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 Lena de Laval {Terminé}

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MessageSujet: Lena de Laval {Terminé}   Lena de Laval {Terminé} Icon_minitime21.07.09 3:05

    Lena de Laval {Terminé} Lena210

      Lena de Laval
      _______ ft. Taylor Momsen




      ► 20 ans
      ► Comptesse de Laval
      ► Française
      ► Fiancée à Daniel de Barrau



    « Que diable, vous êtes à Versailles ! »

    Un paradis ou un enfer versaillais ?

    Ni l'un, ni l'autre. Aux yeux de Lena, Versailles n'est qu'une étape sur le chemin où elle devait inévitablement s'arrêter. Les ambitions de la jeune femme sont grands, son coeur ne réclame que tout le pouvoir qu'elle peut obtenir. Bien vite, son petit Comté lui parût bien monotone et dépourvu d'intérêt. Versailles représente pour elle la grandeur, le véritable pouvoir, l'importance, mais également un nouveau départ. Il lui fallait à tout prix fuir le passé et ainsi étouffer à jamais ce qui restait de la Lena meurtrie par la mort de sa mère et de son amant, ainsi que de la perte de celui qu'elle considérait comme un frère et un ami, puis la disparition de son père.

    Vérité ou fantasme du complot ?

    Un complot ? Lena elle-même convoite le pouvoir du Roi, bien qu'elle ne cherche nullement à y porter atteinte. Suivant cette logique, il ne serait donc pas du tout surprenant de savoir que d'autres font de même, ceux-là peut-être étant davantage porter à... passer à l'action. La jeune femme n'a pas entendu quoi que ce soit d'important au sujet du complot qui se trame, mais des rumeurs assez crédibles courent. Enfin, bien sûr, même elle, elle sait en lancer des rumeurs, alors il n'y a sûrement pas de quoi fouetter un chat.

    Plutôt colombe ou vipère ?

    Plutôt vipère. Bien loin, inexistante même, se trouve à ce jour la jolie jeune fille naïve et douce que certains purent connaître en la personne de Lena. Elle est morte en même temps que d'autre, dira-t-on. Il y a une rage sans borne qui grandit en elle depuis des années déjà et elle verse le flot de sa rancune sur tout ceux qui ont le malheur de se trouver sur son chemin au mauvais moment ou qui refusent simplement de fléchir à ses caprices, parce que oui, Lena de Laval n'est plus rien d'autre qu'une capricieuse avec un coeur qu'elle a terré bien loin et qui n'hésite pas à semer le mal lorsqu'elle en a l'occasion.

    [i]« Plus bas la révérence, plus bas. »


    ► Stace
    ► 16, presque 17.
    ► Normalement 7/7
    Code bon (by Alex)
    ► X


Dernière édition par Lena de Laval le 29.07.09 4:13, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Lena de Laval {Terminé}   Lena de Laval {Terminé} Icon_minitime21.07.09 5:16

    Lena de Laval {Terminé} Lena111

    « Il était une fois ... »


    CHAPTER I ~ (Naissance)
    « Prend ton temps, la vie n’est qu’un moment »


    Il était tard dans la nuit. La noirceur avait gagné le comté depuis fort longtemps et il n’y avait plus une seule âme éveillée. La nature semblait elle-même s’être endormie. Au manoir de Laval, il y avait cependant un homme qui faisait exception à la règle, penché sur quelques lettres provenant d’un de ses amis lointains avec lequel il devait conclure une affaire d’une haute importance d’ici les prochains jours.

      Une servante : Monsieur, monsieur de Laval !
      Richard de Laval : Bon sang, ne vous ai-je pas déjà expliqué à maintes reprises l’importance des travaux auxquels je prend grands soins de m’adonner chaque soir et que, bien sûr, ceux-ci ne peuvent en aucun cas être dérangés par de futiles évènements ?


    Épuisée de son éreintante course à travers le manoir, la jeune femme s’appuyait légèrement contre le cadre de la porte du bureau, sous le regard réprobateur et sévère de son maître. Ce dernier, arborant une expression de dédain, semblait attendre de quelconques excuses. Hautain, l’homme n’avait pas bougé à l’exception de son regard qui ne s’attardait plus aux documents étalés dans le désordre sous ses yeux.

      Une servante : C’est madame. C’est votre femme… L’enfant est là.


    Cette fois, le regard de Richard de Laval fut bien différent. Il se figea d’abord sur place, laissant par inadvertance tomber la lettre qu’il avait eue en mains et il cligna des yeux et peinant à déglutir. Il mit quelques secondes à reprendre la totalité de ses esprits et il se leva, marchant d’un pas décidé mais nerveux vers la servante qui se tenait toujours faiblement dans le cadre de la porte.

      Richard de Laval : Un médecin, Géraldine, appelez le médecin immédiatement ! Où est Sarah ? Se porte-elle bien ? Est-ce un garçon ou une fille, Géraldine ?
      Une servante : Monsieur le comte, j’ai fait appelé le médecin aussitôt que j’ai su. Votre femme se trouve là-haut, dans sa chambre. Elle est en train d’accoucher…


    L’homme, les nerfs à plat, se laissa tomber dans son fauteuil, impatient mais rassuré. Il donna d’un signe de tête congé à sa servante qui ne tarda pas à filer rejoindre la future mère à l’étage. Après deux ans d’union et de vie commune, Sarah de Laval allait donner son premier enfant à Richard de Laval. Âgée de 22 ans, la jeune femme avait auparavant été l’épouse d’un paysan du comté, mort au combat, auquel elle avait donné un fils. Sa beauté et son esprit charmèrent le cœur solitaire du comte de Laval, 36 ans, qui la sauva dès lors de la misère, elle et son fils qu’il prit en adoption. Bien que fortement commentée, voire critiquée, l’homme était éperdument amoureux de sa jeune épouse et n’écoutait guère l’opinion du peuple, encore moins de ses soi-disant amis haut-placés.

    ***


    L’attente avait parût interminable, mais l’enfant était venu au monde en parfaite santé, c’était ce qu’avait dit le docteur au comte. La chambre était éclairée seulement de quelques chandelles et Richard de Laval se tenait près du lit où sa femme était allongée, son enfant dans les bras et les larmes aux yeux. L’homme caressait délicatement la magnifique chevelure blonde de sa femme en silence. Le médecin avait quitté les lieux depuis un instant déjà et deux servantes étaient toujours présentes dans la salle, terminant de ramasser le désordre qu’avait occasionné un accouchement si soudain ; en effet, un mois avant la date escomptée. Sarah de Laval berçait doucement son enfant en fredonnant d’une voix à peine audible. Celui-ci dormait à point fermé, tenant de sa petite main un doigt de sa mère.

      Richard de Laval : Elle vous ressemble, elle a les yeux de sa mère.
      Sarah de Laval : Que dites-vous de Lena ? Il me semble que ce prénom lui irait à ravir.
      Richard de Laval : Lena de Laval… Un ange tombé du ciel.


    Pendant que le couple parlait à voix basse pour éviter de perturber le sommeil de l’enfant, un petit homme était apparût dans le cadre de la porte, épiant toute la scène de ses grands yeux naïfs et fascinés. Le garçonnet n’avait pas plus de cinq ans et son accoutrement indiquait bien qu’il aurait dû être au lit et non pas où il se trouvait. Toute son attention était dirigée vers le nouveau-né qui dormait paisiblement et innocemment dans les bras de sa mère, accaparant déjà la pleine attention de ses deux parents aimants. Il ne fallut que quelques secondes de plus pour que Sarah ne se rende compte de la présence du garçon dans l’entrée de la chambre. Suivant le regard de sa femme, Richard ne tarda pas non plus à s’en rendre compte.

