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 entre loyauté et traitrise, le pas se montre facile à faire (A.)

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MessageSujet: entre loyauté et traitrise, le pas se montre facile à faire (A.)   entre loyauté et traitrise, le pas se montre facile à faire (A.) Icon_minitime24.07.09 11:35

    Un chemin familier et pourtant si difficile à parcourir. Par cette belle journée d'été, des sabots foulaient un sol au rythme du galop des plus endiablés, une trainée de poussière indiquait la route prise par le cavalier sans aucune discrétion. Il n'en avait pas l'intention de toute façon, pour une fois que ces sorties n'avaient pas un mauvais but, cela changeait de ces habitudes. L'homme aimait errer dans Paris la nuit, dans les rues sordides de pavés crottés et dangereux. Alors là en pleine journée, sous un soleil tapant, voilà ce qu'on appelle un miracle ! Quoique … les miracles touchent-ils véritablement les traitres ? Qu'importe, son teint en général blanc comme une porcelaine, se teintait au moindre rayon. L'air du sud sans aucun doute, sa peau avait longtemps reçu le soleil de la montagne mais la capitale de nuit fait perdre le teint à n'importe quelle peau de couleur. La peur et la nuit font pâlir tout ce qui ne reçoit plus de lumière. Il attirait la lumière par sa blondeur, ses yeux d'un bleu clair des plus trompeurs et sa chemise blanche au vent. Son visage restait concentré sur son chemin. Son coeur qu'il croyait de pierres ne servant qu'à battre se serrait au fil des galops. Des souvenirs lui revenaient à la pelle, autant de bons que de mauvais. Cela fut difficile, il avait reporté à plusieurs fois cette fameuse visite mais il ne pouvait plus reculer, un ultimatum se posait face à lui. Il avait des projets, le passé n'écrasera pas l'avenir, il ne le fallait pas. Tout semblait si simple dans sa tête, dans son hôtel particulier parisien, sur les routes mais maintenant qu'il fallait y faire face, des obstacles montraient le bout de leur nez : ils s'appellent souvenirs et sentiments.

    Il y a de cela des années, cet homme, beaucoup plus jeune, naïf mais aussi humain, avait osé défier l'autorité paternelle suprême pour accomplir un rêve : devenir mousquetaire. Élevé au milieu d'anecdotes sur la protection de Louis XIII, d'Anne d'Autriche et de diverses péripéties, l'enfant blond s'était pris à rêver d'imiter ces exploits avec ses amis, eux même fils de Mousquetaires. Petit, à trois ils voulaient reformer cette équipe de choc et se battaient en duel avec des épées de bois. Ce rêve ne l'avait jamais quitté, son père l'éleva comme un homme et lui apprit à se battre. L'adolescent se montrait doué, vif et rusé, il désarma à plusieurs reprises son propre père. Mais lorsqu'il avait proposé cette envie de suivre les traces de son père, ce dernier ne voulut point l'écouter. Et malgré de nombreuses tentatives, aucune communication ne fut possible. Alors il s'était enfui avec son épée, un maigre bagage, quelques économies, son cheval et sa détermination. Il se souvent avoir galopé sur cette même route, les cheveux plus longs et les traits moins marqués, les yeux toujours de ce bleu mais à l'éclat d'espoir. C'était ce jour là ou jamais. Soit sa fugue ne lui aura servi que pour des désillusions et être puni, soit il serait le plus heureux des hommes. Ce fut payant. Très doué, il intégra le régiment tant convoité depuis l'enfance, avec en plus un toit et de quoi se nourrir, lui qui n'avait ni logement ni abri. Un véritable paradis. Et toujours cette route, d'incessants allers et retours jusqu'à Paris, Saint Germain, Fontainebleau puis Versailles. Mais toujours revenir au campement, toujours par ce chemin qui n'a jamais changé. Qu'importe la fatigue, la pluie, la neige ou la chaleur, le prestige de l'uniforme, l'honneur et tout ce que ça impliquait restait toujours au-dessus. Jusqu'à la haine. Si son père n'était pas venu cette journée d'avril, s'il avait gagné face à lui, sa vie entière aurait été différente. Et cette route faite en sens inverse, quittant le camp derrière son père, rien qu'à s'en rappeler, il sentit une boule dans sa gorge. Il avait tout quitté, son père n'était même pas fier de lui, de ce qu'il avait accompli. Et il n'était jamais revenu, jusqu'à aujourd'hui.

