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 L'art de bien vivre à Versailles [PV Henriette d'Angleterre]

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MessageSujet: L'art de bien vivre à Versailles [PV Henriette d'Angleterre]   09.01.10 23:29

Anna arriva dans ses appartements, elle observa les moindres gestes des pages vérifiant qu’il ne menacait pas de faire tomber une malle ce qui aurait pu couter la perte de bijoux assez cher. Mais ils avaient l’habitude et il n’en fut rien. Une fois cela fait elle le congédia sans le moindre ménagement avant de se déchausser en poussant un soupir de contentement en fermant les yeux. Oh mon Dieu que c’est bon quel plaisir d’enfin se déchausser. S’était toujours aussi éprouvant d’arriver dans de nouveau lieu en plus en étant annoncé. Elle détestait ne pas passer inappercu lors d’une arrivée. Elle n’est jamais au mieux de sa beauté après un tel voyage et elle n’aimait pas qu’on la voit ainsi. Une fois déchaussé elle alla visiter les appartements qui lui était attribué et admira les dorures du cabinet, le baquet de la salle de bain qu’elle avait hate d’utiliser. Elle alla ensuite visiter la chambre à coucher. Tout n’était que broderie et splendeur et elle ne pu se retenir à l’ultime délice de se laisser tomber sur le moelleux matelas. Elle le fit en fermant les yeux dos au lit. Elle se laissa tomber les bras écartés s’enfoncant délicatement dans le matelas de plume d’oie et rebondissant après l’impact. Elle resta ainsi quelques minutes entendant sa femme de chambre vider promptement les malles de leur contenu dans les armoires et sur la coiffeuse. Une fois cela fait elle l’entendit ressortir pour préparer un bain bien chaud. Anna alla le prendre lorsqu’il fut près. Elle ota ses vetements pleins de poussière les laissant tomber dans un doux son de froissement de tissus précieux, elle enfila sa robe de bain et glissa délicatement un premier pied dans l’eau avant d’y glisser le second en se tenant au bord du baquet à l’aide de ses deux mains garni de doigt très fin et finement manucuré. Elle se coucha dans le baquet appréciant la chaleur de l’eau et le bonheur de se sentir plus propre. Fanny vint l’aider à se laver, une fois cela fait elle ressortit et s’habilla d’une jolie robe rouge bordeaux cousus de fil d’or et d’argent composé d’un décolleté peu profond mais fort suggestif. Elle se fit relever ses cheveux d’or légèrement bouclé en chignon. Elle se maquilla ensuite un peu mais pas trop. C’est ce moment que choisis un page pour venir porter une lettre du Tsar Alexis 1er son Impérial Père cette dernière était cacheté d’une cire rouge portant le seau impérial qui n’avait pas cédé, personne ne l’avait lu tant mieux. Elle prit la lettre et la lut tranquillement souriant selon les propos ou soupirant selon d’autre. Une fois cela fait elle la rangea dans une cache secrète de l’une de ses malles. Puis elle prit son écritoire et s’installa dans le cabinet. Elle écrivit une lettre pour Madame Henriette Anne d’Angleterre épouse de Philipe d’Orléans :

Citation :
A Madame Henriette-Anne d’Angleterre, Princesse de France, Duchesse d’Orléans, épouse de Philipe d’Orléans frère du Roi de France, Janvier 1666 à Versailles dans nos appartements.
Nous Anna Alexeïevna, 4ème Princesse de Russie, fille du Tsar actuel Alexis 1er,
Nous vous écrivons pour vous faire part de notre vœux de vous voir accepter de bien vouloir nous apprendre le protocole et autres points important à la Cour de Versailles étant différentes des autres Cour Européenne.
Nous souhaiterions donc vous avoir pour professeur dans l’art des vêtures et du langage dans lequel il nous semble que vous excellé. Ainsi nous souhaiterions que vous n’enseigner la mode, le protocole, le code de conduite en vigueur à Versailles.
Nous vous remercions d’avance pour votre réponse en espérant que celle-ci sera favorable.
Au plaisir de vous rencontrer.

Anna Alexeïevna Princesse de Russie.