      Richard de Laval : David ! Avez-vous vu l’heure ? Que diable faîtes-vous encore en dehors de votre lit ? Je vous assure que vous ne…
      Sarah de Laval : Mon amour, laissez. David, approche, mon cœur.


    Sous le sourire bienveillant de sa mère et le regard orgueilleux de son beau-père, David s’approcha timidement du lit où il grimpa afin de mieux voir le bébé emmitouflé de toutes ces couvertures. Les yeux du garçon semblèrent s’illuminer aussitôt et il étira sa main pour toucher la joue du bambin.

      Sarah de Laval : Non, David ! … Ne la réveille pas. Je te présente ta sœur, David. Lena.


Dernière édition par Lena de Laval le 23.07.09 5:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lena de Laval {Terminé}   Lena de Laval {Terminé} Icon_minitime23.07.09 4:26

    Lena de Laval {Terminé} Lena211


    CHAPTER II ~ (Deux ans)
    « Il y a des choses de l'enfance que seule l'enfance connaît. »



    David de Laval était parvenu à prendre congé de sa gouvernante, celle-ci obèse et sotte ayant été attirée par les pâtisseries fraîchement sorties du fourneau dans les cuisines du manoir. Le comte n’aurait certes pas été ravis d’apprendre que cette dernière relâchait sa surveillance du jeune garçon ne serait-ce qu’une seconde et encore plus que cela se produisait régulièrement. À vrai dire, le jeune garçon était doté d’une intelligence hors du commun et démontrait de remarquables aptitudes même du haut de ses sept printemps. Il n’était donc pas tellement étonnant d’apprendre qu’il avait depuis longtemps déjà saisi comment se débarrasser de cette bonne femme insipide lorsque bon lui semblait. Sa mère, la comtesse, ne manquait pas une seule occasion de vanter sa vivacité d’esprit devant toutes les autres dames, mais en revanche, son beau-père ne semblait pas aussi épaté. Il fallait dire que l’homme était hautement réputé pour sa raideur et son exigence. Certaines rumeurs couraient même dans le comté comme de quoi Richard de Laval frappait sa femme et ses quelques maîtresses, mais nul n’avait jamais eu de preuves tangibles. C’était le genre de choses qui ne sortaient que très rarement de l’ombre. Les scandales étaient nombreux, mais peu d’entre ceux-ci étaient véritablement confirmés.

    Le jeune garçon parcourait les couloirs déserts du manoir, se faisant tout petit lorsqu’il devait passé devant les pièces occupées. Par exemple, il avait dû se cacher derrière l’énorme statut dans le hall lorsque le jardinier était entré. Il en avait bien fallu de peu pour qu’il ne se fasse coincé, ce vieil homme excentrique n’ayant été que trop enchanté de prévenir monsieur le Comte des escapades interdites de son fils adoptif. Le danger et les risques n’avaient jamais freiné David, qui s’efforçait semblait-il de chaque jour trouver de nouvelles manières de défier l’autorité de son père. Cet homme était certes bien imposant et encore plus effrayant lorsqu’il se mettait en colère, mais ce n’était vraisemblablement pas les fessées et les punitions qui le dompteraient, sans parler du fait qu’il trouvait généralement le moyen de s’en sauver.

      Un ami de la famille : Avez-vous donc entendu parlé de ce jeune duc, Richard ? Rien ne me paraît plus scandaleux. Cela doit être une véritable honte pour la famille. Bien entendu, il y avait longtemps que nous nous doutions que quelque chose ne tournait pas rond chez lui, mais de là à croire que les choses iraient jusque là ! J’en suis renversé. Et il y a aussi…


    David s’était dépêché de passer devant le bureau de son père où ce dernier était plongé au cœur d’une conversation sur les derniers ragots au sujet d’un Duc dont David n’avait jamais entendu parlé auparavant. Ne se souciant guère de ces histoires d’adulte, l’enfant s’était plutôt empressé de courir vers les escaliers qu’il monta quatre par quatre en tâchant de faire le moins de bruit possible. Il n’y avait plus que quelques mètres qui le séparait de la chambre où reposait paisiblement sa petite sœur Lena. Unique enfant issu de l’union de ses parents « actuels », Lena était farouchement protégée, spécialement par son père, et David n’avait que très peu souvent l’occasion de la voir. Déjà deux ans, et la petite ressemblait à un ange avec sa fine chevelure blonde dorée et ses grands yeux bleus illuminés. L’enfant rayonnait et David ne pouvait s’empêcher d’aspirer à se trouver près d’elle. Il aurait tant aimé pouvoir jouer avec sa petite sœur, lui qui s’ennuyait ferme de ses journées…

    Le jeune garçon entra dans la chambre sombre, les rideaux étaient tirés et il parvenait à peine à savoir où est-ce qu’il mettait les pieds. Il n’y avait aucun bruit dans la pièce à l’exception de la douce respiration de la jeune fille. David s’approcha suffisamment pour pouvoir l’observer à travers les barreaux de son lit… Il aurait tant aimé pouvoir la toucher, rien que caresser ses cheveux si fins… Il eut une idée. Le jeune garçon monta sur une pile de couvertures et prit tant bien que mal sa petite sœur dans ses bras. Il eut un large sourire sur les lèvres, se mettant alors à fredonner une berceuse improvisée en la berçant avec soin. Puis, il glissa malencontreusement et échappa sa sœur qui se mit à hurler et à pleurer. Pris de panique, il resta assis au sol et se mit à pleurer également, effrayé et navré de son impotence. Il fut bientôt rejoint par sa gouvernante et son père ainsi que l’ami de ce dernier. On ouvrit les rideaux.

      Un ami de la famille : Dieu du ciel, mais que se passe-t-il donc ici ?
      Richard de Laval : David ! Où se trouve donc cette sale empotée de gouvernante ? DAISY ! DAISY, OÙ ÊTES-VOUS ?
      Daisy : Monsieur, monsieur… Je suis ici. Pardonnez David, pardonnez…
      Richard de Laval : C’est plutôt à vous de me fournir des explications, Daisy. Il n’a que sept ans et son cerveau est plein de trous. C’est pour cette raison précisément que vous êtes en charge de lui, Daisy !


    Le regard menaçant, monsieur de Laval s’était retourné vers la gouvernante qui s’était précipitée à prendre Lena et à s’assurer qu’elle allait bien. Elle sortit de la pièce, effarouchée, avec le bébé dans les bras, bientôt suivie de l’homme qui tenait compagnie au comte, histoire de ne pas interférer dans les affaires de famille.

      Richard de Laval :David… Ne vous ai-je pas déjà mentionné qu’il vous était formellement INTERDIT de venir ici sans ma permission, et surtout alors que vous savez pertinemment bien que vous devriez plutôt vous trouver dans votre chambre ? À moins que j’ai besoin de vous le rappeler, vous êtes toujours en punition pour vos derniers méfaits, David… Peut-être espérez-vous donc que je mette votre mère au courant ? Que celle-ci soit davantage perturbée par vos incessantes désobéissances… ?
      David : NON !


    Et l’enfant continua de larmoyer, tout en implorant son père de ne pas mettre sa pauvre mère malade au courant de sa nouvelle gaffe. Richard de Laval, le regard dur et froid, alla fermer la porte de la chambre et revint vers son fils qui méritait cette fois bien plus qu’un léger châtiment.


