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 MONSIEUR •• La Mode c'est Moi !

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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Il a été brisé, piétiné et maintenant celui qui était à mes côtés est devenu mon ennemi. Quelle cruelle destinée !
Côté Lit: Le lit de mon palais est si confortable et accueillant !
Discours royal:



ADMIN TRAVESTIE
Monsieur fait très Madame

Âge : 27 ans
Titre : Prince de France, Monsieur le frère du Roi, Duc d'Orléans, de Chartres, d'Anjou, seigneur de Montargis
Missives : 9954
Date d'inscription : 03/01/2007


MessageSujet: MONSIEUR •• La Mode c'est Moi !   20.03.09 15:06

Philippe - D'ORLEANS
_______ ft. Christophe Maé

(c) Chris Graphix

La mode se démode, le style jamais.





    ► 26 ans
    ► Prince de France, Monsieur, Duc d'Orléans, ... et autres titres !
    ► Françaises
    ► Marié depuis le 31 mars 1661 avec Henriette d'Angleterre, père de Marie-Louise (4 ans) et Philippe Charles ( 1 an 1/2)

    « Que diable, vous êtes à Versailles ! »

    Un paradis ou un enfer versaillais ?

      « Le plus délicieux des Enfers ! »

    Philippe est le Prince de France, il était l'héritier de la couronne s'il arrivait malheur à son frère jusqu'à l'arrivée d'un fils pour Louis. Alors la Cour, il y est baigné jusqu'au cou. A tel point qu'il est aujourd'hui le régisseur de toutes ces précieuses et de ces versaillais d'adoption. Déjà, à Saint-Germain et au Palais Royal, le garçon écoutait les conversations avec grande passion, voulait tout savoir sur tout le monde et malgré sa petite taille et son jeune âge, il avait déjà l'âme d'un petit précieux, amoureux des commérages, des jolies tenues et des sorties mondaines. Il avait la chance qu'on le paraisse en petite fille jusqu'à ses douze ans, alors à lui les plus belles broderies et tissus les plus nobles. Sans avoir besoin de Versailles, où que soit la Cour, il aimait s'y rendre, jeter son lot de rumeurs avec un large sourire satisfait, aimer qu'on le regarde briller avec ses excentriques tenues et danser dans les bals avec les jolis filles mais aussi, et surtout, les plus beaux garçons. Il aime cette vie, ne pourrait pas s'en passer plus de quelques semaines, il a besoin de son lot d'histoires croustillantes, de jolies tenues, de critiquer les mauvais goûts des autres et admirer les beautés du Château. Lorsque son frère voulut Versailles, Philippe s'attendait à quelque chose de grandiose. Avec des noms comme Le Nôtre, Le Vau ou Errard, difficile d'imaginer du mauvais goût. Versailles se devait d'être un mélange de Fontainebleau et Vaux-le-Vicomte, en mieux. Que dire lorsque Monsieur découvrit ces magnifiques lieux ? Lui si bavard habituellement en resta bouche-bée devant tant de luxe et tant de beauté. Toutes ces dorures, ces peintures, ces miroirs et cette immensité.

    « Mon frère, vous pouvez vous vanter d'avoir le plus beau château d'Europe ! »
    « Merci Monsieur mon frère. Et vous n'avez pas vu les jardins. »

    Louis tira un rideau qui donnait sur l'immensité verte au dehors. Des bosquets se dessinait sans vraiment deviner ce qui s'y cachait, des fontaines le long de l'allée centrale et ce Canal en croix semblait s'étendre à l'infini. Les yeux maquillés princiers s'écarquillèrent, jamais jardin ne fut si beau.

    « Je n'ai jamais jamais rien vu de semblable. Je dirais que vous avez mélangé tous nos domaines et que vous avez poussé la perfection, au delà. »
    « C'est exactement ce que j'ai fait. »

    Et lorsque le château se peupla de toute la noblesse d'Europe, le faste fut plus qu'intéressant. Le taffetas des robes balayaient le parquet neuf et le bruit des talons dessus ressemblait à une musique des plus originales, mêlée au caquètement des voix, des rires forcés et tout un brouhaha où Monsieur se sentit encore plus dans son environnement. Si Louis était maître des lieux, il laissait le soin à son frère de régir l'étiquette et la vie versaillaise. Versailles lui plut tant au niveau de l'architecture qu'il engagea les mêmes personnes pour son propre Château, celui de Saint-Cloud. Un petit Versailles à la sauce Orléans mais on y sent la grande inspiration !

    Vérité ou fantasme du complot ?

      « Les fantasmes sont de bonnes choses mais éphémères. Les complots sont mauvais et éternels. »


    Fils de Roi, il sait très bien qu'on en veut au Roi depuis la nuit des temps. Louis XIII avait un favori mal intentionné et un oncle comploteur, prêt à tout pour avoir le pouvoir. On n'aimait guère son grand père, la preuve puisqu'il a été assassiné. Alors son frère n'est pas une exception. Philippe n'en a pas eu une preuve directe mais n'est pas un idiot, il sait que quelque chose se trame. S'il savait que sa propre épouse et son amie d'enfance plongeait en plein dedans … Mais ce n'est pas des sujets de conversation abordés avec son épouse détestée et sa grande amie précieuse ! Mais il a déjà vu des regards suspects, des personnes ensemble sans qu'ils aient quelque chose en commun. Lorsqu'il ne dort pas, il voit des ombres dans les jardins se faufiler le plus discrètement possible. Si le Roi est en danger, il sait aussi que Louis sait se protéger et a les moyens de riposter. Mais de là à savoir qui espionne et qui trahit, Monsieur n'est pas devin mais observe les personnes. Pas aussi futile qu'il en a l'air. Derrière ses yeux maquillés, il aime regarder les autres et essayer de les discerner.

    « Monsieur, que pensez vous de cette histoire de complot ? »
    « S'il y en a un, je n'en fais pas partie. Je me demande qui pourrait en vouloir au Roi ... »
    « Le peuple, un ministre assoiffé de pouvoir, un lointain cousin, tout est possible ! »
    « Je suis d'accord Guillaume … Tant de monde, difficile de s'y retrouver. »
    « Pensez vous que votre épouse tremperait dedans ? »
    « Elle se jetterait dans du purin si on lui promettait un amant et des bijoux ! »

    Que de douceurs dans ses mots. Sa femme n'avait rien d'une sainte et il le faisait bien savoir à qui voulait l'entendre bien qu'ils étaient parfaitement assortis : aussi beaux, précieux et fiers. Justement, cette similitude les éloigna plus qu'autre chose.

    « Vous êtes bien amer avec Madame … Enfin. Que dites vous de cette bague de diamant ? »

    Et après la minute sur qui complote, ils repartirent dans leurs futilités. Une choses est sûre, si Monsieur veut en savoir plus sur le complot, il n'aura qu'à faire espionner son épouse. Mais déjà, il n'y pensais plus, la bague en diamant lui plaisait bien.

    Plutôt colombe ou vipère ?

      « Je ne sais plus qui a parlé de moi comme langue de pute. Mais il a raison. »

    Vipère. Sans aucun doute. Depuis tout petit, il connaît les ragots et pourrait vous en raconter sur les vieilles rombières, autrefois les plus radieuses femmes de Versailles. Il le fera si vous lui demander, les commérages sont sa passion. Un véritable annuaire versaillais, il connaît presque tout le monde et a souvent une anecdote à raconter sur chacun d'entre eux. Cette duchesse anglaise ? Une amoureuse des femmes et avec l'alcool. Oh ce baron espagnol est un adorateur des prostituées et trimballe avec lui tout un tas de parasites. Quant à ce comte français, il trompe sa femme avec le frère de celle-ci et on dit qu'ils complotent pour faire tuer l'épouse afin qu'ils puissent vivre une relation moins cachée.  Que d'histoires à Versailles … Et ce prince italien n'arrive à rien au lit, il raconte que des mensonges au sujet de ses conquêtes ! Tant d'histoires, pas toujours vraies mais les oreilles attentives s'en moquent totalement, il faut du croustillant, du piquant pour alimenter les conversations. Peu importe les conséquences.

    « Il paraît que le prince polonais  n'est pas le véritable père de sa fille » Lança Monsieur.
    « Oh, mais qui ce serait ? » Demanda un jeune marquis.
    « Je me souviens l'avoir vu avec un bel espagnol, beau comme un dieu et un étalon comme on n'en fait plus. Et puis il faut avouer que la fillette est brune et n'a pas le teint d'une fille de l'est! »
    « Que vous êtes médisant! » Gloussa une précieuse poudrée.
    « Non, réaliste. »

    Mais bien sûr, les rumeurs retombent souvent sur soi, surtout avec un personnage public comme lui. Un prince de sang, amoureux d'un Chevalier et cocu par sa femme, il y avait de quoi alimenter les histoires les plus folles ! Mais la plupart ne sont pas fausses. Et dans ces moments là, Monsieur préfèrerait être anonyme. Il a le choix entre s'enfermer à Saint-Cloud ou alors assumer. Ces derniers temps, il préfère la première solution.

    « Cela fait plusieurs jours que Monsieur n'apparaît plus. » Dit une comtesse
    « Oh, entre son deuil, son amant et son esclave, il en a à faire. » Répondit une duchesse anglaise
    « Comment cela, racontez nous ! »
    « Monsieur est en deuil et a besoin d'une épaule sur laquelle pleurer. Son Chevalier est toujours là mais l'on raconte qu'il n'y a rien eu entre eux depuis plusieurs années. Une certaine promesse. Je pense que le Lorraine est chaste comme un ange mais ... »
    « Mais Monsieur ne le serait pas ! »
    « Bien sûr que non, il papillonne plus discrètement, voilà tout. Depuis quelques temps, il a pris sous son aile le Duc de Surrey et l'aimait bien. Au départ. Car quand le duc a rencontré le Chevalier, il en est tombé fou amoureux d'après ce que je sais. Et Monsieur l'aurait remarqué alors il traite ce pauvre Alfie comme un esclave et cet idiot endure tout car le Lorraine est gentil avec lui, en toute innocence. »
    « Oh un triangle amoureux des plus sordides … Chut, il arrive ! »

    Et lorsque Monsieur vit les regards tournés vers lui, il comprit qu'on parlait de lui, une nouvelle fois. Derrière lui, sa petite Cour et surtout le fameux Duc de Surrey, celui qu'il surveillait et adorait maltraiter pour se venger. Et il fit semblant de ne pas faire attention à ce qu'on disait sur lui. Il avait des histoires à raconter, on penserait vite à autre chose !

    « Plus bas la révérence, plus bas. »

    ► Steph / MaquizZ
    ► 22 ans
    ► 7/7 sauf imprévus
    Code bon (par Moi XD)
    ► Je suis fière de nous ^^

______________________

Joyeux Anniversaire mon Prince <3


OH YEAH:
 


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MessageSujet: Re: MONSIEUR •• La Mode c'est Moi !   20.03.09 15:07

    « Il était une fois ... »

      Louis : Ne me direz vous pas adieu ?
      Dauphin : Adieu mon papa.
      Louis : Et vous Phi …
      Philippe : Adieu mon papa !!

