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 Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval]

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MessageSujet: Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval]   Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval] Icon_minitime31.07.09 15:06

Marche pour la Cérémonie des Turcs - Lully (1670)

La Cérémonie Turque

Placé dans la fosse, l'orchestre répétait la musique du Bourgeois Gentilhomme sous l'œil attentif de Lully. Celui ci affichait un visage concentré car tout devait être parfait pour la représentation face au Roi. Le jeune musicien regarda brièvement Molière pour avoir son approbation ou non mais le dramaturge était occupé à donner des directives à ses danseurs. Lully songea alors que les pas de danse allaient parfaitement avec la musique et en fut satisfait. Quand la dernière note fut jouée, Molière invita Lully à le rejoindre sur scène, ce que le compositeur fit à contre-cœur.

"C'est à ce moment là que le Mufti entre en scène," indiqua Molière.

Le Mufti était le personnage chargé de faire de Monsieur Jourdain un "Mamamouchi" bien qu'il s'agisse un stratagème de Cléonte pour épouser la fille de Jourdain... Le Mufti, c'était Lully qui devait le jouer. Il n'en était pas forcement ravi mais Molière avait su le convaincre en ces termes: "Préfères-tu qu'un chanteur sans talent déforme ta musique?" Bien sur que non! Lully ne souhaitait pas cela! C'est ainsi qu'il avait accepté d'assurer la partie chantée de la Cérémonie Turque.

Molière, qui jouait le rôle de Monsieur Jourdain, et Baptiste prirent place au milieu de la scène tandis que les danseurs les entouraient joyeusement. Lully fit signe à ses musiciens d'entamer la partie musicale, la scène pouvait alors commencer.

Se ti sabir,
Ti respondir ;
Se non sabir,
Tazir, tazir.

...


Lully était un bon comédien et un bon chanteur aussi. Cependant, la scène avait pour but de faire rire, c'est ainsi que Lully rendait son personnage burlesque, effectuant des pas de danses ridicules et caricaturaux, entrainant le rire de ses musiciens. Ils étaient encore loin de la représentation finale et d'ailleurs, ils n'y songeaient même plus, le rire des comédiens prenant le dessus. L'ambiance était plutôt bon enfant car ils semblaient tous faire partie d'une même famille. Lully eut beaucoup de mal à garder son sérieux lui qui était pourtant si méticuleux et perfectionniste. Ce rôle que lui avait donné Molière était bien loin de sa personnalité discrète et timide!
Quand la scène fut terminée, Lully ne put s'empêcher de faire remarquer à Molière que tout ceci ne lui ressemblait absolument pas, ce à quoi, le comédien avait répondu: "Le ridicule ne tue pas Baptiste, sinon crois-moi je serais mort depuis bien longtemps!"

Le musicien retint un soupire, il n'avait absolument pas envie qu'on se moque de lui... Il était musicien, pas acteur! Ses ennemis s'en donneraient à cœur joie! Un bruit sortit Lully de ses pensées.

"Quelque chose ne va pas?" Demanda Molière.


"J'ai cru entendre un bruit," répondit Baptiste en constatant que personne d'autre ne l'avait entendu. Il espéra qu'il s'agissait de son imagination car il ne pouvait concevoir que quelqu'un puisse avoir vu cette scène si peu glorifiante...

Le musicien décida de se rassurer en allant voir vers les coulisses inutilisées par les acteurs puisqu'ils ne jouaient pas encore en costume. Il poussa alors la porte et demanda:


"Il y a quelqu'un?"

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval]   Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval] Icon_minitime01.08.09 22:52

    C'était dans une colère noire que Lena avait mis le pied hors du lit ce matin dès l'aurore, apprenant par une lettre que son fiancé était parti en mission sans avoir pris la peine de venir le lui dire en personne. Certes, leur récente dispute en publique l'avait peut-être quelque peu démotivé à venir lui présenter ses excuses - parce que, bien entendu, c'était entièrement de sa faute – face à face, et bien que celles formulées sur papier étaient d'une grande éloquence, elles ne suffisaient pas à obtenir le pardon de la demoiselle de Laval. Après avoir piqué une crise monumentale sous les yeux de sa servante, Daisy, Lena avait réclamé qu’on lui apporte immédiatement son petit déjeuner, ce qu’elle avait mangé avant d’aller prendre un long bain et de s’être vêtue d’une de ses plus belle robe. Quoi qu’on en pense, Lena n’était pas forcément « amoureuse » de Daniel du Barreau, mais elle avait fini avec le temps par éprouver pour lui tout de même une certaine affection, chose très ardue à obtenir de la jeune blonde. Le mousquetaire avait sans doute quelque chose d’inexplicable, ce pourquoi il était parvenu à recevoir de Lena la promesse d’être sienne. Comme monsieur le Comte de Laval était décédé depuis quelques années – dans de tragiques et horribles circonstances .. – et que sa mère n’était plus de ce monde depuis déjà bien longtemps, Lena était entièrement libre et responsable de ses choix amoureux. Certaines l’auraient sans doute envier, mais il n’en était pas moins que les intérêts demeuraient. Elle ne pouvait pas se permettre n’importe quoi avec n’importe qui. Cet homme n’était peut-être pas riche, mais il aurait tout de même les moyens de la faire vivre et le fait qu’il était mousquetaire ne nuisait pas non plus. Cela signifiait pour Lena qu’il ne serait pas toujours présent… et donnait, franchement, bien des possibilités attrayantes.