Une fois cela fait elle prit une bougie qu’elle avait préalablement mise à chauffer et fit tomber quelques gouttes de cire sur la missive qu’elle cacheta avec son seau personnelle.
Une fois cela fait elle alla à l’entrée de ses appartements et demanda au page en faction de porter le courrier aux appartements de Madame.
Enfin Anna retourna se prélasser dans un divan massant doucement ses pieds qui avait souffert du voyage et surtout du froid auquel ils furent trop longtemps exposé eux si délicat et fin.
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MessageSujet: Re: L'art de bien vivre à Versailles [PV Henriette d'Angleterre]   11.01.10 21:12

Anna avait fini par s’endormir dans le divan ses petits petons à l’air libre était tout heureux et avait perdu leur rouge vif signe qu’ils étaient irrités. Elle se leva et retourna à son secrétaire, elle sortit une nouvelle feuille et alla chercher la lettre de son père. Elle la re-déplia et la déposa face à elle en équilibre le long des petites étagères du meuble de voyage. Elle prit une plus en ses doigts et commença la missive.
Elle s’arrêta et observa l’ensemble, en fait il n’y avait rien à lire seul le début était inscrit. Elle fit tourner la plume dans ses doigts asséchés par le froid et passa une main dans ses cheveux réfléchissant à quoi mettre et comment. Elle reprit la missive dans ses mains et s’appuya négligemment des coudes sur l’écritoire tenant d’une main le papier et mordillant un ongle de l’autre main. Elle posa la missive et enleva le doigt de sa bouche faisant une moue enfantine avec ses lèvres. Que ce n’était pas simple de répondre. Beaucoup de gens pouvaient très facile répondre à leur père sans devoir faire des tournures et des enluminures orthographiques pourtant elle n’était pas n’importe qui, née n’importe où, dans n’importe quelle famille. Elle était Princesse de Russie et rien que le titre faisait rêver des centaines voir des milieux de jeunes filles pourtant on ne pouvait pas dire que son enfance fut heureuse. Contrairement à ses sœurs malgré l’apparence qu’elle donne, elle ne fut jamais réellement satisfaite de sa condition. Ne voir son père qu’en ayant pris rendez-vous et de même pour sa mère qui ayant déjà eu plusieurs enfants et en ayant eu beaucoup ensuite elle ne fut jamais prise sur ses genoux. Et l’amour maternel et même paternel est sûrement le pire des manques possibles pour un enfant. Depuis le jour de ce terrible constat elle s’était évertuée malgré les vociférations de sa gouvernante puis de son précepteur à venir chaque jour visiter sans rendez-vous ses frères et sœurs pour pouvoir parler de tout et de rien avec eux. Ils n’auraient jamais accepté qu’un autre de la fratrie le fasse mais de sa part cela était devenu naturel et chacun si était habitué. Ne pouvoir le faire depuis plusieurs jours lui manquait mais elle savait que ce manque était nécessaire et positif. Mais elle était triste de voir qu’elle manquait à tous même si au fond elle en était flattée.
Elle finit par se dire que tout ceci n’allait pas lui faire finir cette missive et il fallait rapidement l’envoyer pour que père ne s’inquiète pas trop. Elle reprit donc le début et réussit à finir une lettre de longueur convenable car il faut le dire, la longueur à elle aussi toute son importance même si tout est dit dedans si elle n’est pas très longue alors cela est mal vu.
Une fois cela fait, elle songea qu’elle n’avait pas encore fait son devoir pieux de la journée. Elle remit donc ses chaussures et sortit de ses appartements, Fanny sur ses talons, et elle fila dans les couloirs demandant par endroit le chemin vers la chapelle du Palais.
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MessageSujet: Re: L'art de bien vivre à Versailles [PV Henriette d'Angleterre]   21.01.10 18:43

[Pour aider à la compréhension de ce rp j'ai mit en spoiler la traduction des paroles d'Anna, excusez moi d'avance pour ceux qui éventuellement parlerait russe si jamais ce n'est pas bien traduit je n'ai fait qu'utiliser un logiciel de traduction ne parlant pas le russe. Je ferais ainsi à chacun de mes rps qui posséderont des phrases en Russe.]