    Avec toute la gaieté du haut de ses presque trois ans, il ne comprenait pas réellement ce qui se passait. Ses petits bras potelés entourèrent le cou d'un père malade dont la puanteur emplissait toute la pièce qu'il fallait rafraîchir en ouvrant régulièrement les fenêtres. L'homme sur étendu sur le lit était plus jaune que blanc, refoulait du goulot et sa barbe hirsute ne le rendait pas digne de son rang. Il s'agissait de Louis XIII, à l'article de la mort. Depuis plusieurs mois déjà, la faiblesse de son corps l'obligeait à moins chasser, moins sortir et sa tristesse s'était davantage renforcé, lui jamais bien joyeux et souvent malade. Là, c'était la fin, tous les médecins se mirent d'accord et il était temps pour ses enfant de lui dire au revoir. Louis était plus grand et intelligent, il comprenait plus ou moins le sens de la mort et surtout qu'il allait devenir roi dès le dernier souffle rendu par son père. Tout le monde l'avait éduqué dans cette optique là : être roi. Alors il avait le visage grave à cause de sa mère, Anne. Mais Philippe, le petit duc d'Anjou si joyeux vivant ne voyait sous cet angle là, il connaissait à peine son père, gardait encore à présent qu'un vague souvenir de sa silhouette et de ses soupirs de tristesse. Il ne savait pas que c'était la dernière fois qu'il le verrait mais lui montrait tout de même son amour au travers de ses yeux rieurs et son petit sourire, relevant ses bonnes joues. Louis XIII eut un petit sourire, effort surhumain de sa part mais il ne s'attendait pas à une réaction aussi spontanée de la part de ce deuxième enfant qu'il n'avait jamais espéré. Dans sa belle robe de couleur azur, Philippe ne voulait plus lâcher son père, c'était si rare les moments avec lui. A dire vrai, il voyait plus le parrain de son frère, Mazarin, que son propre père. Pour avoir un peu d'air et plus de lumière, Anne avait laissé ses appartements du Louvre à son époux pour qu'il puisse profiter de la lumière pour ses derniers jours, que l'on aère convenablement pour que les quelques audiences que le futur défunt roi donnait afin de préparer son royaume à la relève d'un fils trop jeune pour gouverner seul, et sa femme ne connaissait rien en politique, mis à part ce qu'elle avait vu de ses propres yeux.

      Anne : Allons, laissons votre père se reposer.
      Louis XIII : Laissez le encore un instant.

    Philippe ne voulait pas le lâcher, un câlin d'un enfant à son père qui se voulait mémorable car, la veille, le petit Monsieur comme on l'appelait trépignait d'impatience de voir son papa comme il disait, cela était touchant à voir et même sa mère s'en amusa, en ces tristes temps. Ce fut l'enfant qui se détacha de lui-même avec toujours ce sourire heureux et son regard pétillant. Sa mère le prit dans ses bras et se pencha sur son mari pour un baiser du bout des lèvres sur le front suintant de sueur, là encore une des rares marques de tendresse entre ces deux époux qui ne se sont rapprochés trop tard pour avoir une relation de couple sereine. Ils s'étaient pardonnés leurs caractères impétueux, leurs remarques pas toujours plaisantes et diverses indifférences. Après une révérence, Anne partit avec Philippe porté sur un bras, qui disait au revoir à son père par des gestes de la main et toujours ce sourire heureux d'avoir pu voir son père, et le petit Louis qui donnait la main. C'était la dernière fois qu'ils virent leur père. Quelques heures plus tard, l'homme malade rendit son dernier souffle. Philippe n'avait plus de père et son frère devenait Roi de France.
    __
      Marquise : Philippe, revenez ici !

    Une femme d'une quarantaine d'années avaient des difficultés à courir dans sa grande robe aux multiples jupons et au taffetas délicats. Ses talons martelaient le sol froid du Louvre, sa respiration haletante montrait sa difficulté à suivre le rythme de cette ridicule course poursuite. Philippe, duc d'Anjou âgé de quatre ans, riait à en perdre haleine tout en continuant de courir, sa petite robe de satin bleu, puisqu'on habillait les garçon comme des petites filles jusqu'à leurs six ans, savait où il se dirigeait et comment semer sa gouvernante. Les multiples couloirs, corridors secret et la faculté de se cacher derrière les immenses jupons d'une grande dame lui semblait aussi facile que de respirer. Pauvre marquise, obligée de courir après ce rejeton aussi fripon qu'adorable, pour ne pas se faire sermonner par la Régente. L'enfant continua de courir jusqu'à une porte gardée mais y entra sans qu'on lui dise quoique ce soit, il était une sorte de coqueluche dans le palais, aussi vif et souriant que son frère aîné pouvait avoir l'air grave. A l'intérieur, de luxueux appartements où une femme de noir vêtue se préparait devant son miroir avec ses dames de compagnie à ses côtés, à la coiffer et une autre à la poudrer. Le petit garçon courut jusqu'à la femme assise et entoura sa taille de ses petits bras.

      Anne : Philippe, que faites vous ici ?
      Philippe : Marquise m'a fait mal !

    Et il releva une manche de son bras pour y découvrir une rougeur, si bénigne qu'elle en était risible. Anne retint un sourire amusé et déposa un léger baiser sur cette blessure, son fils avait tendance à se plaindre d'un rien, un véritable douillet en toute circonstance. Et ses grands yeux verts humides de larmes montrait qu'il ne faisait pas la comédie, ou alors trop bien, difficile de véritablement diviser le vrai du faux. Pour tout vous dire, il avait vraiment mal. Sa gouvernante l'avait empoigné un peu trop vivement le bras. Tout le monde savait que l'enfant avait besoin de douceur, il était fragile, tombait facilement malade et n'aimait pas les gestes brusques. Anne d'Autriche, la mère de ce petit prince, le prit dans ses bras pour le consoler et lui sécher ses larmes venues couler sur ses joues rougies.

      Anne : Allons, suffit les pleurs, nous sortons en public, il faut être présentable.
      Philippe : Oui, maman.

    Il lui sourit lorsque quelqu'un cogna à la porte. Une des dames de compagnie de la Reine alla voir et vit la Marquise d'Alençon, gouvernant de Philippe, essoufflée et rouge comme une tomate après avoir couru aussi longtemps. Il faut avouer qu'elle préférait paresser dans un fauteuil à déguster des pâtisseries qu'à faire le moindre effort physique, autre qu'écarter les cuisses.

      Marquise : Majesté, le petit Monsieur a échappé à ma surveillance, je l'ai … Oh mais vous êtes là !

    Elle fut soulagée lorsque le visage bougon de son protégé se montra par dessus l'épaule de sa mère. Elle aurait du y penser plus tôt, le jeune prince aimait sa mère, à défaut d'avoir un père, et se réfugiait régulièrement dans ses appartements au moindre mal ou tracas, sans compter qu'il adorait prendre des bains avec elle, ces rares moments d'intimité sans courtisans autour d'eux. D'un geste de la main, elle fut congédiée, Anne allait finir de préparer son fils elle-même. Quelques nœuds à faire aux rubans blanc, un petit coup de brosse dans ses boucles châtains et pour le consoler, Anne lui mis une petite capeline, ressemblant plus à une vraie cape vu la petite taille de l'enfant pour un sourire radieux. L'orage était passé, la famille royale pouvait partir, se montrer au peuple, avec Louis en nouveau roi, âge de six ans. Le petit Monsieur, puisque son oncle Gaston d'Orléans était toujours vivant et n'aurait le titre de Monsieur qu'à son trépas, n'était que le second fils du couple royal mais n'en était pas moins fier, se voulait toujours bien apprêté pour les sorties officielles et avait ce port de tête insolent lorsque l'on prononçait son nom. Dire qu'il s'en est suffit de peu pour que cela n'arrive pas.

    Louis XIII et Anne d'Autriche ont vécu un mariage stérile pendant seize années et la seule fois où elle tomba ensemble, elle perdit l'enfant dans une mauvaise chute à cause d'un jeu idiot avec la Chevreuse, depuis ce jour Louis n'a été que plus malheureux et les devoirs conjugaux à peine effectués. Il fallut un soir de chance, une pluie torrentielle obligeant le Roi à rentrer chez lui et où sa femme et lui se laissèrent aller aux plaisirs de la chair. De cette fameuse nuit fut conçu Louis, le premier enfant, véritable rayon de soleil et enfant du miracle. Tomber enceinte est un coup de chance, mais deux fois, c'était un véritable bonheur du ciel. Lorsque Anne sut une nouvelle grossesse, elle fit encore une fois attention à ne point chuter ni de s'aventurer. Et ce fut l'après midi du dernier jour d'été que Philippe voulut naître. Enceinte jusqu'aux yeux, la Reine voulut malgré tout se promener dans les jardins de Saint Germain, profiter encore de l'air doux, de la caresse du soleil sur sa blanche peau. Puis une douleur au ventre se fit ressentir, violente à souhait. L'enfant allait arriver, c'est ce qu'on croyait. Elle mit presque dix heures à pousser, hurler pour le mettre au monde, alors que Louis se trouvait au milieu de nul part avec son favori, cet intriguant Cinq-Mars. A cet instant, peu importait, Anne voulait vivre et que l'enfant pousse son premier cri, ce dernier fut retentissant. Un garçon encore, un potentiel héritier à la couronne en cas du décès du premier, il était si courant que les enfants meurent jeunes à cette époque. Mais Anne s'en moquait éperdument, ses cheveux blonds collés par la sueur sur son front qu'elle essuya d'une main lasse, elle put enfin prendre son fils dans les bras, son petit Philippe, duc d'Anjou puisqu'il fallait donner un titre. Contrairement à ce que l'on put penser sur le Roi, celui-ci se réjouit plus que pour le premier, heureux d'être père de deux enfants, lui pensant ne jamais en avoir …

    Et depuis ce temps, si l'aîné était sage et grave, comprenant dès son jeune âge la mission qu'il aurait à remplir, Philippe préférait s'amusait (comme toujours aujourd'hui). Ses deux grandes passions sont la mode et les ragots. Oui, déjà si petit, il aime écouter aux portes et les conversations des gens sans que les autres s'en rendent compte. Voilà comment il savait que sa nourrice couchait avec n'importe quel garde chargé de le surveiller ! Mais pour l'heure, il y avait plus important, fendre la foule dans le magnifique carrosse, sortir du Louvre pour Saint-Germain. Dehors, tant de monde venu espérer entrapercevoir la famille royale. Depuis que Louis fut déclaré Roi, la foule semblait moins l'acclamer, presque le craindre car il souriait pas. Il n'y avait plus de « Vive le Dauphin! », à peine certains badauds criaient « Vive le Roi ! » mais le jeune monarque ne semblait guère s'en soucier, son regard froid allait en totale contradiction avec ses joues rebondies et son si jeune âge, à l'inverse de son jeune frère, ricanait à le regarder, ses yeux verts brillaient de moquerie et son petit air malicieux se lisait sur sa petite frimousse.

      Anne : Philippe, pourquoi riez vous ?
      Philippe : Ne vois tu pas maman, que Louis est jaloux que le peuple ne l'aime pas.
      Anne :Cela est faux !
      Philippe : Entends tu. Il te crie leur joie mais pas à Louis.
      Anne : Suffit, voulez vous !

    Et le rire moqueur du petit Monsieur se tut et il croisa les bras pour bouder, ne regardant même plus l'extérieur pour voir tout ce peuple les acclamer. Ses yeux verts sur le sol, il balançait les jambes en signe de mécontentement et sa lèvre inférieure ressortit davantage, il boudait comme un enfant, détestait qu'on élève la voix sur lui. Le caprice déjà se faisait sentir à un si jeune âge, cela promettait !

    Cela ne l'arrêtait pas, dès qu'il y avait une bêtise ou embêter son frère, il le faisait. Pourtant il l'aimait son Louis mais le taquiner semblait plus amusant que le reste. Comme avant, Louis l'appelait Féfé et maintenant qu'il était Roi c'était Monsieur mon frère, alors Philippe devait se retenir de rire à chaque fois, pas facile pour le tout jeune monarque de bien mener sa mission avec un cadet imprévisible.

