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 Ballade galante à Versailles [ Eric de Froulay ]

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MessageSujet: Ballade galante à Versailles [ Eric de Froulay ]   17.01.10 16:42

    Juliette Charlotte de Trianon passait la principale partit de son temps à chanter à Trianon, à apprendre quelques notes de clavecin et à jouer aussi a des jeux d’argents où elle était le plus souvent très chanceuse. Voilà à quoi la jeune marquise aimait à passer son temps depuis qu’elle était arrivée à Versailles accompagné de Madame de Courtanges et de Madame de Saint-Onge ses deux dames d’honneurs. Les deux dames étaient pourtant si différente, l’une était mariée à un vieil homme qu’elle tenait d’aider dans sa vie quotidienne et dont la timidité était extrême et l’autre était très drôle, très exhibitionniste et toujours en train de chercher à courtiser le premier homme qui passait par là : la jeune Marquise était vraiment très différente de ses dames d’honneurs pourtant elle les appréciaient toutes les deux. Juliette Charlotte avait décidée de se balader au palais royale, à chaque fois qu’elle allait au palais royale elle faisait de nombreux efforts pour paraitre la plus belle car elle savait qu’il y avait beaucoup de notables qui trainait à Versailles ainsi que de nombreux hommes très beau et très intelligent. Juliette Charlotte faisait vive impression à la cour mais pour l’instant elle n’avait pas était charmée par quelqu’un et elle avait toujours promis de ce marier avec un homme qu’elle aimerait, ce qui était très avant gardiste pour son temps pourtant elle croyait au grand amour. Juliette Charlotte avait donc décidée de se faire belle pour se jour où elle quitterait une fois de plus le petit château de Trianon pour allez à Versailles. Madame de Saint-Onge dit en coiffant les cheveux de Juliette tandis que Madame de Courtanges la maquillait :

    « Je crois bien que Madame la marquise va à Versailles uniquement pour voir Monsieur de Froulay »

    Juliette souriait intérieurement puis fit une petite grimace à la dame de compagnie qui se trouvait en face d’elle, elle lui répondit d’un air malicieux et légèrement peste :

    « Et moi je crois bien que Madame de Saint-Onge va se faire renvoyer si elle n’arrête pas de colporter de vilaine chose à mon égard »

    Les trois femmes rirent, même Madame de Courtanges habituée à un sourire respectueux et un silence . Madame de Saint Onge ainsi que la jeune marquise avait toujours étaient pleine d’humour. Juliette Charlotte enfila ensuite une robe jaune très jolie avec de nombreuses dentelles vertes, elle n’aimait pas trop cette robe mais c’était un cadeau de son père et de toute évidence c’était la plus luxueuse tenue qu’elle ai de toutes ses males. Juliette fit bien habillé et ses cheveux furent coiffées dans un magnifiques chinon de boucles parfaites. Elle adoptée vraiment un style très français à la cour de Versailles ce qui serait certainement très apprécié. Elle choisit les chaussures que sa belle mère lui avait payé, elles étaient parfaitement assorties à la robe et son éventail également, on n’aurait pu rêver meilleure tenue et certaines personne pensait que la jeune marquise en faisait trop mais non : Juliette s’habillait simplement comme elle le souhaitait car elle adorait particulièrement les tenues de son époque. Juliette Charlotte fit tout le chemin jusqu’à Versailles à pied, elle voulait vérifier si ces chaussures étaient confortables et elle le fit bien vite. Après tout ce chemin elle se mit contre un petit mur qui bordait le palais, tout les nobles de la cour étaient autour de Versailles mais Juliette ne pouvait arriver avec un visage en rougit par la longue marche qu’elle venait de faire. Elle n’arrêtait pas de secouer son éventaille ce qui était étrange était donné qu’elle était célibataire. Puis elle vit non loin d’elle le célèbre Monsieur de Froulay, il n’était pas si célèbre que ça mais on pouvait dire qu’elle le trouvait fort charmant, d’ailleurs elle l’avait invité plusieurs fois à discuter autour d’un chocolat elle avait attendue une semaine mais personne n’était venue, elle arriva alors près de lui un sourire au lèvres. Ses joues n’étaient plus rouges et son parfum sentait toujours très bon malgré sa grande marche, elle s’approcha près de lui et fit une légère révérence, elle se disait que cela suffirait envers un mousquetaire, elle lui demanda d’un ton aimable et gracieux :

    « Monsieur de Froulay, je suis bien déçut de constater que vous n’êtes toujours pas venue dans mes appartements pour partager une tasse de chocolats et quelques macarons. »
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MessageSujet: Re: Ballade galante à Versailles [ Eric de Froulay ]   18.01.10 23:47

L’hiver avait beau peser de tout son poids sur les magnificences Versaillaises, le froid avoir tendance à se faire mordant et l’astre du jour n’être plus guère qu’une pâle ébauche de lui-même, les jardins du château de Versailles resplendissaient. De l’automne au printemps, jamais rien, les saisons non plus que le temps, ne semblait avoir de prises sur eux. Le temps chaotique et les gelées du printemps ne faisaient que sublimer la naissance d’une nouvelle végétation. Les chaleurs ardentes et les orages de l’été jamais ne paraissaient rien brûler ou endommager. L’automne parait ce havre de splendeurs de sublimes couleurs aux teintes ocres ou dorées. Et l’hiver donnait aux arbres dépouillés de leurs feuilles une indicible majesté. A tout moment, le Roi Soleil resplendissait et c’était comme si tout autour de lui se sentait obligé de l’imiter, des courtisans aux parures luxueuses jusqu’aux jardins et ce, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente. Versailles était comme un univers à part dans lequel le temps sublimer au lieu d’abîmer et où tout semblait aller à l’inverse à tel point que certains en oubliaient les réalités, basses et miséreuses, du monde dans lequel ils vivaient et perdaient la notion de tout ce qui n’était pas de la Cour. Ce lieu n’était ni plus ni moins qu’un piège doré auquel tout le monde rêvait d’aller se faire prendre, un alléchant paradoxe dans lequel l’on partait volontiers se perdre.