La Princesse de Russie, Anna Alexeïevna Romanov retournait en ses appartements versaillais accompagnée de ses deux gardes Impériaux et de sa femme de chambre après avoir été prié le Père-Tout-Puissant en la chapelle royale. Elle y avait fait la charmante rencontre de la Princesse de Condé, Charlotte de Montmorency, rencontre des plus agréables. Elle avait appris d’ailleurs pas mal de chose sur la France. Enfin trop peu à son goût mais toujours un peu plus de chose que ce que leur précepteur Siméon leur avait apprit en Russie. Ainsi donc les frondeurs malgré la réhabilitation de certains devaient toujours faire attention à ce qu’il faisait, oui il est vrai que cela paraissait fort logique en même temps. Elle doute que s’il y eut un tel mouvement en Russie elle accepterait aussi facilement de parler avec des gens comme cela. D’ailleurs en Russie ils seraient peut-être même tous morts au cachot ou en exil. Anna se surprit à se demander pourquoi elle avait tant parler avec cette femme qui finalement avait été une traître à son pays ? Elle poussa un long soupir, elle qui se croyait au-dessus de tout cela et capable de voir qui avait été un traître et qui ne l’avait pas été. Pourtant dès le premier contact cette dernière lui avait fait une vive impression des plus positives et agréables. De plus la conversation c’était fort bien passé et elle ne semblait pas posséder d’animosité aucune envers le Roi Soleil comme il est nommé ici.
Elle s’était sentit si proche d’elle après tout, elle aussi parfois se levait contre son père le Tsar de toutes les Russie, Alexis 1er Romanov. Peut-être était ce finalement des situations comparables ?
Mais Anna décida de bien vite changer de sujet, en effet un souverain devait apprendre à faire table rase du passé pour considérer les actions présentent des personnes. Et il semblait que maintenant la Princesse fasse honneur à son rang et ses épousailles. Ainsi il était de bon ton de ne pas lui en tenir rigueur et de considéré cela comme un passé lointain et révolu. Après tout elles s’étaient plutôt bien entendues et avaient bien parlé de tout et de rien. En parlant de parler de rien…Paris ville merveilleuse et au combien désirée. Il faut dire que la Princesse de Condé avait fait une offre ô combien alléchante ! Comment refuser quelques jours à Paris en ayant un guide qui sera sûrement des plus charmants et un hôtel particulier où loger. Un hôtel particulier ? Anna se demanda à quoi cela pouvait bien ressembler, en effet a part des palais et châteaux elle n’avait jamais visité d’hôtel particulier. Ce serait donc une merveilleuse occasion de découvrir tout cela.
Seulement cela faisait un moment qu’elle marchait, trop longtemps, ses pieds déjà bien fatigués commençaient à se réveiller faisait ressurgir la douleur due au voyage. Anna demanda aux gardes de stopper. Après avoir jeter un œil aux alentours pour vérifier qu'aucun noble de cette cour ne serait témoin de cette lamentable tentative de se repérer de la part des gardes impériaux et surtout de celui en tête de cortège.Elle commença, donc, à le questionner. Quelle honte s’ils étaient perdus…


- Вы знаете, где м&#1099 ?



Aucune réponse donc de la part du garde qui devint blême n’osant avouer à la Princesse qu’il ne savait plus par quel chemin rentrer. Sentant qu’il risquait d’y avoir un clash pour un peu qu’elle soit de mauvaise humeur il préféra le silence à l’absurdité d’une veine tentative de rattrapage alors que cette dernière excelle pour déceler les mensonges. La Princesse fusilla d’ailleurs des yeux le garde mais n’osa rien dire, cela se réglerait plus tard ou pas.

- хорошо я понял

Spoiler:
 

Anna vérifia une nouvelle fois qu'il n'y avait personne aux alentours pouvant entendre que la Princesse de Russie était perdu dans les couloirs de Versailles, cela aurait fait jasé si quelqu'un l'avait sut. Une fois cela vérifié, elle se dirigea vers un garde en faction non loin de la. Ce dernier voyant la Princesse arriver inclina poliment la tête en signe de respect. Cette dernière le jaugea de son regard froid et hautain habituel, puis d'une voix faible demanda.

- Excusez-moi, pourriez vous m’indiquer les appartements princiers je vous pris ?

Le garde répondit poliment à la Princesse qui le remercia à peine et retourna auprès des gardes.

- вот, чтобы слушать мои признаки мы собираемся находить мои квартиры. И чтобы пробовать преподавать все вы определили, вы будете делать крест словом к другими я отказываюсь все еще потеряться в этом дворце. Вы - люди, которых вы должны брать там однако.

