y avait qu'un chevalier dans la liste des Dieux, cela ne pouvait être que Philippe. Et persuadé de sa déduction, tous les éléments s'enchaînèrent. Son amant était capable de sauver une demoiselle en détresse pour la beauté du geste et ne rien attendre en retour que de la savoir sauve. Il savait aussi bien manier les mots que les armes, ici une canne. Monsieur réprima un sourire, se mordit la lèvre pour ne pas se trahir. Il jouait bien son rôle de Roi. Après tout, il avait du apprendre et cela se sentait qu'il prenait son rôle à coeur. En d'autres circonstances, il aurait été bien difficile de le reconnaître, rien ne le trahissait physiquement et il était assez intelligent pour ne pas se laisser trahir aussi facilement. Mais lorsqu’il s'agit de sauver une jeune femme, on oublie les rôles, la bienséance et tout ce qu'on pouvait apprendre en société.

    Le saoulard partit en ne courant pas droit et Monsieur poussa un soupir de soulagement. Qui sait, il aurait pu avoir une arme cachée et s'en servir face à un homme qui ne possédait qu'une canne. Rien de tout cela et tout se terminait. Lorsque l'homme masqué se tourna vers ce qu'il croyait être une femme, il s'inquiéta de son état. C'était touchant que le Prince ne put que sourire.

      Philippe : Comment allez-vous mademoiselle ? Avez-vous mal ? Appuyez vous donc sur mon bras.
      Monsieur : Je n'ai rien, grâce à vous. Vous êtes comme … un ange tombé du ciel ! Vous êtes béni par la Providence.

    Les mots étaient savamment choisi. Il était son ange mais ce terme allait parfaitement à ce moment précis. Après tout, tout le monde aurait pu l'employer sans penser à leur histoire. Mais quand la supercherie serait dévoilée, Philippe se rendrait compte de ces petits indices qu'il n'aurait pas vu. Le Prince aurait bien avancé mais tous deux se rendirent compte que la demoiselle en avait perdu sa chaussure en se débattant, sûrement un peu plus loin.

      Philippe : Pardonnez la liberté que je prends mais vous ne pouvez rester ainsi déchaussée et débout, vous risquez à tout moment de vous blesser.

    Il n'eut le temps de rien dire, ne comprenant pas le sens de la phrase. Il le regarda d'un air interrogateur et se sentit soulevé de terre. Il le portait ! C'était définitif, cela ne pouvait être que Philippe, Monsieur ne pouvait plus en douter. Il sourit à nouveau, sûr que son amant n'y voyait que du feu et qu'il croyait avoir à faire avec une femme. Ne pas rire serait difficile mais Monsieur était aussi un bon acteur et il voulait gagner son propre pari, il réussirait il en était certain.

      Philippe : J’espère que vous mesurez l’honneur que le roi vous fait, en vous portant dans ses bras, mademoiselle ?
      Monsieur : J'en suis plus que flattée, autant que vous devez l'être d'avoir entre vos bras une Reine.

    Rien ne pensait qu'il était un homme, sa voix sonnait juste et sa robe épousait ses formes que l'on pouvait deviner féminine. Quant à sa façon de se tenit, il marchait bien mieux avec des talons que beaucoup d'autres femmes. Impossible d'être démasqué, sauf trouble-fête comme Alfie. Mais il ne fallait pas y penser et profiter que Philippe se soit jeté tout seul dans la gueule du loup sans le savoir ! La soirée était donc prometteuse. Et bien qu'il lui donnait confiance aveugle, c'était le bon moment pour chercher à le tenter juste pour s'amuser de ses réactions. Une bonne soirée en perspective, sans aucun doute. Lorsqu'enfin Philippe le posa sur un banc de pierre peuplant les allées de Saint Cloud, Monsieur en fut presque peiné. Il était particulièrement bien dans ses bras et n'avait nullement envie d'être ailleurs. Mais avec une chaussure en moins, difficile de se promener ainsi. Son chevalier servant la lui ramènerait-il ? Pour cela, il suffisait tout simplement de demander et quand on connait Monsieur, on sait qu'il sait s'y prendre. Et qui irait trouver à redire qu'une jeune femme s'autorise à faire un peu de charme à un probable roi alors qu'elle est masquée ?