    Ce garçon, c'est Cédric, fils du célèbre Porthos. L'honorable mousquetaire avait passé son temps à en vouloir à son père et à l'accuser de lui avoir gâché la vie. S'il ne l'aurait pas trainé en dehors du camp, il y serait toujours. Peut être aurait-il été sous-lieutenant vu comment il était doué et droit. Sur qu'il n'aurait jamais rencontré Hector ni voulu la mort du Roi, au contraire il aurait voué sa vie à Louis XIV. Cruelle vie que celle ci … Et tandis que ses souvenirs s'emballaient, il stoppa net son cheval en apercevant les remparts du camp. Toujours les mêmes, rien n'avait changé et durant quelques secondes, la peur l'envahit. Le jeune homme songea même à faire demi-tour mais secoua sa tignasse blonde : il avait un plan et devait le mettre à exécution. Et tant pis s'il devait se servir d'un ami d'enfance et piétiner sa famille. A un pas plus ralenti, le voilà arrivé aux portes, où deux mousquetaires -à peine plus jeune que lui à l'époque- lui interdirent l'accès.
      Mousquetaire 1 ; On ne passe pas, l'accès est interdite aux civils.
      Cédric ; Je viens voir un des vôtres..
      Mousquetaire 2 ; Impossible, c'est l'heure des entrainements.
      Cédric ; J'attendrais mais vous seriez prier de dire à Alexandre d'Artagnan que Cédric de Portau est passé.
      Mousquetaire 1 ; de Portau ? Oh mais venez, le sous-lieutenenant va vous recevoir.
      Cédric ; Mais je ne veux pas voir le sous-lieutenenant, je veux voir d'Artagnan.
      Mousquetaire 2 ; Mais monsieur, Alexandre d'Artagnan EST le sous-lieutenant.
    Une balle en plein coeur ne lui aurait pas fait plus mal. La jalousie eut le dessus sur la fierté de la réussite de son ami. Puis les deux se mélangèrent, difficile de séparer de telles choses. Il se contenta d'hocher la tête, descendre de sa monture et suivre. Alexandre était devenu sous-lieutenant. Certes, les dernières fois qu'il l'avait vu, il était doué et même que son ami avait réussi à le désarmer quelques fois, mais rien comparée aux victoires de l'espion. Ca aussi aurait été différent s'il serait resté. Tenant la bride de sa monture pour la guider, ses yeux ne savaient où se placer tant rien n'avait changé. Toujours les mêmes bâtiments, la même place des entrainements qui venaient de se finir, les écuries … Tout restait à sa place. Les jeunes recrues étaient en bande, les plus vieux surement en mission ou affecté à Versailles pour la surveillance du roi. Il en avait vu lorsqu'il avait rendu visite à quelques demoiselles, ainsi qu'à sa fiancée, bien qu'il voulait voir Madame, il s'était contentée de la cruche plutôt que la belle. Il passa la main dans ses cheveux, ne se sentait pas des plus à l'aise mais il fallait se contrôler. Après tout, il avait fait pire. Ôter une vie par exemple, bien qu'à y réfléchir, cela avait été fait naturellement, sous des ordres. Là, il avait monté son plan seul alors personne ne le poussait derrière, Cédric devait tout faire. Finalement, on lui prit son cheval et il ne pouvait plus se cacher, bien que sa haute taille était difficile à masquer, même derrière un cheval. Ils entrèrent dans les dortoirs. Il était vrai que seul le capitaine-lieutenant disposait de sa propre chambre, Alexandre restait au milieu des autres. Voilà pourquoi le jeune homme qui lui servait de guide frappa à une porte et attendit qu'on lui donne la permission pour entrer.
      Mousquetaire 1 ;Monsieur, quelqu'un désire vous voir.
    Et après un maladroit salut envers Cédric, se dernier se présenta enfin dans l'encadrement de la porte. Qu'il avait changé ! Alexandre faisait plus homme maintenant, heureusement pour lui d'ailleurs. Il gardait toujours ce même air, avec la surprise de revoir un vieil ami dans les parages alors qu'il ne s'y attendait pas. La politesse aurait voulu que l'espion fasse porter un courrier pour prévenir de sa visite mais il avait tellement reculer qu'il était impossible pour lui de prévoir une date à cela. Un sourire naquit sur le visage du traitre, pour une fois il n'était pas feint. Malgré toutes les horreurs dans sa tête et les plans à en retourner la famille d'Artagnan, il était heureux de revoir un ami d'enfance. De cette époque, il ne restait qu'eux deux aux yeux du fils de Porthos, puisque le fils d'Athos reposait en paix et que Philippe n'était pas vraiment un ami à ses yeux. Sur qu'Alexandre serait de son côté. Mais pour l'instant, place aux retrouvailles, qui se firent d'abord par un silence avant que les bottes ne martèlent le sol de quelques pas pour que le jeune homme se rapproche de son ami.
      Cédric ; Alors ? On ne dit plus bonjour ? Je sais, je suis devenu très beau mais pas la peine d'en avoir le souffle coupé, les demoiselles le font pour toi ! Ravi de te voir … monsieur le sous lieutenant.
    Il y eut un ton de moquerie en récitant le grade, un peu de regret aussi mais le sourire qu'il donnait gommait le tout. Un ami, un pion, un frère, si Alexandre savait ce qu'il allait devenir … Il lui en parlerait un jour du lien qui les unit, enfin le faux lien bien sûr. Mais ils avaient le temps. Cédric connaissait le mot patience et renouait d'abord avec un ami. Puis viendrait le frère et enfin le pion pour le manipuler à sa guise. Reconnaissez que l'ami reste celui du dessus le premier. Espion, traître et salaud mais quelque part en lui restait toujours ce mousquetaire fidèle et loyal. Si, si, c'est juste bien caché et ne ressort qu'en présence de certaines personnes.
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Alexandre D'Artagnan