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Dernière édition par Philippe d'Orléans le 28.03.09 23:42, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: MONSIEUR •• La Mode c'est Moi !   25.03.09 0:20

      Dame 1 : Et vous savez que la comtesse de Gâtinais a été vu en une drôle de posture avec un charmant jeune homme inconnu du bataillon.
      Dame 2 : A quoi il ressemblait pour vouloir de cette vieille bique ?
      Dame 1 : Un beau jeune homme distingué, blond … Mais sans le sou d'après la rumeur.
      Philippe : C'est le marquis de Rosny, je l'ai déjà vu aussi en compagnie de ma cousine, la Grande Mademoiselle, lui faire la cour jusqu'à la faire rougir !
      Dame 2 : Oh mais comment savez vous tout cela ?
      Philippe : J'ai observé mademoiselle ma cousine avec ses prétendants.
      Dame 1 : N'êtes vous pas un peu jeune pour espionner les dames ?
      Philippe : N'êtes vous pas un peu vieille pour garder un enfant au creux de vos seins ?

    La dame rougit jusqu'aux oreilles mais laissa l'enfant à sa place. Anne d'Autriche avait beau tenté de le cadrer, le petit prince aimait se promener au milieu des dames de compagnie, réclamer à se mettre sur les genoux et écouter les conversations. Et dans sa jolie robe ocre avec de la belle dentelle au bout des manches. Il était un enfant de huit ans merveilleux, des yeux pétillants, un beau visage de poupon et un joli sourire lorsqu'il était joyeux mais pouvait avoir un visage hautain, voire de satyre, un petit démon en culottes courtes. Il adorait les histoires de Cour, connaissait déjà pas mal de monde et certaines personnes, espionnaient les gens et écoutaient les conversations. Les dames de la Cour adorait cet enfant, le coiffait, le maquillait, le gardait tout contre elles et leurs décolletés trop osées, surtout pour celle-ci dont l'âge aurait été plus que celui de la mère de l'enfant. Et pourtant, il avait déjà de la répartie.

    Sa gouvernante vint le chercher après une belle révérence pour l'emmener à son cours de latin, ce qu'il détestait le plus. Il ne voulait pas alors son sourire se transforma, son visage se durcit et il se mit à bouder. Puis il la regarda dans les yeux et fit son numéro de comédien, c'est à dire avoir l'air triste, au bord des larmes. Cela attendrissait tout le monde, sauf cette gouvernante qui en avait l'habitude, quoiqu'il savait l'amadouer au bout d'un certain temps. Mais aujourd'hui, cela ne marchait pas. Mais si cela n'avait pas d'effet sur elle, les deux dames le protégeaient.

      Dame 1 : Madame, laissez donc cet enfant s'amuser un peu.
      Dame 2 : Regardez, il va pleurer. Le latin est d'un ennui !
      Gouvernante : Mais …
      Dame 1 : Savez vous à qui vous parlez ? Ouste, le Prince reste avec nous.

    La gouvernante s'exécuta et partit tandis que la dame serra l'enfant dans ses bras. Ses larmes de crocodiles furent ravalées et il eut un sourire heureux, son plan avait marché à merveille ...
    _
      Philippe : Non, je trouve que le violine me va bien !
      Françoise : Oui mais cela rend vos dents plus jaune. Essayez le marron.
      Philippe : Et pourquoi pas le pêche ?
      François : Moi, j'aime le noir, cela est parfait.
      Françoise : François, essayez le gris et ce rouge à lèvres rosé.
      François : Merci Françoise. Philippe, vous devriez mettre du rouge aux joues, comme ceci.
      Françoise : J'ai dit qu'on m'appelle Athénaïs ! Et ce rouge cramoisi me sied !

    Les trois enfants jouaient. Ils s'amusaient dans les appartements du Palais Royal de la mère de Françoise de Mortemart, futur Athénaïs de Montespan, Philippe d'Anjou, futur d'Orléans, et François Timoléon de Choisy, futur Abbé de Choisy. Tous les deux vêtus dans des robes de filles, normale pour la petite Athénaïs mais les deux autres garçons beaucoup moins : Philippe avait onze ans et François sept. A cet âge, les garçons portent les habits de leur sexe. Mais le petit Monsieur adore les parures féminines et ni la Reine ni Mazarin ne le contrarient, ils l'éduquent pour ne pas avoir à faire à un deuxième Gaston, un nouveau potentiel traître. Alors la politique lui passe par-dessus la tête, on en fait certes un gentilhomme, mais pas un politicien et il peut rester des heures avec les femmes de la Cour à se faire cajoler, entourer ses petits bras autour des tailles amincies par les corsets et plonger sa tête dans les corsages plus que décolletés. Avec la Fronde, les temps sont durs alors lui réclame de l'attention, et abuse de son petit charme pour qu'on s'occupe de lui. Ainsi, ses grands yeux verts souvent maquillés par lui-même ou ses amis feraient fondre la glace des Alpes. Il ne se rend ni compte de la tension ni voit la différence avec la majorité de son frère qui, à 13 ans, règne sur la France. Non, lui préfère lire les pamphlets diffusés dans la rue où l'on ridiculise Mazarin, s'amuse à en glisser sous la porte de son frère, ou alors courir dans les couloirs avec ses amis, lever leurs robes pour aller plus vite et rire aux éclats. Les gens s'amusent de ce petit prince original, adorateur de la mode et donne déjà son avis sur les tenues de ces dames. Et aujourd'hui, c'est séance maquillage avec celui de Diane de Mortemart. Athénaïs fut rejeté de la conversation entre Vivonne et Louis, François délaissé par sa mère et Philippe libre avant son cours de maintien, où il excellait comme un monarque.

    Puis après s'être peinturlurés le visage, la fillette ouvrit l'armoire de sa mère où regorgeait de magnifiques tenues et autres accessoires. C'est avec cœur joie qu'ils s'enroulèrent dans des écharpes, capelines et posèrent d'affriolants chapeaux sur leurs petites têtes, porter de multiples bijoux jusqu'à ne plus pouvoir marcher droit tant leurs petits poignets sont remplis de perles et autres bijoux en or. Ils en rient, cela n'est qu'un jeu pour eux bien qu'ils veulent rester égal à eux-même dans les années à venir. Si certains veulent contrôler le monde ou seulement la France, grand bien leur fasse à tous ces Condé, Gondi, Longueville … Lui préfère écouter ces drôles d'histoire d'inceste entre Louis de Condé et sa sœur Anne Geneviève, ou alors ces rumeurs sur les histoires d'amour entre sa mère Mazarin. Plus amusant, il s'agit de l'amour inconditionnel à sens unique de Jarzay envers Anne d'Autriche, ce qui en devenait ridicule. Voilà étaient les conversations préférées de l'enfant et il racontait déjà cela à ses deux amis qu'il connaissait depuis toujours. A l'instant, ils faisaient un défilé de mode avec les chapeaux, les écharpes et autres parures. Ils en rient, cela les amuse jusqu'à ce qu'un cri d'effroi se fit entendre dans leur dos.

      Duchesse de Mortemart : Mon dieu ! Mais que faites vous ici ?
      Philippe : Madame, je suis salue bien bas. Françoise voulut nous montrer ses talents à l'art de la poudre et moi de la mode, pour que François sache se conduire en société. Et vous avez de si beaux vêtements et vos bijoux sont si somptueux, difficile d'y résister.

    Après une belle révérence et un tel discours de la part du petit Monsieur, difficile de rester en colère mais surtout de gronder le second fils de France. Elle lui fit un petit sourire avant de lui faire une magnifique révérence mais surtout réprimer un rire. Les yeux trop maquillés, la bouche écarlate et ces joues de poupon aussi rose qu'une poupée de cire. Avec ce chapeau aux immenses bords et l'amoncellement de collier autour du cou et cette grosse bague à son doigt à tel point qu'il ne pouvait soulever son petit bras. Il retira toutes ces babioles de fortune, saluer son amie et prendre François par la main pour repartir. A peine la porte fermée, les cris fusèrent et les deux enfants se dépêchèrent de partir, François fut laisser à sa mère tandis que le petit prince alla à sa leçon par Mr de la Mothe le Vayer. A l'arrivée du garçon bien trop fardé pour son sexe et son jeune âge, le vieil homme fit un petit sourire. Philippe, l'air droit et son port de tête royal, s'adressa à lui selon son rang, ce que son précepteur appréciait avec plaisir. L'enfant apprenait, grand curieux de ce qu'on lui enseignait sur l'histoire, surtout que Monsieur de la Mothe aimait lui raconter quelques anecdotes pour que l'enfant retienne mieux ses leçons. Le Duc d'Anjou s'émerveillait des beautés du monde, il voulait grandir pour pouvoir voir de ses propres yeux l'histoire et pouvoir la raconter plus tard à d'autres.

    _
      La Mothe : Prince, m'écoutiez vous ?
      Philippe : Hum ? Oui !
      La Mothe : Alors répétez ce que je viens de dire.

    Le garçon assis à son pupitre le regardait fixement. Il n'avait pas écouté un traître mot sur ce cours d'histoire le plus ennuyeux qui soit. On lui avait promis la visite de François et il pensait seulement à ce que les deux garçons en robe allaient pouvoir bien faire dans les couloirs du Palais Royal. Longtemps, sa mère avait hésité entre le Louvre, le Palais Royal et Saint Germain mais se plaisait bien au second avec vue sur le premier de sa chambre, elle le trouvait beaucoup plus convivial et moins froid. Et son cadet était d'accord puisqu'ici, le jardin était un terrain d'exploration et à chaque couloir, des marquis et autres duchesses parlaient de ragots que les jeunes enfants écoutaient avec un malin plaisir. Les deux garçons avaient grandi mais avaient toujours la cote auprès des dames qui les prenaient sur leurs cuisses et ils pouvaient avoir le droit à toutes les attentions possibles, écouter les histoires de Cour et pouvoir le raconter à Athénaïs quand elle reviendra ainsi qu'à d'autres amis de leur âge. Voilà à quoi il pensait, ses yeux tournés vers la fenêtre pour observer le ciel couvert de Paris. Alors répéter ce que son précepteur lui avait dit semblait impossible. Pour cela, il avait une méthode presque infaillible, il regarda le vieil homme avec de grands yeux tristes, la lèvre inférieure en avant comme s'il allait pleurer. Tout son visage n'était plus que chagrin, il pouvait presque sortir quelques larmes de crocodiles s'il le fallait. Mais La Mothe le Vayer ne se laissait pas impressionné si facilement.

      La Mothe : Si vous arrivez à amadouer vos gouvernantes ainsi, pas avec moi.
      Philippe : Mais …

    Et là, son regard se mit à briller et des larmes les remplirent, au bord de pleurer, un bon comédien dont son tour avait plus d'une fois fait ses preuves mais là, ça n'avait pas l'air de marcher. L'homme restait impassible, l'air grave avant de soupirer.

      La Mothe : Sachez que vous n'arriverez pas à tout avec votre joli minois, la beauté ne fait pas tout.
      Philippe : Non mais il est bien un domaine où je puis surpasser mon frère.
      Nourrice : Philippe, je vous conduis à votre cours de danse.
      La Mothe : Demain, je vous interrogerais sur le règne d'Alexandre le Grand, qui était notre leçon du jour.