    Pour les femmes à la Cour, il n’y avait jamais rien à faire en même temps que c’était tout le contraire. Pourtant, ce jour-là, Lena n’avait aucune envie d’aller pavaner dans les grands salons et de se laisser courtiser par n’importe qui, à moins bien sûr que ce ne soit elle qui le fasse. Il arrivait souvent qu’elle passe ses journées à ce genre d’occupation, simplement à jouer à ces petits jeux de pouvoir pathétique avec les autres Comtesses ou même avec certains hommes peu fidèle. Ciel, c’était bien qu’il n’y avait pas de véritables amoureux à la Cour, tout au moins, pas à la connaissance de Lena. Bref, la jeune femme avait donc entrepris d’errer à travers les immenses couloirs du château qui donnaient sur de nombreuses pièces. Malgré le temps qu’elle avait déjà passé à explorer antérieurement, elle était bien loin de connaître tous les recoins de la forteresse.

    En marchant longuement sans exactement savoir où les passages qu’elle empruntait menaient, Lena arriva devant le grand opéra royal. Elle eut l’impression qu’une main se refermait sur son cœur et ce fut la curiosité qui l’emporta sur l’amertume ; elle entra. À vrai dire, Lena n’était pas arrivée parmi les sièges de velours rouges, mais bien dans les coulisses. Elle n’eut pas tôt fait de remarquer qu’il y avait une répétition, il était donc louable qu’elle ne se soit pas retrouvée exposée au regard de ceux qui pratiquaient. La jeune femme s’approcha un peu de la scène et se contenta d’écouter d’une oreille attentive ce qui s’y passait. De la musique. En fait, c’était l’orchestre qui jouait. La curiosité étant ce qu’elle était, Lena ne put s’empêcher de se pencher légèrement, histoire d’apercevoir ce qui se passait au niveau de la performance des comédiens. Elle repéra rapidement la présence de Molière, qui dirigeait adroitement la troupe. Un nouveau coup d’œil vers l’orchestre la laissa perplexe. N’y avait-il pas ce cher Lully pour les diriger ? Apparemment, ils pouvaient se passer de ses services même en pleine répétition. Elle s’attarda ensuite aux danseurs, puis au chanteur. Cette voix avait quelque chose de familier, mais elle ne parvenait pas à trouver l’explication manquante. Elle s’avança encore un peu, histoire de tenter d’apercevoir le visage de l’homme qui chantait, mais en vain. Il lui aurait sans doute fallu sortir complètement des coulisses, voire même se glisser sur la scène et il n’en était pas question. Lorsque la musique s’arrêta, ainsi que le chanteur, celui-ci alla converser avec Molière. Lena fut légèrement prise de panique et elle recula, ne souhaitant pas être vue de quiconque, et elle s’enfuit vers la sortie. Toutefois, la hasard ne fut pas de son côté et au passage, elle fit tomber une chaise qui était sans doute posée là pour permettre aux comédiens de se reposer entre leurs passages sur la scène. Elle espérait toujours s’enfuir, mais quelqu’un vint. Elle se figea et se retourna lentement pour se rendre compte que l’homme de qui elle avait cherché l’identité durant un moment n’était en fait nul autre que Lully, compositeur de la Cour.

      « J’ignorais que vous faisiez également dans la comédie. »
    Lança-t-elle aussitôt, d’un ton hautain et dédaigneux, histoire de s’éviter les représailles. Elle n’avait strictement aucune envie que le musicien l’interroge à savoir ce qu’elle pouvait bien être en train de faire par ici, surtout pendant qu’ils répétaient. Lena avait souvent croisé monsieur Lully au cours de ses explorations du château, à croire que le jeune homme se trouvait partout en même temps. Elle se rappelait encore de leur première rencontre ; Lully était occupé à répéter son violon en solitaire et Lena était passée par là. Inutile de préciser toute l’animosité qui s’était immédiatement installée, par la faute de Lena sans doute. Suite à quoi, leurs rencontres suivantes avaient été un brin différentes. Il était bien difficile de déterminer le genre de relation qu’ils entretenaient.
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MessageSujet: Re: Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval]   Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval] Icon_minitime05.08.09 21:40

Lully regarda la chaise renversée puis la jeune femme qui lui fit face avec toute sa splendeur. Il avait là la preuve qu'elle avait tenté de partir précipitamment même si cela pouvait paraitre étonnant pour une demoiselle de son rang. Lully afficha un sourire amusé, limite sarcastique et la regarda droit dans les yeux comme s'il tentait de lui faire comprendre par le regard qu'il avait deviné ses intentions. Il n'en demeura pas moins agacé lorsqu'elle lança le premier pic de la rencontre.

"Moi aussi je suis ravi de vous voir, Mademoiselle de Laval," railla Baptiste en faisant une révérence qui sonnait faux. D'une parce qu'il ne faisait que rarement de révérences, sauf envers la famille royale, et de deux parce qu'il détestait se plier à ce genre de convenances... Mais pourtant, il ne pouvait pas dire qu'il était mécontent de voir la jeune femme car son fort caractère la rendait attrayante aux yeux du musicien. Selon lui, il n'y avait rien de plus ennuyeux qu'une femme douce et calme... Non, il aimait trop le défi...