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MessageSujet: Re: Lena de Laval {Terminé}   Lena de Laval {Terminé} Icon_minitime23.07.09 5:10

    Lena de Laval {Terminé} Lena310


    CHAPTER III ~ (Huit ans)
    «Quand les talons claquent, l'esprit se vide »



      Professeur de violon : C’est bien, oui exactement, tout à fait comme cela. Faites bien attention au poignet, Lena, il doit être droit. Oui, ainsi. Tout à fait. Maintenant, reprenons.


    Et de nouveau, la jeune fille se mit à jouer les notes qu’espérait entendre son professeur. Elle avait un don, disait-on, et certains s’attendaient même à ce que Lena soit envoyée autre part afin de suivre des cours de musique beaucoup plus adapté à ses capacités. À peine huit ans et déjà, elle avait un avenir très prometteur. Bien sûr, son père n’était pas exactement du même avis et il ne tolérait ses cours de violon que parce que Sarah de Laval, sa épouse mourante depuis des années déjà, y tenait plus qu’à tout au monde. Habituée à la solitude et déjà beaucoup plus mature que les autres gamines du même âge, Lena passait la majorité des heures que contenait une journée à répéter les divers pièces que lui donnaient à apprendre son professeur. Consciente que cela plaisait grandement à sa pauvre mère, la fillette ne manquait pas une occasion d’aller jouer pour elle. Lena était vêtue d’une robe bleu pâle et elle portait de longs rubans de la même couleur dans ses cheveux. En vieillissant, ses yeux avaient conservé cette même teinte de bleu et ses cheveux étaient toujours aussi clairs, mais plus longs.

    La fillette était plus que concentrée sur son instrument à cordes, déterminée à jouer toutes les notes de la pièce et à le faire sans la moindre erreur. Déjà très exigeante envers elle-même, Lena désirait à la fois satisfaire son orgueil et les attentes de Maître du Rochers, son enseignant. Ce dernier était un violoniste très réputé, ayant à quelques reprises été sollicité par le Roi lui-même afin de composer quelques morceaux qui avaient été joués à la Cours par l’orchestre du Roi elle-même. Il allait sans dire que si Lena était pour suivre des cours de violon, monsieur le Comte s’était tout de même assuré, ne serait-ce par fierté, qu’elle aille droit au meilleur professeur de toute la région. Lena termina sa pièce et eut droit à des applaudissements inattendus. Elle sursauta et se retourna pour s’apercevoir que sa mère était assise sur une chaise, le regard cerné et le teint blafard, mais le regard rayonnant et le sourire aux lèvres. Monsieur le Comte entra aussitôt dans le salon.

      Richard de Laval : Sarah, vous ne devriez pas être hors du lit ainsi, le médecin a dit que…
      Sarah de Laval : Richard, le médecin aura beau dire tout ce qu’il voudra bien dire, il n’en est pas moins que je désire écouter ma fille lorsqu’elle joue. N’était-ce pas divin, cette musique ? Lena, mon ange, tu as un véritable talent, surtout ne…


    En parlant, madame de Laval s’était levée et avait fait quelques pas dans la direction de sa fille tout en souriant. Pourtant, après avoir parcouru quelques mètres, elle avait ressenti un malaise et s’était affaissée de tout son long sur le sol.

      Richard de Laval : Sarah !
      Lena : Mère !
      Richard de Laval : Lena ! Retournez à votre cours, votre mère ne se porte pas bien. Ne venez pas l’importuner ainsi.
      Sarah de Laval : Non, Richard… Tout va bien, je n’ai que…
      Richard de Laval : Ménagez vos forces, ma chère. Je vous ramène à votre chambre immédiatement.


    Monsieur de Laval n’accorda aucune attention aux protestations de la jeune fille, tourmentée par l’état de santé de sa mère qui ne cessait de dégringoler et surtout par ce dernier malaise qu’elle venait de faire. Maître du Rochers s’approcha et posa doucement sa main sur l’épaule de Lena en un geste qui se voulait réconfortant une fois que ses parents furent sortis de la pièce. La fillette ne fit que repousser la main bienveillant du musicien pour s’enfuire à toutes jambes dans les couloirs du Manoir avec son violon toujours entre les mains. Elle traversa les grandes portes qui menait au jardin et elle s’arrêta près des fleurs, enfouissant son visage entre ses mains et sanglotant doucement. Elle sentit bientôt une autre main venir se poser sur son épaule frêle. Elle releva lentement la tête.

      David : C’est mère ? Que s’est-il passé ?
      Lena : Elle est tombée, comme ça… Elle semble si faible.
      David : Elle va mourir.


    On eut alors l’impression de voir une éclair passer à travers le regard de la fillette. Elle se leva d’un seul bond et ramassa son violon qu’elle fracassa contre la tête de son demi-frère, rageuse. Ses sanglots n’avaient fait qu’augmenter.

      Lena : MENTEUR !
      David : Lena ! Lena ! Reviens ici tout de suite !


    Le jeune garçon, un peu sonné, ne put alors faire autrement que regarder sa jeune sœur se mettre à courir en direction du bois, refusant à présent de lui adresser la parole parce qu’il avait exposé la triste réalité…

    ***


    Suite à ce triste incident, Richard de Laval interdit toute musique entre les mûrs du manoir et surtout, Lena n'eut pas droit à un nouvel instrument pour remplacer celui qu'elle avait brisé sur le crâne de son demi-frère. Les supplications de Sarah laissèrent Richard complètement de marbre.


Dernière édition par Lena de Laval le 23.07.09 5:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lena de Laval {Terminé}   Lena de Laval {Terminé} Icon_minitime23.07.09 5:29

    Lena de Laval {Terminé} Lena410


    CHAPTER IV ~ (10 ans)
    « La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort. »

    Une jeune fille courait à travers l’immense jardin du manoir des de Laval. Ses longs cheveux blonds volaient au vent tout autour d’elle. Une branche traînait sur le sol et la fillette trébucha alors, au beau milieu de son élan. Elle atterrit les deux mains dans une marre de boue, sans doute créée par l’averse qu’il y avait eu au courant de la nuit dernière. La jeune fille pencha la tête pour s’apercevoir que sa robe blanche en était complètement couverte et pour ainsi dire, ruinée. Toujours à quatre pattes dans l’herbe, la petite avait les yeux remplis de larmes et elle ne trouvait plus la force de se relever par ses propres moyens. Une main se tendit aussitôt pour lui venir en aide. Elle leva tout doucement la tête. Son frère, David.

      David : Prend ma main, Lena.
      Lena : Père te cherche depuis plus d’une heure ! Comme oses-tu disparaître ainsi alors que Mère est sur son lit de mort ? David, où étais-tu ?
      David : Père et moi avons toujours eu certains désaccords, Lena… Ne te préoccupe pas de tout cela, il y a pour l’heure des choses d’une bien plus grande importance…
      Lena : Que peut-il y avoir de plus important que Maman ?


    Lena, ayant reçu entre temps l’aide de son demi-frère pour se relever et pour replacer sa robe le plus convenablement possible, s’enfuit à toute jambe à l’intérieur du Manoir, laissant derrière elle un frère au dépourvu qui soupira profondément. Lena était encore trop jeune pour comprendre la dure réalité qu’il vivait, mais un jour viendra où elle le pourrait. David de Laval tourna les talons et se dirigea également vers le manoir familial, mais plus lentement que sa jeune sœur. Il n’était pas aussi pressé qu’elle d’y retrouver le désespoir, la peur et l’attente d’une mort qui menaçait dangereusement, mais ne venait pas offrir sa délivrance.