Ces pensées étaient invariablement les mêmes, chaque fois que Élodie, d’humeur un peu rêveuse, se trouvait à flâner dans ces luxuriantes verdures. Elodie, ou plutôt devrais-je dire Éric car la belle avait pour l’heure revêtu sa casaque bleues aux armes du royaume de mousquetaire, bien qu’elle ne soit pas encore de service – ce qui ne saurait tarder étant donné qu’en plus de l’habit, elle avait revêtu ses longues chausses de cuir, un feutre qui dissimulait quelque peu ses traits bien délicats pour un homme et qu’elle portait au côté sa longue rapière. En effet, il ne restait qu’une petite vingtaine de minute à la jeune femme avant d’aller relever un camarade à la garde de la cour royale. Temps qu’elle mettait donc à profit pour se laisser aller à songer, dans un coin de jardin fort désert ce qui, au demeurant ne la dérangeait guère. Malgré le plaisir qu’elle prenait à l’imposture qu’elle avait monté de toute pièce, chaque instant de liberté était bon à prendre au milieu d’une vie où elle devait de se tenir inlassablement sur ses gardes. Ici, sans personne pour l’épier ni prêt à faire un scandale à son moindre faux pas, elle pouvait, ne serait-ce qu’une minute, redevenir Élodie et quitter le costume d’Éric.

Ainsi, assise sur le rebord d’une petite fontaine dont le flot régulier imprimait son rythme et sa douceur au silence feutré qui l’entourait, la jeune mousquetaire était songeuse. Songeuse, et même inquiète bien qu’elle ne tenta de s’en dissuader car il n’était rien qui justifia réellement cette sourde angoisse. Le sujet de son anxiété n’était autre que l’absence de son frère. Ce dernier était partit voilà une semaine, afin de ne porter elle ne savait quelle missive important, en lui annonçant qu’il reviendrait au bout de trois jours. C’étaient les quatre jours de plus que ce qu’il ne lui avait dit qui commençaient à inquiéter la jeune femme qui connaissait François pour être un homme ponctuel. Certes, il avait très bien pu être retardé une quelconque raison et savait se débrouiller seul. Bref, il y avait certainement une explication tout à fait rationnelle et normale à cette absence quelque peu prolongée, mais Élodie ne pouvait s’empêcher de redouter vaguement qu’il ne lui soit arrivé quelque chose. Fait surprenant pour une personne passant son temps à répéter au jeune homme qu’il la protégeait plus qu’il ne le fallait. Un sourire amusé esquissa ses lèvres à cette pensées tandis qu’elle se décidait à se diriger vers la cour royale, quitte à arriver quelques minutes en avance.

La belle mousquetaire se levait donc lorsque des pas se firent entendre non loin d’elle, suivit presque immédiatement de ces mots :
« Je ne m’attendais pas le moins du monde à vous trouver ici, mon cher Éric. »
La voix familière et le ton gentiment ironique poussèrent l’intéressée à tourner la tête en direction du nouveau venu et à prendre une seconde pour le dévisager.
« François ! laissa-t-elle échapper avant de se lever vivement et d’aller l’étreindre
- Je suis bien heureux de constater à quel point j’ai pu te manquer, ma sœur, répondit le jeune homme avec un sourire tendre en rendant son étreinte à Élodie.
- Chut ! Tu le sais bien, même les buissons ont des oreilles ici… »
A son tour, elle eut un sourire espiègle avant de se dégager des bras de son frère, soulagée.
« Une semaine ! A moins que l’ordre des choses aient changé sans que j’en sois tenue au courant, cela fait bien plus de trois jours. Où étais-tu passé ?
- J’ai fais un détour par nos terres. Il faut bien que quelqu’un ici se charge de donner des nouvelles… répondit le mousquetaire avec humour, mais également une pointe de désapprobation, comme à chaque que le sujet des frasques de sa sœur était évoqué, même indirectement.
- Pas de sermon aujourd’hui, François, je t’en prie. Tu gâcherais mon plaisir et m’empêcherais de me rendre à l’heure à mon service, répliqua la belle intrépide en faisant la moue. »
Les deux jeunes gens échangèrent encore quelques mots avant que Élodie ne décide qu’il était temps pour elle de partir. Redevenant Eric, elle ajusta son frère et prit congé de son frère d’un sourire avant de se mettre en marche d’un bon pas vers la cour royale.

La traversée ne lui prit guère plus de quelques minutes, aussi fut-elle à son poste à l’heure sonnante. Elle discuta un instant avec le mousquetaire qu’elle venait relever puis se posta à sa place. Elle n’avait plus qu’à faire son office : rester ici avant de partir faire sa ronde dans les jardins. Depuis quelques temps, ces tâches ordinairement réservées aux simples soldats étaient souvent doublées par les mousquetaires, preuve tangible que l’époque n’était pas à la tranquillité. Une trentaine de minutes passèrent ainsi, sans que rien de particulier ne vienne troubler le calme tout à fait relatif de la majestueuse cour royale. Jusqu’au moment où une jeune femme aux traits familier vint aborder Élodie. Cette dernière n’eut besoin que de quelques secondes pour reconnaître la marquise de Bourgogne et dut réprimer, avec brio, un léger sourire en lui rendant sa révérence. S’il y avait une seule chose à laquelle la jeune mousquetaire n’avait pas mûrement réfléchi avant de se lancer dans cette aventure, c’était le fait que les dames puissent venir lui faire la cour. A défaut de pouvoir passer pour une belle femme, Éric était indiscutablement un charmant jeune homme. Au mois aux yeux de la marquise qui semblait, depuis un certain temps, avoir jeté son dévolu sur lui.
« Monsieur de Froulay, je suis bien déçue de constater que vous n’êtes toujours pas venu dans mes appartement pour partager une tasse de chocolat et quelques macarons. »