      Monsieur : Depuis quand les rois sauvent-ils les demoiselles en détresse ? Je ne vais pas vous en blâmer, je vous en remercie plus que cela est possible même. Mais serait-ce trop vous demander de partir à la recherche de ma chaussure ? Il serait impossible que je retourne danser sans elle, ni m'affiche au côté du roi ainsi …

    Avec son petit sourire charmant à la lèvre légèrement mordue et ce petit ton plaintif, il était difficile de lui résister dans ces cas là. Et il connaissait assez son Philippe pour savoir qu'il ne dirait pas non …



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MessageSujet: Re: Jeu de dupes ... mais qui est dupé ? [Monsieur && Philippe   Jeu de dupes ... mais qui est dupé ? [Monsieur && Philippe Icon_minitime21.07.10 17:28

Le chevalier scrutait les alentours par-dessus son épaule, tout en regardant à la va vite la jeune femme qu’il portait avec délicatesse ! Si Monsieur voyait ce spectacle … tous les efforts pour éloigner Louise de Canilhac n’auraient servi à rien du tout, car désormais il avait un autre problème sur les bras, ou pour être plus juste, une femme dans les bras ! Son amant n’était pas la terreur de l’Ouest mais pour être sincère avec lui-même, il ne voulait pas que cette soirée se transforme en guerre ouverte ! Cependant, il n’avait pas pu rester planté au buffet, alors qu’une femme se faisait agresser par un saoûlard. Comment aurait-il pu ? Il était un chevalier et un gentilhomme, et donc son intervention avait coulé de source. Et puis … Monsieur pourrait-il lui en vouloir d’avoir sauvé quelqu’un des griffes d’un goujat ? Philippe se décontracta peu à peu. La pensée qu’une fois la dame déposée sur un banc, il se remettrait aussitôt à la recherche de son amant afin de lui jouer un petit tour à sa façon, eut totalement raison de ses appréhensions. Plus que quelques minutes donc ! Alors il reporta toute son attention à la jeune femme qui lui parlait, galanterie oblige ! Philippe était parfait !

" J'en suis plus que flattée, autant que vous devez l'être d'avoir entre vos bras une Reine. "

" Comment un Roi ne serait-il pas comblé, en effet, de conduire en un endroit sûr une dame lorsqu’elle est qui plus est son égale ! "

Un sourire un brin charmeur s’afficha sur les lèvres du chevalier, car Philippe aimait plaire et sa galanterie extrême faisait rougir bien des joues, provoquait quelques œillades adorables, de la part de la gente féminine. C’était après tout un remède comme un autre, cela lui prouvait lors de ses moments de doute provoqués par sa chasteté, qu’il avait encore un certain pouvoir de séduction. Ça n’allait pas plus loin, le chevalier était fidèle, et il se rendait donc beaucoup moins coupable que son amant avec sa collection de mignons. En songeant à ça, Philippe eut un autre sourire bien plus éclatant, Monsieur avait consenti à éloigner de la cour ce Massimo qui lui sortait par les yeux ! Quel soulagement de ne plus voir cette vipère courir dans le sillage de son amant.

Toute la joie d’être débarrassé enfin de la plus haïssable créature sur cette terre, ne le fit pas plier une seule fois sous le poids (bien que léger) de la demoiselle, et c’est ainsi qu’il traversa la grande allée d’arbre de Saint Cloud. Un banc libre sortit de l’obscurité, et avec douceur il y déposa. Il allait prendre congés d’elle car ici elle n’était plus en danger, lorsque celle-ci prit un petit air taquin et ses prunelles adoptèrent le jeu des yeux de biche. La situation commençait à devenir dangereuse … Philippe en déglutit sous son masque. Si Monsieur était aux alentours … le prochain quart d’heure serait mémorable, en particulier pour les vases du château !


" Depuis quand les rois sauvent-ils les demoiselles en détresse ? Je ne vais pas vous en blâmer, je vous en remercie plus que cela est possible même."

" Les rois lors de leur sacre reçoivent l’épée de justice madame, et doivent donc protéger la veuve et l’orphelin. Je ne sais si vous êtes veuve, si tel est le cas votre défunt époux était sans nul doute un heureux homme, si vous n’êtes guère mariée, je plains celui qui vous a tant négligé. Une dame de votre caractère et de votre … vertu ne peut être que l’idéal incarné ! Vous n’avez donc pas à me remercier, je vous assure. Ce fut à la fois par honneur et par plaisir ! "

Encore une réplique empreinte de cette délicatesse que l’on retrouvait que chez peu d’hommes. Philippe jouait à merveille son rôle de souverain grâce à des détails du sacre qu’on lui avait donné lors de ses leçons, mais peut-être que le naturel de ses phrases … que la tournure si galante de ses réponses le trahissait. Aussi il n’alla pas plus loin, mordit sa lèvre tandis que la dame faisait de même. Cette copie conforme de geste le troubla un instant et il en baissa les yeux. Généralement, ce genre de choses n’arrivait qu’avec Monsieur, tant ils étaient sur la même longueur d’ondes, or il n’était pas avec lui. Il se sentait presque coupable. Par conséquent lorsque sa compagne lui demanda de partir à la recherche de sa chaussure, il accepta tout de suite.