    ***


      Une servante : Mademoiselle Lena ! Mais que faites-vous donc dans un tel état ? Que vous est-il arrivé ? Vous êtes à vous méprendre avec une de ces paysages du village voisin… Venez donc ici, il vous faut vous changer tout de suite.
      Lena : Non ! Il faut que je vois Mère…
      Une servante : Il est hors de question que vous vous montriez dans un accoutrement pareil, ce serait à en faire rougir de honte vos parents. Venez, Lena, il vous faut vous changer.
      Lena : NON !


    ***


    David de Laval marchait dans les couloirs du manoir. Il y avait beaucoup d’action en ce jour, tous les meilleurs médecins de la province étaient réunis dans la chambre des maîtres pour s’occuper de Sarah de Laval qui vivait ses dernières heures, peut-être minutes. On ne souciait pas vraiment de lui qui passait plutôt inaperçu ces derniers jours au sein de toute cette folie, mais il se faisait tout de même le plus discret possible en ayant bien entendu les paroles de Lena qui lui avait annoncé que son beau-père l’avait cherché durant des heures cet avant-midi. David était bien conscient qu’il valait mieux autant que possible éviter de s’attirer les foudres du Comte. Le garçon s’approcha donc le chambre où dormait – c’était en tout cas ce que prétendait son père qu’il faisait chaque fois qu’il allait lui rendre visite – et il observa avec un regard triste et compatissant la scène qui se déroulait sous ses yeux. Richard de Laval était occupé à discuter à voix basse avec le médecin présent et ils ne se rendirent compte de la présence de David que plusieurs minutes plus tard. L’adolescent n’avait de toute façon rien pu entendre de ce qui s’était dit dans leur petite conversation privée. Le Comte fit signe à son interlocuteur qu’il revenait dans un instant et il rejoignit aussitôt son beau fils.

      Richard de Laval : David… Êtes-vous au courant que cela faisait déjà…
      David : … Des heures que vous me cherchez partout, Père, oui. Je suis là maintenant, qui a-t-il ?
      Richard de Laval : Vous mériteriez d’être puni pour une arrogante pareille, jeune insolant… Si ce n’était de votre mère, je crois que je…
      David : Ma mère ne semble pas en état de vous faire des reproches quels qu’ils soient, monsieur, il me semble donc que votre dernière remarque est tout par conséquent tout à fait impertinente.
      Richard de Laval : Dieu du ciel, qu’ai-je donc fait pour hériter d’un pareil bon à rien que vous êtes, David. Je …
      Le médecin : Monsieur le Comte, vous devriez immédiatement venir ici…


    L’entretient animé entre David et le Comte de Laval fut alors écourté – pour le bien de David, sans doute – par le médecin qui réclamait la présence de l’homme. Richard ne perdit pas un instant pour s’approcher du lit où reposait son épouse et David en fit de même sans se soucier de si il avait ou pas la permission de le faire. L’homme, le médecin, regarda tour à tour David et son père d’un air terne et grave, puis il annonça :

      Le médecin : Madame de Laval vient de mourir… Je suis navré.


    Il y eut alors un silence… de mort.

    ***


    Lena était debout devant le grand miroir de sa chambre et la servante était en train d’attacher correctement sa nouvelle robe. Celle-ci était rose pâle et s’agençait parfaitement avec la couleur des cheveux de la fillette et ses yeux bleue océan. La jeune fille se fixait sans grand intérêt, le regard hautain, mais satisfait. Si jeune, mais elle connaissait déjà les règles de la séduction et l’importance des apparences. Elle glissa lentement ses doigts dans ses cheveux afin de les replacer. Elle s’arrêta subitement lorsqu’elle aperçut au travers de la glace le reflet de son père, l’air sombre. Lena se retourna brusquement, repoussant du coup la servante qui l’aidait à se vêtir.

      Lena : Père ?
      Robert de Laval : Lena, j'aimerais te parler en privé, tout de suite.


    La jeune fille ne discuta pas et elle sortit immédiatement de sa chambre pour suivre son père qui l'entraînait à sa suite elle ne savait trop où. Ils arrivèrent quelques instants plus tard dans la chambre des maîtres. Sarah de Laval reposait sur le lit, David accroupi à son chevet, les yeux clos et le teint plus pâle que jamais. Lena fronça doucement les sourcils et regarda son père d'un air plus qu'inquiet.

      Lena : P...Père ?
    Interrogea-t-elle, tentant si bien que mal de trouver réconfort quelque part, mais quand elle vit David lever les yeux vers elle, le regard rempli de larmes, elle comprit ce qui s'était réellement passé. Sa mère était morte à présent. Elle eut l'impression que le sol s'effondra sous ses pieds.


Dernière édition par Lena de Laval le 24.07.09 4:24, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Lena de Laval {Terminé}   Lena de Laval {Terminé} Icon_minitime23.07.09 5:30

    Lena de Laval {Terminé} Lena510


    CHAPTER V ~ (Treize ans)
    « Nous n'avons qu'une liberté : la liberté de nous battre pour conquérir la liberté... »

      Une servante : Lena, le dîner vient d’être servi. Votre père vous attend dans la grande salle.
      Lena : Suis-je convenable ?
      Une servante : Mais bien sûr, vous êtes aussi ravissante que la Princesse ne saurait l’être. Hâtez-vous, vous ne désirez sans doute pas faire attendre le Comte, votre père.
      Lena : Bien sûr que non.


    Lena de Laval replaça ses cheveux en jetant un dernier coup d’œil vers son image parfaite dans la glace. Elle arborait un air sombre, figé, accompagné d’un sourire faux. La fille du Comte savait parfaitement se tenir et n’avait rien à envier à aucune de ces femmes de la haute-société. Treize ans et déjà, elle était prête à entrer dans ce mondes de snobs, hypocrites et manipulateurs. D’une démarche élégante, presque ironique en vue de son jeune âge, elle quitta sa chambre et parcourut les vastes couloirs du manoir qui allaient la mener directement à la grande salle où les repas étaient servis. Lorsqu’il y parvint, elle aperçut son père et le salua poliment avant de s’avancer vers sa table et par conséquent, vers sa place à celle-ci. Depuis longtemps, la jeune fille n’avait pas eu l’habitude de dîner en compagnie de son père. Après tout, celui-ci était toujours chargé d’une tonne de choses à faire d’une importance dite capitale. Elle ne s’en était jamais vexée, habituée autant à la solitude qu’à l’idée de ne point mettre en question les faits et gestes de monsieur.

      Robert de Laval : Lena, nous avons des invités.


    Ainsi, c’était donc la véritable raison de la présence inhabituelle de son père autour de la table en ce dîner qui n’avait jusqu’alors, rien d’exceptionnel, mais Lena s’était trompée. Elle leva les yeux pour se rendre compte avec un brin de surprise qu’il y avait en effet trois intrus autour de la table. Elle les observa l’un à la suite de l’autre en cherchant à les identifier en vain. Il y avait un homme aux cheveux grisonnants, sans doute un peu plus âgé que son père en vain, une jeune femme dont les nombreux rides prouvaient l’âge malgré le surplus de maquillage étalé sur son visage ainsi qu’un jeune homme. Lena ne pouvait déterminer avec précision l’âge qu’il devait avoir, mais il y avait fort à parier que c’était moins de vingt ans. Le jeune homme, qui n’avait pas encore pris place à table, tira une révérence courtoise à la jeune fille de qui il avait maintenant pu capté l’attention avec, visiblement, grand plaisir et satisfaction. Lena ne sourit pas et détourna seulement le regard.