"Et bien je dois dire que si vous trouviez cela comique, cela signifie que j'ai réussi mon rôle... Vous m'en voyez ravi..." Plaisanta-t-il en esquissant un pas de danse joyeux.

Lully était de trop bonne humeur pour qu'un quelconque évènement ne l'entache. Il s'était réveillé avec un sourire aux lèvres, avec le sentiment que la journée serait bonne et constructive. Et le Soleil matinal n'avait fait que renforcer l'idée dans l'esprit de Baptiste. De toute manière, il n'était que rarement de mauvaise humeur sauf quand quelque chose le contrariait. Et sa première rencontre avec Lena de Laval l'avait fortement contrarié et ses musiciens devaient encore s'en souvenir. Baptiste aimait bien jouer du violon en solitaire, c'était à vrai dire l'un de ses seuls passe-temps lorsqu'il ne composait pas. Et ce jour là, il se serait attendu à tout sauf à mademoiselle de Laval et son sarcasme mordant! Non, l'entente n'avait pas été parfaite entre eux et ce fut dans une fureur noire que Lully se défoula sur ses musiciens quand il quitta la demoiselle. Et pourtant il l'avait revu et plusieurs fois même! Ils n'étaient pas amis, ni ennemi à vrai dire... Ce qu'ils étaient? Lully n'arrivait même pas à le définir tant le caractère de Lena était difficile à cerner. Du coup, il ne savait pas s'il l'appréciait ou non...


"Et si vous me disiez ce que vous faisiez ici, cachée dans les coulisses?" Demanda Lully en ramassant la chaise tombée. Normalement personne, hormis la troupe de comédiens et musiciens, n'était autorisé à assister aux répétitions. En effet, les auteurs qu'étaient Molière et Lully craignaient toujours que leurs idées soient volées par d'autres auteurs peu scrupuleux... Évidement, il se doutait bien que Lena ne faisait pas partie de ces gens là mais si elle se cachait dans les coulisses, c'est parce qu'elle avait une raison non?

"Etait-ce pour avoir un aperçu du spectacle? Ou bien... pour me voir moi?" Demanda-t-il d'un air malicieux
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MessageSujet: Re: Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval]   Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval] Icon_minitime06.08.09 23:22

    La petite peste blonde n'avait dès à présent plus une seule pensée pour son fiancé qui l'avait pourtant fait crier jusqu'à en exaspérer ses voisines de chambres ce matin. Son esprit était ainsi, il vagabondait sans jamais vraiment s'arrêter quelque part. Lena avait toujours eu ce tempérament indomptable et orageux qu'il était tout simplement impossible de contrôler et encore moins de prévoir. Elle détaillait le musicien de son même regard hautain et arrogant, silencieuse, ne donnant aucun indice sur ses réelles pensées. Certes, la jeune femme donnait l'impression de refouler un mépris immense, mais la vérité en était bien loin. Il y avait quelque chose de bien étrange qui l'attirait indéniablement à se retrouver près de cet homme lorsqu'elle en avait l'occasion. Oh, bien entendu, jamais Lena ne l'aurait avoué et elle aurait sans doute préféré mourir plutôt que d'être contrainte à devoir le faire, mais elle était bien consciente au fond d'elle-même que si elle avait véritablement voulu ne pas être ici et ne pas se retrouver en face de lui dans le moment, elle n'aurait eu qu'à se presser un peu plus pour quitter les coulisses. Elle doutait que Lully aurait pu faire quoi que ce soit pour la retenir et de toute manière, il n'avait probablement aucune raison de vouloir le faire.

      « Il semblerait que je me sois trompée sur votre compte, Lully, moi qui croyait que l'arrogance que vous vous permettiez n'était que dû à cette futilité que vous appelez "passion". Je vous savais frivole et burlesque, après tout ne faut-il pas l'être pour vouer sa vie à la musique, mais je ne vous pensais pas tombé si bas. Or donc, les paysans ne souhaitent même plus interpréter les rôles de vos pièces, à vous et à ce cher monsieur Molière ?»

    Les paroles de Lena étaient froides et méchantes, rien de plus. Le fait était que monsieur le compositeur s'était donné à coeur joie, que ce soit volontaire ou pas, de la provoquer avec bien du talent en lui demandant si elle était ici pour voir la pièce ou plutôt pour le voir lui. La première suggestion était tout simplement des plus ridicules, car jamais la Comtesse n'aurait perdu une seconde de son précieux temps - un peu long par moment - à assister à une pièce, encore plus à une simple répétition. La jeune femme n'arrivait d'ailleurs pas à comprendre la raison pour laquelle le Roi et son cher frère se portaient garants de deux clowns tels que Lully et Molière. La royauté était-elle donc désespérée au point de chercher divertissement comme le faisaient les paysans ? Lena avait d'abord tenté d'éviter de répondre à la question posée par Jean-Baptise, mais elle savait bien qu'il n'allait pas lâcher l'affaire aussi facilement. Quoi qu'elle dise, cet homme n'était pas du tout un idiot.