" Bien sûr madame ! "

Le chevalier rebroussa chemin et tout en faisant mine de rechercher la dite chaussure (car il savait précisément où elle se trouvait) regarda à droite, à gauche au cas où il rencontrait son amant platonique. Il n’y avait personne aux alentours, Monsieur devait donc se trouver à l’intérieur, dansait-il avec quelques femmes ? A cette idée, Philippe pouffa de rire, l’image de Monsieur dansant le menuet avec des courtisanes était vraiment trop risible. Ce n’est certainement pas avec lui qu’il allait danser ce soir en tout cas, deux hommes ensemble, il ne fallait pas même y penser ! De plus, Philippe n’accepterait certainement pas, il se trahirait à coup sûr. Tout en riant, le chevalier revenu à côté de l’arbre où avait eu lieu l’agression ramassa la chaussure de la dame et revint au banc à grandes enjambées. Il s’agenouilla aussitôt devant elle, releva légèrement sa robe et … il réalisa que ses pieds ne lui étaient pas inconnus (mais où les avaient-ils déjà vus ?) et c’est bien stupidement qu’il s’entendit dire …

" Votre cheville est admirablement bien dessinée. "

Se demandant bien pourquoi il venait de lui dire ça, ses paroles ayant dépassé sa pensée, il la chaussa rapidement et la releva du banc. Il lui offrit le bras et garda le silence jusqu’à ce qu’ils regagnent la salle de bal. Songeant que le meilleur moyen de passer inaperçu aux yeux de de Monsieur était peut-être de se confondre dans la masse de danseurs, il garda la main de la demoiselle dans la sienne.

" Combleriez-vous les attentes d’un Roi, Madame en lui offrant une Reine comme partenaire de danse ?"
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Philippe d'Orléans

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MessageSujet: Re: Jeu de dupes ... mais qui est dupé ? [Monsieur && Philippe   Jeu de dupes ... mais qui est dupé ? [Monsieur && Philippe Icon_minitime17.08.10 22:09

    Décidemment, son chevalier était la perfection incarnée. Quel homme sauverait une (fausse) demoiselle (véritablement) en détresse juste par devoir et ne rien demander en échange ? La galanterie se perdait de nos jours et le Prince avait bien conscience qu'il avait auprès de lui un spécimen rare qu'il fallait garder à tout prix. Pour son visage d'ange, il avait d'ailleurs renoncer à batifoler à droite et à gauche, ses frasques et devait se résoudre à attendre patiemment que son amant accepte de lui revenir totalement. Bien sûr, Monsieur avait le coeur de Lorraine, sa fidélité et son amour, ce qui était presque parfait. Presque ? Il manquait sa présence le soir dans son lit, son corps contre le sien. Et la chasteté le pesait lourdement. Quand on a le droit que de coucher avec sa femme, qu'on n'aime pas et qu'on vient même souvent à détester, il y a le droit d'être plus que frustré ! Enfin Monsieur n'avait qu'à s'en prendre qu'à lui-même, même s'il ne le dira pas à haute voix … De toute façon, ce n'était pas le bon moment en ce bal, déguisé comme une femme à être sauvé(e) par un homme normalement inconnu qui joue au Roi. Lorraine se trahissait par sa douceur, ses sourires, sa bienveillance et ce charme rayonnant. Beaucoup ne l'aurait pas reconnu mais il était difficile d'échapper à l'esprit aiguisé de Monsieur, il connaissait son amour depuis des années, ils avaient vécu les plus grandes joies mais aussi les plus grandes peines, il connaissait chaque sourire, chaque regard qu'il pouvait faire. Lorsqu'ils sourirent en même temps et que Philippe baissa les yeux, le Prince savait très bien que l'autre était gêné, qu'il culpabilisait peut être d'avoir une telle complicité avec une parfaite inconnue. Il ne voyait pas les signes que Monsieur semait discrètement sur son chemin et tant mieux, la surprise n'en serait que meilleure. Mais quel gentilhomme ! Rien qu'en lui demandant, il partait à la recherche de la chaussure perdue. Des rires se firent entendre ? Etait-ce Lorraine ou quelqu'un d'autre ? Et pourquoi rirait-il d'ailleurs ? La situation n'était en rien risible. L'Orléans haussa des épaules et le regarda revenir et lui fit un charmant sourire, il avait retrouvé la chaussure.