      Robert de Laval : Je t’ai déjà parlé du Comte de Belval, Lena ? Je te présente Han de Belval et sa femme, Madelena de Belval. Bien sûr, il y a aussi Goderic, leur fils.


    Comme s’il avait peur de ne pas s’être fait remarqué dès la première fois, le jeune Goderic salua de nouveau la jeune blonde qui ne portait guère plus d’attention que le nécessaire. L’expression de Lena était dépourvue d’intérêt et elle paraissait même s’ennuyer ferme. Toutefois, elle lui rendit quand même son salut et elle regarda son père en espérant que les présentations ne s’éterniseraient pas plus que ça n’avait déjà été le cas. Maintenant qu’elle y pensait, elle se souvenait effectivement d’avoir entendu parler des Belval, qui étaient de proches amis de son père depuis fort longtemps. Leur fils avait déjà été sujet à conversation également, monsieur de Comte donnant étrangement l’impression de vouloir y intéresser Lena. Goderic était en réalité âgé d’à peine quinze ans, mais il était déjà grand et fort, l’air d’un homme, d’un vrai. Au sein d’une conversation qu’elle n’écoutait pas et qui ne l’intéressait de toute façon pas, Lena songea avec regret à l’absence de son frère. David aurait certainement su trouver de quoi égayer un peu cette atmosphère navrante, il savait toujours le faire. Toutefois, il aurait été bête de s’imaginer que son père l’aurait laissé assister à un tel événement. C’était l’ennui avec David, et même Lena devait en convenir, il ne savait absolument pas se tenir et les bonnes manières lui étaient complètement inconnues. Entre temps, un serviteur vint apporter des coupes du meilleur vin du coin aux trois adultes, laissant également de quoi boire à Lena et à Goderic.

      Han de Belval : Eh bien, mon cher Robert, à ce dîner qui permet à nos familles d’être réunies dans la joie.


    Han de Belval leva son verre, immédiatement imité par le père de Lena et par sa femme. Goderic affichait un grand sourire apparemment sincèrement réjoui et Lena se contenta de pousser un profond soupir qui ne fut pas remarqué. Les grandes personnes avaient de ces raisons bien étranges de se réjouir quelques fois…

    ***


      Han de Belval : Alors, Robert. Ce projet d’union entre nos deux familles vous intéresse toujours ?
      Robert de Laval : Bien entendu, Han, sinon pourquoi diable aurai-je pris la peine d’organiser une telle rencontre ?
      Madelena de Belval : Et quel est l’avis de mademoiselle Lena à ce sujet, Robert ? Lui avez-vous glissé un mot à ce sujet ?


    Dans le bureau du Comte de Laval, la conversation plus ou moins confidentielle entre les Belval et lui-même se poursuivait sans que quiconque ne soit vraiment au courant des propos qui y étaient tenus. Pendant ce temps, Lena avait été chargé d’emmener Goderic visiter les environs, le village tout près qu’elle connaissait bien. Cette innocente excuse permettait tout de même à leur famille respective de comploter de leur avenir. Il y avait cependant une personne qui, une fois de plus, écoutait aux portes. Cette personne était nul autre que David, qui rageait à entendre son père choisir de la vie future de Lena, jusqu’à lui trouver un époux bien des années à l’avance, sans son consentement.


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MessageSujet: Re: Lena de Laval {Terminé}   Lena de Laval {Terminé} Icon_minitime23.07.09 5:30

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    CHAPTER VI ~ (Quatorze ans)
    « L'amour est un ennemi que l'on ne peut vaincre corps-à-corps, mais seulement par la fuite »

    La porte du bureau de monsieur le Comte était tirée jusqu’à presque être fermée, mais l’ayant poussée d’un geste distrait et bien peu appliqué, Robert de Laval n’avait pas même pris la peine de la fermer convenablement. L’homme aux cheveux de plus en plus gris avec les années ne se trouvait pas seul dans son bureau, non, il était accompagné de son beau-fils qui gardait la tête bien haute et le regard dur et confiant malgré la conversation en cours.

      Robert de Laval : Mon propre fils, en train de piller mes cuisines. David, êtes-vous donc autre chose qu’un bon à rien ?
      David : Père, je viens tout juste de vous mentionner que je n’ai point d’explication à vous fournir. Punissez moi si cela vous semble juste.
    Déclara le jeune homme d’un ton détaché. David regardait droit devant lui sans pourtant donner l’impression de vraiment voir l’homme qui lui faisait face, Robert de Laval.

    En effet, le matin même, David avait été surpris par les cuisiniers à voler de la nourriture dans les cuisines du manoir, ainsi qu’autres divers objets à travers la maison familiale. Parmi cela se trouvait nombreuses choses ayant appartenu à sa mère de lesquelles le Comte ne s’était pas encore débarasser malgré les quatre années écoulées. David ne donnait pas l’impression d’éprouver des remords, on aurait presque pu croire qu’il s’amusait même d’une telle situation, des réprimandes désespérées de son père. Le jeune homme finit par accorder un réel regard à ce dernier.

      Robert de Laval : La prospérité, David, devrait être ta priorité. Dix-neuf ans et toujours célibataire, mais que diable attends-tu avant de prendre épouse ? N’ai-je donc pas pris la peine de te présenter aux plus belles jeunes filles de tout Paris ? Est-ce ainsi que tu me remercies de toutes ces années à combler tes désirs, mon fils ?
      David : Certes jolies, mais la tête complètement vides ! Je ne souhaite pas m’encombrer d’une épouse sotte et inutile, il me semble que la vie soit plus que cela, j’ai des ambitions bien plus grandes !
    Pesta David, piqué au vif par les remarques désobligeantes du Comte, bien qu’il en ait depuis longtemps eu l’habitude. Il soutenait le regard noir de ce dernier avec toute la force d’esprit qu’il lui était donné d’avoir.

      Robert de Laval : Des ambitions, dis-tu ? Quel genre d’ambitions, mon garçon ?
      David : Eh bien, je… Je deviendrai comédien comme ces gens-là, vous savez, ceux qui amusent les foules au village…. Ou musicien, peut-être…
      Robert de Laval : Musicien ? Mais voyons, David, ne me fait pas rire autant. Tu ne sais pas même chanter une seule note, et encore moins jouer d’un instrument ! Comédien ? Oserais-tu faire une aussi grande honte à ta famille en t’abaissant aux niveaux de ces crapuleux démunis qui se vêtissent d’horribles accoutrements rien que pour s’approprier quelques pièces ? Voyons, mon fils, quelles idées te p..
      David : Je ne suis PAS votre fils.


    David tourna aussitôt les talons et sortit du bureau du Comte malgré les protestations de celui-ci, de plus en plus violentes. Il accéléra le pas et grimpa jusqu’à sa chambre où il attrapa les bagages qu’il avait préparé la veille. Apparemment, l’idée ne venait pas tout juste de le gagner, mais ses plans étaient depuis longtemps déjà préparés. Quelques instants à peine plus tard, il descendit le long escalier pour se diriger vers les grandes portes qui menaient droit à l’extérieur du manoir.

      Robert de Laval : David ! Comment osez-vous…
      David : Je pars, Père, lança-t-il avec toute l’ironie du monde, et la rancœur également, je ne voudrais pas risquer de faire tâche à votre réputation plus longtemps. Il n’est de toute façon pas question que je passe un moment de plus dans cette maison, sinon je crèverai comme vous avez fait crever ma mère. Adieu, monsieur.