Un sourire énigmatique étira un instant les lèvres du soi-disant jeune homme qui prit un instant pour dévisager la dame de la Cour. Comme toutes les nobles qui venaient à Versailles, elle s’était faite belle. Boucles parfaites, robe luxueuse, parfum choisi… tout était étudié pour plaire. Malheureusement pour elle, la baronne faisait fausse route – à sa décharge, elle ignorait qui était réellement cet Éric de Froulay.
« Si je suis assez malheureux pour vous avoir offensée, croyez bien que je m’en excuse platement, madame, répondit Élodie sur un ton respectueux, sans oublier de déguiser sa voix, comme elle savait si bien le faire. Malheureusement, la vie de soldat laisse peu de répit pour d’aussi agréables loisirs. »
Ce que disais la jeune femme n’était pas totalement faux. Les mousquetaires n’avaient que peu de temps pour eux, si l’on excluait les jours où ils n’étaient pas de service et encore profitaient-ils généralement de ces heures perdues pour s’entraîner. Elle, en profitait pour ôter son costume et aller battre la ville et parfois même pour aller badiner à la Cour mais rarement. Il serait trop risquer de s’exposer plus que de nécessaire à être reconnu, d’autant que François n’était pas au courant qu’elle tombait ainsi le masque et que lui mettrait à coup sûr un nom sur son visage.
« Et je ne voudrais pas être la cause d’une telle attente de votre part, marquise, ajouta-t-elle en revenant à la jeune femme. Je doute d’en être digne. »
Éconduire les femmes un peu trop pressantes n’était généralement pas un problème pour Élodie. Un ton respectueux mais assez froid et des invitations refusaient faisaient l’affaire. Mais visiblement, Madame de Bourgogne était tenace, à venir insister.
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MessageSujet: Re: Ballade galante à Versailles [ Eric de Froulay ]   24.01.10 15:58

    Juliette était vraiment belle aujourd’hui, elle avait mit les plus beaux vêtements qu’elle n’avait jamais mis pour d’autres occasions, si elle l’avait mit aujourd’hui c’était uniquement dans le but de bien paraitre à la cour et si elle pouvait faire vive impression sur Monsieur de Frouley elle en serait d’autant plus ravie. Elle n’allait pas non plus passer son temps à l’harceler, lui courir après le chercher, sans le trouver pour au final se laisser avoir par l’amour mais pour le moment elle tentait sa chance avec les hommes qu’elle trouvait charmant. Bien que Monsieur de Frouley ne soit qu’un petit mousquetaire elle trouvait qu’il avait un certain charme et qu’ils pourraient peut être apprendre à se découvrir.
    Juliette en effet attendait l’amour, elle n’était pas comme toutes ces femmes qui se mariaient uniquement pour avoir un meilleure titre. D’accord Juliette aussi voulait avoir un titre de noblesse plus important car elle avait du faire beaucoup de sacrifices pour arriver où elle en était mais si elle tomber amoureuse d’un homme sans nom, d’un voleur ou même de n’importe qui d’autre elle se sentirait capable de tout laisser pour le rejoindre ce qui serait très mal vu à la cour.
    Mais Juliette n’était pas née avec une petite cuillère dorée dans la bouche, elle avait du s’habituer tout au long de sa vie à apprendre un protocole et des manières qui lui plaisait certes mais qu’elle oublierait volontiers si une vie plus passionnée et moins raisonnable s’offrait à elle.
    Et pourtant personne n’avait eu envie de lui offrir un mariage d’amour, personne qu’il l’intéressait car elle avait faillit ce marier avec un petit bourgeois mais par la ruse et heureusement pour elle, elle avait réussit à marier sa mère avec celui-ci et avait ainsi éviter une vie triste au côté d’un homme aigrit par les années.
    Oublier c’est certainement ce qu’elle devait faire désormais, oublier sa vie d’avant, sa vie de petite roturière pour être une dame parfaite à la cour. Et pour l’instant c’Est-ce qu’elle avait réussit à faire, elle inviter beaucoup de monde, jouer aux jeux de la cour et était très chaleureuse avec les autres. Cela faisait d’elle une personne très aimée à la cour, même en nouvelle arrivante on connaissait la marquise comme une personne aimable et bien sous tout rapport, pour le moment aucune chose n’avait était dite sur elle, aucune rumeur pour la déstabiliser peut être parce qu’elle devenait, au fur et à mesure les amis et les habitués de personnes très influente comme les princesses de sang.
    Pourtant elle ne cessait d’écrire à sa mère, et à la fille de son beau père, une dame de noblesse également mais moins noble qu’elle. Elle écrivait tout et n’importe quoi, surtout à sa belle sœur qu’elle ne connaissait pas du tout. De quoi voulez vous parler au juste avec d’une dame qui ne vous a jamais vu et avec qui même vous n’avez jamais parlée ? Alors elle racontait la vie à Versailles, ce qui fait le beau et le mauvais temps au palais. Elle raconte les histoires qui se passe à Trianon. Sa belle sœur, une marquise aussi lui réponds, qu’elle est bien malheureusement dans son mariage, qu’elle a des amants, qu’elle préfère vivre de façon discrète à son château ou on lui permet beaucoup de chose plutôt qu’a Versailles qui est pour elle une prison dorée ou on ne cesserait de la juger. Juliette la comprends, tout du moins essaie et lui réponds bien triste qu’elle espère que sa vie un jour sera meilleure.
    Juliette ne comprenait pas beaucoup cette femme mais elle se contentait d’être aimable avec elle peut être qu’un jour elle aurait des choses à faire ensembles.
    Juliette était donc en face de Monsieur de Frouley, le beau mousquetaire envers qui elle avait des vues, elle essayait de l’inviter toujours à prendre un chocolat, aller dans ses appartements, participer à ses soirées à ces jeux de société mais celui-ci n’avait pas encore accepté. Il avait toujours dit qu’il passerait bientôt, qu’il irait faire un tour à Trianon mais rien. Pourtant la jeune marquise ne faisait qu’attendre ces visites, tout les jours elle se demandait si il allait venir pour lui tenir compagnie. Et voilà qu’il disait qu’il était désolé de l’avoir offensé ? L’avait t-il vraiment offensé, pas vraiment mais en tout cas il l’avait fait patienter ce que la jeune marquise n’avait pas apprécier.
    Elle émit un petit rictus lorsqu’il lui dit qu’il s’excusait, de l’avoir offensé, Juliette lui répondit d’un ton légèrement sec :