      « Je me suis perdue, voilà quoi. Et le hasard m'a conduite ici. Vous croyez au destin, monsieur Lully ? Eh bien, je dois bien admettre que cette fois, j'ignore ce qu'il a bien pu vouloir me communiquer.»

    Elle le regardait toujours. Les musiciens n'avaient-ils plus besoin de leur chef pour poursuivre la répétition ? À moins, bien sûr, que celle-ci ne soit déjà terminé.
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MessageSujet: Re: Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval]   Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval] Icon_minitime07.08.09 14:28

Le sourire de Lully s'effaça et sur son visage la colère fut quelque peu visible. Bien qu'il sache que c'était ce qu'elle attendait, Lully ne parvint pas à refouler. Après tout il était ainsi: incapable de cacher ses sentiments au moment où il les ressentait. La méchanceté de Lena était tellement perceptible que le musicien en eut presque mal au cœur pour elle. Tant de haine envers la musique, la comédie et leurs acteurs dans une jolie jeune femme, c'était bien dommage. Pourtant, cela lui parut trop pour être réellement sincère: était-ce vraiment possible de haïr à ce point la comédie, le théâtre et la musique?

Lully ne comptait pas se laisser marcher sur les pieds! Elle avait vingt ans, il en avait trente-trois, plus l'expérience de la vie. Mais elle possédait un mordant que Lully n'était pas sûr de posséder car il était incapable d'anticiper ses paroles: elles venaient selon ce que son esprit lui disait.


"Je ne crois pas que vous soyez bien placée pour me parler d'arrogance, Mademoiselle de Laval... Je suis peut-être frivole et burlesque, mais au moins j'ai une passion dans la vie. Quelles sont les vôtres? Les robes et les parures?" Demanda-t-il d'un ton moqueur.
Mais cette question qui semblait destiner à "déstabiliser" la jeune femme (même s'il se doutait qu'elle ne serait nullement déstabilisée) était aussi une simple curiosité de la part de Lully. Qu'aimait la jeune femme dans la vie? Quels étaient ses centres d'intérêts? Peut-être inconsciemment, Lully souhaitait trouver au moins un point commun entre Lena et lui. Dans quel but, il ne savait pas...


"Si vous pensez que tout le monde peut être comédien, vous vous trompez... Les pièces de Molière ont un grand succès, et vous vous en apercevriez si vous assistiez aux représentations... Donc au contraire, beaucoup de "paysans" comme vous dîtes, souhaiteraient participer... Mr Molière est un comédien avant d'être un auteur tout comme moi je suis musicien avant d'être compositeur. Il est donc normal de faire ce que nous aimons non?"

"Et bien, nous allons essayer de découvrir ce qu'il a voulu vous dire,"
répondit Lully avec un demi-sourire. Si elle pensait qu'il y avait une raison à sa présence ici, Lully aurait sûrement son importance...

Les musiciens n'avaient pas besoin de Lully pour répéter car le compositeur mettait un point d'honneur à l'autonomie. Il ne voyait pas l'intérêt d'engager des musiciens qui n'étaient pas capables d'apprendre un morceau ou de jouer seul. Bien sûr, le résultat était meilleur quand le compositeur les supervisait mais pour une répétition, c'était nettement suffisant. De toute façon, suffisant ou pas, Lully était bien décidé à ne pas bouger, trop intrigué par cette rencontre. De plus, il se doutait que la répétition prendrait bientôt fin étant donné qu'ils avaient commencé il y avait plus de deux heures...
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MessageSujet: Re: Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval]   Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval] Icon_minitime09.08.09 5:44

    Il aurait sans doute fallu que Lena s'attende à une pareille chose, mais la réplique envoyée par Lully pour se défendre des attaques non-justifiées de la jeune femme parvint réellement à la blesser. Ravalant sa fierté qui en prenait un coup dur, la blondinette lui fit un large sourire qui n'avait strictement rien de sincère. Il y avait les parures, et certes, elle ne se serait jamais abaissée au point d'être véritablement impolie ou grossière, même si dans un instant comme celui-là, ce n'était pas du tout l'envie qui lui manquait. C'était d'ailleurs précisément pour sa capacité à lui enlever toute envie de répliquer à nouveau qu'elle tenait tant le jeune musicien en estime, mais c'était également pour cela qu'elle le détestait. Leur relation était extrêmement contradictoire et Lena n'avait pas tellement l'intention de faire quoi que ce soit pour y changer quelque chose. Il fallait bien trouver des moyens de se divertir à la Cour ! Cependant, le plus grand ennui de la jeune fille avec la question qu'il lui avait posée était qu'elle ne trouvait absolument pas de réponse à lui fournir. Au fond, il n'y en avait tout simplement pas et Lully avait visé juste en insinuant que la vie de la Comtesse était dépourvue de réelle passion. Elle les avait toutes rayées de la carte depuis longtemps.

      « Monsieur Lully, je ne crois pas avoir envie de vous accorder le droit de poser de telles questions dont, de toute manière, les réponses ne vous serait d'aucun intérêt que ce soit.»
    Le regard qui accompagnait les paroles de Lena indiquait clairement qu'elle n'avait pas la moindre envie qu'il insiste sur le sujet, il restait maintenant à savoir si Jean-Baptiste était plutôt du genre à provoquer les gens jusqu'au bout ou si il se montrerait compréhensif... et intelligent, car il n'était pas bien difficile de deviner qu'elle faisait ces prouesses rien que pour éviter de répondre directement à la question en tant que telle.