    Telles furent les dernières paroles de David de Laval, qui quelques temps suivant ces évènements, se fit appelé David Rochefort, reprenant avec fierté le nom de son véritable père décédé quelques années à peine après sa naissance.


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MessageSujet: Re: Lena de Laval {Terminé}   Lena de Laval {Terminé} Icon_minitime23.07.09 5:30

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    CHAPTER VII ~ (Seize ans)
    « Pourquoi demander si je t'aime encore, comme si, un jour, je ne t'aimerais plus ? »

    Il y avait toute une foule rassemblée entre les quatre mûrs du Manoir des de Laval. Le jardin même était éclairée de lanternes magnifiques et imposantes, sans compter les décorations soigneusement installées un peu partout pour épater la galerie. C’était bien sûr la moindre des choses quant on disposait de moyens comme ceux de monsieur le Comte et de sa famille. Cette soirée mondaine était donnée en l’occasion du 52e anniversaire de naissance de Robert de Laval. Tous les gens importants avaient bien sûr été invités et parmi ceux-là se trouvait la famille Belval. Lena avait pour l’occasion, et certes la présence de son fiancé y avait contribué ne serait-ce qu’un peu, choisi de porter sa plus belle tenue. La jeune blonde était plus ravissante que quiconque et sa jeune beauté éclipsait toutes les autres jeunes filles présentes à la réception grandiose bien qu’elles aient toutes pris grands soins de se montrer sous leur plus belle toilette. Lena n’avait nullement besoin d’un nombre incroyable de bijoux pour apparaître si jolie.

    Les pâtisseries avaient été servies il y avait plus d’un quart d’heure et les invités étaient tous bien affairés à complimenter monsieur de Laval, veuf depuis maintenant six ans, sur le choix du dessert de la soirée, bien que celui-ci ne lui revienne nullement. Les cuisiniers auraient bien sûr dû obtenir tout le mérite, mais peu se souciait vraiment de ces choses là. Lena ne faisait pourtant pas partie du petit attroupement réuni dans la salle de réception, et bien qu’elle fut au jardin, elle n’était pas parmi le petit groupe composé de vieilles dames qui admiraient avec tant de ferveur les plantes rares dont prenait grands soins le vieux et sénile jardinier de la famille. Lena courait vers le boisé tout près du manoir, main dans la main avec le jeune héritier de la famille Belval.

      Lena : Goderic ! Pour l’amour du ciel, s’indigna-t-elle en arborant toutefois une sourire moqueur, ralentissez ! Vous ne souhaitez tout de même pas que j’abîme ma robe ?
      Goderic de Belval : Lena, ma chère.. Voyez-vous, il y a de ces choses pour lesquelles il ne faut pas perdre une seule miette de notre précieux temps.


    Le jeune homme lui adressa un franc sourire et s’arrêta un instant, retenant toujours la main de sa fiancée essoufflée et échevelée dans la sienne. Il la prit alors dans ses bras, lui soutirant du coup un petit cris de surprise. Il reprit alors sa course, bien qu’un peu plus lente qu’elle ne l’avait été précédemment. Goderic s’arrêta au moment où il fut entré dans le boisé. Les invités de la fête étaient si occupés ailleurs qu’il n’y avait pas besoin d’aller bien loin pour avoir un peu d’intimité avec sa belle. Il posa la jeune fille au sol et l’appuya délicatement contre un gros arbre en s’approchant doucement pour lui voler un baiser. Lena ne lui résista pas, mais elle le repoussa rapidement.

      Lena : Voyons, Goderic… C’est de la folie. Nous devrions retourner tout de suite au Manoir, ils doivent déjà nous chercher…
      Goderic de Belval : Je ne suis pas de cet avis, bel ange. Ils ont bien autre chose à faire que s’occuper de vous et moi, ne croyez-vous pas ? Les tourtereaux ne le seraient plus s’ils ne cherchaient pas à fuir le regard afin de se retrouver seuls.. dans un charmant boisé, par exemple.
      Lena : Vous êtes terrible, Goderic… annonça-t-elle en lui offrant son plus charmant sourire. Mais je dois bien admettre que les plantes de mon père suscitent généralement un fort intérêt, bien supérieur à l’attention qu’on nous porte…
      Goderic de Belval : Soit, mais je ne puis être plus terrible que les choses que je vous ferai lorsque vous serez ma femme…


    Le jeune couple, l’esprit léger et amoureux, se laissa de nouveau aller à quelques échanges de baisers. Ce genre de chose était certes déconseillé avant le mariage, et leur fréquentation n’aurait pas été supposée être possible sans la présence de chaperons, mais leurs familles respectives étaient bien trop réjouis à l’idée de les voir consentir avec tant d’enthousiasme à leur futur union, qui était prévu dans quelques mois lorsque Lena aurait dix-sept ans, qu’ils ne pensaient pas un seul instant à les surveiller davantage. Au beau milieu des embrassades, un craquement de branche plutôt douteux sépara Lena de Goderic.

      Lena : Quel était ce bruit ?
      Goderic de Belval : Je l’ignore, Lena… Mais vous devez avoir raison… Rentrons.


    Goderic s’était résigné à écouter la première idée de Lena, ne se sentant pas parfaitement à l’aise à l’idée de se trouver dans un endroit aussi peu sécuritaire pour sa fiancée. Il y avait tant de voyous du village qui auraient fait n’importe quoi pour se procurer quelques objets de valeur que ce soit et la jeune fille portait tout de même des vêtements de haute-couture sans compter les boucles d’oreille au prix inestimable qu’elle avait. Les bruits, aussi innocents puissent-ils avoir été, l’avaient convaincu.

    ***


      Une invitée : Lena, vous direz à votre père que ces fleurs sont d’une beauté phénoménales. J’aimerais bien savoir d’où est-ce qu’il a bien pu les faire venir. Sont-elles originaires d’Angleterre à votre avis ?


    Lena soupira profondément, rêvassant aux moments passés aux bras de son amant. Il lui semblait que la soirée aurait été fort plus attrayante si elle n’avait pas été obligée de sortir à nouveau au jardin avec un autre petit groupe de femmes qui espéraient en apprendre plus long sur l’impressionnante végétation qui entourait le manoir. La jeune femme s’apprêtait à répondre lorsqu’on entendit un long cri provenant de l’intérieur. Toutes se retournèrent en panique et une servante, anciennement gouvernante des enfants de Laval, sortit au jardin en panique.

      Daisy : C’est monsieur de Belval… Il est tombé raide mort.
      Une invitée : Dieu du ciel ! Que s’est-il passé ? Belval fils, ou père ?
      Daisy : Le fils… Monsieur Goderic… Oh, Lena…


    ***


    Lena avait les yeux bouffis et le regard vide de toute expression. Elle montait les marches en écoutant sans plus entendre les exclamations provenant de la salle de réception où on avait retrouvé Goderic mort, empoisonné selon les dires des médecins qui s’étaient aussitôt déplacé suite à l’appel du Comte de Laval. L’anniversaire était gâché et la plus part des convives étaient déjà repartis, choqués. Un meurtre dans sa maison… Le meurtre de son fiancé, de son amant… Lena entra dans sa chambre, consternée, et sursauta lorsqu’elle aperçut une silhouette sombre devant elle. La jeune femme s’apprêta à crier lorsqu’elle reconnût le fameux inconnu.

      Lena : D.. David ?
      David :Lena… Je suis tellement désolé… Goderic… C’est une chose horrible.


    Sans réfléchir, la jeune fille laissa son frère la prendre dans ses bras et elle ferma les yeux en sanglotant doucement, ne retenant plus la peine qui la submergeait et lui donnait l’impression de se briser de l’intérieur. Lena se sentait complètement détruite.