    - Vos excuses sont un bon début, certes mais j’ai un peu de mal à croire en vos réellement sentiments.

    Puis elle se dit qu’elle lui avait parlé peut être un peu mal, peut être que Juliette ne plaisait pas à Eric ce qui était assez bizarre car les hommes de la cour la trouvait très belle. Elle avait la peau très blanche et les cheveux vraiment blond son style était vraiment français et on ne pouvait pas douter de ses origines nobles alors qu’elle n’était pas noble de naissance. Juliette comprit donc que le mousquetaire, d’après ces dires n’avait pas le temps de venir dans les salons de la jeune marquise. Elle soupira, était-ce vrai ? Ou était ce une bonne excuse qu’il se donnait ainsi. Elle se demandait comment cela était possible, les mousquetaires n’avaient donc jamais de jour de congés ? Elle répondit avec une voix pleine de gaité pour le convaincre :

    - Du temps ? Vous manquez seulement de temps, le temps ne semble pas une chose essentiel pour nos affaires. Aussi je pense qu’en honnête homme vous devrez assister aux jeux de la cour sinon on aura tôt fait de dire de vous que vous n’êtes qu’un homme de combat et non de salon. Je pense que vous n’apprécierais que guerre cette rumeur.

    Puis l’homme enfin, ce qu’elle pensait être un homme lui parla d’un ton froid. Juliette avait vraiment du mal à comprendre cela, d’accord elle ne plaisait peut être pas à cet homme mais elle ne comprenait pas qu’il ne vienne même pas partager un chocolat. Même si il ne voulait ni femme ni enfant il pourrait avoir une amie, Juliette n’était pas non plus du genre à vouloir sauter sur les hommes qui passait dans sa vie, elle était tout à fait capable de rester ami avec un homme et c’est d’ailleurs ce qu’elle avait fait à de nombreuses reprises.
    Ensuite Eric, enfin celui qu’elle croyait être Eric lui apprit qu’il ne pourrait pas compter parmi les fréquentations de la jeune femme, qu’il n’avait pas un rang suffisant pour cela ou du moins que sa profession de mousquetaire ne lui permettait pas de visiter les dames de la cour et surtout les personnes avec un rang tel que celui de Juliette Charlotte. Si ce n’était que question de cela pour Juliette ne c’était pas une chose immense. Comme vous l’aurez compris elle n’était en matière d’amour comme d’amitié que peu attacher au rang même si elle aurait volontiers voulu s’élever dans la société.
    Elle prit un sourire convaincant puis lui dit de sa jolie voix douce et charmante comme pour plaire à Eric :


    - Ne croyez jamais cela, Monsieur, si je vous invite c’est que vous en êtes digne. Je choisis les gens de ma fréquentation et ci je veux vous compter parmi celle-ci vous devriez en êtes honorés plus que frustré de ne pas en être digne. Oubliez un instant ce que vous pensez et laissez vous aller à la détente d’un gouter entre amis.

    Juliette passa une main dans ses cheveux puis se demanda ce qu’il répondrais et si il désirerait enfin venir avec elle. De toute façon il fallait bien qu’il se décide à accepter ou à refuser mais il ne pourrait pas éternellement reconduire une rencontre plus longue envers Juliette. La marquise affichait un charmant sourire et espérait qu’il déciderait à venir auprès d’elle, sinon Juliette repartirait plus triste qu’elle n’était arrivé. Juliette demanda sans vouloir le forcer non plus :


    - A moins que d'autres raisons vous invite à refuser toutes invitations de ma part....
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MessageSujet: Re: Ballade galante à Versailles [ Eric de Froulay ]   31.01.10 10:46

Elodie réprima une moue agacée aux insistances de la marquise, dissimulant cette dernière derrière une expression froidement respectueuse – bien qu’ornée de cette petite étincelle mutine qui ne la quittait jamais. Car oui, bien que madame de Bourgogne n’ait tendance à se montrer un peu trop pressante à son goût, la jeune femme ne pouvait s’empêcher, d’une certaine façon, de s’amuser de la situation. Il suffisait d’imaginer un instant seulement que la dame ne découvre sa véritable identité pour cela. Si l’on excluait le côté dangereux de ce fait, l’on ne pouvait que rire d’avance de la confusion qui s’installerait. Rien que pour voir la façon dont réagirait cette soupirante du soi-disant Eric de Froulay, la belle mousquetaire tomberait bien le masque ! Enfin, tout cela n’était que du domaine de l’imagination et il était évidement hors de question qu’Elodie ne se révèle. Aussi se contenta-t-elle de s’amuser un instant en pensées, avant de revenir à la situation présente. Plusieurs fois, déjà, elle s’était demande quelle solution était la plus dangereuse. Continuer à dédaigner ces multiples invitations ou se résoudre enfin à s’y rendre. Dans la première, il était clair qu’à long terme, elle risquait rumeur et autre désagréments de ce genre ; mais dans la seconde, elle prenait le risque que cette marquise ne s’attache à elle pour de bon – du moins, à celui qu’elle pensait qu’elle était – et ne découvre la vérité par accident. C’était ce qui semblait de moins sûr à la jeune femme, d’autant plus que les rumeurs ne lui faisaient pas peur. Tant qu’il ne courrait pas le bruit de sa véritable identité, elle se moquait de ce que l’on pouvait dire – ou bien se vengeait par le même moyen de qui cherchait à la salir. Autant dire que, malgré ses insistance, Juliette de Bourgogne n’avait que peu de chances d’obtenir ce qu’elle désirait.

