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 Faut-il vivre pour manger ou bien manger pour vivre ? [ Marie Thérèse ]

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MessageSujet: Faut-il vivre pour manger ou bien manger pour vivre ? [ Marie Thérèse ]   Faut-il vivre pour manger ou bien manger pour vivre ? [ Marie Thérèse ] Icon_minitime06.03.10 13:13

    Juliette Charlotte de Bourgogne venait de passer par de bien mauvaise aventures dont elle se serait volontairement passé. Elle s’était en effet faite agresser l’avant-veille mais n’avait pas trop envie d’en parler. Elle avait faillit se faire violer mais heureusement un mousquetaire l’avait sauvé de cette mésaventure. La veille elle n’avait donc pas cessé de penser et repenser à ce qu’elle venait de vivre et elle n’était pas sorti de la journée, elle savait qu’elle ne pouvait pas rester comme cela car elle allait faire parler d’elle, on la verrait bientôt comme dépressive et renfermée sur elle-même or une telle image ne pouvait pas se savoir à la cour. Chez qui pouvait-elle aller, avec qui pouvez t-elle parler ? Ses dames d’honneurs des femmes mariés ou qui avait de nombreux amants ne pouvait certainement pas la comprendre, non la seule femme qui pouvait être choqué de la mésaventure de la marquise. Alors que les premiers rayons du soleil tapait sur sa peau elle ouvrit les yeux aveuglés par la lumière qui embaumait la pièce, puis elle appela, peut importe l’heure qu’il était Madame de Courtanges était très gentille. Madame de Courtanges était la plus jeune et la plus dévoué de ces dames d’honneurs, elle n’en avait que deux et Madame de Saint-Onge, plus vieille qu’elle ne faisait que de changer de lit chaque soir alors que Madame de Courtanges était une jeune fille sensible marié a un homme beaucoup plus vieux qu’elle mais qu’elle essayait de comprendre et d’aimer comme elle le pouvait. La petite Madame de Courtanges, Anna de son prénom arriva doucement mais elle était déjà prête, elle lui dit en faisait sa petite révérence et lui dit avec un sourire :

    - Bien le bonjour Madame, que pourrais-je faire pour vous servir ?
    - J’aimerais aller chez Madame La Reine
    - Madame il y est impossible d’y aller sans invitation officielle de Madame La Reine
    - S’il vous plait, allez lui dire que j’aimerais la rencontrer, je ne me sens pas bien en ce jour
    - Madame ce serait plutôt mal venue
    - S’il vous plait Madame de Courtanges donnez lui cette lettre et je suis sure que le cœur de la Reine voudras me pardonner cette impolitesse

    Elle lui tendit la lettre qu’elle avait rédigée la veille :
    Citation :
    « Madame La Reine,
    Je sais qu’il est extrêmement mal venu de voir la reine à l’improviste mais je vous demande s’il vous plait de m’inviter à venir dans vos appartements après la messe de ce matin, je me sens mal en ce jour et j’espère avoir votre soutien dans cette épreuve
    Je vous suit toute obligée, Juliette Charlotte de Bourgogne, Baronne et Marquise »


    La jeune Madame de Courtanges prit la lettre dans ces mains puis hocha la tête pour lui faire comprendre qu’elle irait à Versailles. Juliette décida de se laver, et oui, elle était une des rares personnes à prendre un bain quotidien à Versailles. Une fois son bain terminer elle appela Madame de Saint-Onge qui arriva rapidement pour l’aider à mettre sa robe. Elle avait choisit une robe assez sobre pour une fois, les jours où elle allait être très bien ces habits étaient colorés et ses coiffures étaient très belles pour impressionner la cour mais aujourd’hui elle serait en bleu ciel un peu comme ceci : http://www.schooloffashiondesign.org/MarieAntoinette.jpg. Madame de Saint-Onge lui mit quand même de magnifiques bijoux mais le cœur de Juliette Charlotte n’y était pas trop…Elle lui fit aussi une belle coiffure et lui dit avec un grand sourire :

    - Voilà une marquise toute belle pour séduire les hommes
    - Je ne suis pas comme vous Madame