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Joséphine La Grange
Côté Lit: Ca va merci... et vous, confortable ?
Discours royal:



ADMIN SEXY
and he knows it !

Âge : 29 ans
Titre : Ancien Mousquetaire - En recherche d'emploi !
Missives : 1763
Date d'inscription : 24/09/2006


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MessageSujet: Re: entre loyauté et traitrise, le pas se montre facile à faire (A.)   entre loyauté et traitrise, le pas se montre facile à faire (A.) Icon_minitime04.10.09 1:17

- Messire d'Artagnan, je vous assure que je ne peux faire autrement... votre épouse doit se laisser faire pour qu je prenne les mesures. Sans cela, je ne puis malheureusement faire aucune coupe, ni oeuvre de couture...

- N'y a-t-il pas moyen de procéder autrement ? Vous êtes un maître tailleur, le meilleur d'après mes informations. Je veux que cette robe parée reste une surprise, il faudrait faire sans modèle... Pourriez-vous créer un tel ouvrage en vous basant sur une des robes qu'elle porte déjà ?

Le couturier resta un moment silencieux. Il réfléchit longuement, visiblement ennuyé par tout cela. Il haussa des épaules et marmonna :

- Ce ne sera pas pareil, alors... la facture sera moins bonne, je ne peux coudre tel un aveugle, Messire. Je ne garantis pas que cela puisse donner l'effet escompté. Y'a-t-il une occasion particulière pour que votre dame soit couverte d'un cadeau aussi conséquent ?

- Oh que nenni... en réalité, je veux lui offrir cette robe pour une occasion banale, j'ai envie de lui faire cadeau d'une chose qu'elle aimera, qu'elle pourra garder près d'elle. Mettez-vous au travail, faîtes de votre mieux. Mais surtout pas un seul mot à quiconque, ah, et n'oubliez pas, quelque chose ce simple, évitez de trop surcharger, ma seule exigence est l'usage de soie pour les gants et le foulard. Ce tissu est si doux !

- Bien, messire, je vous rendrais visite une fois le travail achevé.