« Ne croyez jamais cela, Monsieur, si je vous invite c’est que vous en êtes digne. Je choisis les gens de ma fréquentation et si je veux vous compter parmi celles-ci vous devriez en êtes honoré plus que frustré de ne pas en être digne. Oubliez un instant ce que vous pensez et laissez vous aller à la détente d’un goûter entre amis, lança d’ailleurs cette dernière en réponse à la précédente réplique d’Elodie. »
La belle rendit son sourire à la baronne tout en s’inclinant légèrement, comme un gentilhomme se le devait lorsqu’il recevait un tel compliment. Evidement, cette histoire de doute sur le fait qu’elle ne soit pas digne de faire partie du cercle de la jeune femme n’était qu’un mensonge visant à justifier son absence de réponse positive à ses invitations. Malheureusement, maintenant que cela était lancé, il allait falloir trouver autre chose, ou bien mettre définitivement fin à tout ce petit manège.
« A moins que d’autres raisons vous invitent à refuser toutes invitations de ma part… »
Une bien autre raison, en effet, pensa Elodie en dévisageant un instant la jeune femme qui lui faisait face. Fraîche, jolie, parée d’un robe certes un peu luxueuse, mais qui lui allait à ravir, elle ne devait pas souvent se voir ainsi par les hommes, ce qui était compréhensible. D’ailleurs, la mousquetaire avait certainement déjà dû entendre le nom de Juliette de Bourgogne au travers des conversations de ses camarades, réellement intéressés pour leur part. Camarades qu’il lui plaisait beaucoup d’écouter lorsqu’ils en venait à parler de femmes car ce qu’ils pouvait bien raconter et savoir – du moins penser savoir – sur ces dernières n’était parfois pas dépourvu de comique. Et si, sous la casaque masculine qu’elle portait, Elodie était bien obligée de jouer également au macho et d’approuver ce qui disaient ses compagnons, elle ne pouvait s’empêcher de temps en temps de faire quelques commentaires – ce qui, bien souvent, conduisaient les autres à penser que ce discret mousquetaire dissimulait bien son jeu et que, quoiqu’il ne veuille bien en dire, les conquêtes ne lui manquaient sûrement pas… Ce qui, là aussi, ne manquait pas de faire sourire la belle dans sa barbe.

« S’il est une autre raison, vous comprendrez j’en suis sûre, que si je ne vous l’ai pas encore donnée, c’est qu’elle se doit d’être tue, répondit-elle toujours sur ce même ton, respectueux mais distant mais derrière lequel était tangible le fait que la question n’était pas négociable. »
La jeune femme se doutait bien que, par de pareilles réponses, elle poussait sin interlocutrice à se poser des questions et à vouloir en savoir plus sur elle. Cependant, elle avait confiance dans les idées arrêtées de l’époque et le fait qu’une femme ne soit parvenue à rentrer dans les mousquetaires depuis bientôt trois ans et ne se batte aussi bien voir parfois mieux que de véritables hommes était si inconcevable que cette pensée jamais même n’effleurait l’esprit des gens. Sur cet étrange personnage qu’était Eric de Froulay, ces derniers tiraient des conclusions aussi hâtives que farfelues, souhaitant pouvoir se vanter d’avoir la clef de l’énigme qu’il était à lui tout seul, et n’approchaient que rarement la vérité ; en témoignait le fait que la jeune femme se trouvait toujours à Versailles et que rien ne poussait personne à soupçonner sa féminité. Un mousquetaire de passage vint la saluer et en profita pour présenter ses respects à la marquise avant de s’éloigner, laissant, selon ses propose son « ami en charmante compagnie » ce arracha à l’intéressée un sourire énigmatique.
« Voyez, madame. Ne perdez pas votre précieux temps avec moi quand bon nombre de mes compagnons souhaiteraient bien que vous leur fassiez les propositions que je vous refuse, lança Elodie en désigna du regard son ami qui s’éloignait. »
Certes, il aurait peut-être été plus facile de rentrer dans le jeu de la dame et de s’en tenir à des relations purement amicale, comme la jeune mousquetaire le faisait avec d’autres. Mais, cette dernière était assez clairvoyante pour comprendre ce que recherchait madame de Bourgogne en premier lieu – or elle n’était ni en mesure, ni en envie de le lui offrir, l’on comprend aisément pourquoi.


Milles excuses, c'est assez lamentable et surtout en retard >< Mais la semaine a été dure et étant malade, je dirais que j'ai eu du mal à me plonger dans mon message...
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MessageSujet: Re: Ballade galante à Versailles [ Eric de Froulay ]   31.01.10 19:08

    Ce n'est pas nul, ou alors je suis aussi nul que toi.A chaque fois je fais du concentrée moi^^A dans 15 jours =)