    L'homme salua le garçon, pas bien grand pour douze ans lorsqu'il se mit debout et suivit une de ses nourrices au cours suivant. A l'âge où tous les autres garçons sont habillés selon leur sexe, on avait continué à l'affubler de tenues féminines et il ne voulait plus s'en passer, préférait les grandes robes élégantes aux pourpoints cintrés où il se sentait ridicule. Déjà là, il avait ses goûts en matière de mode et aimait les beaux tissus, les jolies couleurs pastelles comme ce doux bleu sur sa robe aux multiples jupons. Il y avait pleins de choses qu'il savait déjà : son ennui à l'étude bien qu'intelligent, il ne pensait qu'à s'amuser plutôt que de repasser ses leçons d'histoire, géographie, religion et d'autre ; il était plutôt doué en armes mais cela ne l'intéressait pas, la guerre lui semblait tellement futile et il se demandait qu'est ce qu'un Prince de son rang ferait sur un champ de bataille car, pour lui, l'honneur ne se gagne pas au combat ; les ragots sont déjà une passion, il connaît toute la Cour dans les grandes lignes, les titres et les aïeuls, les histoires à leur sujet, un véritable annuaire à lui seul ; il sait aussi que les garçons l'intéresse plus que les filles. Si ces dernières sont de bonnes compagnies, plus élégantes et raffinées, le physique de ses messieurs attirent plus ses yeux, il est un peu comme son père au niveau de ses penchant mais ne le sait pas véritablement encore, ce n'est qu'une impression qu'il a mais il est encore tellement jeune.
    Son professeur de danse, une sorte d'italien sur talons hauts et poudrés à l'excès l'attendait pour sa leçon. Philippe aimait la musique et la danse, autant par lui-même que par d'autres. On s'amuse car il ressemble beaucoup à son oncle, Gaston d'Orléans à ce niveau là. Et lorsqu'on le dit à sa mère Anne, celle-ci réplique que son cadet est l'exact mélange des Médicis et des Bourbons, ses aïeuls et que cela lui servira pour l'avenir.

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MessageSujet: Re: MONSIEUR •• La Mode c'est Moi !   29.03.09 0:09


      Mademoiselle : Je vous dis que si !
      Philippe : Et moi que non !
      Mademoiselle : Toutes les demoiselles que vous fréquentez sont des sottes !
      Philippe : Vous en tête alors !
      Mademoiselle : Pardon ?
      Philippe : Vous êtes après tout la Grande Mademoiselle, la sotte en titre.
      Mademoiselle : Vous m'insultez.
      Philippe : Vous avez commencé, je réplique.

    Et il s'en alla, tourna ses immenses talons claquant sur le sol du Louvre avec un large sourire aux lèvres. Il avait à présent seize ans et passait beaucoup de son temps avec sa cousine, la Grande Mademoiselle, d'une dizaine d'année son aîné mais ces deux là regardaient dans la même direction, elle avait juste un passé de Frondeuse et un père comploteur de plus que le jeune homme devenu bien beau. Sa taille svelte, renforcé par ce port de tête royal et cette grâce enviée par les plus grandes dames de la Cour. Il ne sort jamais sans de vertigineux talons, sauf lorsqu'il monte à cheval bien sûr. Et tout cela, il le sait, il est déjà une petite coqueluche parmi tout ce petit monde qu'il fréquente avec assiduité, toujours au courant des histoires plus improbables les unes que les autres, certaines sont même totalement cocasses. On lui répète que ce ne sont pas de son âge, qu'il est bien trop jeune mais lui s'en moque, il veut tout savoir. Le jeune duc d'Anjou, futur Orléans, connaît tant d'histoires qui se passent sous les draps sans y être passé lui-même. Sa mère s'était occupé de Louis mais pas lui, il ne connaissait pas les plaisirs de la chair et cela ne le tracasse pas plus que cela. Pour l'instant, ce qui l'intéresse, ce sont les regards posés sur lui, si fier de de sa tenue d'un vert pomme acidulé, impossible à ne pas voir dans ces couloir. Voilà ce qu'il recherchait, de la popularité, qu'on le regarde, qu'on parle de lui. Sa famille l'oubliait puisque son frère régnait sur la France et sa mère semblait plus préoccupée par Mazarin qu'autre chose. Heureusement que les amis sont là pour divertir le quotidien. Anne Marie Louise, sa cousine avec laquelle il se brouillait régulièrement mais aussi toujours Athénaïs et François de Choisy. D'ailleurs ce dernier vint à lui, d'un habit aussi bleu que celui Philippe était vert, une vraie palette de couleurs. Ce garçon d'une grande préciosité, féminin à souhait tellement qu'il passait presque plus de temps en femme qu'en homme, vint lui parler.

      Philippe : Vous, en garçon ? Cela est un miracle !
      François : Oui, j'ai décidé de m'habiller en garçon. Comment cela me va ?
      Philippe : Divin ! Mais pas autant qu'un certain autre Philippe …
      François : Ne me dites pas que … Non pas le Manchine !
      Philippe : Mancini mon cher, prononcez le à l'italienne.
      François : Tout comme le vice qu'il véhicule.

    Philippe haussa des épaules. On s'indignait à la Cour de ce vice dit italien, alors que de l'autre côté des Alpes on appelait cela le mal français, mais le jeune prince n'en avait que faire. Les demoiselles ne l'intéressaient pas, enfin pas comme son frère à coucher avec tout ce qui avait un jupon et une certaine beauté. Non, lui préférait leur compagnie pour discuter, lancer des commérages et débattre chiffons. Bref, elles ne lui servaient qu'à la conversation et la distraction. Comme son père avant lui, bien triste héritage, Philippe avait une certaine attirance pour les garçons et ne l'avait jamais vraiment caché. Le prince la possédait encore, sa vertu et il devait sûrement bien être seul en ces lieux, mis à part François bien évidemment, mais ce dernier n'avait que douze ans encore. Et pour la première fois, quelqu'un lui avait fait tourné la tête et il s'agissait du neveu de Mazarin venu avec son cortège de sœurs, dont la plupart jetées en pâture à son frère le Roi. Mais le "Manchine" comme disait si bien les gens de la Cour qui avait toujours tendance à franciser les noms étrangers. Enfin, italien ou pas, il était très beau avec ses cheveux d'ébène, sa peau brunie par le soleil de la Méditerranée et ses yeux noisette pétillants. Lorsque le prince le rencontra pour la première fois, il fut saisi par son regard envoûtant et son sourire séducteur. Cela ne l'avait pas laissé de marbre et il s'était jeté dans la gueule du loup à le côtoyer un peu avant que l'italien ne lui propose une promenade. Elle avait lieu en fin d'après midi dans les jardins du Louvre. Mancini n'était pas plus vieux que lui mais sa réputation n'était plus à faire, avec les filles mais surtout avec les garçons. Autant dire que l'on jasait lorsque le duc d'Anjou l'approchait un peu trop. Sa mère même eut peur pour son fils mais il faisait ses propres choix, c'était un caractériel têtu comme une mule, impossible de lui faire entendre raison lorsqu'il avait pris une décision. Alors peu importe que son ami parla sur un ton accusateur sur ce vice, il n'en avait pas peur le moins du monde. Côte à côte, les deux jeunes gens brillaient de couleurs, toute leur conversation, très animée.

      Philippe : Tout de suite, le mot vice vous vient à la bouche ! Où est le mal des plaisirs de la chair ?
      François : Qu'en savez vous, vous êtes encore puceau !
      Philippe : Plus pour longtemps peut être.
      François : J'avais oublié ce Manchine … Se donner à un coureur de jupons, quel honneur.
      Philippe : Taisez vous, vous ne savez pas de quoi vous parlez !

    Le Prince avait parlé, la discussion s'arrêta là puisqu'il planta son ami au milieu de l'assistance et parti en direction de ses appartements. Après tout, ce soir, il avait un rendez vous et le parât était très important, surtout pour un amoureux de la mode comme lui. Il ressemblait à ces jeunes filles devant leurs miroirs à se brosser les cheveux avec un petit sourire. Plusieurs fois, le jeune homme fut courtisé par des femmes comme des hommes, mais il n'avait retenu aucun d'entre eux, alors il s'agissait d'un premier rendez-vous. Et même un prince de France pouvait sentir son palpitant s'emballer à se demander que dire et quoi faire. Oh le Mancini avait la langue pendue disait-on alors il ferait bien la conversation seul. Oh que de questions pour une simple promenade, il en avait du mal à se poudrer correctement. Puis il s'admira dans son miroir à pied et parut insatisfait. Un peu trop voyant ce bleu, vite se changer pour quelque chose de plus adéquat. Et qui étaient les mieux placés pour le conseiller ? Ses amis. On fit quérir François de Choisy et Athénaïs de Mortemart pour plusieurs essais infructueux. Ni bleu, ni vert, ni rouge. Puis le jeune garçon de douze ans eut l'idée du blanc. Un rendez vous avait quelque chose de solennel alors autant s'habiller de manière virginal.

      François : Aussi beau qu'une vierge … Bien que vous ne le soyez plus pour longtemps.
      Athénaïs : Philippe !
      Philippe : Je n'ai fait qu'avancer une probable hypothèse, rien de plus ! Alors ?

    Il fit un tour sur lui-même, fier de son costume de blanc immaculé aux coutures argentées et au rubans gris perle, jusqu'au bout de ses chaussures à talons. Il fut applaudit pour son bon goût. Quelques bijoux aux doigts et poignets, un peu de parfum, le voilà parti, après avoir fait la promesse de tout raconter en détail. Lui si fier et noble habituellement, tremblait comme une petite feuille apeurée bien qu'il conservait les apparences comme toujours. Mentalement, il ne cessait de répéter que ce n'était qu'une promenade, pas la potence ni la Bastille, il n'y aurait rien de mal que de se retrouver en tête à tête avec un joli garçon. D'ailleurs il était déjà là, pile à l'heure près de la porte convenue. Les talons du futur Monsieur claquèrent sur les pavés dignes et sa démarche gracieuse ne le rendait indifférent à personne, un jeune homme bien plus habile qu'une femme sur son propre terrain. Le bel italien l'invita donc à le suivre et tous deux marchèrent dans les chemins du jardin où il n'y avait plus grand monde. Peu à l'aise au départ, le jeune homme se détendit car le Mancini dégageait une confiance, une sensation étrange. Tous deux se mirent à discuter de choses et d'autres. L'italien se risqua à quelques gestes et frôlements auprès du Prince surpris mais pas mécontent, il le laissait faire, ce serait criminel de dire non. Puis, alors que la nuit tombait sur Paris, le neveu de Mazarin attira Philippe à l'abri des regards pour l'embrasser. Il ne perdait pas de temps celui-là ! Mais notre petit prince se laissa faire, sentait l'agréable sensation l'envahir et ne voulait plus se détacher de ce corps bien trop ferme pour un garçon d'un an son aîné. Premier rendez vous, premier véritable baiser, il allait longtemps se souvenir de ce soir-là !

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MessageSujet: Re: MONSIEUR •• La Mode c'est Moi !   30.03.09 22:46


      Louis : Que faites vous Monsieur mon frère ?
      Philippe : Vous le voyez bien, je mange dans ma chambre.
      Louis : De la viande ! A Carême ! Donnez moi cela tout de suite !