    Cette fois, Monsieur se retint de rire en voyant son amant gêné par la phrase prononcé. Il le savait tiraillé entre la culpabilité et de jouer le séducteur. Oh, le prince le voyait faire parfois, à charmer les demoiselles juste pour s'enorgueillir, pour être sûr qu'il plaisait toujours. Bien sûr qu'il plaisait ! Peut être que son amour ne voyait pas les regards posés sur lui lorsqu'il marchait mais le duc d'Orléans était doté d'une sorte de détecteur, se retournait pour lancer des regards noirs. Ah bah, c'était peut être pour ça que Philippe ne voyait pas, Monsieur ne lui en laissait pas le temps. Pas de demi-mesure en amour, le prince le voulait pour lui, il l'avait perdu une fois et ne voudrait pour rien au monde que cela arrive à nouveau ! Alors il le laissait charmer la gente féminine par plaisir et à être une de ces filles sous son charme n'était pas du tout désagréable. Si Lorraine ne serait pas avec lui, il serait un bourreau des coeurs. Cette vision l'amusait et se laissait relever doucement et prit le bras musclé de son accompagnateur pour regagner la salle de bal. Si le chevalier savait qui se cachait derrière le masque de la « femme » à ses côtés …

    Personne ne pourrait deviner. Lorsqu'il était encore duc d'Anjou, il avait toujours aimé se travestir et était d'ailleurs habillé en robe jusqu'à ses douze ans. Avec sa taille fine et ses manières, il était aisé pour lui de porter un corset une robe et se maquiller comme il faut, ses traits fins prêtaient à confusion. Que ce soit au Louvre, à Saint Germain ou au Palais-Royal, il faisait sensation travesti. Et le blond lui allait à merveille au teint. Malgré tout, on pouvait le reconnaîte puisqu'on voyait son visage entièrement. Un loup suffisait à porter le doute puisque rien ne prouvait qu'il était un homme : sa perruque blonde à la coiffure étudiée encadrait parfaitement son visage, sa taille le marquait parfaitement et il avait utilisé des ruses pour avoir un semblant de poitrine. Il marchait toujours avec des hauts talons, mieux que de véritables femmes. Il changeait de voix avec une aisance presque surprenanteEt, atout non négligeable, le chevalier l'avait rarement vu ainsi changé ou il y a longtemps, l'idée ne lui viendrait sûrement pas à l'esprit ! Il avait une longueur d'avance sur son amant et espérait bien la conserver. Rien que d'y penser, il eut un sourire malicieux naissant au coin des lèvres. Mais bien vite, il reprit un doux visage, ils revenaient dans la lumière et dans le bal.

      Philippe : Combleriez-vous les attentes d’un Roi, Madame en lui offrant une Reine comme partenaire de danse ?
      Monsieur : Comment refuser pareille invitation, Majesté. J'accepte avec honneur et surtout grand plaisir.

    Il sourit mais là encore s'amusait de jouer à la demoiselle croyant danser avec le Roi. Toute cette mascararde était d'un drôle et il était bien dommage de ne pas rire à gorge déployé de cette situation. Espérons que le dénouement ne soit pas tragique, que le Chevalier le prenne mal … Oh il n'y a pas de raison. Monsieur était certain que son amant mijotait quelque chose le concernant, un bal masqué était tout ce qu'il y a de plus propice pour jouer et se rapprocher sans que personne n'en sache rien. Et il connaissait assez son amour pour deviner ses pensées. D'ailleurs, pendant leur danse, Monsieur le vit regarder autour de lui, les traits autour de sa bouche délicate se plissait, il semblait soucieux. Que cherchait-il ? S'il cherchait le Prince de France sous un masque d'homme, il pouvait toujours attendre de le trouver puisque ce dernier se tenait entre ses bras en costume féminin. Une nouvelle fois, le duc d'Orléans se retint de rire, prit même un air sérieux et interrogateur pour questionner sur ce qu'il savait déjà.

      Monsieur : Vous semblez bien tourmenté. Que cherchez vous ? Ou devrais-je plutôt demander QUI cherchez vous ? Une Reine ? Une duchesse ? Une … princesse ?