    Répondit-elle d’un ton sec, les aventures de sa dame de compagnie commençait à lui taper légèrement sur les nerfs, devait-elle toujours faire des allusions aux hommes, ne pouvait elle jamais penser à son mari ? C’est tout ce que Juliette se demandait, elle qui rêvait d’être marié à un homme qu’elle aimerait de tout son cœur. C’est alors qu’une fois prête à assister à la messe Madame de Courtanges revint courant avec une petite lettre à la main. Juliette s’empara de la lettre et la lu pendant qu’elle faisait le chemin pour assister à la cérémonie matinale, elle put lire :


    Citation :
    « Madame la Marquise,
    Je vous invite officiellement à venir dans mes appartements prendre le thé après la messe »

    Un large sourire s’afficha sur le visage de la marquise, elle pouvait donc compter sur elle, La Reine était une personne gentille qui ne la laisserait jamais tomber. Elle s’assit dans la petite chapelle du château de Trianon, le prête fit une petite messe en latin qui fut, pour une fois assez ennuyeuse. Elle regarda les autres après la cérémonie puis s’empressa de monter dans une calèche pour rejoindre Versailles. Arriver là bas elle fit quelques révérences n’ayant pas vraiment le choix puis fit un sourire à chaque personne qu’elle croiser. Elle se rendit rapidement dans les appartements de La Reine, les gardes allèrent la demander tandis que Juliette Charlotte était derrière la porte à attendre.
    Elle entendit que La Reine attendait Juliette Charlotte de Bourgogne, alors un des gardes demanda :

    - Quel est votre nom ?
    - Juliette Charlotte de Bourgogne, Marquise de Bourges et Baronne d’Avalon
    - Entrez Madame

    La marquise entra dans l’antichambre de la reine, personne n’y était encore, elle devait faire des derniers préparatifs, Juliette Charlotte posa un paquet sur la petite table qui était à côté du fauteuil, elle avait apporté des chocolats, elle savait que La Reine adorait ça et c’était la moindre des choses pour la remercier de cette invitation forcé, elle resta debout devant le fauteuil en attendait la venue de Marie Thérèse d’Autriche
    .
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MessageSujet: Re: Faut-il vivre pour manger ou bien manger pour vivre ? [ Marie Thérèse ]   Faut-il vivre pour manger ou bien manger pour vivre ? [ Marie Thérèse ] Icon_minitime10.03.10 15:35

Marie-Thérèse d'Autriche recevait fréquemment des demandes de rendez-vous, de titres, de terres en toutes sortes. Des demandes qu'elle pouvait rarement accepter. Si elle avait eu l'oreille du roi sur ce genre d'affaires, peut-être alors, aurait-elle était tentée d'essayer d'amadouer son royal époux. Mais en la matière, elle n'avait guère quoi que ce fût à dire ou à faire remarquer.
Louis régnait en parfait maître sur son royaume et même Amy of Leeds ne devait avoir voix au chapitre des attributions. Du moins, Marie-Thérèse se plaisait à le penser. C'était un point de vue qui lui permettait de ne point trop prendre en grippe Amy of Leeds. Surtout depuis qu'elles avaient signés un pacte. Un pacte qui pourrait la conduire tout droit à la mort ou à l'exil si jamais la magnifique maîtresse du Roi dévoilait tout à celui qui était l'époux de Maria Teresa.

Parfois, cependant, la providence mettait sur la route de la jeune femme des entretiens qu'elles pouvaient accorder ou des faveurs qui lui étaient accessibles. C'était le cas en ce jour. Elle avait reçu une missive assez désespérée de la marquise de Bourgogne. Malgré les délicats conseils de ses suivantes, Marie-Thérèse avait balayé tout cela d'un revers de main et déclarait qu'elle souhaitait qu'on fasse venir la chère petite, comme elle l'avait dit.

Prenant alors sa plume, elle avait écrit à Juliette qu'elle serait heureuse de la voir après la messe autour d'une tasse de thé. Bien entendu, cela risquait d'être formel. Comment échapper à la formalité dans un lieu comme Versailles ? Même les rumeurs avaient leurs manières de se propager bien à elles.

Elle assista donc à la messe, comme chaque jour. Cette habitude la soulageait de ses peines quotidiennes. Très pieuse depuis plusieurs années, la Reine se confessait d'ailleurs au minimum une fois par semaine et en avait besoin. Depuis qu'elle avait découvert l'identité de Milena de Cortes aussi appelé Eugenia, la Reine ne trouvait plus la paix. N'osant pas se confier au prêtre, elle était d'autant plus malheureuse.