    Le jeune homme se mit à parler des comédiens et Lena baissa les yeux, restant bien silencieuse. Elle eut une vague pensée pour son demi-frère qui avait toujours nourri l'espoir de devenir comédien, tel avait toujours été son rêve. Lena ignorait ce qu'il était devenu aujourd'hui, elle ne savait pas non plus si il avait réussi à atteindre son objectif, si il avait réalisé son rêve d'enfance... Elle jeta un bref coup d'oeil à Lully en songeant que cet homme, bien que n'ayant aucune ressemblance physique, lui rappelait énormément son frère et c'était peut-être une des choses les plus agaçantes chez lui. Elle soupira doucement en évitant de placer un commentaire de plus sur le sujet. Ce n'était pas lui, ni elle, qui allait céder à l'autre aujourd'hui et ce ne serait probablement jamais le cas de toute manière.

      « Je suppose que vos musiciens vous attendent. Loin de moi l'idée de vous retenir en ma compagnie et celle de cet incompréhensible destin plus longtemps.»
    Murmura la jeune femme. Étrangement, elle semblait beaucoup moins assurée qu'elle ne l'avait été lors de leurs premiers échanges et c'était la vérité. Cette fois, c'était elle qui avait du mal à lui tenir tête tandis que d'autres fois, ça avait été tout à fait l'inverse.
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MessageSujet: Re: Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval]   Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval] Icon_minitime12.08.09 22:14

Lully comprit en voyant le sourire superficiel de la jeune femme que soit il avait "visé juste" ou soit elle s'en moquait complètement. Autant dire qu'il n'avait rien compris du tout au final. Mais Lully fut presque déçu qu'elle ne lui lance pas en retour une réplique cinglante dont elle avait le secret. Sans être masochiste, Lully aimait le piquant et le fait de ne jamais savoir comment elle allait réagir. C'était paradoxal d'être à la fois curieux et furieux quand il voyait la jeune femme.

Lully préféra s'abstenir de tout commentaire face à cette réponse claire sur le refus de la jeune femme de s'exprimer sur le sujet. C'était sans doute une façon à elle de dire qu'ils n'étaient pas assez intimes pour lui répondre... Pourtant, Lully aurait été intéressé de savoir ce qu'aimait la jeune femme parce qu'il était toujours soucieux des goûts des autres. Pourtant, en y réfléchissant bien, la jeune femme refusait-elle réellement de répondre? Ou ne savait-elle pas quoi dire? Son attitude était différente de d'habitude, comme si elle cherchait à enfouir quelque chose. Se pourrait-il que ses paroles l'aient blessée? Baptiste n'aimait pas blesser les gens, même s'il répondait parfois de façon sèche et moqueuse, il ne voulait pas réellement faire de mal. Au mieux, il préférait vexer les gens plutôt que de les atteindre car il savait trop bien le sentiment de peine qu'engendraient certaines paroles méchantes.


" Je ne voulais pas me montrer indiscret," déclara-t-il sans pour autant formuler d'excuses: il tenait à sa fierté devant Lena. Cependant, ses paroles confirmaient le fait qu'il n'insisterait pas.

Quand il parla de comédiens, la jeune femme garda les yeux au sol. Lully ne comprit pas pourquoi et se demanda un instant si elle avait réellement pensé les paroles méchantes qui rabaissaient les comédiens.
Quand elle reprit la parole ensuite, elle sembla beaucoup moins assurée qu'auparavant.


"Moi j'aimerai comprendre ce destin, sauf si ma présence vous horrifie tant que cela..." Déclara Lully d'un air malicieux."En ce qui concerne mes musiciens, la répétition touche bientôt à sa fin, il serait inutile d'y retourner pour si peu. Et entre nous, ils peuvent se passer de moi un moment," Ajouta le musicien en riant doucement.

"Mais peut-être seriez vous intéressée de voir la fin de la répétition?" Proposa-t-il tout en sachant que cela serait risqué puisqu'il semblait que Lena n'appréciait ni la musique ni le théâtre... Mais après tout, il n'en n'était pas vraiment sûr, elle ne lui avait jamais dit qu'elle détestait cela! Peut-être que toute sa haine et son dédain n'étaient adressés qu'à Lully seul et non à son art!
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MessageSujet: Re: Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval]   Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval] Icon_minitime14.08.09 4:55

    Un regard suspicieux fut aussitôt jeté sur le musicien lorsqu'il prononça quelques mots qui ressemblaient à des excuses, mais qui n'en était pas directement. Lena l'observait d'un drôle d'air, un peu comme si elle cherchait à justement comprendre ce qu'il avait vraiment voulu dire, mais elle finit par se dire que c'était probablement uniquement ce qu'il avait clairement dit " Il n'avait pas voulu être indiscret ". D'ailleurs, la blondinette pouvait en quelque part comprendre la déception à laquelle il avait dû se frotter en l'entendant lui répondre avec autant de résignation. Ils avaient pourtant l'habitude de se lancer des piques jusqu'à ce qu'un des deux finissent par n'en plus pouvoir et s'en aller. Un abandon de la partie aussi rapide de la part de la comtesse était certes bien décevant et surtout fort troublant puisqu'elle n'avait pas le moindrement l'habitude d'agir ainsi. De coutume, il y avait fort à parier que Lena aurait répondu sarcastiquement à ces semblants d'excuses, mais elle n'en avait pas envie. D'abord parce qu'elle ne voulait pas risquer de remettre le sujet sur le tapis et également parce qu'elle lui était reconnaissante d'être désolée et qu'elle ne souhaitait pas lui faire croire le contraire pour une fois.