    Les deux frères traversent tous deux une période de rébellion. Louis a dix-neuf ans et Philippe dix-sept, chacun affirme son caractère et ses envies. Le monarque veut un royaume à diriger d'une poigne de fer où l'on respecte les lois, qu'elles soient des hommes ou de Dieu. Le cadet semblait plus enclin à jouer, se poudrer, s'amuser avec sa petite Cour et faire un pied de nez au reste. L'on jasait beaucoup sur les deux Bourbons avec un aîné à l'appétit sexuel illimité et ses conquêtes féminines sont nombreuses, il est en âge d'assouvir pleinement ses pulsions. Quant au Prince, on se scandalise de ces « amitiés masculines » et sa Cour de favoris, tous de beaux et jeunes garçons. Sa mère Anne a fait éloigné Philippe Mancini, dit on en échange du titre de Duc de Nevers mais là encore ce ne sont que des rumeurs. Le futur Monsieur n'en a que faire, il s'était lassé de ce bel italien au corps d'Apollon certes, mais à la cervelle de moineau puisqu'il avait des sujets de conversation très limités, à tel point que le Du d'Anjou l'embrassait pour le faire taire, plus pas obligation que par envie. Qu'il parte, Philippe avait découvert les plaisirs de la chair, n'avait bien sûr pas manqué de raconter à ses amis, et voulait en connaître d'autres. De nouveaux corps, de nouvelles envies. Rapidement, son petit cortège se mit à le suivre partout, certains jusqu'à ses appartements. Cela fait jaser, surtout de la part d'un Prince de France mais encore une fois, il n'en que faire. Qu'on parle de lui, son égo se sentait flatté. Et là une nouvelle fois, il provoquait des effusions. Pendant le Carême, voilà qu'on le surprenait avec un poêlon bouilli, c'est à dire de la viande alors que cela était interdit. Peu importe qu'il est interdit pendant cette période, lui en veut et en mangera, voilà qui était décidé !

    Louis se saisit de l'assiette mais le cadet ne se laissa pas faire, il veut manger et, Roi ou pas, personne ne l'en empêchera. Leur mère Anne assiste impuissante à la scène : comment stopper cette scène ridicule sans prendre parti ? Si elle laissait l'assiette au duc d'Anjou, elle contrarierait le Roi et la religion ; si elle prenait le parti de son aîné, Philippe lui ferait la tête pendant plusieurs semaines s'il le fallait. Alors, elle resta en retrait, à voir les deux garçons qui ne se ressemblaient pas du tout face à face, comme deux enfants à l'époque où feu leur père était toujours de ce monde. Ils s'adoraient mais leurs caractères si opposés les confrontaient à chaque divergence. Aucun des deux ne lâcha cette assiette et Louis jeta des gouttes de sauce dans la chevelure de Philippe, que ce dernier prenait extrêmement soin. De colère, le jeune homme colla l'assiette sur le nez de son frère et partit dans une autre pièce s'enfermer. Sa mère alla cogner à la porte, fermée à double tour.

      Anne : Philippe, sortez.
      Philippe : Non !
      Anne : Venez présenter vos excuses à votre frère.
      Philippe : Je n'en ai pas envie, je voulait manger, il m'a coupé l'appétit.

    Et il alla s'allonger sur une méridienne, attendre que tout le monde sorte de ses appartements pour gagner son lit. Son caractère bien trempé était connu de tous et même le Roi son frère pouvait en faire les frais. Pas toujours facile de les concilier ces deux là. Oh, d'ici quelques jours, Anne les forcerait à se présenter des excuses mutuelles et tout reviendrait. En attendant, Philippe avait faim !

    _
      Guiche : Philippe, avez vous entendu la nouvelle ?
      Philippe : Laquelle ? Je viens de me lever, calmez vous.
      Guiche : On dit le Roi mourant.
      Philippe : Il survivra, il est de ceux qui peuvent vivre trop vieux pour être sur un trône !
      Guiche : Et si cela n'était pas le cas ? Vous seriez roi à votre tour.

    Voici une phrase qui lui glaça le sang. Il venait à peine sortir de son lit après une nuit de sommeil, les joues encore rosies par la chaleur, il n'avait pas fini de s'enrouler dans une robe de chambre en soie des plus douces que son favori lui mettait un poids énorme sur ses épaules. Ses grands yeux émeraudes s'écarquillèrent, il n'arrivait pas à réaliser cette probabilité. Pourtant, depuis tout petit, on lui en avait parlé, il ne l'avait réellement compris qu'il y a quelques années. Jamais cela ne l'avait emballé, lui aimait trop ses petits plaisirs, il laissait le reste, la politique à qui la voulait. Il était bon guerrier, il avait ses preuves quelques mois plus tôt mais cela ne prouvait rien. Il voyait déjà tous les vautours lui tourner autour pour s'attirer les bonnes faveurs et toute cette hypocrisie. D'accord, il n'était pas mieux que les autres mais n'avait besoin de personnes dans sa réussite, son sang suffisait largement. Philippe ne savait pas vraiment comment se comporter en cet instant. La première pensée qu'il put saisir fut pour le rétablissement de son frère. Malgré leurs différents, un lien puissant les unissait, il ne se voyait pas perdre son aîné. Et puis monter sur le trône, il ne s'y voyait pas du tout. La seconde fut plus amusante et son favori dut penser pareil car il enserra ses bras autour de la fine taille princière pour l'attirer contre lui avant de lui parler tout bas, de peur qu'on entende un tel blasphème.

      Guiche : Croyez vous que je ferais une belle Reine de France ?
      Philippe : La perruque blonde vous sied à merveille.

    Ils se retinrent de rire, Philippe se mordit la lèvre supérieure mais l'heure était grave. Nous étions en juin 1658, le jeune prince allait sur ses dix-huit ans et n'avait absolument envie de couper sa jeunesse au nom d'une couronne ! Et lorsque tous deux sortirent des appartements princier, quelle surprise de voir autant de courtisans se presser devant lui. Dire qu'avant, il ne servait qu'à la distraction, aux fêtes et au scandales avec ses favoris devenus à présent des « mignons ». Certains lui jurèrent leur profond dévouement et l'aideraient quand il sera Roi. Il en fut choqué, pourtant il en fallait beaucoup, que certains voient déjà le monarque en place mort ! Il s'extirpa de ce nid de sangsues pour aller se promener mais durant les jours suivants, personne ne le laissa tranquille et sa mère ne pouvait pas lui venir en aide puisqu'elle était au chevet du Roi malade. Alors il envoya paître tout le monde mis à part Armand, Comte de Guiche et favori, qui lui servait aussi de protection contre ce monde impitoyable. Lui en Roi ? Pauvre royaume de France, il ne connaissait pas grand chose en politique et doute que de savoir les illustres frasques des nobles de la Cour pourrait lui servir. Alors il alla prier pour la guérison de son frère, là on le laissait tranquille au moins, aucune personne sensée ne viendrait troubler un homme, même efféminé, dans sa prière. Les pires d'entre tous furent les femmes. Le garçon qu'elle voyait comme un des leurs semblait avoir tout d'un coup avoir acquérit un charme inexplicable : une couronne. Et puis pas vilain garçon avec ce port de tête royal, ce corps fin et bien fait, un visage aux traits doux, des yeux émeraudes magnifiques où se reflétait ses émotions. Avec lui, sûr de ne pas avoir d'histoires avec d'autres femmes, des messieurs tout au plus. Alors voilà que Madame de Choissy vint lui faire la cour. Elle se voyait déjà reine de France et lui en faisait des cauchemars. Mais le pire, et le plus ingénieux; vint de Madame de Fienne. Une dame maigre et à l'allure de garçon se déguisa en sexe opposé pour attirer le regard du Prince. Tout le monde savait dans cette Cour que le jeune Philippe ne connaissait que des amours masculins, elle voulait le déniaiser comme disait-on à l'époque. Elle réussit à pénétrer une nuit dans ses appartements pour se glisser dans ses draps. Le jeune homme dormait profondément, il mit dur temps à se rendre compte d'une présence dans son lit. Il pensa d'abord à Guiche alors se tourna et distingua un visage vaguement connu mais qui le surpris. D'un bond, il sauta de son lit et se mit à hurler. Madame de Fienne dévoila son véritable visage, ce qui fit davantage hurler le pauvre garçon.

      Philippe : A moi !! Guiche !!
      Mme de Fienne : Mon prince, je vous en prie !
      Philippe : Guiche ! Dépêchez vous, il y a une femme dans mon lit !

    Son favori arriva en courant et vit une des scènes les plus désopilantes qu'il dut voir dans sa vie : son amant debout, serrant les draps qu'il avait emporté pour se cacher, tremblant de peur et dans le lit, une femme à demi-nue, surprise de la réaction. Il reconduisit Madame de Fienne à l'extérieur et alla rassurer le pauvre prince qui ne cessait de répéter que son frère guérisse, qu'il ne voulait plus vivre un tel moment. Heureusement, une semaine plus tard, une missive arriva au Palais-Royal : Louis était guéri. Un soulagement pour beaucoup, en particulier pour le jeune Duc qui put reprendre ses activités habituelles.

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Dernière édition par Philippe d'Orléans le 01.04.09 0:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: MONSIEUR •• La Mode c'est Moi !   31.03.09 14:00


      Molière : Jean Baptiste Poquelin, dit Molière, directeur de l'Illustre Théâtre et fils d'un tapissier
      Louis : Monsieur mon frère, la politique est aussi un théâtre, comique ou tragique. A défaut de vous offrir mon royaume, je vous offre celui où l'on tue les rois dans les comédies et l'on fait pleurer les reines dans les tragédies. Vous ne perdez pas au change d'avoir pour vous cette troupe de théâtre avec ce talentueux auteur.
      Philippe : Merci, Sire. Nous voici donc amené à travailler ensemble, Monsieur Molière.

    Cette semaine de 1659 fut riche en événement pour le jeune homme. Après une représentation de ce fameux Molière que les deux frères ont apprécié l'esprit de l'homme face à eux, son sens de la répartie et de la dérision. Philippe adorait l'art, peu importe sa forme et le théâtre était parfait pour lui. L'homme était bien plus âgé que lui, dix ans environ, mais chacun avait un grand respect pour l'autre. Le jeune homme fut fier d'être l'heureux propriétaire d'une troupe prometteuse à souhait. Ce qu'ils ne savent encore, c'est que tout au long de ces années, les deux hommes seront en étroite collaboration, Monsieur aimant fourrer son nez pour que tout soit impeccable dans la pièce car il aime la perfection tout autant que l'auteur et les deux hommes ont toujours trouvé un moyen de s'entendre. Le jeune homme a eu l'exigence de voir la pièce, ou du moins certaines scènes en avant première. Mais pour l'heure, il était tout excité d'avoir quelques responsabilités. Donner une pension à une troupe n'était pas gouverner un pays mais cela était important à ses yeux : il adorait, comme son oncle Gaston, l'art dans toutes ses forme, le théâtre en faisait bien entendu parti. Tout comme l'architecture. Voilà pourquoi il eut un immense coup de c?ur pour Saint Cloud, un château avec beaucoup d'histoire, en appartenance aux Gondi, y a vu Henri III être assassiné, Henri IV y devint Roi. Que de splendeurs et merveilles à l'intérieur, ce délicat mobilier, les pièces aménagées et lumineuses, cette vue sur la Seine et ces douze hectares de jardin. Il en voulait bien évidemment plus, se voyait déjà à l'intérieur, comment choisir le mobilier et où vivre. Il l'acheta sans aucun souci. Et pour être sûr de la qualité de son domaine, rachète les terres alentours et fait appel à André Le Nôtre, le parc de Saint-Cloud affecte le dessin habituel du célèbre paysagiste, ordonné selon deux axes perpendiculaires dont l'un est parallèle à la Seine. La manière dont Le Nôtre a tiré parti d'un relief accidenté et d'une situation complexe – le château se trouvant implanté à mi-colline et non sur la hauteur – est extrêmement remarquable, tout comme la sophistication du plan. Quant à l'intérieur, Le Brun peint et Nocret décore. Bref, il possède son petit coin de paradis où lui et sa future épouse y vivront. Mais nous n'y sommes pas encore. Philippe a dix-huit ans, a déjà à charge un château et une troupe de théâtre, en plus de sa tâche d'héritier du trône en cas du décès de son frère. Mais au bras de Marie Mancini, tout lui semblait lui sourire. Philippe connut aussi un Mancini, et là, s'apprêtait à connaître un nouveau Philippe.