En revenant de la messe, elle n'était donc pas forcément de bien bonne humeur. Mais rien ni personne ne pourrait la soulager si ce n'était la jeune hispanique elle-même. Si jamais Marie-Thérèse avait l'espoir que le pardon trouve sa place dans le coeur de Milena, son poids serait plus facile à porter, mais rien, rien ne pouvait laisser supposer que cela arrive un jour.

Après s'être changé et avoir déjeuné avec ses demoiselles de compagnie, Marie-Thérèse se retira quelques temps avec Ines de Valencia pour discuter tranquillement, attendant que les personnes qu'elle devait rencontrer arrivent. Finalement, la jeune Juliette de Bourgogne fit son entrée et Marie-Thérèse rejoignit de son pas lent la pièce où la marquise l'attendait.
Lorsqu'elle pénétra dans la pièce, la marquise était debout et Marie-Thérèse la laissa s'abaisser en une révérence comme c'était l'habitude. Elle la fit se relever d'un sourire indulgent puis déclara, présentant le siège d'une main calme:

-Asseyez-vous, ma chère.

Son léger accent espagnole se faisait plus prononcé lorsqu'elle était avec peu de personne. Elle se laissait alors aller à sa nature profonde qui la faisait rouler les r. Souriante, la Reine chassa ses soucis d'un geste de tête rapide puis revint à Juliette. Qu'allait donc lui raconter la jeune femme que la Reine commençait à apprécier peu à peu ? Le mystère était complet.

-Vous m'avez demandé de vous recevoir, ma mie … Qu'est-ce donc que vous avez à me dire ?

Elle ne s'attendait guère à entendre parler de viol, ou d'incidents facheux. Elle supposait uniquement que la jeune femme avait quelques soucis personnels dont elle souhaitait l'entretenir. Marie-Thérèse lui avait accordé cet entretien d'autant plus que la jeune marquise avait toujours été plus qu'aimable et polie avec elle. Et ce n'était pas le cas de toutes les jeunes versaillaises …
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MessageSujet: Re: Faut-il vivre pour manger ou bien manger pour vivre ? [ Marie Thérèse ]   Faut-il vivre pour manger ou bien manger pour vivre ? [ Marie Thérèse ] Icon_minitime31.03.10 16:37

    Juliette Charlotte n’attendait rien de la reine contrairement à certaines personnes qui se rapprochait d’elle uniquement pour avoir un titre ou pour qu’elle parle de leurs situations au roi afin d’avoir un territoire. Juliette Charlotte n’avait pas cet objectif là, elle avait toujours eu une grande admiration pour la reine, celle-ci avait été toujours un modèle pour elle. La marquise aimait beaucoup sa personnalité, malgré son amour pour le roi qui n’était pas réciproque elle garder toujours un sourire et une gentillesse qui l’honorait. La marquise préférait se confier à la reine plutôt que de parler d’intérêt, elle la considérer plus comme une amie même si elles ne connaissaient pas assez sa majesté pour qu’elles se considèrent comme telle mais elle ne lui demanderais jamais rien qui pourrait la déranger ou la forcer à faire quelque chose qu’elle ne voulait pas. Après si Marie Thérèse décider de jouer les entremetteuses et voulait qu’elle rencontre absolument un homme avec beaucoup de titre et beaucoup de charme, Juliette Charlotte ne cracherait peut être pas dessus mais cela était accessoire, pourtant nous savons tous qu’a son âge il serait assez temps qu’elle se marie et qu’elle donne un héritier bien qu’elle n’avait pas envie forcement de mettre un garçon au monde, une petite fille lui ferait plaisir, vue sa petite noblesse ça lui importait mais quand elle pensait au futur elle se disait forcement que le père de l’enfant ne serait pas d’accord. Idéalement si, dans l’optique que l’homme avec qui elle soit marié soit l’homme idéal selon elle mais la jeune marquise finissait par en douter, tout sembler si sur fait à Versailles, rien ne sembler naturelle ici trop était trop superficielle.