    Lorsque le jeune homme reprit la parole, il avait déjà repris son ton de voix moqueur et assuré du départ et c'était comme si ce qui venait de se passer était déjà effacé. Lena releva la tête et le regarda de nouveau avec son air hautain habituel. Elle se sentait de nouveau en confiance, maintenant qu'ils avaient laissé de côté les sujets épineux sur lesquelles elle ne tenait pas du tout à converser et encore moins avec lui. Ils étaient tous les deux constamment en train d'essayer de se prouver des choses, si bien qu'ils n'avaient jamais pris le temps de se connaître sous aucun domaine et ce n'était pas aujourd'hui que ça allait changé, même si Lully avait bien eu l'air de vouloir s'y risquer. Homme intelligent, il s'était aussi vite repris que cette ridicule idée lui était passée par la tête.

      « Votre présence ne me fait ni chaud, ni froid, vous sauvez très cher Lully. Mais si vous y tenez donc à ce point, nous irons nous promener à l'extérieur dans les jardins, car je ne tiens pas, non, à assister à la fin de votre répétition.»

    La jeune femme fit un effort pour ne pas se montrer trop désagréable lorsqu'elle déclina sa proposition d'écouter la fin de la pratique. Pour tout dire, une infime partie d'elle regretta de ne pas avoir trouvé un prétexte bidon afin d'accepter sans perdre la face, mais c'était sans doute mieux de la sorte. Elle ignorait d'ailleurs pourquoi est-ce qu'elle avait elle-même proposé l'idée que Lully l'accompagne à l'extérieur dans les jardins, mais sans doute que la véritable raison n'était que le fait qu'elle ne tenait pas à terminer cet après-midi en solitaire. Cela lui arrivait trop souvent depuis quelques temps et de plus, elle était contrainte à un esprit de vengeance aigu depuis ce matin en apprenant le départ inattendu et précipité de son fiancé, quel imbécile ! Sur un ton cette fois un peu plus provocateur made in Lena, elle esquissa un sourire espiègle et quelque peu aguicheur.

      « Bien sûr, le bruit court que vous ne sortez pas très souvent à l'extérieur du château, vos trop nombreuses heures de répétition en étant la cause. Or, si vous préférez un autre endroit, je vous laisse le choix.»
    Après réflexion, Lena avait peut-être envie de le connaître un peu plus. Il fallait tout de même faire attention de ne pas abuser des bonnes choses, car le mystère qui planait entre eux, voire l'incompréhension, avait quelque chose de tellement attrayant. Jean-Baptise Lully était un homme comme Lena les choisissait habituellement ; grand, fort, beau, cheveux foncés et yeux clairs. Bref, il était déjà étonnant qu'elle ne se soit pas encore essayé à tirer profits de la situation et du peu de pouvoir qu'elle parvenait quelques fois à avoir sur lui, mais c'était précisément parce qu'elle aimait trop jouer.
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MessageSujet: Re: Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval]   Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval] Icon_minitime21.08.09 15:16

Lully avait remarqué le regard que lui avait lancé Lena quand il indiqua qu'il ne voulait pas être indiscret. Avait-elle compris qu'il s'agissait d'excuses déguisées? Il espérait que non. Il fut tout de même surpris qu'elle ne réplique pas avec hargne, car il lui avait quand même laissé une belle ouverture! Peut-être était-ce parce qu'elle ne voulait vraiment pas revenir sur le sujet... Mais évidement, il y reviendra, plus tard peut-être car sa curiosité avait été piquée.

Lena retrouva ensuite son visage hautain habituel et Lully en fut ravi. C'était ainsi qu'il aimait s'amuser même si quelque fois, cela le dérangeait de ne pas connaitre la jeune femme plus que ça. Mais ils s'entendaient bien quand il s'agissait de se chamailler. C'était paradoxal mais ils semblaient tous deux aimer cette situation car après tout, si Lully avait détesté la jeune femme, il l'aurait tout simplement évité. Car il n'était pas du genre à accorder la moindre attention aux personnes qu'il n'aimait pas. Avec Lena, c'était un défi permanent mais qui changeait à chaque fois. Qu'essayaient-ils de se prouver? Que chacun pouvait avoir le dessus, mais jamais au même moment. Ainsi, parfois c'était Lena qui maîtrisait la situation, parfois Lully... Et ensuite s'en suivait la revanche...


"Si je vous avais cru, j'aurais été vexé! Mais je ne vous crois pas, Signorina.*"

Lully se rapprocha de la jeune femme et lui souleva une boucle blonde, près de son oreille. Il esquissa un sourire qui se voulait charmeur avant de rire doucement.

"En général, soit on apprécie ma présence, soit on la déteste. Mais en aucun cas je rends les gens indifférents. Ce serait trop vexant! Alors je préfère me dire que vous ne pensez pas ce que vous dîtes et qu'en réalité, vous voudriez passer du temps avec moi..." Déclara-t-il avec ce même sourire.