Spoiler:
 

Rétorqua-t-elle d’un ton des plus froid au garde ce qui trahissait une certaine irritation. En effet elle déteste se perdre n’importe où considérant que le fait de se perdre fait aussi perdre du temps. Et comme tout à chacun se doit de le savoir, dans la noblesse le temps est important. De plus elle avait terriblement mal aux pieds et elle n’aurait même pas la chance de sentir les mains de Felipe les lui masser alors autant stopper le supplice rapidement sinon elle allait finir par en faire exécuter un !

Действительно ваша Высота

Spoiler:
 

Répondit le garde qui n’avait pas bougé de sa place droit comme un piquet.

La joyeuse troupe repartit ponctué des indications de la Princesse à chaque changement de direction. «Налево ; направо; любое право ; направо ; любое право ; мы там»

Spoiler:
 

Les voici enfin arrivé dans les appartements de la Princesse, donnant ses ordres aux gardes «Я желаю не потревожиться никоим образом, кроме того если это относительно Госпожи Хенритт.»,

Spoiler:
 

Elle entra ensuite dans la partie privée et ôta en premier ses chaussures avant d’aller jeter un œil à ses malles repensant à ce bal costumé qui allait avoir lieux. Il serait sûrement de bon ton de venir vêtu à la mode russe pour montrer aux Nobles de France et de l’étranger présent qu’ils n’ont rien de barbare tel les vikings.
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MessageSujet: Re: L'art de bien vivre à Versailles [PV Henriette d'Angleterre]   02.09.10 14:53

    Aahh!! Encore une belle journée qui s'annonçait sur Versailles. A l'extérieur, le ciel était peut être gris mais cela n'empêchait pas Henriette d'être de bonne humeur. Elle était lovée dans un grand fauteuil, face à une heute fenêtre et contemplait une partie des jardins. Ses lèvres s'étiraient en une sourire de satisfaction. Elle était levée depuis une heure très exactement et elle venait tout juste de sortir de son bain (oui elle avait encore trempé le fauteuil à cause de l'eau dans laquelle elle avait "reposée"). Une femme de chambre vint poser sur une table basse non loin d'elle, un petit plateau. Voilà qe ce qu'elle avait demandé venait d'arriver. Elle attrappa une des petites pâtisseries qui étaient délicatement exposées dans le plateau d'argent et la porta jusqu'à sa bouche; et elle mordit dedant, avec une grâce presque irréelle. Le petit gâteau fondait... Pour elle il n'y avait rien de mieux pourse réveiller totalement. Cependant elle savait qu'il ne fallait pas en abuser. Car tout ce qui était sucré faisait grossir et actuellement ça lui descendait directement sur les hanches. La Princesse faisait donc attention et conservait sa taille fine.
    Bien il était temps à présent de s'habiller. Et comme chaque matin, le choix de sa tenue allait prendre un temps fou! Car voyait vous, Madame aimait qu'on la remarque dans tout Versailles. Non pas par l'extravagance de son vêtement mais plus par la richesse du tissus. Elle était en guerre permanente avec son mari, pour savoir qui des deux serait le plus populaire dans la journée. Elle pourrait presque s'y habituer et y prendre plaisir. Oui le mot était juste; car cette guerre était en fait une distraction de plus à Versailles et pas seulement pour le couple princier c'était une petite distraction pour les autres qui n'ignorait point les disputes entre Monsieur et Madame, qui étaient fréquentes d'ailleurs!
    Bref Henriette se rendit jusqu'à son armoire d'un pas rapide. Mais elle ne trouva rien qui lui convenait ici; elle savait qu'une autre partie de ses effets étaient ailleurs. Mais elle n'avait pas envie de se déplacer personnellement. C'est ainsi qu'elle envoya un page chercher autre chose. Le pauvre, il aurait mieux fait de ne pas passer par là... Bref, il optemperra et sortit en toute hate. Henriette soupira, il était temps pour elle de se "pavaner" au milieu des nobles qui accouraient de tous côtés à la Cour. Mais au fond, c'était quelque chose qui lui plaisait! Et puis, elle allait certainement entendre de nouveaux ragots! Pour cela, il aurait fallu qu'elle soit entourée d'Athénaïs, elle était tout aussi douée qu'elle pour ce qui était de rapporter les derniers potins. Mais la duchesse d'Orléans avait désiré être seule en ce jour. Il fallait qu'elle se décide quand même! Et justement, pour ne pas parraitre comme étant une femme indécise, elle n'allait pas revenir sur sa décision...