    _
      Guiche : Avez vous remarqué le beau jeune homme avec le Marquis de Châtillon ?
      Philippe : Où cela ?
      Guiche : Là-bas, non loin du bosquet. Voyez vous ce jeune homme en pourpre ?

    Ah ça oui, pour sûr qu'il ne l'avait pas loupé ce beau garçon aux cheveux blond, l'allure si distinguée et ce charisme émanant. Vraiment un garçon très beau, il fut bien idiot de ne pas l'avoir remarqué avant. Perché sur de vertigineux talons, il n'aurait pas du le rater. Et pourtant, la favori l'avait vu avant. Quel idiot, s'il savait qu'il venait de montrer celui qui serait une sorte de rival ! Le Duc d'Anjou, qu'on murmurait bientôt d'Orléans car le Gaston ne se sentait pas au meilleur de sa forme, se demanda qui cela pouvait bien être, ce visage lui était inconnu. Aussi beau, difficile de ne pas s'en rappeler. Alors pour savoir, il demanda à son annuaire en titre, Guiche toujours à ses côtés.

      Philippe : Savez qui est-ce ?
      Guiche : Pas le moins du monde, allons demander à Châtillon vu qu'ils ont l'air de bien s'entendre et de se connaître.
      Philippe : Non, vous restez, je vais me renseigner.

    Et de son pas gracile, il se rendit jusqu'à son ami, et amant il faut bien l'avouer, Marquis de Châtillon, pas vraiment pour lui faire la conversation mais pour se renseigner. Et plus il approchait, plus le jeune inconnu l'hypnotisait. D'un coup, le jeune Monsieur avait l'impression de retourner à ses seize ans, à l'heure d'une première cour d'un Mancini où il ne se sentait pas à l'aise, flatté certes, mais surtout charmé par la présence de l'italien. Celui-ci fit pire, il le captivait sans avoir dit le moindre mot. Droit comme i, on y sentait une éducation militaire mais le garçon avait les traits trop fins pour avoir fait la guerre même si son corps, l'air bien bâti sous son pourpoint blanc, trahissait sa virilité. Ses yeux bleus semblaient hypnotisant mais le Prince était déterminé à poser un nom et une histoire sur cet inconnu. Tellement de jeunes demoiselles vinrent à ses côtés pour lui parler mais aucune n'arrivait à accaparer son attention plus de quelques minutes, elles tentaient se faire remarquer grâce à leurs atouts physiques plus que mis en valeur et leurs manières qui n’avaient de cesse de l’agacer un peu plus à chaque minute que le temps s’écoulait. Monsieur avais l’impression d’avoir rajeuni de quelques années, de ces premiers temps où il apprenait à charmer ses futurs amants, à les repérer sans oser leur parler avant de prendre son courage à deux mains. Comme à ses seize années, il contempla de loin la beauté de l'individu sans oser vraiment lui parler, il semblait trop parfait, Malgré tout, il s'y décida.Voilà pourquoi il s'immisça dans la conversation avec un large sourire et fut chaleureusement accueilli. Après quelques politesses avec le Marquis, il se tourna vers le beau sans nom pour enfin en savoir plus.

      Monsieur : Et puis-je savoir qui vous accompagne ce soir, mon cher marquis ?
      Inconnu : Je me nomme Philippe, Monseigneur, Chevalier de Lorraine, pour vous servir.
      Monsieur : Un Chevalier, tiens donc. Et savez vous ce que l'on dit sur les Philippe ? Qu'ils sont charmants et ont du goût.
      Châtillon : Et avez vous un exemple à nous citer.
      Monsieur : Moi, pardi ! Qui d'autre peut mieux le prouver !

    Et voici comment le Prince fit la connaissance du Chevalier de Lorraine, d'ailleurs il n'arrivait pas à le quitter des yeux tant il avait de charme, de prestance mélangé à un naturel. Les trois hommes firent la conversation, bien que Philippe n'avait d'yeux que pour le Chevalier, le marquis semblait rapidement hors course, pauvre de lui. Guiche, rapidement jaloux, voulut sortir son amant de cette situation mais Monsieur ne trouva rien de mieux que de lui dire d'aller faire un tour avec le Marquis, ce que les deux firent à contrecœur, laissant les deux Philippe bavarder en toute tranquillité, à la lueur des lampions, sourires timides sur les lèvres. Cette soirée passa aussi vite qu’une étoile filante dans un ciel dégagé. La coutume dirait que les plus beaux moments sont ceux que l’on ne voit jamais passer. Ce n’est pas faux, le Prince approuve totalement même. Et déjà, le Chevalier dut partir, le laisser au milieu de cette foule qui n’avait eu de cesse de les observer, à savoir ce qui allait se passer, en particulier Guiche et Châtillon en grands précieux et sûrement à moitié jaloux de ce Philippe qui accaparait leur Monsieur. Mademoiselle de Plessis-Bessières, courtisane renommée et grande précieuse, ne put s’empêcher de lui parler en ces termes que que le Duc trouva fort beau même si la bouche de celle-ci n’est en général peu flatteuse. Ce qu’elle a dit ? « Du bout de son épée, le Chevalier a desserrée les rubans de soie qui entouraient votre cœur, Monsieur ». Cette soirée est formidablement bien résumée dans ces quelques mots. Ils se promirent de se revoir, le jeune Prince ne tarda d'ailleurs pas à lui envoyer une belle missive écrite de sa main, et non de celle de son favori, pour l'inviter à se promener ensemble et discuter dans les jardins presque finis de Versailles.

    La réponse positive l'emballa plus qu'il ne l'avait imaginé et, comme à son tout premier rendez vous, angoissait devant son miroir tout en se coiffant et réunit ses mignons pour choisir sa tenue.. Le même coeur qui bat, la même peur que l'autre ne soit pas au rendez vous, la régression se sentait au fond de lui. Monsieur n'avait d'yeux que pour le Chevalier à ses côtés, ne savait pas qu’il existait des coins de paradis dans les jardins de Versailles. Peut être parce que sans lui, il n’y a rien de tout cela. Sa présence crée un environnement envoûtant, une certaine impression de passer dans un autre univers. Cela ressemblait à Versailles, on s’y croirait mais non, ce n’était pas Versailles. Non, plutôt une sorte de paradis terrestre, ou céleste, ou qu’importe, ce paradis c’était lui. Il représentait tout ce qui pouvait être divin au travers de son sourire, de son regard, de son visage, de sa belle voix, de ses lèvres auxquelles Monsieur me serait bien jeté s'il ne se serait pas senti aussi … intimidé ? Oui, exactement. En la compagnie de Philippe, il se sentait revenir des années en arrière, un peu maladroit mais le beau blond à ses côtés était pareil. Un premier frôlement involontaire l’a rendu tout chose et qui a empourpré ses joues et de tous les petits moments à marcher sur les nuages du paradis de notre rendez vous. Les deux jeunes homme se promenèrent ainsi sans regarder l'heure tournée, ne voulant pas se quitter mais ne sachant pas quoi toujours se dire, la timidité de l'un et de l'autre sans aucun doute. Finalement ils durent se séparer. Ah, les obligations de la Cour … Mais le jeune Prince ne pouvait pas se résoudre à partir comme ça, comme une sorte de voleur. Il eut un sursaut de culot au milieu de toute cette vague de timidité, un peu une sorte de crainte de l’autre et l’embrassa de la façon la plus tendre qu’il soit. Un délicieux au revoir, pour de plus belles retrouvailles. Après avoir desserré les rubans de son cœur, il lui avait pris en entier ! Et lorsqu'il revint à ses appartements, son ami François et Guiche le virent tout sourire sur les lèvres.

      François : Vous avez le même sourire qu'après le Manchine et vous, Guiche.
      Guiche : Qu'est ce que cela veut dire ?
      François : Que son Chevalier l'a embrassé et qu'il est amoureux.
      Monsieur : Non … Je l'ai embrassé.
      François : Vous ?! Oh mais racontez nous !
      Monsieur : Alors en fait nous nous sommes promenés et …

    Alors qu'il s'asseyait sur un de ses sofas confortable, son favori se mit à côté tandis que son ami s'assit par terre pour écouter le rendez vous du Prince. Dans ses yeux verts brillaient une belle lueur, il était totalement sous le charme du beau Philippe et cela allait se concrétiser au fil des rendez-vous. Mais pour l'heure, ce premier avait un petit goût de paradis qu'il se délectait de repenser en détaillant chaque instant devant son petit auditoire concentré.

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MessageSujet: Re: MONSIEUR •• La Mode c'est Moi !   01.04.09 22:12


      Anne : Vous allez m'écouter !
      Monsieur : Hors de question ! Nous avons bien à faire de ces gens-là à qui nous donnons du pain.
      Anne : Ne parlez pas d'elle ainsi !
      Monsieur : L'avez vous vu au dernier bal donné au Louvre ! J'eus l'impression de danser dans les catacombes tant elle était maigre et sans forme. J'aimerais mieux être diable que marié !
      Anne : Elle arrive dans quelques jours. Philippe, il s'agit de la Princesse d'Angleterre alors vous n'allez pas faire votre crise et vous l'inviterez à danser et si je vous le dis, vous l'épouserez ! Suffit de vos caprices !

    Et voilà que le garçon de vingt ans se mit à bouder tout en croisant les bras. Lui, se marier ? Il n'avait que faire d'une épouse, lui qui avait déjà beaucoup à faire avec ses mignons, ses deux favoris et son nouvel apanage pour le duché d'Orléans. Le voilà qu'on le promettait à une fille dont le physique laissait à désirer. Henriette Anne d'Angleterre avait vécu depuis sa tendre enfance au Louvre avec sa mère et il n'avait fait que l'ignorer mais l'avait vu un jour au cours d'un bal où lui et son frère avaient du danser avec elle, une fille de quatorze ans maigre à en pleurer, elle flottait dans sa robe mais les deux garçons avaient fait contre mauvaise fortune bon c?ur puisqu'il s'agissait malgré tout de leur cousine. La seule chose qui le pousserait à accepter serait d'avoir pour beau-frère le Roi d'Angleterre, Charles II qui avait réussi à reprendre le pouvoir et monter sur le trône. Henriette devenait ainsi un parti plus qu'envisageable pour un Prince de France. Personne n'avait songé à le marier ou le vouloir comme époux. Oh si, une fois … A la Cour, une rumeur avait circulé que Philippe épouserait son ami de toujours, Mademoiselle de Mortemart, sa tendre Athénaïs devenue une divine jeune femme avec ses bouclettes blondes en cascade sur sa nuque et cet air hautain qui sied tant aux précieuses de cette époque. Il faut dire que la demoiselle était un excellent parti mais tout ceci n'était qu'une mascarade, une histoire lancée par eux pour s'amuser, surtout qu'on les voyait souvent se promener ensemble, seulement les deux puisque François de Choisy est reparti dans sa famille et ses voyages. Madame de Mortemart y croyait dur comme fer, s'imaginait déjà en royale belle-mère, sa fille entrer dans la famille des Bourbons, jusqu'à ses enfants divins. Quelle ne fut pas son courroux lorsqu'elle apprit de qui venait la mascarade ! Après, Philippe eut la paix de ne pas avoir de demande en mariage. Et voilà qu'on voulait l'unir avec un laideron trop jeune ! Grand Dieu non, il y refusait. Même son frère Louis vint le taquiner à ce sujet.

      Louis : Mon frère, vous allez épouser les os des Saint-Innocent.