    Juliette Charlotte de Bourgogne ne se doutait pas une seconde que c’était une femme, oui Eric de Frouley était une femme, et non un homme c’était une chose qu’elle n’osait imaginer. Elle ne pouvait pas penser ça, non elle ne pouvait pas penser ça une seule seconde car la douleur serait trop vive dans tout son être. D’accord elle espérait plus d’Eric, rien ne servait de mentir mais d’abord ce qu’elle souhaitait c’était avoir une fidele amitié avec lui ce qu’il ne voulait pas lui offrir.
    Peut être parce qu’Elodie avait découvert ce que voulait exactement Juliette Charlotte de Bourgogne. Juliette se demandait ce qu’elle avait bien pu faire, il y avait quelques mousquetaires qui lui tournait autour mais elle ne les aimait que très peu, elle trouvait le plus souvent qu’il n’avait ni intelligence, ni aucune forme de savoir vivre. Elle ne se voyait pas vivre avec un tel homme. Juliette était il faut le dire très attaché à l’étiquette enfin elle pouvait être ami avec n’importe qui mais il fallait que cette personne en vaille le coup, elle n’allait pas se faire une mauvaise réputation pour une personne qui n’en valait pas la peine, qui était prétentieux et détestable.
    Elodie, elle le savait n’était pas comme ça, Elodie semblait être une personne douce et gentille qui veut toujours être au service des autres. C’était ça que la jeune femme aimait bien, peut être trop bien. Lorsque le jeune homme lui fit une légère révérence, Juliette lui offrit un petit sourire. Elle savait que c’était une bonne chose de faire de tels compliments car Eric de Frouley n’était pas un homme de son rang, pourtant elle savait qu’il avait un rang mais elle avait toujours ignoré lequel.
    Juliette ne dirait pas de rumeurs, elle ne ferait pas non plus courir le bruit qu’Eric était un homosexuel ou une femme, d’abord parce qu’elle n’était sure de rien et en plus parce que ce n’était pas son genre de dire des rumeurs fausses et idiotes. Pourtant elle adorait écouter les histoires de la cour, elle trouvait cela très intéressant bien que souvent peu vrai et un peu pathétique.
    Juliette souffrait un peu, si Elodie semblait s’amuser des sentiments naissant qui envahissait Juliette, elle n’était pas de son avis. Elle, elle n’arrêtait pas de se remettre en question, que devait-elle faire, que devait elle dire, que devait-elle laissait paraitre pour plaire à l’homme qui était en face d’elle. Elle était déjà noble et jolie ce n’était déjà pas négligeable pour l’époque. Ses cheveux étaient blonds, fins, son visage était beau et sa couleur de peau était assez blanche pour qu’on voie qu’elle était d’origine noble même si ce n’était pas vrai. La couleur de la peau était une chose à laquelle elle veillait énormément, elle ne voulait absolument pas qu’on dise d’elle qu’elle était une simple paysanne, et même si sa mère était paysanne son père était un compte et c’était le titre qui comptait non l’homme. L’homme était un odieux personnage, un homme affreux qui n’avait aucun respect ni éducation, sa grande peur avait toujours était de se marier avec un homme comparable à lui et elle avait trouvait en Elodie un homme si différent, peut être parce que justement Elodie était une femme.
    Lorsqu’il lui répondit qu’il ne voulait ou ne pouvait pas lui dire Juliette fit une légère grimace, Eric de Frouley semblait tenace en plus, elle ne comprenait vraiment pas pourquoi remettant légèrement ses cheveux en place elle demanda :


    Je ne comprends pas, quelles sont ses raisons, avez-vous en réellement ? Je ne comprends pas quel est votre problème et si cela vient de moi. Qu’aurais je pu faire qui vous aurez déçut ou qui aurait donner de moi l’image d’une femme sans noblesse, ni amitié et qui s’éprend de la première personne qu’elle croise…

    C’est tout ce que Juliette avait réussit à répondre, car en effet, elle n’avait pas trouver ce qu’elle avait fait de mal, peut être qu’elle n’avait rien fait de mal justement, le problème n’était pas d’elle comme elle le pensait mais de lui, puisque c’était une femme. Après un court instant un homme, un autre mousquetaire, avait-elle devinait car il avait un habit semblable a celui d’Eric présenta ses respects à Juliette Charlotte, marquise de Trianon et Baronne. Elle fit un petit sourire à cet homme qui semblait charmant bien qu’un peu trop vieux au goût de Juliette. Il avait l’air assez gentil et se dit que lui, ne semblait pas réfractaire à ces avances contrairement à un certain mousquetaire devant elle. C’est d’ailleurs ce qu’Eric remarqua, il lui répondit ensuite qu’elle ne devait pas perdre son temps avec lui car beaucoup d’homme serait ravie d’être avec elle. Elle lui dit avec candeur :

    Justement, la est l’esprit de la femme qui se trouve devant vous. Je ne peux pas me résoudre à oublier quelqu’un si je ne sais même pas pourquoi je dois l’oublier. J’estime que je ne perds pas mon temps, pas pour l’instant mais j’aimerais tant savoir pourquoi vous vous refuser à être mon ami ou au pire un homme avec qui je pourrais partager un thé….

    Elle avait dit ça un peu comme dernière proposition avant qu’il ne se vexe. Elle finirait bien par s’arrêter, oui, c’était décidée, elle ne lui proposerait plus rien. Peut être qu’elle c’était résigné, elle en avait mare d’insister, mare de se plier, de faire des courbettes à un homme qui ne la regarderait pas et qui ne la regarderait jamais. Elle lui fit un sourire en attendant sa réponse. Juliette regarda un instant le château, se demandant si il y avait quelqu’un dans le palais qui ressentait la même chose, peut être la reine, c’est vrai, elle était belle, elle aussi mais elle passait son temps à séduire le roi qui ne voyait que sa maitresse. Mais peut être que cette mauvaise époque passerait, peut être que dans quelques temps elle aimerait un homme qui l'aimerait également peut importe, le rang, l'étiquette ou l'âge qu'il avait. Peut importe la couleur de ses cheveux, elle le savait, un jour elle formerait un couple et ce couple serait le couple le plus heureux du monde.

    Je ne veux pas savoir pour le raconter à toute la cour, mais je voudrais juste le savoir car je me sens si coupable, j'ai l'impression que tout est de ma faute...