    Le page revint; il avait les bras chargés de toute sorte de tissus qui étaient en fait des robes lorsqu'on les dépliaient. Henriette fonça sur lui et les lui arracha des mains:

    -Mais voyons!!! Vous ne pouvez pas faire un peu plus attention!! Vous savez combien ces robes coûtent? Non certainement pas! Regardez ce que vous avez fait!!! Elles sont froissées à présent! Incapable!

    Le page baissa la tête pour cacher son visage qui rougissait peu à peu de honte:

    -Madame, je vous prie de bien vouloir me pardonner, mais c'est qu'il y en avait beaucoup et je n'avais pas...

    La Princesse de France le coupa en frappant le sol violemment à l'aide de son pied:

    -Mais c'est que vous répliquez en plus! Disparaissait de ma vue!!

    L'homme ne se le fit pas prier. Il fit une dernière révérence et s'en alla le plus loin possible. Henriette le suivit du regard. Elle soupira, exaspérée. Elle déplica le plus délicatement possible les robes et les étala sur son lit. Maintenant, elle allait devoir choisir.
    Les robes étaient déjà plus intéressantes; la duchesse les observa avec grande attention. Et elle finit par choisir: un robe d'une couleur crème à motifs fleuris. La robe était longue et avait une traine. Elle était assez contente elle appela une femme de chambre qui allait se charger de la changer.

    Spoiler:
     

    La femme de chambre arriva très vite et s'inclina. Elle enleva la chemise blanche que portait Henriette et commença. Une fois qu'elle eut tout fait comme il fallait, la Princesse se rendit devant un miroir pour admirer son reflet. Oui, la robe lui convenait vraiment! Elle remercia celle qui s'était occupé d'elle. En plus de l'avoir habillée, elle l'avait coiffée: ses cheveux étaient ramenés vers l'arrière en un chignon (pas trop sévère tout de même) où quelques mèches de cheveux bouclées tombaient et d'autres reposaient sur sa nuque avec légèreté. Des roses rouges étaient piquées des la chevelure pour donner un peu d'allure au tout. Les bijoux arrivaient à présent. Son attention fut retenut par un collier en argent sertit de diamants. C'est celui la qu'elle porterait:

    Spoiler:
     

    On le lui accrocha autour du coup et elle se regarda une seconde fois dans son miroir. Elle était fin prette!! Parfait... Elle allait pourvoir vaquer à ses occupations... Mais soudain, la porte de ses appartements s'ouvrit et on vint lui porter une lettre. Intriguée, Henriette s'en emparra avec rapidité. Qui pouvait bien lui écrire à un pareil moment? Mystère... De ses doigts fins elle déplia le papier qui était fermé à la cire. Elle put y lire:

    "A Madame Henriette-Anne d’Angleterre, Princesse de France, Duchesse d’Orléans, épouse de Philipe d’Orléans frère du Roi de France, Janvier 1666 à Versailles dans nos appartements.
    Nous Anna Alexeïevna, 4ème Princesse de Russie, fille du Tsar actuel Alexis 1er,
    Nous vous écrivons pour vous faire part de notre vœux de vous voir accepter de bien vouloir nous apprendre le protocole et autres points important à la Cour de Versailles étant différentes des autres Cour Européenne.
    Nous souhaiterions donc vous avoir pour professeur dans l’art des vêtures et du langage dans lequel il nous semble que vous excellé. Ainsi nous souhaiterions que vous n’enseigner la mode, le protocole, le code de conduite en vigueur à Versailles.
    Nous vous remercions d’avance pour votre réponse en espérant que celle-ci sera favorable.
    Au plaisir de vous rencontrer.

    Anna Alexeïevna Princesse de Russie."


    La missive était courte mais clair. Que de formalité! Certaines fois, elle voudrait être autre chose que la Princesse de France rien que pour recevoir un courier normal et sans formule de bien séance. Elle replia sougneusement la lettre. Qu'avait-elle à faire aujourd'hui? Rien de précis... Un sourire malicieux se déssina sur ses lèvres. Et bien, pourquoi ne pas rendre une petite visite à cette princesse de Russie. Peut être était-elle agréable! Cela serait un bon moyen pour Henriette de ne pas rester à rien faire de toute sa journée. Oui cette requête tombait bien!