    Il avait fait exprès d'appuyer la moitié du mot princesse. Il devait plus chercher un prince. Et avec ceci, Monsieur en rajouta une couche avec un sourire enjôleur. Depuis petit, il savait manipuler son monde et savait toujours bien s'y prendre sans forcer la main de personne. Il connaissait le déroulement du bal sur le bout des doigts et savait que bientôt, les faux prêtres viendront à célébrer de fausses unions. Le geste ne restait que symbolique mais le Prince comptait bien emmener son Chevalier devant l'autel. C'était son but dans la soirée et il comptait bien le garder auprès de lui le plus longtemps possible ! Pour cela, il avait quelques idées. Tout en minaudant, il s'approcha de l'oreille pour murmurer.

      Monsieur : Si vous avez un don pour voir dessous les masques, il me faudrait exploiter votre don, il y a bien un moyen …


    Et il revint à sa place, regardant le Chevalier avec un large sourire. Monsieur se montrait joueur et séducteur … ou séductrice, être une femme jouait pour beaucoup ! Pauvre Lorraine, il n'était pas au bout de ses surprises …

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MessageSujet: Re: Jeu de dupes ... mais qui est dupé ? [Monsieur && Philippe   Jeu de dupes ... mais qui est dupé ? [Monsieur && Philippe Icon_minitime01.02.11 16:59

Au cours cette danse (interminable ?) Philippe ne fut pas très à l’aise et le chevalier aurait pu insister sur le mot euphémisme. C’est presque si une sueur froide ne lui coulait pas au front. Voilà un chevalier, l’un des meilleurs épéistes de son siècle trembler à l’idée que son amant, un prince efféminé ne l’assomme à coups de talons s’il le voyait virevoltant avec une demoiselle. Sa galanterie et son sens de l’honneur allaient-ils le perdre … Il cherchait, pour ça oui il LE cherchait, au buffet, dans les jardins, parmi les autres danseurs mais où donc se cachait-il ? Sous quel masque ? Sous quelle perruque de cinquante centimètres ? Sous quel parfum ensorcelant ? Attendait-il que le menuet soit terminé, pour surgir un vase à la main et hurler devant tous, sa jalousie ? La situation aurait prêté à rire, et sans doute beaucoup auraient ri, mais le chevalier servant de Monsieur, ne se souvenait que trop bien de la scène mémorable qu’il lui avait faite le jour de son mariage et ... il en restait légèrement traumatisé.

Mariage ? Peut-être avait-il aperçu tout à l’heure son manège avec Louise de Canilhac, sa promise. Le frère du Roi a un œil dans chaque porte et une oreille dans chaque buisson, un de ses espions à jupons lui avait-il rapporté ses fiançailles ? Si c’était le cas, il pouvait prendre presto e subito, un carrosse direction la Lorraine pour échapper au cyclone Monsieur.

Soudain, il se trouva profondément niais d’avoir peur des réactions de son amant. Lui-même était marié à Henriette d’Angleterre et lui avait donné quelques enfants. Il pouvait comprendre mieux que personne, que les projets de cette importance ne se faisaient pas avec le consentement des principaux concernés. En effet, on ne lui avait pas demandé son avis. Pour se rassurer tout à fait (ou plutôt s’en donner l’illusion) il ne trouva rien de compromettant dans cette danse. Qu’avait-il fait sinon de venir au secours d’une jeune fille en danger ? Son amant ne pouvait pas lui en vouloir pour ça. Au pire, même s’ils détestaient tous deux se disputer, le chevalier avait un très fort caractère et ne se laisserait pas faire.

La voix de la jeune courtisane le tira de sa rêverie. Il réalisa qu’il avait manqué d’égards envers celle qui était pour quelques minutes encore, son hôte. Qui plus est, elle avait remarqué son trouble. Le cachait-il si mal que ça ?


" Madame, pardonnez moi cette légère absence. Les charges de l’Etat m’accablent comme vous le savez mais je vous assure que je ne cherche personne. En présence d’une si agréable compagne, quel homme oserait porter son regard ailleurs sans être un mufle de premier ordre. "

Comme à l’époque de l’amour courtois, après le compliment qui avait l’avantage de s’excuser, de nier et de flatter, Philippe baisa la main de la danseuse. Sa réplique le fit sourire. Un don pour voir sous les masques ? Alors que c’était lui qu’on devait démasquer, ou du moins tenter. C’était réellement le monde à l’envers. Mais pourquoi pas se prêter à ce petit jeu tandis qu’ils se croisaient à nouveau avecdes gestes gracieux.

" S’il vous plait de croire que j’ai quelques pouvoirs, je vais tenter de ne pas vous décevoir et si je ne devine pas qui vous êtes, je pourrais tout au moins esquisser votre portrait avec fidélité. "

Ils se rapprochèrent pour exécuter un pas et le chevalier en profita pour examiner de plus près, sa partenaire. Il laissa un blanc dans leur conversation, le temps de ses réflexions.