    Juliette Charlotte fut légèrement heureuse de voir que la reine pouvait répondre positivement à sa requête, elle n’avait pas envie passer une journée de plus toute seule ou avec ses dames de compagnies qui ne pouvait sûrement pas assez la comprendre, elle savait que la personne avec qui elle devait parler était la reine, peut importe le règlement parfois les sentiments allait surement au delà de la convenance. Elle mit quelques chocolats dans une jolie boite, sachant que la reine apprécierait cela puis elle écrit quelques petits mots en espagnol pour remercier la reine de l’invitation qu’elle lui avait faite alors que la marquise n’allait pas bien.
    Juliette Charlotte monta donc dans une calèche, celle qui était souvent garée près de Trianon, elle avait la boite de chocolats sur les genoux, elle savait que le trajet serait court et heureusement, les trajets longs elle n’aimait ça que lorsqu’elle était de bonne humeur et aujourd’hui ce n’était surement pas le cas, bien que ses habits la rendait comme d’habitude très belle, très élégante et très gracieuse.

    La jeune marquise après avoir répondue plusieurs questions pour vérifier son identité finit par rentrer dans l’antichambre de l’altesse, celle-ci arriva d’ailleurs peu de temps après, elle était très jolie comme à son habitude, Juliette Charlotte s’inclina dans une profonde révérence et fit un sourire mais le cœur n’y était pas ce qui était assez rare venant de la marquise.
    Elle désigna la boite aux chocolats puis répliqua à son altesse royale :


    « Altesse, je m’excuse tout d’abord du dérangement que je peux vous occasionner mais malheureusement la confession m’était aujourd’hui plus que tout particulièrement utile aussi je vous ai apporté quelques chocolats et à l’intérieur il y a un petit mot, je sais que vous aimez beaucoup les choses sucrées aussi j’espère que ce présent sera à votre convenance »

    Ayant eu l’autorisation de la reine, la jeune marquise s’assit, la position n’était pas des plus confortables car les robes de l’époque laissaient peu de liberté de mouvement mais la jeune marquise n’avait malheureusement pas beaucoup de choix, ainsi était la vie à Versailles. Elle se racla la gorge puis résuma ce qui lui était arrivé :

    « Sachez d’abord que je ne suis pas venue ici pour me plaindre des constructions du Roy, rien de ce que je ne peux dire est une attaque envers lui. Seulement savez-vous que depuis que je suis arrivé de nombreux voyons s’en sont pris à moi, il y eu un voleur dans la première semaine ou j’arriva et hier ce fut deux hommes, ils ont voulus me violer mais heureusement qu’un mousquetaire arriva à tant, je me serait senti si salit si j’avais du me marier sans ma vertu voler. J'espère que la sécurité sera rétablie rapidement »
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MessageSujet: Re: Faut-il vivre pour manger ou bien manger pour vivre ? [ Marie Thérèse ]   Faut-il vivre pour manger ou bien manger pour vivre ? [ Marie Thérèse ] Icon_minitime26.05.10 18:34

Marie-Thérèse était habituée à la manière de faire des courtisans. Non seulement la franchise n'était pas une qualité réellement appréciée à la Cour, mais au contraire, la duplicité était une chose encouragée voir demandée. La jeune Reine n'avait jamais vu personne qui réussisse à sa Cour avec une parfaite honnêteté.

Enfin, sa Cour … La jeune femme s'emballe. Car rien ici n'est à elle. Elle ne vit que parce que son époux, Louis XIV, le souhaitait également. Elle lui avait donné un héritier, peut-être en porterait-elle un second bientôt, qui lui connaîtrait les joies de la vie. Pour le moment, sa fertilité ne permettait pas qu'elle soti la fierté de son époux ou de sa famille espagnole.

Que cela la blesse, aucun doute. Qu'elle puisse se permettre de pleu
rer chaque fousse couche ou chaque enfant mort-né, en était une autre. Elle savait que Dieu ramenait à lui ses enfants. Elle ne pouvait se rebeller contre cet état de fait. La manière d'être qui était la sienne, Marie-Thérèse ne l'avait pas choisi. Elle s'était imposée à elle au fur et à mesure que les années avaient passé. Rien en elle n'avait été le libre choix du hasard. Depuis sa naissance, née dans une famille royale, seule enfant survivante, elle n'avait eu aucun choix.

Maintenant, Reine de France, les choix qu'elle avait se rendait à peau de chagrin. Non, elle n'avait plus de vie, elle avait une vie décidée par chacun des sujets de France et en particulier par le plus important d'entre eux: le lieutenant de Dieu sur terre d'après le clergé et le personnage central en lui-même. Je parle bien évidemment, de Louis XIV. Vous le savez.