    Elle plissa légèrement le nez, elle était vraiment peinée, elle soupirat une dernière fois, elle avait dit la vérité peut importe ce qu'il répondrais, elle espérait qu'il lui dise la vérité ou quelque chose qui ne la mettrait plus en cause. La belle marquise se sentait si coupable, se sentait si mal. Elle espérait juste une petite réponse, une amorce, un indice, quelque chose qui soulagerait sa peine ne serait-ce qu'un instant. Qui pourrait lui donner l'espoir de passer à quelque chose d'autre, peut être à un autre homme, à autre chose, une chose diffèrente qui ne lui occuper pas l'esprit comme le faisait Eric maintenant
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MessageSujet: Re: Ballade galante à Versailles [ Eric de Froulay ]   06.02.10 11:58

Que la dame pense que le problème venait d’elle arracha une légère moue, aussi discrète que fugitive, à Elodie. Bien que contrainte à agir et réagir comme elle le faisait par son déguisement, la femme qu’elle était ne pouvait que comprendre ce que pouvait ressentir la marquise en cet instant. Se remettre en question, repoussée comme elle l’était, était naturel, surtout chez une jeune fille à la recherche de l’amour. Car c’était bien cela qu’était Juliette, Elodie l’avait immédiatement deviné – et la comprenait, bien que ces considération ne la touchent que peu, le mariage n’étant pour elle absolument pas à prévoir. Dans une autre situations, les désir de la baronne l’aurait certainement plus touchée que ce qu’il le faisait en cet instant et la jeune femme lui aurait sûrement confié qu’elle était, sur ce point, d’accord avec elle mais il était bien évident que cette idée n’était absolument pas envisageable en l’état actuel des choses. Aussi, Eric, le mousquetaire, se contenta-t-il d’arborer toujours cette même expression distante et respectueuse tandis que la jeune femme devant lui s’escrimait à le faire changer d’avis, ou à lui faire avouer ce qui le rendait si insensible à ses invitations. L’autre homme s’était éloigné, sous le regard distrait de son compagnon d’arme, plongé dans ses pensées. Aurait-elle pu être amie avec cette Juliette de Bourgogne, dans une autre vie ? Peut-être…

« Justement, là est l’esprit de la femme qui se trouve devant vous. Je ne peux pas me résoudre à oublier quelqu’un si je ne sais même pas pourquoi je dois l’oublier. J’estime que je ne perds pas mon temps, pas pour l’instant mais j’aimerais tant savoir pourquoi vous vous refusez à être mon ami ou au pire un homme avec qui je pourrais partager un thé… »
La voix de la marquise s’éleva à nouveau, ramenant Elodie à la réalité. Cette réplique lui arracha un nouveau sourire énigmatique. Cette jeune fille était décidément têtue. La belle en connaissait plus d’une qui se serait déjà depuis bien longtemps arrêtées aux refus du mousquetaire et se serait bien gardées d’insister en cherchant toutes seules ce qui pouvait bien pousser ce charmant jeune homme à repousser des avances de la part de jeunes femmes si bien sous tous rapports qu’elles. Les plus perfides s’étaient même déjà essayées au jeu dangereux des rumeurs, mais aucune, si farfelues soit-elle, n’avait réussit à atteindre Elodie qui se moquait bien de ce que pouvaient dire les divers bruits qui couraient sur elle. Le seul qui aurait pu l’inquiéter était à des milliers de lieux d’effleurer les esprits quelques peu fermés de la Cour. Et tant qu’ils le restaient, du moins dans ce domaines, la jeune femme ne risquait pas grand-chose.

« Je ne veux pas savoir pour le raconter à toute la Cour, mais je voudrais juste le savoir car je me sens si coupable, j'ai l'impression que tout est de ma faute... »
La belle mousquetaire dévisagea un instant la jeune fille qui se trouvait en face d’elle. Une telle franchise était peu commune à la Cour en ces temps troublés de prétendus complots et de doutes. Même dans de si bénignes affaires que celle qui retenait en ce moment la baronne et Elodie. Un instant désemparée devant ces sentiments – qu’elle n’avait pas cru réels n premier lieu – cette dernière garda un instant le silence, un regard indéfinissable posé sur Juliette. Elle comprenait à le fois et restait perplexe face à une telle attitude. Elle n’était pas la première mousquetaire – ou autre gentilhomme – à repousser les avances d’une jeune femme et peut-être la marquise avait-elle déjà eu affaire à ce genre de situation, alors pourquoi se sentir si coupable ? Esquissant un sourire rassurant, Elodie se rapprocha légèrement de la jeune fille – de quatre ans sa cadette, rappelons le – et releva doucement sa tête qu’elle avait baissée avec un soupir.
« Ne vous sentez coupable de rien, je vous en conjure. Il n’y a nullement de votre faute dans mon attitude, soyez-en certaine, répondit-elle d’une voix douce. »

Elle resta un instant dans cette position, le temps de voir disparaître – ne serait-ce que légèrement – le trop plein de déception sur le visage de la marquise, puis s’éloigna de nouveau, retrouvant l’endroit où elle se trouvait initialement. Elle hésita une infime seconde à poursuivre, afin de clarifier définitivement les choses. Puis, décidant que cela était tout de même nécessaire :
« Je devine, madame, que vous cherchez en moi plus qu’un ami, ce que je ne suis hélas pas en mesure de vous offrir – et ce pour une raison qui, vous le comprendrez j’espère, ne regarde que moi, ajouta-t-elle donc, non sans une pointe de scrupule à se montrer aussi directe. Aussi, je pense qu’il serait inutile d’aller plus loin, cela vaut mieux, croyez-moi. »
Réponse certes quelque peu cavalière, mais indispensable pour mettre fin à ce petit manège aussi compromettant pour Elodie qu’il pouvait être désagréable à Juliette. En agissant de la sorte, la jeune mousquetaire espérait pouvoir se garantir de nouvelles insistances de la part de la marquise qui, en toute logique, devait avoir compris qu’il était inutile de chercher à en apprendre plus sur Eric de Froulay.
« Les conquêtes, j’en suis sûre, ne vous manqueront pas marquise. Allez donc plutôt au devant de celles-ci au lieu de vous attardez avec un homme tel que moi, conclut la belle, afin d’adoucir ne serait-ce que légèrement ses précédents propos. »