" Si vous avez choisi Aliénor d’Aquitaine qui fut à la fois Reine de France et d’Angleterre, ce n’est certainement pas un hasard. Le Roi que je suis, possède justement une belle sœur anglaise, je devine donc que vous avez un lien étroit avec elle ! A votre allure altière et à votre port très aristocratique, je dirai même que vous avez une position très importante auprès d’elle. Vous n’êtes donc ni comtesse, ni marquise, ni duchesse. Vous faites parti de l’élite princière de notre beau pays. "

C’est fier de lui et de son exposé, que le chevalier se plaisait à jouer au détective. Il était sûr d’avoir raison, il avait toujours eu du flair. Un sourire éblouissant de malice fit resplendir ses dents blanches.

" Permettez moi de continuer, mademoiselle car j’ai pu noter d’autre choses. S’il y a en vous des racines bien françaises et non anglaises, cela se voit à votre teint plus pâle que rose, j’ai trouvé que votre port de tête, tandis que vous faisiez face à ce mécréant avait quelque chose de dédaigneux. Pas un dédain ordinaire, mais un orgueil naturel et je dirais même tout espagnol ou autrichien. Quant à votre sourire taquin, ainsi que votre goût pour les mystères doit trouver sa racine en Italie, pays de toutes les extravagances et des masques que l’on ne pense qu’à enlever. "

Ravi de l’effet que sans doute il produisait sur la jeune femme, Philippe salua à la dernière note la jeune femme à qui il prit ensuite la main pour la conduire au buffet.

" Eh bien, qu’en dites vous madame ? Ai-je raison ou tort ? Seriez vous capable à présent de faire le portrait de votre Roi ? "
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MessageSujet: Re: Jeu de dupes ... mais qui est dupé ? [Monsieur && Philippe   Jeu de dupes ... mais qui est dupé ? [Monsieur && Philippe Icon_minitime15.02.11 22:33

Les charges de l'Etat … Le prince dut se mordre la joue intérieure pour se retenir de rire. Philippe jouait à merveille son rôle de Roi et semblait même y prendre goût. Pourtant, le Chevalier derrière le masque semblait chercher quelqu'un du regard. Monsieur, sous son costume de femme, continuait de sourire l'air innocent mais s'amusait de voir son amant scruter chaque visage, l'air presque paniqué. Comment cherchait-il ? Ne regardait-il que les hommes ? S'il allait sur cette piste et il ferait mieux de regarder sous son nez ! Enfin, le jeu était plus que plaisant et Monsieur s'amusait intérieurement comme un petit fou. Duper son petit monde de la sorte, jouer les femmes du monde mieux que les véritables, allant même jusqu'à garder la parfaite voix qui ne déraille pas et les gestes délicats, si féminins. Mais le Prince adorait tout cela chez les femmes, cette grâce, cette douceur dans les mouvements qu'il avait souvent voulu les imiter durant son enfance et avait plutôt bien réussi jusqu'à garder les gestes maniérés, qu'il accentuait en cette soirée. Vraiment, ce bal était une excellente idée, le Roi avait bien choisi et son amant avait bien fait de se porter volontaire pour jouer une des Ombres, Monsieur avait l'avantage d'avoir un champ de recherche plus réduit. Tandis que son amant regardait partout autour de lui, sans aucun indice ni aucun repère avec tous ces masques, cela était encore plus délectable.

Puis Philippe était si galant, avec le mot parfait pour flatter sans trop en faire. Malgré toutes ces années et ce masque de comédie, Monsieur appréciait toujours ces petits compliments, alla jusqu'à baisser les yeux et sourire doucement. Certes, il n'était pas une femme mais être « l'agréable compagnie » d'un homme aussi charmant n'était pas donné à tout le monde, alors autant savourer cela comme une douceur fondant dans la bouche. Mais bien vite, l'envie de jouer revenait au galop et le Prince demanda à ce faux Roi s'il avait quelconque pouvoir.

    Philippe : S’il vous plait de croire que j’ai quelques pouvoirs, je vais tenter de ne pas vous décevoir et si je ne devine pas qui vous êtes, je pourrais tout au moins esquisser votre portrait avec fidélité.
    Monsieur : Je suis toute ouïe à vos paroles, votre Majesté.