      Lena : Je n’arrive pas à y croire, David, ni à comprendre… Qui aurait bien pu vouloir du mal à un si charmant jeune homme ?
      David :C’est terrible… Mais ça ira, Lena, je suis là à présent. Je suis revenu et je suis avec toi.
      Lena : Oh, David, que vais-je faire à présent ? Il n’y a plus rien pour moi ici. Je devais l’épouser. À ces mots, David prit une étrange teinte de rouge. J’allais l’épouser…
      David : Ça ira…


    Lena leva doucement les yeux vers le jeune homme. Cela faisait près de deux ans qu’elle ne l’avait pas vu. David était âgé de vingt-et-un an et il paraissait plus en forme que jamais. Certes, ses vêtements n’avaient en rien la classe de ceux que portaient sa famille, mais il avait un certain charme. Il était grand et fort, robuste et l’air heureux. Lena sourit doucement, posant délicatement sa main sur la joue du jeune homme. Il avait tant changé. Puis, ce dernier ferma les yeux et s’approcha d’elle suffisamment pour l’embrasser. Surprise, Lena ne recula pourtant pas, répliquant de plus belle par la suite.

      David : Je t’aime, Lena… Depuis le premier jour.
      Lena : David, je… Puis soudain, elle se figea. C’est toi …
      David : C’est moi ? Je ne vois pas de quoi tu veux parler… Lena, éclaire moi…
      Lena : C’est toi qui l’a empoisonné. Dans le bois, c’était toi. Pourquoi es-tu revenu, David, après ces années ? POURQUOI ?
      David : Lena… C’est pour toi que je suis revenu. À présent, je peux vivre convenablement… Tu n’allais pas épouser ce riche imbécile, tu vaux mieux que ça. Tu n’es pas comme tout ces têtes enflées. Tu vois ce qu’ils te font devenir ? Allons, Lena. Regarde-moi… Où sont donc passer ces étincelles que je voyais briller dans tes yeux… et ton sourire… il s’est assombrit. Ne vois-tu pas que c’est ce qu’ils sont en train de te faire devenir ? Ces gens dont nous nous moquions enfants, Lena…


    Le jeune homme paraissait sincère, même bouleversé. Il tenait doucement la main de sa sœur et il la suppliait du regard, recherchant dans le sien celle qu’il avait connu, avec qui il avait grandi.

      David : Ne les laisse pas faire de toi ce qu’ils ont fait de Mère…
      Lena : COMMENT OSES-TU PARLER D’ELLE AINSI ?!
      David : … Elle est morte parce qu’ils l’avaient privée de tout ce qui la rendait heureuse, Lena, et c’est ce qu’ils font également avec toi ! La musique…
      Lena : NE ME PARLES PAS DE LA MUSIQUE !
      David : Cesse de hurler… Viens avec moi. Je saurai te faire vivre. Épouse moi. Je te montrerai ce pourquoi j’ai tout abandonné… J’ai une vie meilleure à t’offrir.
      Lena : ASSASSIN !


    Désolé, David se recula. Lena avait crié si fort qu’il y avait bien des chances qu’on l’ai entendue. Le jeune homme soupira en lui jetant un dernier regard et il dut se résigner à s’enfuir avant qu’on ne le retrouve. Il avait tout de même tué un homme, quelles qu’en soit la bonté de ses raisons…


Dernière édition par Lena de Laval le 25.07.09 7:23, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Lena de Laval {Terminé}   Lena de Laval {Terminé} Icon_minitime23.07.09 5:31

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    CHAPTER VIII ~ (Dix-sept ans)
    « Il y a deux types d'hommes : ceux qui cherchent leur père, et ceux qui cherchent à tuer leur père »

    23 mars 1663

    Lena,

    Je suis peiné à l’idée de ne pouvoir tenir cette conversation avec toi, mais voilà depuis bientôt trois mois que je suis contraint à cette cavale que tu prends bien soin de faire durer. Rassure toi tout de suite, j’ai pris toutes mes précautions et il n’y a aucun moyen qu’on me retrouve à cause de cette lettre que je te fais parvenir pour tenter de justifier les actes que j’ai posé, en espérant un jour être digne de ton pardon. Il n’y a pas eu un seul jour depuis ta naissance où je n’ai pas posé sur toi le regard bienveillant et aimant d’un frère, où je n’ai pas pensé à ton bien avant toute chose, avant le mien. Il fut un temps où Mère était présente afin de défendre tes intérêts, ces choses là même qui te donnaient ce sourire irrésistible et cette joie de vivre. Puis, durant d’innombrables années, elle fut dans un état critique, au bord du gouffre de la mort. Ce n’était pas un âge pour quitter ce monde, Lena, son heure n’était pas encore venue, mais elle succomba tout de même. Que tu acceptes ou non de me croire, il est inévitable de dire que Mère n’a pas succombé à une quelconque maladie, mais bien au confinement auquel le Comte l’avait restreinte. Peux-tu seulement nier le fait qu’il est impossible de vivre en étant privée de tout ce qui nous rend heureux ? Je ne le crois pas. C’est au nom de l’affection que j’éprouve pour toi que j’ai posé le geste que j’ai posé. Tu étais promise à un avenir qui n’était pas pour toi, que tu n’avais pas choisis. Cet avenir, on l’avait tracé dans l’unique but de combler les intérêts familiaux, les intérêts du Comte, ton père. J’aurais tant voulu pouvoir t’emmener loin de tout ces mensonges, de tout ces malheurs. Je t’aime, Lena, et mon cœur ne cessera de crier ton nom à chaque douloureux instant où tu es loin de moi. Je t’en prie, ne perd pas de temps à tenter de me faire retrouver, je ne poserai plus problème, du moins jusqu’au jour où tu réaliseras que ce que je te disais était vrai. La réalité finit toujours par nous rattraper, tu verras. Je ne puis cependant te laisser avant de m’assurer d’une dernière chose, qu’il ne fera pas de toi ce qu’il a fait de Sarah Rochefort. Je maudis ton nom, et invoque tous les Dieux de le détruire, mais je te protège toi. Ta vie sera longue et belle, j’y ai veillé.

    Avec tous mes sentiments distingués,
    David de Rochefort, indomptable conquérant de la liberté.

    P.-S. : Tu te douteras que la bouteille de vin reçue il y a quelques jours provient de moi. Monsieur de Laval doit en ce moment-même se verser une coupe. À sa santé, mais surtout à la tienne.


Dernière édition par Lena de Laval le 26.07.09 6:20, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Lena de Laval {Terminé}   Lena de Laval {Terminé} Icon_minitime23.07.09 5:31

    Lena de Laval {Terminé} Lena910


    CHAPTER IX ~ (Dix-huit ans)
    « On ne perd pas si facilement une longue habitude surtout lorsqu'elle est vicieuse »

      Lena : DAISY ! Cela fait déjà au moins un quart d'heure que je vous attend, mais que faites vous donc ?
      Daisy : Mademoiselle, pardonnez moi... Il y avait urgence dans les cuisines, un...
      Lena : Pour l'amour du ciel, Daisy, épargnez moi vos futiles explications et emportez moi donc cette fameuse invitation.