    Il était donc temps de se mettre en route!! Les appartements de la princesse russe ne devaient pas être loin finallement. On lui ouvrit donc les portes et elle s'engagea dans le couloir, suivit d'un autre page et d'un garde. Oui, cette fois, elle sortait sans ses dames de compagnies, ce qui était assez rare... Mais elle venait de se dire qu'il fallait mieux pour l'état de la jeune femme étrange, venir seule... Pour ne pas la "perturber" en quelques sortes. Ce qu'elle pouvait être attentionnée certaines fois! Et un nouveau sourire, mais narquois, firent que ses lèvres roses s'étirèrent. La traine de sa robe faisait un léger bruit sur le parquet et rompait le silence qui régnait autour d'elle. Ceux qu'elle croisaient la regardaient avec respect, d'autres, des dames avec envie, du moins c'était ainsi qu'Henriette interprétait leurs coup d'oeils. Et elle releva fièrement la tête se contentant de regarder droit devant elle. Le garde qui était à ses côtés venait de l'avertir, elle était arrivé chez Anna Alexeïevna. Bien... Un des gardes posté devant la porte d'entrée s'avança lui disant que personne n'avait le droit de passer. La duchesse fronça les sourcils:

    -Pauvre ignorant! Ne savez-vous pas que vous vous adressez à la Princesse de France? Madame, Henriette-Anne d'Angleterre.

    Le garde s'excusa, plus que confus. Bien entendu, elle, elle pouvait entrée. Ainsi, les portes s'ouvrirent, comme par magie et on l'annonça:

    -Madame la duchesse D'orléans, princesse de France, Henriette-Anne d'Angleterre.

    Et elle entra dans la clareté de la pièce, laissant les rayons du soleil se poser sur elle. Elle espérait que son "apparition" fairait le plus grand effet! Elle découvrit enfin la princesse de Russie. Elle était blonde avait un visage agréable à regarder et semblait, à première vue, fort sympathique. Maintenant, peut être qu'Henriette se trompait, elle ne savait guère bien à quoi s'en tenir. Elle le découvrirait certainement assez vite au fil de la conversation. Elle s'avança lentement jusqu'à la jeune femme de manière à se placer à moins d'un mètre d'elle. La princesse inclina la tête, en signe de respect, car après tout, elle était bien en face d'une autre princesse... Et on lui avait enseigné les convenances...
    Elle choisit enfin de prendre la parole:

    -Madame, sachez que je suis ravie de vous voir en ce lieu. J'ai pris connaissance de votre lettre il y a peu. L'intéret qu'elle a éveillée chez moi a fait que je suis venue vous rendre visite aussi vite que je l'ai pu. J'ai ainsi tenu à vous apporter ma réponse en personne. Et elle est positive!

    Nouveau sourire tout a fait charmant qui faisait que certains hommes craiquaient et se retrouvaient dans son lit. Mais avec Anna Alexeïevna il n'avait que pour but de la mettre à l'aise bien entendu! Ainis, elle attendit patiament la réaction de la jeune russe à la réponse qu'elle venait de lui fournir...
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MessageSujet: Re: L'art de bien vivre à Versailles [PV Henriette d'Angleterre]   20.10.10 11:27