La femme de cet astre n'avait rien d'aussi rayonnant. Légèrement gauche, totalement à côté des manières qui auraient du être les siennes, absolument pas séductrice pour un sou, alors que son époux aimait l'amour et les femmes. On aurait pu croire qu'elle le charmerait au moins par cette gaucherie, mais loin d'en faire un atout, Marie-Thérèse avait beaucoup de mal à se dépêtrer de cela.

La jeune femme avait accepté de recevoir une jeune marquise dans ses appartements. Elle n'y était pas obligée, mais elle avouait volontiers une petite faiblesse pour cette jeune fille. Oh, n'imaginez point que la plus observée femme du pays apprécie la compagnie des femmes dans son lit, non point, mais tout simplement qu'une eptite jeune fille fraîche et sans prétentions particulièrement vicieuses. Pour ce qui était de l'autre domaine, Marie-Thérèse avait une passion étonnante pour Hector de Valois … L'ironie du destin faisait que cet homme qu'elle aimait, cherchait dans l'ombre, à renverser son époux. Que deviendrait-elle si jamais pareille chose arriver ?

Elle reçut les paroles de la jeune femme d'un hochement de tête et d'un sourire. Les chocolats, elle en raffolait. C'était un luxe que d'en manger autant qu'elle le faisait, mais quand on était reine de France, il fallait bien quelques avantages. Son tour de taille commençait d'ailleurs à s'en ressentir. La grâce qu'elle n'avait pas était d'autant moins présente de ce fait. Toutefois, pour répondre aux canons de la mode de l'époque, elle n'était pas encore totalement grosse. Juste enrobée pour le moment. Elle eut un sourire gourmand devant la boîte qu'on lui offrait et l'ouvrit avant de s'asseoir dans un fauteuil et d'en croquer un tandis que la marquise. Sa bouche s'arrondit en un « o » d'horreur quand elle entendit l'explication de la jeune femme.

-Ma pauvre enfant … Je comprends que vous soyez … Comment dites-vous déjà en français ? Hontouse ! si vous arriviez déflorée au mariage …

Si Marie-Thérèse cherchait à réconforter la jeune femme ainsi, c'était une méthode étonnante. Elle n'était pas très délicate. Mais à vrai dire … Marie-Thérèse ne savait pas ce qu'elle pouvait faire pour dédommager la jeune fille et la rassurer. Elle mangea un autre chocolat.

-La sécurité n'est point de mon domaine, ma jeune amie … Vous devriez adresser votre requête aux mousquetaires.

Elle pourrait se charger de toutcher un mot à l'un des mousquetaires … Si elle parvenait à s'exprimer lorsqu'elle serait devant eux. Ce n'était pas quelque chose qui allât de soi. La jeune hispanique avait encore par moment des difficultés d'élocution. Elle reprit un troisième chocolat.
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MessageSujet: Re: Faut-il vivre pour manger ou bien manger pour vivre ? [ Marie Thérèse ]   Faut-il vivre pour manger ou bien manger pour vivre ? [ Marie Thérèse ] Icon_minitime29.07.10 16:30

    Juliette était une femme très respectable à la cour car elle avait de bonnes manières mais elle savait très bien que cela pouvait s’arrêter à la moindre rumeur, elle avait appris avec le temps que Versailles n’était pas le plus merveilleux des châteaux mais une prison dorée qui enfermer peu à peu les habitants qui se trouvait à l’intérieur. Elle se demandait si elle pourrait rester à Versailles très longtemps car les temps étaient plus dur qu’elle ne l’avait imaginé. Versailles avait ses bons côtés mais également ses mauvais et il fallait oublier les mauvais pour savourer les bons. Juliette avait néanmoins une âme de femme libre et responsable, elle se voyait mal dicté ses lois pourtant c’était ce qu’elle devait faire quand son père lui ordonnait quelque chose mais elle était assez intelligente pour ne pas se faire manipuler si facilement.
    Elle ne voulait pas finir comme toutes ces femmes qui se marient pas raison pourtant elle avait du céder et plus la date se rapprocher, plus elle ne voulait pas que ce jour arrive. Elle n’était pas comme ça, elle n’était pas du genre à faire les choses pour les affaires, elle aimait laisser parler son cœur d’une manière davantage artistique. Tout calculer froidement ne lui plaisait pas et pourtant elle devait plier, elle ne pouvait plus attendre d’être laide, d’être vieille et d’être folle pour être marié.
    La reine insista sur le fait que ce n’était pas de sa faute si la surveillance à Versailles n’était pas très assurer, qu’il fallait en informer les mousquetaires, ils étaient déjà au courant puisqu’ils l’avaient secourus. Elle remarqua peu avant que Marie Thérèse butait sur quelques mots ce qu’elle comprenait totalement étant donner qu’elle ne vivait en France que depuis quelques années. Juliette avait la chance de connaitre plusieurs langues et se décida donc à parler en espagnole jugeant que la reine la comprendrait mieux et qu’elle pourrait ainsi remonter dans son estime car elle venait de lui avouer quelques paroles blessantes.