Elle proposait d'aller dans les jardins avec lui, lieu que Lully ne fréquentait jamais car comme elle le dira si bien quelques instants plus tard, il ne sortait que rarement du château. On croisait trop de monde dans les jardins et Baptiste n'aimait pas voir tous ses gens hypocrites qui lui feraient de grands sourires pour ensuite médire de lui, ou pire, à le calomnier derrière son dos.

L'attitude de Lena changea pour devenir quelque peu aguicheuse. Elle lui proposait de choisir l'endroit... Lully dut s'avouer qu'il eut une idée pas très chaste derrière la tête mais cela ne faisait pas parti du "jeu" d'en arriver jusque là, enfin peut-être... Il ne connaissait plus le but du jeu, ni les règles.
Il approcha sa bouche de l'oreille de la jeune femme, effleurant sa joue au passage, par mégarde bien entendu... Sauf si on connaissait Lully et son attitude parfois provocatrice... Il put sentir l'odeur enivrante des cheveux de la demoiselle et se sentit séduit, car après tout, ce n'est qu'un homme!


"Tout dépend de ce que vous attendez de notre rencontre..." Souffla-t-il à son oreille faisant ensuite glisser son souffle à la naissance de son cou.

Puis aussi naturellement qu'il s'était rapproché d'elle, il se recula et afficha son visage naturel, rien à voir avec l'attitude provocatrice qu'il avait montré.
Ce qui était sûr, c'est que Lena était le genre de femme qui l'attirait. Avec ses traits doux et bien dessinés, pouvant afficher toutes sortes d'expressions et sa fine silhouette bien proportionnée, elle était physiquement très attirante. Mais il n'y avait pas que ça, car beaucoup de femmes à la Cour possédait cela sans pour autant attirer Lully... Lena avait un fort caractère, chose rare par ici, qui avait pour effet de capter l'attention de Baptiste.
Mais leur relation était complexe, car malgré le désir qu'il pouvait éprouver pour Lena à certains moments, il ne tentait pas d'aller plus loin... C'était comme s'il craignait de trop la découvrir...



* Mademoiselle
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MessageSujet: Re: Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval]   Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval] Icon_minitime03.09.09 3:50

    Les paroles de Lully avaient un effet direct sur la jeune femme qui ne put s'empêcher de lui envoyer un sourire en coin. Elle devait bien admettre qu'aujourd'hui, c'était lui qui dominait la situation et ses piètres tentatives de reprendre le dessus ne menaient à rien du tout. Ce n'était pas très grave, car au fond des choses, tel était le plaisir de leur petit jeu. Certes, ils se faisaient la guerre douce tous les deux à tenter de se montrer supérieur, mais être dominé était une bien enivrante défaite. Le jeune homme fit part de son idée comme de quoi il ne croyait pas un mot de ce qu'elle venait de dire en raison du fait que les gens haïssaient ou aimaient sa présence en temps normal et qu'il n'y avait pas de demi-mesure. Lena dut bien reconnaître que sur ce point là, il n'avait pas tout à fait tord.

      « Soit. Vous avez sans doute raison, mais il vous faut savoir qu'il y a de ces jours où je vous méprise à un point que je ne saurais vous expliquer en paroles et d'autres ou c'est bien le contraire. »
    Cela allait simplement en continuité avec l'idée même de leur attitude l'un envers l'autre. Étrangement, les fois où est-ce qu'elle parvenait à garder le contrôle sur leur affront, elle le haïssait. Quel être insolent savait-il être à ses heures ! Et pourtant, les fois comme ce jour là où est-ce qu'il savait la prendre de court et l'empêcher de répliquer farouchement aux piques lancés, elle lui trouvait un charme bien différent... et franchement troublant. Le jeune homme s'était approché d'elle et pourtant, elle n'avait pas bougé du tout. Lena donnait parfois l'image d'une douce et jeune fille innocente et faible, mais elle était bien là tout le contraire. Lena de Laval était une tête forte, le genre de femme qui se démarquait justement par sa détermination et son obstination à agir comme bon lui semblait. Le danger ne lui faisait pas peur, même qu'elle aimait jouer avec le feu comme quiconque.

      « Aimez-vous le danger, monsieur Lully ? »
    Lui répondit-elle aussitôt lui eut-il demandé ce qu'elle espérait de leur rencontre. Lena était ainsi, elle agissait toujours sur des coups de tête. Elle était fougueuse et imprévisible, tantôt déchaîné comme un orage, tantôt douce comme un agneau. Il était bien inutile de préciser de la proximité de leur deux corps la faisait soupirer de désir, elle qui se voyait contrainte à une soi-disant fidélité à un fiancé qui la quittait du jour ou lendemain à la suite d'une dispute par une simple et anodine lettre. Quelle outrage !, quelle insulte ! Elle n'était pas bien certaine de savoir si il faisait exprès ou pas de provoquer en elle ce désir coupable, mais elle n'y voyait là aucun inconvénient sérieux, hormis peut-être le fait que céder à des impulsions seraient comme perdre leur petite guerre une bonne fois pour toute. Et ce n'était pas là le souhait de la jeune blonde, qui était tiraillée entre ses pensées et ses envies. Elle se retourna doucement vers lui pour lui faire face et plongea son regard moqueur dans le sien.
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MessageSujet: Re: Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval]   Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval] Icon_minitime13.09.09 14:02