    Plaisanterie qui le fit grimacer plus qu'autre chose. Pourtant, comme toujours, il n'avait pas son mot à dire. Au niveau des mariage, aucun des deux garçons n'avaient eu le choix. Louis épousa une espagnole au français peu élaboré et pas si belle qu'on l'avait prétendu comme gage du Traité des Pyrénées et lui allait sceller une alliance franco-britannique. Il fallait faire bonne figure lorsque Henriette et sa mère allaient arriver pour une fête au Louvre en leur honneur. Le jeune Prince s'y refusait, s'enfermer dans ses appartements et boudait tout simplement. Anne sa mère tentait de le réconforter, lui dire qu'elle avait changé et qu'il pourrait tomber sur pire, … Autant d'arguments qui firent un flop. Personne n'aurait donc deviner ce qui allait se passer ce jour là ! Assis à côté de sa mère, ses deux favoris à ses côtés, il s'attendait à retenir un rire sur l'ingrat physique de sa future épouse. Oui, il n'a jamais été véritablement un garçon des plus gentils, plutôt du genre médisant, surtout après l'avoir vue il y a quelques années. Bien que princesse d'Angleterre, un physique ingrat ne changeait pas face à un aussi prestigieux titre. Les portes s'ouvrirent enfin, le jeune homme remettait en place ses bagues lorsque Henriette-Marie, reine mère d'Angleterre, apparut. A sa suite, une gracieuse jeune fille de dix sept ans, au visage joliment sculpté et dont les formes se voyaient dans sa joli robe aux discrètes dentelles et à la couleur étincelante. Henriette-Anne, princesse d'Angleterre, voilà comment on la présentait. Le prince ouvrit de grands yeux et se tourna vers sa mère, toujours cet air étonné. Celle-ci lui fit un large sourire, à traduire comme « je te l'avais dit ». D'accord, elle avait bien changé la demoiselle, heureusement pour elle !, il devait bien l'admettre. Et tout le monde semblait partager cet avis sur la beauté de la demoiselle.

      Guiche : Dieu qu'elle est belle !
      Philippe : Guiche !
      Monsieur : Laissez, il a raison, elle a bien changé.
      Philippe : Cela veut dire que vous acceptez le mariage ?
      Monsieur : Disons que cela amène à réfléchir.

    Lorsque les deux femmes se présentèrent devant la famille royale pour une révérence et quelques mots, la musique retentit et, comme piquer au derrière, il se leva et invita à danser la jeune femme. Dire que trois années auparavant, il l'avait fait par charité et l'ignorait le reste du temps, le jeune homme retournait bien vite sa chemise. Disons qu'il savait où se placer pour quelques avantages supplémentaires. Il avait obtenu l'apanage de son oncle Gaston à son décès, officiellement devenu Monsieur, et non le « petit » Monsieur comme on l'appelait. Officiellement duc d'Orléans, doublé de duc d'Anjou, et un incalculable nombre de titre, le voilà fier de commencer à posséder sa propre fortune, bien qu'il demandait toujours à son frère de demander à Fouquet quelques sommes pour ses jardins. Alors avec la dot et la famille royale anglaise de son côté, il y trouvait bien son compte. Puis la demoiselle était bien jolie. Oui, Philippe se portait plutôt sur les garçons, cela ne l'empêchait pas d'admirer la beauté en général. Dans ses beaux yeux dorés, elle dégageait quelque chose, une personnalité qui ne demandait qu'à se révéler, et la Cour de France était le lieu idéal pour s'épanouir, ou alors se faire détruire, c'est selon.

    __
      Maréchal de Gramont : Je suis bien heureux que vous vous soyez joins à moi en cette si belle soirée.
      Monsieur : Et quel plaisir de nous avoir invité, cette soirée me ravi.
      Madame : Bien que vous perdez, mon cher époux.
      Maréchal de Gramont : Qu'importe, nous sommes là pour jouer !
      Monsieur : Exact. Ce n'est pas moi qui paie !
      Madame : Alors amusons nous, Philippe.

    Et la jeune femme posa sa main sur celle du jeune homme avec un sincère sourire. Toutes les mauvaises langues ne donnaient pas un écu sur ce mariage hors norme : une princesse dont la Cour fait tourner la tête avec un prince préférant les hommes. Il avait refusé le mariage en premier lieu puis changea d'avis. Devenue si belle et avec l'apanage d'être de famille royale anglaise, Henriette-Anne était l'épouse parfaite puisqu'il fallait le marier. Tout le monde s'était amusé de l'empressement à vouloir se marier, lui si réticent au départ. La beauté de la demoiselle ainsi que tous les évènements passés au court des derniers mois, la maladie de sa fiancée finalement rétablie, la mort de Mazarin et l'obtention de l'apanage d'Orléans, tout ceci le prit dans une tornade d'excitation que ses favoris n'avaient jamais vu. Il avait rendu régulièrement visite à Henriette logée au Palais Royal elle découvrait la vie de Cour, s'en émerveillait. Lui l'avait toujours connu, en était un des principaux acteurs d'ailleurs et s'y plaire. La soirée de fiançailles fut grandiose et intime à la fois. Dans le grand cabinet du Palais Royal, avec la famille royale et quelques princes de sang, des festivités somptueuses où chacun revêtit ses plus beaux vêtements et bijoux pour l'occasion. Pour le plus grand plaisir des deux espagnoles présentes, habituées à se coucher tard, la soirée se prolongea après minuit dans la bonne humeur et la joie. Le lendemain même, à la chapelle du Palais Royal où Monsieur fut baptisé, le mariage eut lieu. Le premier aumônier du Prince célébra cette union intime où les plus proches furent conviés. Et voilà le prince de la futilité avoir la bague au doigt et avec le sourire ! Il fallait avouer qu'il s'y était attaché, la jeune femme avait de l'esprit et du bon goût, une beauté incomparable et lui ressemblait par bien des points d'esprit. Une choses aurait pu faire reculer le duc d'Orléans : la nuit de noces. Si Anne s'était chargé de Louis pour entrer dans une vie sexuelle active, Philippe a été mis à l'écart, n'avait connu que des garçons, jamais de jeunes femmes. Henriette serait donc la première. Il confia ses craintes à sa mère mais celle-ci se chargea de le rassurer. Heureusement, ou pas c'est selon, le nouvelle Madame fut indisposée à ce moment là, son époux eut le temps de se préparer avant de consommer enfin. Cela ne fut pas si difficile, l'amour aide énormément dans cette situation et les deux époux eurent l'air satisfait de cette nuit là.

    Les mois avaient passé et l'attachement persistait. Bien sûr, le Prince avait toujours ses mignons et favoris, il avait aussi son épouse. Le couple d'Orléans fut rapidement la coqueluche de la Cour et recevait aux Tuileries ou à Saint Cloud dont les travaux avaient énormément avancé avec ses magnifiques jardins à la française par Le Nôtre et son architecture à l'italienne, sans oublier le mobilier mis à une place spécifique pour plus de grandeur et de luxe à la pièce. Le tout supervisé par le propriétaire avec grand plaisir. Là, toute la Cour s'y amusait, le Roi lui-même venait s'y divertir. La véritable vedette était sans conteste la belle Henriette avec sa spontanéité et sa joie de vivre. Le jeune prince en était fier et lui portait grand soin. Même le plus des Précieux s'avérait être un admirable mari. Les beaux jours de 1661, la Cour partit pour Fontainebleau, pour sa tranquillité et ses jolis paysages. Enfin, pas tant que ça en tranquillité, cet épisode serait plus que mouvementé. Philippe se rend peu à peu compte de ce que son frère pense à l'égard de son épouse : le monarque est attiré par elle, cela en est indéniable. Il faut avouer que la véritable Reine de France, enceinte, n'a rien d'exceptionnel et n'aime pas trop les festivités comparés à Henriette … Les journées sont rythmées par les promenades et les soirées par des festivités entre bals et feux d'artifice. Un soir même, Louis invite Henriette pour ouvrir le bal. La Reine de France, c'est elle sans conteste. Et à les voir danser ensemble, la jalousie de Monsieur se fit sentir au point que ses deux favoris pouvait presque le palper. Et au fil des jours passés, les rumeurs allaient bon train. Philippe se sentait ridicule et boudait dans son coin. Il ne pouvait rien dire à autre voix, il s'agissait de son frère, et du Roi par-dessus tout ! Pour essayer de calmer les choses, les deux amants trouvent une parade du nom de La Vallière. Tout le monde connaît la suite et l'un des rares à s'en amuser fut Monsieur lui-même. Mais bien mal acquis ne profite jamais. Le problème était que Guiche, favori de Monsieur, appréciait La Vallière et dut s'effacer face au monarque, il se tourna donc vers Madame qui se vengea de son époux, persuadée qu'il eut une quelconque intervention dans son histoire avec le Roi. Et pour l'instant, le bougre n'en savait rien, doublement trompé par son amant et son épouse !

    Et dire qu'en ce soir, le jeune couple, rabiboché après la période Louis, jouait chez le maréchal de Gramont, le père même de Guiche ! Ce dernier, déclaré souffrant, restait à l'étage, tandis que les trois autres s'amusaient aux cartes avec de grands sourires. Philippe et Henriette s'appréciaient encore énormément, encore plus depuis qu'elle avait appris sa grossesse, ce qui avait eu l'effet d'une bombe pour le jeune homme qui n'avait jamais pensé être père un jour. La jeune femme n'avait pas encore de rondeurs bien visibles mais les médecins étaient formels, elle portait un enfant. Alors en cette soirée, tout semblait parfait. Le maréchal, après quelques regards complices avec Madame, laissa Philippe gagner et ce dernier eut de grands yeux surpris, heureux de gagner une gosse somme. Au pire, s'il avait perdu, son frère aurait payé, comme toujours … Puis, la jeune femme se leva avec un petit sourire, sa magnifique robe balaya délicatement le sol tandis que ses bouclettes virevoltaient avec classe.

      Madame : Permettez, messieurs, je vais m'enquérir de la santé de ce bon Guiche.
      Monsieur : Transmettez lui mes amitiés, ma chère.
      Madame : Je n'y manquerais pas.

    Elle fit une belle révérence et monta à l'étage, mais ce n'était pas sûr qu'elle ne fasse que prendre des nouvelles de ce beau jeune homme. Philippe n'y vit rien de mal alors que le maréchal la regarda s'éloigner, lui savait ce qui allait se passer à l'étage et pour tenter d'oublier, il complimenta le jeune homme sur sa tenue en soie de couleur verte aux multiples rubans et Monsieur s'enorgueillit avec grand plaisir, sourit de ces jolis mots tandis que son épouse souriait pour une toute autre raison avec le fils du Maréchal. Il se passera de nombreux mois avant que cette relation éclate au grand jour. Monsieur n'en savait rien, malgré les répétitions du ballet des saisons dansé à Fontainebleau où la passion fit grand bruit mais le Prince refusa d'y croire pour l'instant. Pourtant, son Chevalier Philippe lui mit la puce à l'oreille. Le fait de partir régulièrement, cet air absent et cette façon de regarder l'épouse infidèle. Un jour, Monsieur éclatera contre son favori, hurlera comme un forcené et le virera de ses appartements, non sans une crise de larmes et un magnifique arrachage de rideaux de velours. Il reviendra plusieurs fois mais non, la confiance est brisée. Monsieur et Madame se sépareront de leur amant collectif.