    « Pienso que buscarle la palabra que significa vergonzosa, es « Honteuse ». Y sí le habría sido afortunadamente que alguien llegó para ayudarme. »

    Traduction ♦ Je pense que vous chercher le mot qui signifie honteuse, c'est « Honteuse ». Et oui je l'aurais été heureusement que quelqu'un est arrivé pour m'aider.

    Elle avait en effet tout fait depuis sa naissance pour ne donner sa virginité à son mari, subir un viol serait la pire chose qui pourrait lui arriver, surtout que son père était un homme tyrannique qui ne s’intéressait à elle que par pur intérêt. Le mariage qui s’annonçait à elle la rendait morose et pensive, elle ne pouvait s’empêcher de se dire que bientôt elle appartiendrais à un homme qu’elle n’aimait pas, elle conclue néanmoins le chapitre pour lequel elle avait été voir la reine :

    « Los mosqueteros están al tanto, ya que me ayudaron. Espero que sean más numerosos para garantizar la seguridad de cada uno de nosotros. »


    Traduction ♦ Les mousquetaires sont au courant, puisqu'ils m'ont aidés. J'espère qu'ils seront plus nombreux pour garantir la sécurité de chacun d'entre nous.

    Juliette soupira légèrement puis décida de se laisser aller à des confidences davantage féminines. Elle avait dit tout ce qu’elle avait à dire et soulager son esprit de la peine qui l’encombrait de toute manière elle n’allait pas piquer une crise devant la reine car elle savait très bien que sa patience avait des limites et qu’il fallait se comporter de la manière la plus aimable possible devant une dame de ce rang. Elle décida donc de lui révéler ce que son père avait prévue pour elle.

    «Mi padre previó para mí un matrimonio. Me aseguró que era para mi bien pero las numerosas dudas me invaden, tan tengo miedo. No quiero en absoluto a un marido infiel o presuntuoso. Mi padre arregló un matrimonio para mí con príncipe de Murano, la pequeña isla italiana. Creo que se llamo Raphaël. »

    Traduction ♦ Mon père a prévu pour moi un mariage. Il m'a assuré que c'était pour mon bien mais de nombreux doutes m'envahissent, j'ai si peur. Je ne veux point d'un mari infidèle ou prétentieux. Mon père a arrangé un mariage pour moi avec le prince de Murano, la petite île italienne. Je crois qu’il s’appelle Raphaël.

    Elle se demandait ensuite pourquoi elle lui disait tout ça si elle ne lui posait aucune question par la suite mais que lui demander : êtes vous heureuse avec votre mari qui n’a d’yeux que pour sa maitresse Amy ? Est-ce que vous avez étiez heureuse d’apprendre des nouvelles coutumes et une nouvelles langues pour discuter tout simplement avec votre époux. Ces questions semblaient vraiment inutiles et ne voulait rien dire alors elle préféra demander simplement avec une sorte de candeur infantile car elle était encore si jeune :

    « ¿ En ello que piensas en eso usted? »

    Traduction ♦ Qu’en pensez vous ?

    Elle espérait que la reine allait la réconforter mais elle n’en était vraiment pas sûr, pas sûr du tout, elle espérait que dans tout les cas la reine serait honnête avec elle ce qui n’était peut être pas le cas car elle ne pouvait en aucun cas dire du mal de son mari ou de leurs relations. Un peu de sincérité ferait pourtant du bien à Juliette qui avait besoin de conseils d’amis.


HJ : Désolé pour la longueur, et j'ai trouvé bien de mettre la discussion en espagnol car Marie T est espagnole, j'espère que ça te dérange pas.
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MessageSujet: Re: Faut-il vivre pour manger ou bien manger pour vivre ? [ Marie Thérèse ]   Faut-il vivre pour manger ou bien manger pour vivre ? [ Marie Thérèse ] Icon_minitime

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