Le couturier se retira et Alexandre caressa le petit bout de soie qu'il avait être les mains. Que c'était doux... Voilà qui irait à ravir à sa belle. Il regarda autour de lui et se sentit un peu seul. Être sous-lieutenant n'empêchait pas les peines de coeur. Qu'il aurait aimé rester près de sa femme et la serrer, elle et les enfants dans ses bras. Pourtant, il n'en avait pas le droit, il avait des responsabilités. A l'avoir su, il ne les aurait jamais acceptées. Etrangement, à chaque fois qu'il y repensait, il en venait à la même conclusion : voulait-il perpétrer les erreurs de son père ? Ne pas être là pour ses enfants ? Non, pas vraiment, il voulait les voir grandir et ne plus avoir le surprise de constater qu'ils avaient pris vingt centimètres en l'espace de deux mois ou qu'ils marchaient... Il passerait à côté de trop belles choses s'il ne se donnait pas la peine de mettre son travail entre parenthèses parfois. Au moins l'avantage c'est que leurs retrouvailles étaient des moments intenses. Pas forcément au niveau physique car Alexandre avait toujours une certaine crainte. Il n'imaginait pas qu'il ne puisse pas lui faire mal lorsqu'il sentait son corps robuste contre celui, plus frêle et fragile de sa femme. Aussi, était-il un peu "gauche" lors de ces reltions très rapprochées qui le stressaient un peu. Par contre, ils pouvaient rester des heures, l'un contre l'autre à se sentir respirer, à s'entendre vivre au ralenti ou à se parler. Quel que soit le sujet, ils avaient toujours un lien très fusionnel qui les unissaient. Marine avait hérité d'un mari bourru, et fier comme un paon... pourtant, elle avait découvert son coeur d'or. Ce coeur qui l'avait poussé aujourd'hui à lui faire un cadeau qu'elle aimerait, du moins il l'espérait. Il savait qu'il n'avait pas besoin de ça pour l'épater. Sa reine était simple, elle se contentait de choses autres que l'apparence et l'allure. Mais si Alexandre avait pris cette décision c'était surtout pour elle, car si elle aimait bien ses habits simples de fille du peuple, elle aimait la douceur et la beauté des tissus. Et puis, Alexandre espérait bien faire jalouser beaucoup de monde !

Tandis qu'il était plongé dans ses pensées, quelqu'un frappa à la porte de ce petit poste aménagé pour l'occasion mais qui payait peu de mine. Alexandre invita le soldat à entrer et ce dernier lui annonça un visiteur. Il lui indiqua qu'il pouvait le faire entrer et tandis que la silhouette se tenait sur le devant de la porte, Alexandre posa un papier sur son pupitre de travail, un petit peu abîmé par le temps. Il leva les yeux vers l'homme et fut d'abord étonné par sa taille. Il devait avoir une demi-tête de plus que lui et était plutôt maigrichon. Des cheveux blonds tombaient sur ses épaules et il avait les yeux bleus, rayonnants. Presqu'aussitôt son coeur fit un bond ! Par le diable, il connaissait cette silhouette, cet homme ! Cédric !!! Son ami ! Le noble fils de Porthos, malheureusement disparu depuis un certain temps maintenant. Des souvenirs lui revinrent de quand ils étaient gosses et qu'ils jouaient avec des bâtons comme épées. Du groupe de trois qu'ils formaient avec Raoul, Cédric était celui avec qui il s'entendait le plus. Ils étaient très proches, complices. Mais tant de temps avait passé depuis leur dernière entrevue ! Il n'en revenait pas de le voir si vaillant et si élancé...


- Alors ? On ne dit plus bonjour ? Je sais, je suis devenu très beau mais pas la peine d'en avoir le souffle coupé, les demoiselles le font pour toi ! Ravi de te voir … monsieur le sous lieutenant.

D'Artagnan lui fit un grand sourire et avec franchise lui donna une bonne accolade. Souriant et visiblement heureux de le retrouver il lui répondit, avec enthousiasme :

- Et bien ça alors ! Je ne m'attendais pas à te voir ! C'est une sacrée surprise ! Je n'imaginais pas que tu puisse être encore plus grand que la dernière fois que nous nous sommes vus... à moins que tu ne triches avec tes bottes, pour gagner quelque hauteur supplémentaire ! Mais ne reste pas planté là, installe-toi, bon, comme tu dis, être sous-lieutenant, ça ne paye pas de mine, je me contente d'un mobilier assez vétuste et d'une petite pièce... Mais enfin, les sièges restent confortables ! Je ne peux croire que c'est bien toi ! Cela fait tellement longtemps, j'ai pas de mot pour te dire que je suis content de te revoir moi aussi !

Il ferma la porte derrière Cédric et l'invita à s'asseoir tout en poursuivant, enjoué :

- Raconte-moi donc ce qu'il advient de toi, Cédric ! Je suis curieux de connaître ton histoire ! As-tu trouvé âme soeur pour vivre à tes côtés ? Oh, je te le souhaite de tout coeur, qu'il t'arrive la même chose qu'à moi !

Peut-être que de parler de la vie qui lui avait souri n'était pas une bonne idée, mais il ignorait totalement que Cédric avait de sombres desseins programmés depuis une long moment. Pour lui, qui plaçait l'amitié et la franchise au delà de tout, Cédric était un ami sincère, très proche fut un temps avec qui il renouait désormais. Oui, Alexandre ne l'avait jamais caché, il le considérait comme un frère et aurait volontiers sacrifié de nombreuses choses pour l'aider.

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