Il se vit détailler avec plus d'insistance lorsqu'ils se rapprochèrent pour un pas de danse et Monsieur lui fit un magnifique sourire. Pourtant, il ne sous-estimait pas son adversaire, connaissant son Chevalier depuis toutes ces années, son œil expert et sa vivacité d'esprit. Cela avait plu au Prince dés leur rencontre et continuait de le séduire aujourd’hui. En même temps, puisque leur pacte de chasteté tenait toujours, ils n'avaient que la conversation pour s'occuper donc il valait mieux avoir de la ressource de ce côté là !

Dés la première phrase, Philippe frappa fort avec le lien anglais ! Les grands yeux verts surpris quelques instants, Monsieur reprit un sourire mystérieux. Là, son amant plaçait la barre haut. Qui sait s'il ne savait pas sa véritable identité ? Le dupeur serait dupé en beauté et le Prince s'inclinerait devant cette défaite qu'il n'avait pas vu venir … Mais une autre phrase retint son attention, c'est quand il appelait Henriette sa belle-sœur. Oui, les deux étaient liés sans vraiment le vouloir puisqu'elle était mariée au Prince mais Philippe occupait son cœur. Quant à l'élite princière, on ne pouvait pas faire mieux en titre que Frère unique du Roi, mis à part le Roi bien sûr. D'ailleurs, il était au niveau de la famille royale, le troisième homme du royaume de France après le Roi et le Dauphin. Alors il hocha de la tête légèrement mais garda cet air mystérieux et ne pipait mot, attendait le reste qui allait regorger de révélations.
Et en effet, Philippe se révéla un excellent enquêteur et sans se tromper une fois. Les racines françaises et non anglaises puisque prince de France, descendant des Habsbourg – donc espagnol et germanique – de par sa mère, et italien de par sa grand-mère, Marie de Médicis. La seule erreur était bien sûr que Philippe parlait de lui comme d'une femme, ce qui laissa supposer qu'il n'avait pas découvert la véritable identité de sa cavalière. Il était impressionnant de deviner une telle généalogie rien que par l'attitude et le choix d'un costume ! L'exposé sur son identité finie, tout comme la danse, ils sortirent de la piste. Le Chevalier ne cachait pas la fierté de ses paroles, sûr de tout ce qu'il avait bien pu raconter. Monsieur lui fit donc une belle révérence accompagnée d'un sourire enjôleur comme il savait si bien le faire.
    Philippe : Eh bien, qu’en dites vous madame ? Ai-je raison ou tort ? Seriez vous capable à présent de faire le portrait de votre Roi ?
    Monsieur : Je ne pensais qu'on pouvait autant en savoir sur moi, vous avez vraiment un don. Pourtant, j'aurais aimé que vous donniez un nom. Et même si vous vous étiez trompé, j'aurais pu me sentir flatté de la comparaison, du moins je l'espère … Avant tout, permettez moi de vous éclairer davantage sur ma personne. En effet, Madame et moi sommes liés sûrement plus que vous ne pouvez le penser et je possède de haut titres de noblesse. Je pourrais même oser dire que nous sommes de la même famille. Mes origines sont diverses et parmi mes aïeux, je compte de l'espagnol et de l'italien, j'en garde d'ailleurs de nombreux traits …

Il n'avait pas d'italien que son sang mais aussi son vice comme on disait en France. Ailleurs, on parlait souvent de mal français, autant dire homosexualité. Mais cette allusion subtile passerait encore une fois à la trappe et cela d'autant plus amusant si Philippe s'en souvenait après avoir découvert l'identité de sa cavalière au sourire amusé.

    Monsieur :Mais ne parlons plus moi, à vous d'avoir votre portrait. Pour commencer, avoir choisi Hypnos est un choix original. Le dieu du sommeil est un être calme, sensé et réfléchi mais en même temps un dieu puissant puisqu'il peut endormir le commun des mortels comme les autres dieux. Vous êtes une influence pour une personne de l'élite princière comme vous dites si bien. A défaut d'être Roi, vous gravitez autour du pouvoir.

Il était plus facile de dresser un portrait quand on connaissait la personne et avoir écarté qu'il soit le Roi pouvait être déstabilisant, voilà pourquoi Monsieur reprit avec le même sourire fier.

    Monsieur : Non vous n'êtes pas Roi mais votre façon de vous tenir et d'être ne laisse aucun doute sur du sang princier, vous aussi faites partie d'une élite princière. Nous jouons donc dans la même cour. Et pourtant, je note chez vous quelque chose que peu d'hommes ont véritablement, un sens de l'honneur doublé d'une attitude … chevaleresque ! J'oserai même m'avancer que le titre de chevalier vous irait comme un gant. Bien sûr, tout cela accompagné de l'honneur, héroïsme et excellent épéiste.