    Le servante de la Comtesse n'était nulle autre que la vieille dame ayant été la gouvernante de Lena et de David lorsqu'ils étaient jeunes. C'était elle qui avait annoncé la mort de Goderic à la jeune femme il y avait de cela deux ainsi et ironiquement également celui de son père. Deux meurtres signés par la main sans pitié de son frère, deux meurtres toujours impunis... David ayant été déshérité depuis fort longtemps, c'était Lena qui avait obtenu toute la richesse du Comte à sa mort, ainsi que le Manoir et toutes les propriétés. La jeune femme était restée dans son comté durant près d'un an, administrant son coin de pays avec une aisance jusqu'alors insoupçonnée. Elle était jeune, mais imposante et fracassante. Nul ne lui résistait ; les femmes s'écartaient et les hommes s'inclinaient. Au fil du temps, Lena avait pris goût à ce pouvoir. Toutefois, elle avait fini par prendre la décision d'aller s'installer à la Cour du Roi. Le comté saurait sans doute se passer d'elle pour un moment, elle rêvait maintenant de grandeur... Lena était en train de lire la lettre qu'elle avait reçue.

      Daisy : Une réception, mademoiselle ? s'enquit-elle avec politesse Est-ce monsieur de Barreau qui vous invite ?
      Lena :Diable, allez vous donc cessez de m'importuner de vos questions ? Taisez vous, Daisy !


    Lena poussa un profond soupir et termina sa lecture. Il ne s'agissait pas d'une lettre de monsieur de Barreau, qui depuis les quelques jours de son arrivée à peine, s'était déjà mis à lui faire la cour. Non, il s'agissait simplement d'une invitation au bal que donnait le Roi.

      Lena : Je suis conviée au bal du Roi. Bon sang, il me faut la plus belle robe de tout Paris. Daisy, envoyez un messager au village afin qu'il me ramène quelque chose de chez un grand couturier. Il est impensable que je porte quelque chose que j'ai déjà porté, bien sûr.
      Daisy : Bien, mademoiselle.
      Lena : Et ne tardez pas, Daisy. Je n'aime pas attendre.


    Lena glissa ses doigts dans ses longs et soyeux cheveux blonds en regardant sa pauvre vieille femme de servante s'empresser d'aller mettre en exécution les "ordres" qu'elle venait de lui donner. C'était ainsi qu'il fallait agir, songea Lena. Après tout, elle n'était rien de moins que la comtesse de Laval. Son passé n'avait plus d'importance, il n'y avait maintenant plus qu'elle et la Cour... En espérant que celle-ci était prête à accueillir Lena et sa soif de domination.


Dernière édition par Lena de Laval le 26.07.09 6:36, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Lena de Laval {Terminé}   Lena de Laval {Terminé} Icon_minitime26.07.09 7:10

    Lena de Laval {Terminé} Lena1010


    CHAPTER X ~ (Vingt ans)
    « La beauté n'est qu'un piège tendu par la nature à la raison. »

    Durant un an à la Cour du Roi de France, les ambitions de Lena furent mises à rude épreuve lorsqu'elle se retrouva confrontée à différents personnages de la Haute. Marie-Thérèse d'Autriche, Reine de France et épouse de Louis XIV fut la première personne avec qui il y eut des étincelles. De caractères complètement opposés, Lena et la Dame ne purent faire autrement que de se détester dès le premier instant. La vérité était sans nul doute que Lena ne supportait pas de permettre à quelqu'un de lui dire ce qu'elle devait faire, que cela ne soit même qu'un conseil. Rapidement, la petite peste blonde se mit à tout faire pour contrarier la Reine et il est même étonnant qu'elle soit parvenue à conserver sa place de choix à la Cour.

    Eloise Vergne et Marc de Beauharnais furent également inscrits à la liste de ceux que Lena ne portait pas dans son coeur. La première refusa de travailler pour elle et, folle de rage, Lena prit grands soins de trouver tous les coups les plus méchants qu'elle pouvait lui faire. Dernièrement, elle lança des rumeurs à qui voudra bien l'entendre comme quoi la jeune femme volait Évangéline et revendait à un receleur. Certes, il n'y a pas une once de vérité dans tout cela, mais les gens de la Cour sont généralement bien plus disposés à écouter les propos de Lena de Laval que ceux de la pauvre jeune femme. Quant à lui, Marc de Beauharnais s'attira les foudres de la jeune femme en se refusant à elle. Tout de suite attirée par la carrure du beau mousquetaire, elle fut inévitablement tentée de le mettre dans son lit comme elle l'avait fait en un temps reccord avec bien d'autres. Sa fierté en a pris un coup dur et elle fait également tout son possible pour lui rendre la vie impossible.

    Toutefois, certaines personnes surent apparemment concilier avec le tempérament de chippie de la blondinette. Un certain Daniel de Barreau, mousquetaire du Roi et, ironiquement, ami du dénommé Beauharnais, parvint à séduire Lena suffisamment pour qu'elle accepte de se fiancer. Amoureuse ? Loin de là, la jeune femme ne profite que des nombreux cadeaux qu'il lui offre, mais dut bien s'admettre flattée de ses intentions lorsqu'il lui offrit son premier baiser. Le jeune homme lui plaît bien, mais ce n'est pas parce qu'elle a promis sa main qu'elle cesse de jouer ailleurs, et encore moins d'être une véritable calamité. Lena respire éternellement un certain désir de vangeance envers l'humanité toute entière... Bianca de Brabant sut également tomber dans les bonnes grâces de la jeune femme et elles sont toutes les deux amies. En tout cas, la majorité du temps...

    Spoiler:
     
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Alexandre D'Artagnan

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Joséphine La Grange
Côté Lit: Ca va merci... et vous, confortable ?
Discours royal:



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MessageSujet: Re: Lena de Laval {Terminé}   Lena de Laval {Terminé} Icon_minitime29.07.09 1:12

Bonjour !

Bienvenue, pour commencer. ^^
Je n'ai rien à redire sur ta fiche qui au passage est superbe. J'aime l'écriture, l'histoire est passionnante, pourtant quand nous avons fait les prédéfinis, je détestais Lena. Laughing
Tu l'as à mon avis très bien cernée.

Malgré tout, un bémol, ce n'est pas le bon code du réglèment. Et oui, il y avait un piège ! Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil

______________________




Lena de Laval {Terminé} Defis2_zps5nh6zjpn

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MessageSujet: Re: Lena de Laval {Terminé}   Lena de Laval {Terminé} Icon_minitime29.07.09 4:36

Voilà, j'ai arrangé ça.
Grr, je déteste les faux codes du règlements... Lol, j'avais tout lu en omettant la dernière phrase lorsqu'il y avait les remerciements et souhaits de bon jeu Embarassed . J'aurais dû ! ^^

Voiiilàà.
Merci pour les compliments ! Moi j'aime bien Lena, elle me paraît fort intéressante comme personnage... Je ne joue jamais de femmes, c'est une première pour moi XD
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Alexandre D'Artagnan

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Joséphine La Grange
Côté Lit: Ca va merci... et vous, confortable ?
Discours royal:



ADMIN SEXY
and he knows it !

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Titre : Ancien Mousquetaire - En recherche d'emploi !
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Date d'inscription : 24/09/2006


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MessageSujet: Re: Lena de Laval {Terminé}   Lena de Laval {Terminé} Icon_minitime29.07.09 13:46

VALIDÉE !! Very Happy

Je te souhaite bon jeu, n'oublie pas de passer par l'administration monarchique pour le rang ou le logement. ^^
Bienvenue à Versailles !

Bon courage pour ton personnage !
Tu ne devrais pas rencontrer de gros problèmes à mon avis. Smile

______________________




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MessageSujet: Re: Lena de Laval {Terminé}   Lena de Laval {Terminé} Icon_minitime

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