Sourit à cette idée et ouvrit en grand ses malles. Il allait falloir quelque chose de parfaitement russe et de raffiné. De la fourrure de renards seraient parfait. D’ailleurs, elle est souvent associé à de la fourrure de lapin ce qui est des plus sublimes. Elle voulait donc de la fourrure sur sa robe, mais quel robe avec fourrure choisir. Elle en sortit plusieurs et les regarda attentivement.
Anna les avait délicatement sortit de la malle, les exposants ainsi sur son lit. La bleue ? Non elle est brodée de fil d’argent, pas assez somptueux pour en mettre plein la vue. Et le bleu claire n’est pas conseillé au sortir de l’hiver, cela donnerait un côté trop pale. Et en plus elle ressemblerait à un glaçon. La jaune ? Non trop de jaune ! On est dans un Royaume où le soleil est bien plus présent qu’en Russie, le jaune est donc inutile, tout comme la orange serait des plus mauvais goût. Même type de réflexion pour les deux autres étalé sur le lit, dont une totalement immonde jamais porté. D’ailleurs elle se demanda comment cette tenue avait bien pu arriver jusqu’ici, elle se souvint pas d’avoir demandé à l’emmener. Elle resta un moment perplexe devant ce questionnement. Ce n’était pas elle pour sur ! Fanny n’aurait sûrement pas fait une chose pareille. De plus, normalement la robe avait été exilé au fin fond du dressing et aurait dût être tout bonnement inaccessible.
Anna soupira et se dit que tant pis, après tout on s’en fichait, mais à son retour cela risquait de ne pas se passer ainsi. Depuis quand passait-on outre ses demandes et qu’une personne décide de choisir à sa place et que son avis est inutile ? Probablement cette nouvelle camériste que son Père a eut l’excellente idée de lui mettre dans les pieds. Heureusement ce n’est plus elle qui y a le droit depuis quelques mois. Cette pensée fit lâcher un grand sourire à Anna, ça c’était une pensée des plus agréables.
En attendant, elle n’avait pas trouvé de robe et soupira dépité. Cela faisait tout de même quelques heures qu’elle y réfléchissait et regardait ses robes, elle se mit à arpenter la chambre en poussant des soupirs et grommelant en russe dans sa barbe, oui elle n’a pas de barbe mais ceci est une expression, française en plus^^.
Fanny voyant le manège de la Princesse, elle alla dans les males et en sortit une robe. Anna ne l’avait jamais porté, c’était un cadeau de son père qu’elle avait reçu il y avait de cela quelques mois. Anna la regarda faire et observa la robe. Une moue apparue sur sa bouche, celle-ci était caractéristique des moments où Anna réfléchis et soupèse chaque chose.
Cette robe semblait parfaitement ! Elle était de couleur ivoire, c’est-à-dire une sorte de blanc cassé. Le col et le bas des manches soulignés de fourrure de lapin blanc avec des petites tâches plus ou moins grandes marron. D’ailleurs son manteau de vison marron irait très bien avec ! Manteau de vison ayant son propre chapeau cosaque ainsi qu’un cache main pour tenir chaud.
Anna sourit à Fanny, heureusement qu’elle est là, il y a de quoi se demander ce qu’Anna ferait sans elle parfois. C’est ce moment là que choisis un page pour entrer pour lui servir le thé qu’Anna avait demandé. En effet, elle avait toujours froid en revenant de la chapelle et prendre un thé bien chaud l’aidait à se réchauffer plus rapidement.
Sauf que cet imbécile se prit le pied dans le tapis. Anna n’eut pas le temps de réagir, ni sa camériste d’ailleurs ! Elles ne purent que voir le résultat. Une magnifique robe brodé d’or et d’argent pleine de thé brûlant.


- NOOOOOOOOOOOOON !!!!!!!!!!!!!!!!!

Put seulement hurler à pleins poumons Anna. Elle partit dans des vociférations en Russe de manière fortement accéléré et quasi incompréhensible même pour un russe. Se rendant compte qu’évidemment le page ne comprenait rien. Elle se reprit et formula ses pensées en français. Et qui donnait à peu près cela :

- Espèce d’imbécile ! Tu ne peux donc pas lever tes pieds ! Et qui va laver ma robe maintenant ? Sûrement pas toi tu serais bien capable de l’abîmer encore plus ! Va donc ramener cette tasse et évite de casser autre chose !!!

Anna fulminait, elle se retint de justesse de lancer la tasse maintenant vide à travers la pièce. Se souvenant qu’elle n’était évidemment pas en Russie pour se permettre un geste pareil, elle le retint et le rendit brusquement au page qui virait au rouge et aurait probablement aimer pouvoir se cacher dans un trou de souris.
Anna le regarda planter la.


- Il faut pas non plus que je te prenne par la main ?! Va t’en !!! Et revient pas sans un autre thé !

Le page sortit promptement ne laissant pas le temps à l’Archiduchesse de répéter une troisième fois son ordre. Pas question de se faire encore crier dessus juste pour un thé. Fanny osait rien dire, elle gardait la tête baissé sur la robe sachant très bien qu’il valait mieux ne rien dire dans un pareil accès de colère de la jeune femme pourris gâté qu’était sa maîtresse. Anna fini par se soucier d’elle, sa voix était légèrement plus calme, pour peu que cela se ressente car elle exultait toujours de rage !

- Bon arrête de regarder tes pieds toi ! Et va donc la laver rapidement, avec un peu de chance cela partira facilement !

Anna regarda Fanny partir rapidement, la robe dans les bras. Elle poussa un soupir et se laissa tomber dans la causeuse se trouvant derrière elle. Elle n’avait que quelques pas à faire en arrière pour y être mais non, à son tour elle se prit les pieds, enfin les talons dans le tapis et tomba à la renverse.

- AAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhh !!!!!!!!!