Vraiment, il ne se foulait pas car il connaissait son Chevalier par coeur, il était difficile pourtant de faire le juste milieu entre dresser le portrait d'un soit-disant inconnu et tout raconter de son chevalier. Il osa une dernière phrase.

    Monsieur : Et à vous avoir vu entrain de regarder l'assistance à chercher quelqu'un, je dois en conclure que vous êtes amoureux et que la personne de votre coeur est bien chanceuse de vous avoir à ses côtés.

Et pour couronner le tout, il poussa un petit soupir accompagné d'un joli sourire. Monsieur se savait chanceux bien sûr, il avait trouvé un homme adorable, frôlant la perfection tant il avait de qualités. Et malgré ses frasques, le Prince revenait toujours vers son Chevalier, le seul qui a su tenir depuis autant d'années son cœur. Oh oui qu'il l'aimait son Philippe sinon il n'aurait jamais toléré autant d'attente avec cette fichue chasteté mais il en savait l'excellente récompense. Il n'y avait pas que cela, le Chevalier savait voir au-delà du visage poudré du Prince, loin derrière ses rumeurs et ses médisances tout comme son obsession de la perfection dans tout ce qu'il entreprenait, sans oublier son caractère lunatique et exécrable. Pas facile à le support l'Orléans ! Pourtant, Philippe était toujours là … Monsieur faillit se perdre dans ses pensées mais se reprit.

    Monsieur : Qu'en pensez vous, monsieur ? Est-ce assez fidèle à votre personne ?

A cet instant, des prêtres firent leur entrée sous les applaudissements des convives, dont Monsieur, essayant de ne pas trop sourire à ces faux hommes d'église pour célébrer quelques mariages fictifs. Et puisque Monsieur ne pouvait épouser son amant, puisqu'il s'agissait de deux hommes, il pourrait le faire ce soir sous les traits d'une femme. C'était bien sûr son plan pour ce soir, le Prince avait bien envie d'officialiser son amour avec son Chevalier et lui prouver ainsi sa fidélité. L'air de rien, il reprit la conversation toujours en contemplant ce qui se passait sous ses yeux. Un jeune homme masqué vint à prendre la parole tout haut pour expliquer les règles des mariages. Il aurait été logique que ce soit l'organisateur qui fasse cette annonce, mais ni Madame ni lui-même n'avaient voulu faire tomber le masque pour une simple annonce. Pour une fois, ils étaient tombés d'accord sur déléguer à une tierce personne. Monsieur avait donc engagé un de ses mignons, Guillaume puisque Massimo était rentré chez lui sur demande de son amant, pour assurer le discours, lui avait mis un costume de César avec toute la grande panoplie. Peu de chances qu'on pense qu'il s'agisse de Monsieur lui-même mais ce n'était pas le but recherché. Il fallait maintenant amener Lorraine devant le faux autel. Là, commençait la difficulté. Mais c'était sans compter les ressources du Prince.

    Monsieur : Oh des faux mariages, quelle bonne idée ! Si certains ne peuvent se marier devant Dieu, ils peuvent au moins le faire devant la Cour … Il serait folie de vous demander cela mais puisque vous m'avez sauvé la mise, vous avez la permission de ma main. Une main de Reine ou, du moins, d'une élite princière se refuse-t'elle ? Accordez moi cette faveur, Monsieur de Lorraine …

A peine avait-il fini ses mots que Monsieur regretta aussitôt d'avoir lâché de la sorte le nom de son amant alors qu'il avait si bien tenu son rôle jusqu'à présent. Il se mordit la lèvre inférieure avec vigueur et rougit sous sa couche de maquillage. Vite, il fallait trouver une solution avant que Philippe ne se doute de quelque chose. Une idée lui vint soudain !

    Monsieur : Je ne voulais pas ôter le charme de notre anonymat mais décidément, garder un secret m'est bien pénible. Si je vous ai reconnu, c'est que vous êtes la fine fleur de la Cour, un homme galant et courtois comme on n'en fait plus depuis bien longtemps. Vos manières de gentilhomme sont si naturelles qu'il est évident de se souvenir de vous. Vous avez dressé mon portrait mais vous êtes incapable de me dire qui je suis alors je vous propose un marché : si vous m'épousez ce soir, vous connaîtrez mon identité. Libre à vous de refuser, je n'oblige à rien.

Il retombait toujours sur ses talons et épaississait le mystère autour de sa personne. Monsieur aimait jouer jusqu'au bout et espérait que son amant n'en serait pas trop fâché lorsqu'il découvrirait la vérité …

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