Jean-Baptiste se mit à rire. Il avait bien conscience d'avoir le dessus sur la situation aujourd'hui mais savait que cela pouvait changer d'un moment à l'autre. C'est pour cela qu'il n'avait pas une confiance absolue en lui. Il y avait toujours cette adrénaline face à la situation, la crainte de se retrouvé dominé...
Les paroles de la jeune femme concernant le fait qu'il insupportait parfois arracha un nouveau rire au musicien. Il n'était pourtant pas le genre à rire ainsi mais il semblerait que certains traits de sa personnalité changent en présence de Lena.


"Sachez que cela est tout à fait réciproque, jeune demoiselle. Et je le prends comme un compliment. Et aujourd'hui? Vous me méprisez ou est-ce le contraire? Demanda-t-il d'une voix suave.

Il devait avouer que cela lui faisait plutôt plaisir de ne pas la rendre indifférente. Il détestait être ignoré par les gens et préférait même être haï! Ce désir d'être remarqué contrastait pourtant avec la nature timide et discrète. Peu de gens se doutait de ce trait de caractère chez Lully car tous le voyait comme un musicien excentrique et fier. Et c'était mieux ainsi car sinon, ses ennemis profiteraient de cette faiblesse. Lena elle même ne devait pas se douter que derrière ce masque d'homme assuré se cachait quelqu'un de réservé.


"Tout dépend ce que vous appelez 'danger'," déclara Jean-Baptiste qui n'était pas sûr d'avoir compris le sens exact du mot.

Car bien qu'il soit en France depuis de nombreuses années, il y avait des choses qu'il ne comprenait pas totalement dans la langue. Il s'exprimait dans un bon français, mais possédait toujours un accent et raisonnait dans sa langue maternelle.

Le danger dont parlait Lena était-il d'ordre physique? Voulait-elle quelque chose de dangereux pour eux, pour lui? Ou alors s'agissait-il de quelque chose de moral? Lully songea alors que son incompréhension n'était surement pas dû à la langue, mais simplement que la jeune femme était évasive. Poussé par la curiosité, mais aussi par le regard moqueur de la jeune femme, il répondit avec assurance:


"Le danger ne m'effraie pas..."

En fait, c'était plutôt faux. Certes, le 'danger moral' ne l'effrayait pas, et pour cause il n'était pas du genre à se préoccuper de ce que pouvait penser les autres... Mais le danger physique, c'était autre chose car il avait tout de même un instinct de survie. Cependant, il se doutait qu'elle ne parlait sûrement pas de danger physique à moins qu'elle veuille tester la bravoure du musicien...

HJ: désolé pour le retard!
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MessageSujet: Re: Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval]   Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval] Icon_minitime25.09.09 4:15

    [HJ : C'est à mon tour d'être désolée pour le retard ! J'ai été extrêmement prise par toute sorte de choses ces derniers temps ! Je devrais pouvoir répondre à un rythme plus régulier à présent !]


    Apparemment, Lully avait été en proie à une certaine hésitation à la suite de la question de la jeune femme. Même que, lorsqu'il décida enfin d'y répondre, il l'avait plus ou moins déformée. Elle ne se souvenait pas d'avoir demandé si le danger l'effrayait, mais bien si il l'aimait. La nuance pouvait semblé d'une faible importance, mais elle prenait à vrai dire tout son sens dans la présente situation. Lena eut un vague petit sourire et un silence éloquent plana dans l'air durant quelques instants où ils se toisèrent du regard. La jeune femme semblait chercher quelque chose en ce silence, bien qu'il soit presque impossible de déterminer ce que c'était.

      « Oh, aujourd'hui, vous me plaisez...»

    Répondit-elle enfin sur un ton qui se voulait désinvolte, mais elle ne lâcha pas le regard du jeune homme pour autant. S'autoriser autant de choses alors que son fiancé n'était qu'absent pour quelques jours ? Certes, certaines femmes se seraient donné la mort plutôt que d'avoir de telles pensées coupables comme il était le cas présent pour Lena, mais elle ne faisait pas partie de celles-là. La jeune femme avait toujours eu un goût immodéré pour l'interdit. Ô, danger... Pourquoi se faisait-il donc aussi séduisant ? Pour la simple et bonne raison que personne au monde le moindrement sensé ne succomberait à la tentation si elle n'était pas aussi attirante, bien sûr ! Cela allait tout simplement de l'ordre de la logique.

      « Que de mauvaises pensées vous faites entrer en ma tête et mon coeur. La honte ne vous submerge-t-elle pas ? »

    C'était à présent au tour de Lena de provoquer Lully, comme quoi il pouvait rapidement y avoir des revirements de situation étonnants. La jeune femme s'était approchée de lui pour parler doucement à son oreille. La proximité nouvelle de leur deux corps plaçait le corps frêle de Lena contre celui du musicien. Elle pouvait sentir sa respiration chaude, elle sourit.
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MessageSujet: Re: Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval]   Le ridicule ne tue pas...[PV Lena de Laval] Icon_minitime

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