Fanny accouru, la robe plus dans ses mains. Elle allait aider à Anna à se relever. Mais cette dernière éclata de rire.

- Quelle matinée ! C’est pour se venger de tout à l’heure ?

Réussit-elle à lâcher entre deux éclats de rire. En entendant frapper à la porte, elle se calma, se releva aider de Fanny qui fila et Anna attendit debout. En voyant qu’il ne s’agissait que du page empoté, elle lui fit signe de déposer la tasse sur la petite table. Le pauvre, il allait devoir remarché sur le fameux tapis ensorcelé. Il en avait les mains qui tremblaient et le regard d’Anna posé sur lui ne devait en rien arranger son trouble. En attendant, Anna s’était assise sans tomber cette fois-ci. Le page déposa la tasse sur la petite table, mit un sucre dans la tasse et repartit des appartements de la Princesse de Russie bien plus vite qu’il n’était entré.
Anna ne l’avait pas lâcher des yeux tant qu’il n’eut pas refermé la porte sur lui. Elle soupira en secouant la tête et rit doucement amusé par la peur qu’elle avait faite au page. Tant mieux, la prochaine fois il ferait bien plus attention ! Depuis quand on ne lève pas les pieds ? Il devrait pourtant avoir l’habitude.
La jeune femme se pencha un peu en avant et attrapa la tasse de thé. Elle fit tourner un peu sa petite cuillère dans la tasse avant de l’égoutter pour la reposer sur le plateau. Elle souffla doucement sur le liquide chaud et en but quelques gorgées.
La tasse à la main, Anna se leva et alla regarder les livres qui se trouvaient dans une de ses malles. Le russe et le français se côtoyaient dans la malle accompagné de l’anglais évidemment et de quelques ouvrages en allemand. Elle regarda les titres et tira un livre russe. D’une main elle portait la tasse, et calé sous le bras le livre. Elle retourna s’asseoir, déposant la tasse maintenant vide sur la petite table, elle entreprit de lire l’ouvrage. Ce livre parlait de stratégie politique et de l’art de la diplomatie. Un domaine dans lequel Anna n’excelle pas réellement, surtout quand il s’agit de domestique !

Mais voilà que l’on refrappe à la porte, Anna regarda le garde entrer et l’écouta annoncer la Princesse de France. La jeune femme referma d’un claquement le livre qu’elle lisait, elle le déposa sur la petite table à côté du plateau et se leva pour faire honneur à la personne qui venait se présenter à elle. Anna observa la princesse de France entrer. Beauté Anglaise dans toute sa splendeur, une brune, cela contrastait avec son blond sibérien.
Anna répondit à son salut dans une légère génuflexion des genoux et un abaissement de la tête. En relevant la tête, Anna la regarda de son regard froid et toujours hautain s’attendant à voir arriver une cohorte de Dame de Compagnie, mais plus elle attendait, moins cela venait. Anna était surprise et un peu déstabilisé. Pourtant, rapidement Henriette-Anne d’Angleterre prit la parole.


-Madame, sachez que je suis ravie de vous voir en ce lieu. J'ai pris connaissance de votre lettre il y a peu. L'intéret qu'elle a éveillée chez moi a fait que je suis venue vous rendre visite aussi vite que je l'ai pu. J'ai ainsi tenu à vous apporter ma réponse en personne. Et elle est positive!

Anna écouta la jeune femme qui lui faisait face et acquiesça d’un hochement de tête avant de prendre, elle aussi, la parole.

- Madame, je vous remercie de votre réponse. Mais je vous en prie, venez vous asseoir. Excusez les pages du désordre, je viens juste de finir ce thé. Mais peut-être en voulez-vous aussi ?

Anna avait maintenant grande hâte de pouvoir entendre ce qu’elle devait savoir d’une cours telle que celle de Versailles.

- J’eusse espérer que mon courrier ne vous a pas parut trop enfantin. Mais il est difficile de savoir exactement comment se comporter ici. Vous le savez sans doute mieux que moi. L’éthique y est plus stricte qu’ailleurs. Et j’avoue être perdu par moment.

[/i]Elle tenta un léger sourire courtois à la jeune femme avant de continuer.[i]

- Par quoi souhaiter vous commencer ? Discuter ou bien déjà parler étique ? Pour ma part les deux me conviendront.

- D’ailleurs, cela me surprend, vous êtes souvent seule ?
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