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Dernière édition par Philippe d'Orléans le 22.04.12 18:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: MONSIEUR •• La Mode c'est Moi !   14.04.09 13:38

      Philippe : Vous êtes le pire poison de l'amour Philippe alors ne le prêchez pas devant moi! Gardez cela pour des plus naïfs! Vous n'aurez pas de mal à en trouver, comme toujours ! Vous dégoûtez de l'amour comme un parasite contamine un festin!
      Monsieur : Je vous interdis de me parler ainsi et d’insinuer pareilles inepties ! J’ai fait une erreur, je le reconnais mais cela ne vous donne pas le droit de me cracher autant d’horreurs que je ne mérite pas !

    Un claquement sourd raisonna dans la pièce. La malhonnêteté du prince s’était montrée au grand jour sous le signe d’une retentissante gifle qui avait atterrit sur la joue du Chevalier et laissant une marque rouge de par toute la force et la colère mélangée et non contrôlée. Monsieur avait même un peu écorché la joue à cause d’une de ses bagues mais le mal était fait, l’avoir frappé donnait un point de non retour. S’excuser ? Il aurait pu mais c’était trop tard, de plus la fierté du prince avait des limites et pour rien au monde il ne se serait laissé insulter. Et voici à quoi ressemblait une dispute entre les deux amants. Le premier Philippe, prince de sang, était follement épris de son Chevalier, cela se lisait dans ses prunelles de jade et son sourire ne trompait personne ; seulement Monsieur n'était pas du genre fidèle, papillonnait au milieu de ses favoris. Le second, Chevalier de Lorraine, avait pris son mal en patience à regarder passer les conquêtes de son amant, la jalousie l'avait dévoré et après une dispute où des vases furent réduit à néant, les cris fusèrent et les larmes coulèrent à flot. Monsieur était une personne extrêmement sensible malgré ce qu'il voulait bien montrer et lorsque l'on touchait à ses proches et son petit coeur, il avait bien du mal à s'en moquer ou à rester de marbre. Alors lorsque son favori menaçait de le quitter car son père lui avait trouvé une épouse, le Prince le refusait et le fit bien savoir, piqua sa crise comme il savait si bien le faire avant de se mettre à pleurer comme un enfant. Difficile d'y résister, certes, mais Philippe en avait assez de toujours pardonner pour rien puisqu'au bout de quelques semaines, l'infidélité revenait dans leur couple. Pourtant, il y a de cela quelques mois, le Chevalier avait pardonné et lui avait prouvé tout son amour dans une déclaration au bord du Canal. Dans les plus beaux rêves, les plus grands romans, Monsieur n'avait pas imaginé d'aussi magnifiques mots sortis d'une bouche aussi délicieuse que la sienne. Comment ne pas y résister ? Monsieur s'était excusé, lui avait promis de rester juste avec lui, hormis son épouse bien évidemment. Il s'y était tenu, se rappelait de ces phrases d'amour, cela servait de barrière à toute tentation. Aucun Vardes, Châtillon ni autre Guiche, parti entre temps, n'avait réussi quoique ce soit. Il avait suffit d'une fois, d'un égarement. Personne ne le sut sauf un cercle restreint de personnes de confiance. Philippe ne devait rien savoir, jamais. Monsieur devrait pourtant savoir qu'à la Cour, tout se sait un jour ou l'autre. Et lors du fameux bal de l'amour, Monsieur se sentit au plus mal de sa culpabilité alors que son amant rayonnait d'amour. Pâle comme un linge, le Prince voulut s'assoir puis rentrer. Cela parut plus que suspect car il avait passé de nombreuses journées à peaufiner ce bal, de la couleur jusqu'à l'emplacement des mousquetaires pour qu'il ne gêne pas le décor, il avait tout organiser. Philippe le connaissait par coeur et dans ses appartements, il le supplia lui révéler ce qu'il avait sur la conscience. Et voilà comment la dispute avait commencé. Le Prince avoua, s'excusa au bord des larmes, l'amant explosa de rage et cracha son venin. Le ton monta jusqu'à cette gifle monumentale, un comble de mauvaise foi mais aussi de fierté car il ne supporta pas une telle horreur à son sujet. Car oui, il aimait mais ne savait pas le concilier avec la fidélité.

    Monsieur voulut partir, le Chevalier le retint par le bras et voulut même provoquer celui qui a causé tant de tourment en duel ! Le duc d'Orléans l'en empêcha, le menaça de Bastille ou pire s'il faisait quoique ce soit. Il ne voulait pas de violence, surtout à ce sujet. Les cris retombèrent, bien que la marque rouge sur la joue restait, trace indélébile d'une fin d'histoire. Pour conclure cet acte sordide et bien tragique, quelques mots suffirent.

      Philippe : Vous me reviendrez un jour...et je prie Dieu pour vous, afin que ce jour là, je sois assez clément pour vous pardonner le mal que vous venez de me faire...
      Monsieur : Philippe, je ...

    Je quoi ? « Je suis désolé » ? Un peu trop tard non ? De toutes manières, sa voix était brisée et le Chevalier ne prit même pas la peine de se retourner pour l’écouter et partit. Passant une main sur son visage, Monsieur se retrouva vraiment seul et peu à peu, commençait à vraiment entrevoir ce qui l’attendait. Alors, c’était vraiment fini ? Leur histoire prenait fin comme ça, après des pleurs, une crise, des cris, une gifle, des menaces avant de se terminer dans un calme hurlant de vérité. Ce soir qui devait célébrer fut pour les deux un déchirement, la mort d’un cœur, d’une histoire, d’une vie. Suffoquant dans cette chambre où il n’avait plus rien à y faire, il sortit à son tour pour regagner le château. C’était fou, il n’y avait personne dans les couloirs mis à part les gardes suisses qui ne faisaient que leur travail, saluant respectivement le membre de la famille royale qui arborait avec difficulté une mine de circonstance. Tous dansaient, riaient, buvaient, s’aimaient au son d’une musique qui en devenait détestable à cet instant. Ses appartements enfin. Personne aussi, toute sa petite Cour avait été réquisitionné comme valet d’un soir dans des uniformes assorties aux couleurs du bal. Évènement que Monsieur haïssait à présent et pénétrant dans la pièce principale où trônait son lit, il lui prit une rage folle et enleva la veste de costume presque en la déchirant puis alla fermer la fenêtre et tirer les rideaux. Rester dans la pénombre. Tout en faisant cela, il essuyait méchamment quelques larmes qui osaient couler puis retourna près de son lit où après avoir troquer ses vêtements faits pour l’occasion pour une sorte de peignoir en soie, le Prince s'allongea sur son lit et pleura en silence.

    ____

      Monsieur : Je t’aime. Je t’aime et je ne supporte plus ton absence. Mais t’aimer n’est pas assez, je suis incapable de te rendre heureux. Regarde ce que tu es devenu, par ma faute. J’aurais beau te promettre de ne plus recommencer, ce ne serait que mensonge. Tôt ou tard, on se déchirera à nouveau, on pleurera et on se quittera dans la douleur. Tu m’es trop précieux pour te faire souffrir encore une fois … Je ne sais plus quoi te demander, c’est à toi de décider … Es tu prêt à revivre tout cela ?

    Au moins c'était dit. Autant être sincère lorsque l'on se pointe pendant la cérémonie de son amour pour … pourquoi d'ailleurs ? Lorsque le Prince apprit que Philippe allait épouser une demoiselle dans Paris, son sang n'avait fait qu'un tour et son cœur rata trois battements. Sans vraiment réfléchir, Monsieur s'était habillé à toute vitesse et a fait chercher son carrosse pour se mettre en route vers la capitale. Il ne savait pas pourquoi il y allait, ni ce qu'il allait dire, comment réagir mais il lui était impossible de rester dans ses appartements comme un chiot malheureux. Ce n'était pas possible. Et le long chemin le menant à celui qu'il avait autant aimé que fait souffrir semblait interminable, une longue route vers l'Enfer et où l'ange qu'il verrait lui ferait plus mal que jamais puisqu'il ne pourrait plus jamais l'avoir pour lui, cette silhouette angélique avec ses cheveux blonds et ce regard océan où l'on aimerait s'y plonger pour l'éternité. Pauvre fou de l'avoir trahi impunément, les regrets viennent après mais il est trop tard, impossible de se démêler de sa culpabilité, lui qui pensait si bien la gérer. Cela avait dégénéré, tous ces mots durs, cruels, ce mot d'adieu … Tout cela l'avait transpercé de milliers de lames tant il avait mal. Et là, il ne ferait que raviver ce mal qu'il avait tenté d'enfouir à coup de sorties, de promenades, de ragots et de voir du monde pour ne se retrouver seul qu'au dernier instant. Les pires moments de sa journée où il pleurait doucement pour ne réveiller personne, qu'on ne le dérange pas. Des amants ? Non, ou peut être un mais il l'avait déjà oublié, qu'importe. Il avait aussi passé des nuits d'insomnie, assis sur sa méridienne ou à la fenêtre à observer les jardins de Versailles ou Saint-Cloud vide de vies, comme son cœur.
    Arrivé à l'église, il avait dérangé la cérémonie sans savoir quoi dire et avait entraîné celui qui avait apporté la lumière dans sa vie. Étrange quand on sait que l'aîné de la famille se compare à un soleil. Et c'est là, là qu'il lui avait dit qu'il l'aimait, qu'il avouait sa souffrance mais il se connaissait trop bien, avouait ses faiblesses et en même temps son addiction pour cet homme dont il ne supportait plus l'éloignement. Cette proposition était la dernière qu'il lui faisait. Si Philippe répondait par la négative, Monsieur le laisserait partir, on ne peut retenir les gens, même si tout notre cœur n'est pas assez pour contenir l'amour qu'on lui porte. Il n'aurait pas non plus la force de le croiser sans pour autant être avec le plus bel être de la Terre, il fallait qu'un des deux connaissent le bonheur. Philippe revenait. Au début, Monsieur n’en crut pas ses oreilles. Il y avait eu un petit espoir mais rien de plus, juste une petite flamme prête à s’éteindre. Et d’un coup, il sentit une chaleur l’envahir. Quelle meilleure déclaration que celle qui était dite à cet instant ? Un petit sourire vint naître sur ses jolies lèvres et même une larme vint couler le long de ses joues rougies par les pleurs de tristesse. Cette fois, cela signifiait de la joie, le bonheur de se sentir vivant à nouveau. Il y eut une pause. Des conditions se mettaient en travers de leurs retrouvailles. Qu’importe, il ferait tous les efforts du monde pour que son amant lui revienne. Enfin. Alors, il allait faire tout son possible pour remplir sa part du marché, c'est-à-dire mettre tout en œuvre pour que Philippe puisse lui revenir, qu’ils reforment un couple heureux comme ils l’ont été auparavant. Rester fidèle, le pourrait-il ? Il y arriverait, le Prince savait qu'il flancherait à un moment mais mettrait tout en œuvre ! Il se colla contre le Chevalier, le serrant fort et collait sa tête contre le torse de celui-ci, redécouvrait cette sensation qui lui avait tant manqué, écouter les battements du cœur de son amant comme il pouvait le faire avant pendant des heures, la plus douces des mélodies pour les oreilles princières. Il ferma les yeux, un petit sourire si doux sur les lèvres qu’il n’était pas difficile de deviner sa joie même si une nouvelle larme coula à nouveau. A fleur de peau, il ne pouvait pas aisément contrôler ses sentiments ni ses émotions. A présent, plus rien ne comptait car son ange revenait dans sa vie, le ciel de sa vie s’éclairait car Philippe descendait à nouveau du paradis pour le caresser de ses ailes et lui redonner goût à ce qui avait été une véritable mascarade ces derniers mois. Il le ramenait à Versailles. Enfin. Mais le plus dur allait commencer, la route vers la fidélité...


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Joyeux Anniversaire mon Prince <3


OH YEAH:
 


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