God, c'est court, sorry. Mais je pense que nous pouvons terminer sur ta réponse =)
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MessageSujet: Re: Ballade galante à Versailles [ Eric de Froulay ]   15.02.10 20:49

    Juliette aurait tout de suite du oublier l’homme qui se trouvait en face d’elle, elle aurait du comprendre au fil du temps qu’il ne voulait pas partager des activités de la cour avec elle. Mais non, elle restait accroché à son rêve, à ses idées, elle rêvait toujours des choses impossibles, de choses inimaginable, c’était peut être son caractère, rêveuse et crédule. Elle avait cru qu’elle pourrait être une femme qui marquerait Eric de Frouley, une femme qui lui plairait et qui l’attirerait. Si Eric de Frouley existait peut être que cela aurait pu être vrai, si il avait était un homme plutôt qu’une femme qui cache son identité peut être qu’ils auraient pu devenir amants dans une autre vie, dans un autre monde, un autre univers. Mais avec des « si » on referait beaucoup de choses, pensait-elle, aussi elle avait décidée qu’elle ne devait pas se poser de question, et pourtant dans sa tête ses questions revenait en boucle, pourquoi ne voulez t-il pas d’elle ? Pourquoi refuser t-il ses avances ? Il y avait bien une raison mais elle ignorait laquelle, il ignorait pourquoi il ne voulait pas d’elle, si elle avait su elle ne lui aurait rien dit de tout cela, elle n’était pas du genre a mettre les gens dans l’embarras de façon volontaire.
    Juliette n’était pas du genre non plus à salir la réputation des gens, elle n’allait pas s’amuser à dire des choses fausses sur Eric, même si ces choses étaient vraie faire courir des rumeurs n’était pas dans ses attributions principales. Comme toutes les femmes de la cour elle n’était pas contre en écouter quelques unes mais la plupart du temps elle riait plutôt de ce qu’on lui racontait.


    Juliette ne plaisait pas à tout le monde, non, bien sûr que parfois les hommes ne voulait pas l’accompagner mais c’était souvent pour des raisons valables : différences de rangs majeurs, engagement de l’homme envers une autre femme, réputation à ne pas salir. Hors Eric n’avait jamais donner encore de motif valable pour refuser une invitation de la marquise. Juliette, de son côté avait aussi refuser pas mal de choses, souhaitant réserver sa vertu pour son mariage elle n’avait pas encore partager la couche d’un homme et n’avait dans sa vie qu’échanger quelques légers baisers. Rien pour compromettre sa réputation de jeune fille noble et vierge comme on aimait souvent courtiser à cette époque. Juliette était une jeune femme très chaste, très fraiche et on ne pouvait pas dire des choses sur elle, à moins cette malheureuse histoire qu’elle n’oublierait certainement jamais. Tempi, elle devait oublier le joli mousquetaire passer à autre chose, peut être qu’avec le temps elle y arriverait, peut être qu’avec le temps les blessures passent, elles passent oui, elle en était sur mais au fond du cœur il en reste toujours une trace, quand on efface quelque chose la feuille ne redevient jamais totalement blanche. Mais tout ce qu’elle espérait désormais c’était d’avoir une jolie famille, un beau mari et vivre à la cour sans danger tout au long de sa vie. Avoir une belle vie rempli d’amour et non de haine, peut être voyager pour découvrir d’autre contrée pourquoi ne pas aller dans le nouveau monde ? Elle aimerait tant cela. Eric essaya ensuite de la rassurer en lui disant qu’il n’y avait rien chez elle qui pouvait lui déplaire, que cet homme était étrange, elle soupira un moment puis lui répondit à voix basse :

    - Il doit pourtant bien avoir quelque chose….

    Eric expliqua qu’elle cherchait en lui plus qu’un ami et ceci était surement vrai, mais elle se serait contenter d’être une simple amie, pour lui elle aurait fait l’effort de rester derrière, de ne pas se montrer, elle aurait pu être une confidente pour lui si il refusait d’être sa maitresse mais il avait peut être raison, peut être valait tout de suite arrêtait de se parler plutôt que de se faire du mal. Elle répliqua donc avec une pointe de déception dans sa voix plutôt douce en ce moment :

    - Si vous pensez que cela est mieux vous devez avoir raison, de toute manière je ne pense pas avoir vraiment d’autres choix…

    Juliette Charlotte entendit ensuite qu’elle pouvait avoir d’autres conquêtes, qu’elle ne devait pas s’attarder sur un homme comme lui. Eric devait bien mal la connaitre pour dire ça, elle n’était pas du genre à avoir des conquêtes, non, ce n’était pas son truc. C’était une jeune femme très sérieuse et elle n’aurait pas de conquêtes avant le mariage. Juliette prit donc un ton un peu plus sec car elle n’aimait pas entendre des choses fausses à son égard, elle répondit :

    - Je ne suis pas une femme qui va de conquêtes en conquêtes si vous pensez cela de moi c’est que vous me connaissez hélas bien mal…

    Voyant qu’il voulait conclure un peu leur discutions, et c’est vrai qu’il n’y avait plus rien à dire elle remit son ombrelle comme elle l’avait portée au départ puis regarda le château, elle savait c’était l’une des dernières paroles qu’elle échangeait avec Eric. Elle le regarda donc en remettait légèrement sa robe puis déclara comme adieu :

    - Ce fut un plaisir de parler avec vous, j’espère que vous aurez de nombreux combats très trépignant et que vous pourrez servir sa majesté comme vous le devez…



Non c'est bon, ne t'inquiète pas, je pense avoir terminer le topic de la meilleure façon sinon fait moi signe
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